Archive | 04 mai 2013

François Hollande et l’agriculture…

Lors de son déplacement dans le Doubs, le Président de la République a présenté sa vision de l’agriculture. Cela s’est passé suite à la signature de la charte pour l’ insertion par l’emploi dans les territoire ruraux.

Voici les passages du discours de François Hollande ou il aborde le volet agricole.

« Je suis très attaché à l’enseignement agricole qui, d’ailleurs, ne forme pas que des futurs agriculteurs ; qui aussi forme bon nombre de professionnels qui vont se retrouver dans vos filières, dans vos exploitations ou dans vos lieux de production. Je viens à un moment où beaucoup s’interrogent sur la capacité du système de formation à offrir des emplois.

Or, ici – pas simplement à Mamirolle mais dans tous les établissements d’enseignement agricole – plus de 90% de ceux qui y sont accueillis trouvent un emploi à la fin de leur parcours de formation…. »

« … Ce document ( la charte) n’est pas qu’un document, une simple somme d’engagements. C’est une réalité. Il y a ici, autour de moi, 15 partenaires de ce que l’on appelle « les filières agroalimentaires », de l’agriculture jusqu’à la commercialisation ; et surtout tous les acteurs qui font vivre la nature et qui y travaillent. Cela représente 4 500 000 emplois, 3 500 000 salariés. C’est un secteur qui crée, qui embauche, qui investit, qui exporte.

Nous avons, devant nous, cette filière agroalimentaire qui connaît une expansion – il n’y a pas beaucoup de secteurs qui vivent cette situation en ce moment – et qui ne trouve pas tous les personnels dont elle a besoin : 50 000 disiez-vous ! C’est-à-dire 50 000 emplois qui pourraient être créés si des jeunes pouvaient trouver des lieux de formation.

Eh bien, c’est le sens de cette charte : permettre qu’il y ait 60 000 emplois qui soient créés, dans les prochains mois, pour la seule année 2013. 50 000 sous forme de contrats d’apprentissage, 4 000 sous forme de contrats de professionnalisation et d’autres pour permettre à des demandeurs d’emploi de trouver, justement, une solution professionnelle durable…. »

…  » Quelle est l’idée de cette charte, de cette convention ? C’est, à la fois, offrir une formation adaptée pour les entreprises – toutes les entreprises et je n’oublie pas la forêt – et, en même temps, favoriser l’accès à la professionnalisation de jeunes et de moins jeunes ; de jeunes qui attendent un emploi, qui espèrent un emploi et d’autres, moins jeunes, qui l’ont perdu et veulent en trouver un autre.

La filière que vous représentez a des atouts considérables. D’abord, elle bénéficie d’une demande mondiale favorable. Ensuite, nous avons une image de qualité, nous en parlions. J’étais en Chine et j’y emmenais le président de Juraflore qui y est toujours – c’est vous dire s’il a du travail et qu’il continue à promouvoir les produits ! J’avais le sentiment, en Chine, que notre filière agroalimentaire pouvait être en conquête sur un marché considérable.

Mais pourquoi avons-nous des espoirs de conquête, de victoire, de marché ? Parce que nous apportons, non pas simplement une quantité – c’est important la quantité – mais nous apportons une qualité, une tradition, une innovation, un savoir-faire, celui-là même qui doit être enseigné dans un établissement comme celui où nous sommes.

Je sais exactement, par le ministre de l’Agriculture, ce qu’il reste à faire. Parce que si on veut avoir un élevage de qualité, faut-il encore qu’il y ait un élevage. Or nous savons bien que, compte-tenu du prix des « intrans » – ce que l’on appelle les matières premières, les céréales – c’est difficile pour les producteurs, pour tous les producteurs.

Surtout s’ils ne peuvent pas répercuter leurs prix dans de bonnes conditions. Nous avons pris, de ce point de vue, nos responsabilités. Dans la prochaine loi sur la consommation, il y aura des moyens de contourner ce que l’on appelle « la loi LME » – mais qu’importent les sigles – pour permettre qu’il y ait la répercussion sur les prix de vente.

Je veux aussi que le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre MOSCOVICI, et le ministre de l’Agriculture se mobilisent pour l’exportation des produits agricoles.

