Archive | 30 juillet 2013

Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt :

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a lancé en avril 2013 une large concertation autour du projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui sera discuté au Parlement à partir de janvier 2014.

A la suite du Conseil supérieur d’orientation de l’économie agricole et agroalimentaire (CSO) qui s’est tenu en mai dernier, des groupes de travail se sont réunis en juin et le projet de loi sera finalisé avant un prochain CSO que se tiendra en septembre, puis présenté en Conseil des ministres fin octobre de cette année.

©Pascal.Xicluna/Min.Agri.Fr


Ce projet de loi doit préparer l’agriculture française au double défi de la compétitivité économique et de la transition écologique, autour du projet agro-écologique présenté fin 2012, tout en conciliant les attentes des agriculteurs, des consommateurs et des citoyens.

L’agriculture, l’agroalimentaire et l’exploitation forestière ont en effet un rôle stratégique à jouer dans le redressement productif, en termes d’investissement et d’emploi.

L’une des mesures phare du projet de loi est la création de groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) afin de s’appuyer sur des collectifs d’agriculteurs pour promouvoir les démarches économiquement et écologiquement performantes. Mais le texte qui sera présenté en septembre prévoit bien d’autres mesures destinées à moderniser l’agriculture française.

Les principales mesures

Le projet de loi s’articule autour de 6 axes :

1 – Performance économique et environnementale des filières agricoles et agroalimentaires

Au delà de la création des GIEE, il est notamment prévu de rénover la gouvernance du modèle coopératif, de renforcer le rôle du médiateur des relations commerciales agricoles, de moderniser le système de contractualisation dans la filière agricole et de mieux reconnaître les interprofessions afin de légitimer leur action.

2 – Protection des terres agricoles et renouvellement des générations

S’agissant du foncier et de l’installation en agriculture, le projet de loi prévoit une protection renforcée du foncier agricole et un meilleur encadrement de sa consommation.

Le contrôle des structures sera réorienté pour mieux prendre en compte la diversité des productions et les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

La gouvernance des Safer sera également revue pour y intégrer davantage de pluralisme et de transparence et la politique de l’installation sera réorientée pour mieux prendre en compte la diversité agricole et les installations progressives, notamment hors cadre familial.

3 – Politique de l’alimentation et performance sanitaire

Il s’agit de simplifier la politique nationale pour l’alimentation et de la réorienter en faveur de la jeunesse et de la justice sociale, en prenant davantage en compte les acteurs territoriaux.
La performance sanitaire des exploitations est un des objectifs prioritaires.

Dans la continuité du plan Ecophyto, les pratiques telles que la lutte intégrée et le bio-contrôle seront également mieux prises en compte, et l’évaluation des produits phytosanitaires sera renforcée, par un suivi après la délivrance des autorisations de mise sur le marché (AMM).

Les médicaments vétérinaires et notamment les antibiotiques seront soumis à un encadrement plus étroit du fait de l’impact de leur utilisation sur la santé humaine.

4 – Enseignement agricole

L’enseignement agricole devra progressivement rapprocher ses missions de l’objectif défini dans la démarche « produisons autrement » d’une agriculture doublement performante économiquement et écologiquement.

Les exploitations agricoles des établissements devront également mettre en application ces pratiques agricoles sur le terrain.

Plus globalement, le projet de loi vise à améliorer la réussite scolaire, l’insertion professionnelle et la promotion sociale dans l’enseignement agricole, par exemple en favorisant l’ accès des élèves de l’enseignement agricole vers les établissements d’enseignement supérieur.

5 – Forêt et bois

La forêt française est globalement sous-exploitée et le renforcement de la filière passe par une meilleure mise en cohérence entre la politique forestière et celle relative au bois.

Un fonds stratégique bois-forêt (FSBF) sera créé et le principe de GIEE sera adapté pour la filière forêt-bois avec la création de groupements d’intérêts économiques et environnementaux forestiers (GIEEF).

6 – Outre-Mer

Le projet de loi a pour objectif de renforcer et de diversifier la production agricole Outre-Mer, de façon à ce que les filières de production participent davantage à l’approvisionnement du marché local.

La réussite en la matière passera par une meilleure coordination des actions des régions, de l’Etat et des structures professionnelles.

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Agroalimentaire et emploi : un nouveau site pour centraliser les offres !

L’APECITA, le spécialiste de l’emploi et du recrutement en agriculture, agroalimentaire et environnement, vient de se doter d’un nouveau site internet dédié à l’emploi dans le secteur agroalimentaire. C’est jobagroalimentaire.com. Explications.



Un site, deux entrées possibles selon le profil de l’internaute : candidat ou recruteur.
Le chercheur d’emploi peut consulter les offres, déposer son CV en ligne et gérer ses candidatures dans un espace personnel « candidat ».
L’employeur peut quant à lui, publier son annonce et consulter les CV. Il dispose aussi d’un espace pour déposer ses offres d’emploi et de stage et d’un autre pour consulter les candidatures à ses offres.
Jobagroalimentaire.com permet aussi de recevoir des offres d’emploi par alerte-mail.
Fin juillet le site totalisait 274 offres d’emploi.

