Archive | 31 janvier 2014

La Recherche, l’Innovation et le Développement, un enjeu majeur pour la compétitivité de l’agriculture de Rhône-Alpes

La profession agricole et les partenaires publics de la recherche – développement de Rhône-Alpes , avec le soutien des financeurs ont compensé la faible présence de pôles de recherche agronomique dans la région, par des actions novatrices.

Ces dernières  mettent particulièrement l’accent sur les liens entre « acteurs » et « chercheurs ». L’objectif des Chambres d’agriculture de Rhône-Alpes et de leurs partenaires, pour les années à venir, est d’accentuer cette dynamique, développer la coordination entre les actions, au service d’une agriculture compétitive, diversifiée et durable.

La R&D agricole en Rhône-Alpes (hors domaine strictement privé), c’est 9 millions d’Euros et 93 Equivalents Temps Plein (référence 2011), soit 0.25 % du Chiffre d’Affaires de la ferme Rhônalpine et 0.53 % de sa valeur ajoutée. Cela représente 0.2 % de la R&D  régionale tout secteur confondu.

Elle s’appuie :

sur le savoir-faire des organismes professionnels (les Chambres d’Agriculture et les Instituts techniques, des instituts nationaux de recherche (INRA, IRSTEA ex CEMAGREF), sur des écoles supérieures (VetagroSup et ISARA) ;

sur des structures comme les stations et plateformes expérimentales des Chambres d’agriculture et des exploitations des lycées agricoles…

Elle est articulée, depuis plus de 10 ans, autour des 3 programmes suivants :

Les Programmes Expérimentaux et de Progrès, organisés par grande filière et représentant près de 50 % des financements. Objectif : expérimenter des pratiques innovantes dans des stations, des plateformes expérimentales, ainsi que dans des exploitations agricoles volontaires.

Les programmes de recherche développement territorialisés (notamment sur les fromages de montagne), portés par le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS Alpes Jura) en cours de réorganisation.

Le Programme de R&D pour et sur le développement territorial (PSDR) mis en place à l’initiative de l’INRA.

Ces trois programmes, répondant de façons opérationnelles aux problématiques régionales, sont aujourd’hui arrivés à échéance. En ce début d’année 2014, l’objectif de la profession agricole et de ses partenaires est de les renouveler afin qu’ils répondent aux enjeux communs identifiés dans un accord cadre inter partenaire en signature au printemps 2014.

Liste des partenaires : INRA, IRSTEA , CRARA, Etat, Région, ISARA, ACTA, Veto sup’agro, Etat, Région, Europe

L’Agriculture de Rhône-Alpes, bilan 2013/perspectives 2014

En 2013, les productions ont été impactées par une météo peu favorable. Avec pour conséquence la dégradation du résultat de très nombreuses exploitations fragilisant leur équilibre économique.
L’ensemble des filières reste marqué par des difficultés économiques liées notamment à la faiblesse des prix départ ferme, avec en 2013, des améliorations pour le lait (vache et chèvre) et la viande ovine.
A noter en fin d’année 2013, l’obtention de 2 nouvelles IGP (Saint Marcellin et Poulet des Cévennes) et de 2 nouvelles AOP (Rigotte de Condrieu et Châtaigne d’Ardèche). Des démarches souvent longues mais qui aboutissent et confirme l’engagement  « qualité » de l’ensemble de la filière agricole et agro-alimentaire Rhône-Alpes.
Dans un contexte très évolutif, impacté par la Réforme de la PAC qui se mettra en place au cours de l’année 2014 pour rentrer pleinement en action en 2015, les Chambres d’agriculture de Rhône-Alpes s’engagent au côté des agriculteurs : accompagnement des projets individuels ou collectifs, conseils, formations…
En savoir plus : Lettre de conjoncture des chambres d’agriculture de Rhône-Alpes, novembre 2013

L’AGRICULTURE DE RHONE-ALPES EN QUELQUES CHIFFRES
46400* chefs d’exploitations, 19900 actifs familiaux (conjoints, aides familiaux…) et 8000 salariés permanents, auxquels il faut ajouter 9000 équivalents temps plein salariés saisonniers. Avec les entreprises situées en amont et en aval de la production agricole, la filière agricole et agro-alimentaire emploient plus de 128 400 actifs.
Un chiffre d’affaires régional de 4104 millions d’euros, réalisé par 39 000 entreprises agricoles, réparties sur 8 départements et 1,4 millions d’ha. La taille moyenne des exploitations de Rhône-Alpes est de 37 ha. Avec l’ensemble de la filière agro-alimentaire, le chiffre d’affaires régional du secteur agricole et agro-alimentaire pèse 13 111 millions d’euros.
Une agriculture marquée par la diversité de ses productions.