Longtemps, il y a eu un débat : faut-il exporter, pas exporter ? Heureusement que l’on exporte nos produits agricoles ! Car dans notre balance commerciale, cela nous fait 3 milliards qui nous permettent de compenser d’autres déficits, notamment le déficit énergétique. Mais, pour cela, il ne faut pas simplement exporter les produits agricoles, il faut exporter toute la filière. Nous ferons donc une politique spécifique pour la certification sanitaire, pour l’origine des produits.

Il m’a été demandé, et j’y ai bien sûr consenti, que la Banque publique d’investissement puisse accompagner les entreprises agroalimentaires dans leurs projets de développement. Parce que c’est un enjeu d’avenir et pas simplement pour préserver les productions. On nous dit souvent, surtout à Bruxelles dans les réunions du Conseil européen : « vous, la France, vous défendez votre agriculture et vos agriculteurs ». C’est vrai, nous défendons un modèle agricole européen, une qualité européenne et donc un atout pour l’ensemble du continent.

Je suis donc très heureux que cette convention puisse être signée aujourd’hui. Car cela va être aussi une manière de nous adresser à d’autres jeunes – que ceux qui sont là et qui ont déjà compris – qui peuvent s’interroger sur l’enseignement agricole, sur les métiers que vous êtes capables de leur proposer ; ou même à des demandeurs d’emploi qui peuvent s’interroger sur une nouvelle formation professionnelle et une mutation.

C’est donc aussi un appel pour qu’il puisse y avoir une meilleure insertion de nos jeunes et de nos demandeurs d’emploi vers des métiers d’avenir.

J’ai saisi l’occasion qui m’était donnée de signer cette charte avec le Président de la FNSEA, avec vous, pour visiter deux entreprises du département, deux belles entreprises. C’est vrai qu’il y a des entreprises qui affrontent des mutations comme dans le secteur automobile qui est un secteur d’avenir qui investit, innove, mais qui affronte une compétition féroce et qui doit être accompagné – c’est notre rôle, c’est notre devoir.

Il y a des entreprises qui connaissent aussi, par moment, des mutations qui font qu’il doit y avoir des reconversions. Et c’est douloureux ! Là encore, l’Etat doit être présent…. »

Rappelons que le Président de la République a visité, au cours de sa visite dans le Doubs une charcuterie et une entreprise laitière.



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St Martin d’Hères: une ferme à la ville

Bien connue des habitants de l’agglomération, la colline du Murier s’enrichit d’un nouvel espace agricole, la ferme intercommunale des Maquis, qui fabrique et vend des fromages de chèvres bio depuis quelques jours, sur place et sur les marchés. Une initiative pilotée par la Métro qui a financé les 3/4 de l’opération (acquisition du terrain, construction du bâtiment, travaux du chemin d’accès) et associant 4 autres communes.

Une production en agriculture biologique Développer les circuits courts et une agriculture biologique, préserver la biodiversité, telles étaient les orientations autour desquelles la ferme a vu le jour. Que ce soient les fromages, l’alimentation des chèvres, le pâturage, le bâtiment lui-même, tout a été conçu en termes biologiques.

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Les chèvres (de race alpine chamoisée plus rustique et plus productrice) disposent d’une surface plus importante que dans un élevage traditionnel et leur alimentation est uniquement biologique. Même les soins sont issus de produits vétérinaires homologués bio.

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Dans les pâturages et les abords de la ferme pas d’engrais chimique ni de pesticides. Quant au bâtiment il a été conçu selon les normes environnementales BBC (bâtiment basse consommation). L’architecture y est originale, le bois est omniprésent.

Une ferme pédagogique Dès le départ le projet voulait également conforter la dimension d’éducation à l’environnement en direction des écoles. Les élèves auront la joie de retrouver les chèvres à la rentrée prochaine. Les visites se dérouleront à la ½ journée ou à la journée, avec différents ateliers proposés en fonction de l’âge des enfants.

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Actuellement, 40 chèvres permettent la fabrication d’environ 200 fromages par jour, à tous les stades d’affinage, du classique au cendré.

Si pour François Bador, l’un des 2 co-gérants, le parcours est des plus conventionnel (BTS Agricole), celui de Céline Frachet l’est moins. Ingénieur en mécanique, elle a travaillé chez un constructeur automobile. Passionnée de nature, elle a suivi une formation pour devenir jeune agricultrice.

