Archive | 29 août 2013

Vercors: améliorer l’équilibre cynégétique

La Communauté de communes du massif du Vercors vient de valider sa nouvelle charte forestière de territoire pour la période 2013-2017.

Sur sillon38 nous allons abordé plusieurs actions de cette charte qui est très importante pour l »avenir de la forêt/filière bois du Vercors.

L’un des objectifs fixé par cette charte est, par exemple, d’améliorer l’équilibre cynégétique sur le territoire concerné.

Une constatation a été faite: tendance à la hausse de la population de grand gibier… Un gibier qui fait des dégâts importants…

Qu’en est-il exactement? Nous avons eu une discussion à bâtons rompus avec Jean Charles Tibata, président de l’ACCA de Lans en Vercors et Olivier Idelon, propriétaire forestier et chasseur…

l’ACCA de Lans regroupe 110 adhérents. Tout type de gibier est présent sur 3000 hectares de prairies, forêts et alpages.

dégats G 1

Jean Charles Tabita explique que les principaux dégâts sont causés par les cervidés, les cerfs en particulier.

 » On constate surtout de l’abroutissement, les jeunes pousses sont mangées, de l’écorçage et du frottis.. Le souci est que certains dégâts sont peu visibles sur le moment.. On note également que certaines zones sont plus touchées que d’autres.. »

DEGATS 2

Les deux hommes ne prennent pas la langue de bois pour dire:  » le souci vient d’il y a une vingtaine d’années. Nos responsables ont été trop laxistes en ne régulant pas assez le cerf, pensant qu’il allait migrer vers d’autres territoires, cela n’a pas été le cas.

Du coup, Les prélèvements n’ont pas été assez élevés. Sur le territoire de la CCMV on est passé de 250 bêtes à 450.. Et aujourd’hui il y a sur certaines parties de la zone surpopulation. »

Depuis trois ans cette population est stabilisée.  » il faut aller plus loin et la faire baisser…On nous demande donc d’en prélever plus. 20 cerfs par an à Lans, 35 à Villard de Lans, 35 à Méaudre… Ce n’est pas notre façon d’exercer notre loisir. On est devenu de simples tueurs …

De plus, compte tenu des quotas de prélèvement très élevés en cerfs et sangliers et de la pression que l’on a pour les atteindre, celà se fait au détriment des autres types de chasse.. »

Il faut savoir que les chasseurs sont dans l’obligation d’atteindre au moins les 70% des quotas fixés,  » sinon les frais liés aux dégâts sont à la charge de l’ACCA concernée »

Ils reconnaissent que les cerfs abiment les arbres et que ces dégâts sont préjudiciables pour les propriétaires forestiers.

« Le souci est que les propriétaires des forêts touchées n’ont pas le droit aux indemnisations. Et puis il faut dire que les demandes d’indemnisation sont tellement compliquées, qu’il vaut mieux laisser tomber » se lamente olivier Idelon.

Jean Charles Tabita regrette que les relations entre propriétaires forestiers et chasseurs « sont pratiquement inexistantes. Chacun travaille de son côté. Il serait bien de collaborer ensemble, de partager nos problématiques.. En tout les cas, nous les chasseurs sommes demandeurs. »

Blaireau, champignons

Deux autres cas ont été abordés.

Celui du blaireau  » qui fait de plus en plus de mal car sa population est en forte progression.

Le fait qu’il ne soit plus nuisible, ne permet plus de le réguler toute l’année, piégeage, tir d’été par nos gardes particuliers… Il reste chassable en période de chasse, mais animal, plutôt nocturne est donc quasi impossible à réguler ! »

Les ramasseurs de champignons.  » Ceux ci viennent en particulier des pays de l’Est et ravagent nos forêts comme c’est pas permis, laissant derrière eux un paysage de désolation. Un sujet qu’il faudra très vite traiter…sinon… »

On en reparlera…

Voici les objectifs fixés par la charte forestière 2013-2017 concernant le dossier cynégétique.

CHASSE CCMVintercom

Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, chasse, forêtCommentaires fermés

Vergers savoyards: recherche cueilleurs de pommes et poires

les Pommes & Poires de Savoie doivent leurs particularités et leur typicité à la richesse de leur territoire. Actuellement, elles sont prêtes à être cueillies dans les vergers savoyards. Les producteurs recherchent des cueilleurs…

Pour plus de renseignements:

vergerstissot@wanadoo.fr

vergers tissots

Catégorie economie/emploi, fruits-légumesCommentaires fermés

Réforme des retraites : les agriculteurs sont lésés !

Communiqué de la Coordination Rurale de l’Isère

Après des semaines de concertation pour la réforme des retraites, le gouvernement a arbitré en faveur d’une augmentation à la fois de la durée et des taux de cotisations sociales. Il a par ailleurs confirmé la garantie d’une retraite minimum à 75 % du SMIC net aux agriculteurs ayant eu une carrière complète.

Une augmentation des cotisations sociales inacceptable

Le poids des charges sociales pèse déjà trop lourdement sur la compétitivité de l’agriculture française et étrangle les agriculteurs, d’autant plus lorsqu’ils sont employeurs de main-d’œuvre agricole.
Pour la CR38, il n’y a qu’une alternative : que le financement de la protection sociale soit pris en charge par une TVA sociale, de façon à ce que les salaires et les coûts de production du secteur agricole redeviennent compétitifs.
La pénibilité doit être reconnue pour tous !

Avec l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans à l’horizon 2035, il est indispensable de prendre en compte la « pénibilité » du travail des agriculteurs et non des seuls salariés agricoles.
La CR38 juge totalement discriminatoire et inacceptable le projet d’un « compte pénibilité » au bénéfice des seuls salariés et à la charge des employeurs – tant financière qu’administrative – dès lors que les agriculteurs réalisent les mêmes travaux dits « pénibles » et que leur propre situation serait ignorée.

Un minimum garanti bien insuffisant

Porter le minimum retraite à taux plein des agriculteurs à 75 % du Smic net (soit 840 € mensuels) n’a rien d’une annonce spectaculaire puisque cette promesse date déjà de 10 ans (la loi de 2002 votée sous le gouvernement Jospin le prévoyait).
Surtout, la discrimination est flagrante : les retraites des agriculteurs  sont égales à 43 % du montant des retraites de l’ensemble des régimes, et le minimum garanti par la loi à est de 85 % du Smic net pour les salariés dont les salariés agricoles ; cette revalorisation est donc très insuffisante.

Pour la Coordination Rurale de l’Isère, dans un souci de lutte contre les disparités et de justice sociale, le minimum garanti pour les agriculteurs ne saurait être inférieur à 85 % du SMIC net.

Catégorie agriculture, socialCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

août 2013
L Ma Me J V S D
« juil   sept »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+