Archive | 03 mars 2014

Développement de la production de truffes

Un protocole  a été signé entre Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et Jean-Charles Savignac, Président de la Fédération Française des Trufficulteurs (FFT).

Ce protocole constitue le cadre d’un dispositif d’appui global à la trufficulture française, complété par une convention conclue simultanément entre la FFT et FranceAgriMer.

Objectifs

Ce protocole poursuit plusieurs objectifs.

Favoriser la production de truffes de qualité, par des actions en faveur des trufficulteurs, dans les domaines suivants :
- statut fiscal et social: un inventaire détaillé des diverses obligations fiscales et sociales incombant aux trufficulteurs sera établi.
- développement des plantations et des rénovations à vocation truffière :les engagements de plantations nouvelles de la FFT ont été reconduits sur la même base que pour la période 2007-2013 au cours de laquelle ont été plantés en France plus de 6 000 hectares de nouvelles truffières et installés 2 millions de plants.

Une étude sur l’état annuel et régional des plantations réalisées par les producteurs, une estimation des récoltes et un guide de rénovation des anciens terrains truffiers vont être élaborés.

Renforcer la promotion des truffes françaises, sensibiliser le grand public à la qualité des différentes espèces ainsi qu’à l’emploi des arômes de synthèse.

Mieux coordonner la recherche, poursuivre l’expérimentation nationale, renforcer l’appui technique aux trufficulteurs et la diffusion des résultats.

- Recherche : le Ministère en charge de l’agriculture et la FFT s’engagent à développer une meilleure coordination de la recherche sur la trufficulture et à définir une stratégie conjointe. Un comité de pilotage de la recherche en trufficulture, présidé par un chercheur de l’Institut national pour la recherche agronomique (INRA), est constitué. Il a pour mission l’établissement de priorités en matière de recherche et la coordination des opérations avec les autres structures ou instituts de recherche dont notamment le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), les universités, le Centre de coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), l’institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL).

De nouvelles recherches porteront notamment sur la physiologie des truffes, la relation avec les facteurs climatiques, la nutrition, la sexualité, l’écologie, les arômes et la qualité, la sélection des arbres, les risques d’appauvrissement génétiques.
- Poursuite de l’expérimentation nationale coordonnée pour la trufficulture. Le programme national d’expérimentation en cours sera poursuivi afin de procéder intégralement à la mise en expérimentation des recherches et de répondre aux demandes spécifiques des trufficulteurs.

Les expérimentations concernent notamment, la gestion de l’eau, l’adaptation au changement climatique, la diversité des truffes et la « gestion » du cycle de reproduction de la truffe, l’optimisation et la conduite des plants à vocation truffière, le travail du sol et la gestion des plantes compagnes…

Elles conduiront à la création d’itinéraires techniques spécifiques à la trufficulture, à la détermination des caractéristiques d’un milieu « pionnier » propice à l’apparition des truffes, à la maîtrise de leur nutrition, via la matière organique. Il s’agit aussi d’encourager la diversification par d’autres espèces dont l’écologie et les saisons de récoltes sont différentes, mais dont il faut encore améliorer les bases techniques de production.
- Appui technique aux trufficulteurs : les organismes de rattachement des techniciens en trufficulture (chambres d’agriculture, centres de la propriété forestière, lycées agricoles…) et la FFT constitueront un groupe de travail afin de définir le contenu d’une convention qui précisera les modalités de mises à disposition.
- Diffusion des résultats : une large diffusion des résultats de la recherche et des expérimentations conduites sera assurée par la FFT auprès des trufficulteurs.

Une réflexion va s’engager sur la création d’un Centre français pour la trufficulture.

Mettre en place des actions de sensibilisation et de formation à la trufficulture à destination des trufficulteurs,des techniciens en charge du suivi technique et des formateurs par des sessions spécialisées ainsi que des séminaires thématiques.
Lutter contre les vols dans les exploitations et renforcer leur sécurité : les truffières sont concernées par le plan d’action lancé le 13 février dernier par le ministre de l’Intérieur et le ministre en charge de l’Agriculture pour faire face à la recrudescence des vols constatés ces dernières années dans les exploitations agricoles.

Poursuivre les actions de reconnaissance au niveau communautaire
La FFT se rapprochera de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) ainsi que des services de la Commission européenne, pour étudier la possibilité d’une reconnaissance de la truffe en tant que signe officiel de qualité et d’origine. Elle proposera le classement comme espèces exotiques envahissantes, des espèces de truffes qui ne sont pas traditionnellement récoltées sur le territoire français, au titre de la préservation de la biodiversité.

La FFT développera au cours des prochaines années les échanges entre trufficulteurs européens au sein des deux instances européennes : le Groupement européen truffe et trufficulture (GETT) et le Consortium en réseau truffe et trufficulture (CRETT).

Création d’un comité pour la trufficulture au sein de FranceAgriMer
Ce comité est chargé de recenser les besoins en expérimentation, d’organiser la concertation entre les régions, de veiller à la définition des programmes de formation et de participer à son déploiement régional avec l’appui des parties prenantes. Il sera notamment chargé de suivre la mise en oeuvre du protocole, de rendre compte annuellement au ministre des résultats obtenus et des éventuels obstacles rencontrés.