Tous deux sont maintenant engagés dans la certification « produits bio » . Préserver l’un des derniers espaces rural de l’agglomération C’est en 2000 que la Métro a approuvé son engagement dans un projet local de gestion des espaces naturels, agricoles et forestiers. En 2009, son projet agricole et forestier 2010-2015 prévoyait la réalisation de fermes intercommunales.

Le secteur du Murier est apparu comme un secteur prioritaire sur lequel une intervention publique s’avérait nécessaire pour gérer l’éclatement du foncier, la pression forestière et garantir une activité économique viable.

C’est dans ce contexte qu’a été décidé l’implantation d’une ferme sous l’impulsion de La Métro, Gières, Saint-Martin d’Hères, Eybens, Poisat.

Et en 2010 un appel à candidature a été lancé au terme duquel les gérants actuels ont été sélectionnés parmi 6 autres candidats pour exploiter la ferme dans le cadre d’un bail rural environnemental. Les co-gérants assurant l’exploitation de la ferme moyennant un loyer, la Métro restant propriétaire du foncier.

L’inauguration de cette ferme sur les hauteurs de la ville s’est faite en présence de nombreux élus et personnalités. Tous ont reconnu qu’il fallait préserver des espaces verts et une activité agricole  auprès des agglomérations « même si ce n’est pas facile ».

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Ça na pas été facile pour les deux co-gérants:  » trouver des terres agricoles quand on n’est pas issu du monde agricole c’est la galère… Ce projet était une véritable opportunité pour nous d’autant plus qu’il entrait totalement dans notre philosophie… Nous sommes très heureux que notre candidature ait été retenue.. »

Jean Claude Darlet, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère a apprécié cette démarche et souhaite aller plus loin : » Ce résultat démontre qu’il faut que les collectivités participent activement, à travers un investissement financier par exemple, à la concrétisation de ce type de projet. Par contre il est bien de préserver des espaces verts, d’installer des agriculteurs en zones difficiles… Il faudrait qu’il en soit de même en plaine.  »

Marc Baïetto, président de la Métro précisant  » nous essayons de trouver une harmonie entre le béton, les structures routières… et les espaces verts et les activités qui s’y rattachent. » Il a indiqué qu’il est possible qu’au moins  » deux fermes de ce style voient le jour dans les années qui viennent… »
A l'occasion de l'inauguration de la ferme, élus et personnalités ont dévoilé un totem qui marque le sceau de la réussite...     A l'occasion de l'inauguration de la ferme, élus et personnalités ont dévoilé un totem qui marque le sceau de la réussite...

A l’occasion de l’inauguration de la ferme, élus et personnalités ont dévoilé un totem qui marque le sceau de la réussite… murier 9

LA metro jaune


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Le loup est en Ardèche!

Première photo d'un loup en Ardèche

La présence d’un loup en Ardèche était fortement soupçonnée depuis juin 2012.

En effet, depuis cette date, 18 attaques sur des animaux domestiques ont fait l’objet d’un rapport d’expertise du Centre National d’Étude et de Recherche Appliquée (CNERA) de l’Office National de Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) qui ont conduit à la conclusion de « loup non écarté » selon la terminologie en vigueur.

Avec la mise en place du réseau d’observateurs sur le département en novembre 2012 et donc l’augmentation de la pression d’observations, plus de quinze fiches de renseignements ont été recueillies, mais aucune observation visuelle, aucune empreinte, aucune trace génétique n’était encore venue confirmer avec certitude la présence du loup.

C’est le 25 avril, que le service départemental de l’ONCFS, lors du contrôle des appareils photographiques automatiques de la Direction Départementale des Territoires, placés sur la commune du Cellier-du-Luc, commune située en Haute Ardèche, à 900 mètre d’altitude, relève une photographie nocturne d’un grand canidé.

La photographie a été prise le 12 avril à 1 h 35. Transmise pour expertise aux spécialistes du CNERA, ces derniers viennent de confirmer que le grand canidé présent sur la photographie est bien un loup : «les critères relevés sont majoritaires pour caractériser un loup »

La confirmation de la présence du loup dans le département vient étayer le dispositif déjà développé en 2012 pour mobiliser tous les moyens d’action et en particulier ceux qui visent la protection des troupeaux.

Pour tout renseignement complémentaire, contacter la DDT – service environnement au 04 75 65 50 00 ou par mail ddt-se@ardeche.gouv.fr .

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