* sources : L’Agriculture en Rhône-Alpes
www.rhone-alpes.synagri.com, rubrique les clés de l’Agriculture

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Un plan européen contre les espèces exotiques envahissantes

Un plan visant à empêcher l’introduction dans l’UE d’espèces exotiques envahissantes, telles que les plantes, animaux ou insectes qui peuvent transporter des maladies, causer des dommages à l’environnement ou à l’économie, a reçu le soutien de la commission de l’environnement .

La législation prévoit une interdiction des espèces listées comme préoccupantes pour l’Union.

“Nous avons abouti à un bon texte. L’objectif est de s’attaquer aux espèces invasives sans mettre en danger les activités des citoyens » a déclaré le rapporteur Pavel Poc (S&D, CZ), dont le texte a été adopté par 49 voix contre 4 et 3 abstentions.
« Il est possible que la proposition soit modifiée durant les négociations, mais notre ligne rouge sera d’assurer que la proposition finale soit applicable, et que le processus soit transparent. Les citoyens et les experts doivent avoir leur mot à dire lorsque les espèces invasives seront listées, et les états membres doivent pouvoir adapter la législation en fonction des conditions locales » a-t-il ajouté.

Selon les nouvelles règles, les États membres devront analyser les canaux par lesquels les espèces invasives sont introduites, se répandent, et devront mettre en place des systèmes de surveillance et des plans d’action. Les contrôles aux frontières de l’UE devront également être améliorés.
Pour les espèces invasive étant déjà largement répandues, les états membres devront prendre des mesures de gestion.

Espèces listées comme préoccupantes pour l’Union

Les espèces considérées comme « préoccupantes pour l’Union » doivent être identifiées et ne doivent être ni introduites, transportées, placées sur le marché ni offertes, conservées et élevées ou relâchées dans l’environnement, soulignent les députés. Ils s’opposent au plafonnement à 50 espèces, soulignant qu’une liste ouverte permet d’inclure des espèces qui voient le jour dans un pays de l’UE mais qui deviennent invasives dans un autre pays de l’UE.
La commission a également défini des mesures pour s’attaquer aux espèces envahissantes qui posent problème dans un État membre donné.

Les pays de l’UE devront établir les sanctions appropriées en cas de violation des dispositions. Cependant, ils pourront établir un système permettant aux établissements spécialisés d’élever certaines espèces invasives si celles-ci ont une valeur économique, sociale et environnementale élevée.

Contexte
Selon la Commission européenne, les espèces exotiques envahissantes constituent l’une des principales causes de la perte de biodiversité et de disparition des espèces. Elles peuvent être également vecteurs ou causes directes de maladies (asthme, dermatites et allergies). Elles peuvent endommager les infrastructures, les forêts ou causer des pertes agricoles. Le coût des pertes est estimé à 12 milliards d’euros par an.

Prochaines étapes
La commission a adopté le mandat de négociation de M. Poc par 46 voix pour, 7 contre et 1 abstention en vue de débuter les pourparlers avec la présidence grecque dans l’objectif d’un accord de première lecture.

Catégorie Union européenne, environnementCommentaires fermés

Un monde agricole à bout de souffle

La Coordination Rurale alerte les pouvoirs publics sur les chiffres dévoilés par l’étude du cabinet Technologia qui vise à définir les facteurs et les signes de l’épuisement et du sur-engagement professionnel, en d’autres termes : « le burn out ».

Les résultats font froid dans le dos, mais sont hélas cohérents avec ce qui se passe pour le suicide : c’est le monde agricole qui est le plus touché !

Une réalité qu’on ne peut plus ignorer

Les agriculteurs constituent la catégorie sociale la plus exposée au burn out, devant les cadres, artisans, commerçants et chefs d’entreprise ! Les agriculteurs français sont épuisés émotionnellement, physiquement et psychiquement pour un travail choisi par vocation, où l’on ne compte pas ses heures et qui empiète sur l’ensemble de leur vie :

  • 24 % cumulent à la fois une forte charge de travail et un travail compulsif,
  • 24 % se sentent émotionnellement vidés par leur travail,
  • 47 % se sentent fatigués lorsqu’ils se lèvent le matin et qu’ils doivent affronter une nouvelle journée de travail,
  • 53 % se déclarent épuisés à la fin de leur journée de travail.

L’union fait la force !

En octobre dernier, après de nombreuses années de combat visant à attirer l’attention des pouvoirs publics et de la société sur la situation particulièrement difficile des agriculteurs, la CR avait pu obtenir la publication d’une étude sur les suicides agricoles (étude MSA/INVS). Le suicide (3ème cause de  décès chez les agriculteurs exploitants) était enfin reconnu et non plus considéré comme un sujet tabou !