L’emploi dans l’agroalimentaire en quelques chiffres

Avec 820000 salariés (1270000 en comptant la grande distribution alimentaire) répartis sur l’ensemble des territoires urbains et ruraux, la filière alimentaire est une filière stratégique pour l’emploi en France.
Elle a résisté au mouvement de désindustrialisation qui a frappé d’autres secteurs, et son potentiel de développement est réel.
En particulier, l’agroalimentaire représente le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaire de 159 milliards d’euros en 2010.
Les industries agroalimentaires comptaient en 2010 576 000 salariés dans environ 53 400 entreprises, allant de la très petite entreprise au grand groupe industriel.

Retrouvez davantage d’informations sur le site du ministère dédié à l’agroalimentaire

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Ecotaxe poids lourds : la CR demande des exonérations pour l’agriculture


La Coordination Rurale a écrit au Ministre de l’Agriculture, au Ministre de l’Economie et des Finances et au Ministre délégué chargé des Transports afin de leur demander l’exonération de l’écotaxe poids lourd, qui devrait être mise en place au 1er octobre prochain, pour tous les véhicules transportant des matières premières agricoles.

De nouvelles charges pour les agriculteurs

Si les véhicules agricoles sont bien exclus du champ d’application, ce n’est actuellement pas le cas des autres véhicules transportant des matières premières agricoles sur les routes visées par l’écotaxe.

Cela aura un impact considérable sur les producteurs agricoles qui subiront automatiquement l’alourdissement des factures de transport (de 5 à 8 %) sans pour autant pouvoir répercuter ces coûts supplémentaires sur leurs prix de vente…

Suivre l’exemple du lait

La Coordination Rurale a demandé aux ministres de prendre, « à l’instar de l’exonération dont bénéficie la collecte de lait, [...] toutes les mesures nécessaires afin d’exonérer de cette taxe les transports de tous les produits bruts agricoles, horticoles et forestiers (y compris l’aliment du bétail et les animaux) puisque ces produits ont vocation, par essence, à être transportés ».

La CR rappelle que tout comme le lait, l’ensemble des produits agricoles subit la volatilité des prix et la concurrence européenne, qui sont facteurs de grandes difficultés pour les exploitants. Il est donc nécessaire d’ouvrir le champ de l’exonération pour préserver l’agriculture française et ses agriculteurs.

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Une journée dédiée à la filière équine !

Les métiers du cheval occupent une place importante en Rhône-Alpes, cependant, les perspectives d’avenir de cette filière sont très incertaines.

Une journée dédiée

La Coordination Rurale Rhône-Alpes et la Fédération Nationale des Eleveurs Professionnels d’Equidés organisent une rencontre régionale entre professionnels, parlementaires et pouvoirs publics afin de débattre librement de l’avenir de la filière :

Vendredi 2 Août 2013 à 14h
Grande Salle Gaston Beyle
38150 CHANAS
(Sortie n°12 sur l’A7)

Cette journée a pour but de mettre en évidence les difficultés de cette filière et de créer des synergies porteuses d’espoirs pour les professionnels.

Un programme complet

3 axes majeurs seront abordés au cours de la journée :

1. Les chiffres clés de la filière
Présentation de l’économie de la filière et problématique de la modification du taux de TVA.

2. L’élevage
Définition d’un éleveur, implications économiques de l’élevage amateur, mise en place d’une aide couplée sur la jument.
3. Problèmes sanitaires
Équarrissage, identité du détenteur et du propriétaire, interprofession.

Cette journée sera suivie de journées similaires dans les autres grandes régions équines de France.

Un dossier de présentation est disponible sur simple demande.

Contacts

B Denis, Animateur de la section équine de la CR: 07 86 01 67 78 -benoit.denis@coordinationrurale.fr

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Les vautours attaquent !

Les attaquent de loup se poursuivent dans les alpages… mais un nouveau phénomène vient de voir le jour: les attaques de vautours. Elles avaient lieu dans les Pyrénées avec une explication très plausible: Les éleveurs espagnols laissaient les bêtes mortes dans les près.. Elle nourrissaient les vautours. Cette pratique est désormais interdite. Du coup les vautours n’hésitent pas à attaquer des animaux vivants.

Voici un témoignage qui résume bien la situation: j’ai remarqué  des vautours tournoyant autour d’une vache affolée. Ils étaient très bien organisés, un groupe lui fonçait sur la tête, elle chargeait et ils s’échappaient. Pendant ce temps, une autre équipe attaquait son veau. » coups de bec dans l’œil jusqu’à que mort s’ensuive.

Les Alpes à leurs tours ne sont pas épargnées par ces attaques. Début juillet un éleveur de la Drôme a constaté qu’une de ses vaches qui venait de mettre bas a été attaquée par une centaine de vautours. Des charognards qui ont aussi fait parler d’eux en Savoie et en Isère, et ce pour les mêmes raisons.
Fin juin à une femelle qui mettait bas a été prise pour cible . La vache et son veau auraient été tués par une quarantaine de vautours à Saint-Baudille-et-Pipet (Isère), dans le massif du Trièves.

Sur l’alpage de l’Obiou dans le Trièves,  une génisse charolaise a été trouvée morte, le vautour en serait la cause..

En Savoie des vététistes disent avoir assisté impuissants à l’attaque d’une génisse par une cinquantaine de vautours à Saint-Julien-Montdenis…

Le éleveurs de l’Isère se sont mobilisés et ont fait appel au préfet.. Celui ci a pris note de cette mobilisation, va faire remonter l’information..

Rappelons que les organisations de protection des oiseaux et environnementales précisent que les vautours attaquent les animaux morts ou à l’agonie…

Affaire à suivre….

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