Aujourd’hui, les premiers résultats publiés de l’étude de Technologia nous permettent d’aller un peu plus loin dans cette démarche de reconnaissance. Cependant, les maladies professionnelles spécifiques présentant des affections psychiques sont encore très difficilement reconnues.

La CR soutient donc l’appel de Technologia pour la reconnaissance de « la dépression d’épuisement », « l’état de stress répété conduisant à une situation traumatique » et « le trouble d’anxiété généralisée » en tant que maladies professionnelles.

La CR rappelle que le burn out des agriculteurs est directement lié à leur manque de revenu et l’absence désespérante de perspectives. Aujourd’hui, les agriculteurs sont des chefs d’entreprises obligés d’avancer dans le brouillard, dans un environnement économique sans cesse changeant au gré de la dérégulation des marchés et des évolutions réglementaires.

Seule une vraie et solide réforme de la PAC, basée sur des prix rémunérateurs et non des aides génératrices de paperasse et de contrôles récurrents, permettra de rendre espoir aux agriculteurs. Ni la PAC 2015-2020, ni la loi d’Avenir ne semblent hélas aller dans ce sens.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Contrôler les émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime

De nouvelles règles qui contraignent les propriétaires de grands navires utilisant des ports de l’Union à communiquer, chaque année à partir de 2018, leurs émissions de gaz à effet de serre, ont été adoptées en commission de l’environnement.

Ces dispositions couvriront les émissions de dioxyde de carbone et d’oxyde d’azote des navires de 400 tonnes de jauge brute, quel que soit le lieu où ils sont enregistrés. Il s’agit d’une première mesure visant à réduire les émissions des navires.

Le projet législatif créera un système européen de surveillance, de déclaration et de vérification ( »monitoring, reporting and verification » – MRV) des émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime. Ce projet devrait aider à améliorer les informations sur l’efficacité énergétique des navires et sur les émissions du transport maritime, ainsi qu’à encourager le secteur à appliquer des mesures pour réduire les émissions et la consommation en carburants.

« Nous avions besoin d’élargir le champ d’application afin d’inclure les émissions d’oxyde d’azote (NOx) dans le MRV, aux côtés des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Les émissions de CO2 et de NOx du secteur maritime augmentent de manière significative, contribuant ainsi au changement climatique », a déclaré le rapporteur Theodoros Skylakakis (ADLE, EL). « S’il importe de veiller à ce que ce règlement couvre les émissions des transports maritimes de manière aussi cohérente que possible, il est aussi capital de se concentrer sur les aspects essentiels et de limiter les coûts de mise en œuvre ainsi que les charges administratives » a-t-il ajouté.

Les exigences de MRV s’appliqueront à plus de 90% des émissions de CO2 produites par des trajets à partir et à destination de ports européens, ainsi qu’entre des ports de l’UE. Dans leurs amendements, les députés ont renforcé la proposition en incluant les navires de plus de 400 tonnes de jauge brute au lieu des 5000 tonnes proposées par la Commission.

Les dispositions couvriront tous les types de navires, à l’exception des navires de guerre, des navires d’appoint de la marine de guerre, des navires en bois de construction primitive, des navires qui ne sont pas propulsés par des moyens mécaniques, et des navires d’État utilisés à des fins non commerciales. La commission de l’environnement a élargi le champ d’application aux navires de pêche ou aux navires-usines pour le traitement du poisson, exclus à l’origine.

Réduire la bureaucratie

Par ailleurs, la proposition limite au maximum les formalités administratives des entreprises. Les activités de transports et de cargaison ne devront pas être communiquées. Les rapports d’émission des armateurs devront être approuvés par un examinateur indépendant. Ce dernier émettra un document de conformité que les navires devront garder à bord et qui sera contrôlé par les États membres. Les pays de l’UE fixeront des sanctions pour le non-respect des règles.

Contexte

Le transport maritime international est le seul mode de transport à ne pas être couvert par les engagements de l’UE en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Au niveau européen, le secteur maritime international représente à l’heure actuelle 4% des émissions de gaz à effet de serre. Ces émissions devraient augmenter de manière significative à l’avenir. La Commission demande, d’ici 2050, une réduction des émissions de 40% (50% si possible) par rapport aux niveaux de 2005.

Prochaines étapes

Le texte a été adopté par 44 voix pour, 6 voix contre, et 5 abstentions. Les députés ont également donné un mandat au rapporteur pour ouvrir les négociations avec la présidence grecque du Conseil.

Catégorie environnementCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

janvier 2014
L Ma Me J V S D
« déc   fév »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+