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Recherche ouvrier agricole polyvalent

OUVRIER

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Offres et demandes d’emploi dans le secteur agricole, en Rhône-Alpes

Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ardèche . Expl. maraichère (salades, tomates, PDT) sous serres et arboricole (pommes) cherche un agent de culture légumière. Missions : mise en culture, plantation, développement des légumes. Vs devez être autonome et serez amené à encadrer du personnel. CDD tps plein 8 mois. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OMA6-07

Isère . GE cherche un agent arboricole pr l’un de ses adhérents, nuciculteur. Vs réaliserez les travaux de taille de noyers, désherbage, broyage, entretien et gestion du réseau d’irrigation, ramassage des noix. Expérience en arboriculture impérative, conduite d’engins, permis B et véhicule indispensable. CDD de 6 mois à tps plein. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OAR21-38

Isère . Expl., 54ha en bio, 100 chèvres, 6 vaches, cherche une personne pr réaliser les missions suivantes : traite, soins des chèvres et vaches. Expérience indispensable en élevage caprin et fromagerie. CDD 6 mois tps plein. Fromagerie technologie lactique principalement. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OCA24-38

Loire . Expl. cherche un salarié polyvalent en COMMERCIALISATION et FROMAGERIE. Vs développerez la vente de fromages produits sur l’expl. Vs livrerez et mettrez en place les produits. Vs interviendrez ponctuellement en fromagerie. Poste couvrant la transformation, la commercialisation, la livraison, la vente. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL29-42

Rhône . Expl. recrute un salarié pr réaliser les travaux des vergers. Fraisiers (4,5h), Cerisiers (2,5h), framboisiers (1h), pommiers (2,5h), poiriers (1,5h), pruniers (2h). Vs effectuerez l’entretien du matériel. Qualités OBLIGATOIRES : Rigueur, motivation et sérieux. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OAR16-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . Homme cherche emploi en élevage bovin lait. Titulaire Bac pro agroéquipement. Disponible de suite. Mobilité : département. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL69-01

Drôme . Homme cherche emploi d’agent tractoriste en viticulture. Expériences en viticulture, arboriculture, polyculture, conduite de tracteur et encadrement d’équipe. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVI70-26

Hte-Savoie . Femme cherche emploi en élevage. Titulaire BAC CGEA spécialisation bovin-équin-caprin. Expériences saisonnières en arboriculture et élevage. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL11-74

Loire . Femme cherche emploi d’agent d’élevage. Expérimentée. Titulaire BTS ACSE. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL22-42

Rhône . Homme cherche emploi en polycultures. Titulaire Bac pro-agroéquipement, CACES n°1 et 8. Expérimenté. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCM20-69ndes d’emploi

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Recensement agricole : 39 000 exploitations en Rhône -Alpes

Le recensement agricole s’est déroulé sur tout le territoire régional en 2010-2011. A partir
de cette enquête exhaustive sur l’agriculture de la région, la DRAAF a réalisé de
nombreuses analyses géographiques et thématiques qui ont fait l’objet de 30 publications.
La Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt présente les principales
conclusions de ce recensement.

·  L’agriculture en Rhône-Alpes, comme au niveau national, poursuit sa restructuration et
présente à chaque recensement, tous les 10 ans, de fortes évolutions. Entre 2000 et 2010,
l’agriculture régionale a perdu 30% de ses exploitations et de ses actifs agricoles. En
contre-partie, les exploitations agricoles s’agrandissent (37 ha en moyenne) et se
spécialisent (86% des exploitations sont spécialisées) ; les actifs agricoles ont un meilleur
niveau de formation (1/3 des chefs d’exploitation ont un diplôme supérieur ou égal au
Baccalauréat).

·  Mais l’agriculture régionale a aussi des caractéristiques spécifiques : une forte
diversification des productions, un nombre important de produits sous signes de qualité
AOC/AOP/IGP/Label Rouge (ils concernent plus d’un quart des exploitations), la place
importante de l’agriculture biologique (6% de la surface agricole utile) et de l’agriculture
de montagne (50% de la surface agricole utile). C’est également la première région
française pour le nombre d’exploitations vendant en circuit court (1/3 des exploitations).

·  L’installation des agriculteurs se maintient à un rythme d’environ 1 000 par an, dont
un quart dans le cadre d’installations aidées. 1/4 des chefs d’exploitations est installé
depuis moins de 10 ans. 54% de ces nouveaux chefs ont un diplôme supérieur ou égal au
Baccalauréat.

·  Un profil bio s’affirme. Les exploitations bio ont une dimension économique plus grande
que les conventionnelles. Leurs chefs sont plus jeunes (27% d’entre eux ont moins de 40
ans) avec un meilleur niveau de formation. Elles sont plus engagées dans les circuits
courts (58% d’entre elles). Elles mobilisent davantage de main d’oeuvre.

La richesse des données récoltées au cours de ce recensement permet de réaliser des études et
analyses très fines. C’est une source de données exhaustive, reconnue d’intérêt général et de
qualité statistique, labellisée par le Conseil National de l’Information Statistique.

L’enquête en cours sur la structure des exploitations agricoles permettra d’actualiser ces données
à l’échelle du département et de la région mais, étant donné qu’elle ne porte que sur un échantillon
de 10% des exploitations, elle ne permettra pas d’analyses infra-départementales.

Chiffres-clés :
·  39 000 exploitations agricoles ont été recensées en 2010. Elles valorisent 37% de la
superficie de la région, soit 1,5 million d’hectares.
·  74 000 personnes ont une activité permanente dans l’agriculture régionale. Ces actifs
agricoles représentent 3% de la population active rhônalpine. 58% des chefs d’exploitation
travaillent à temps complet sur leur exploitation ; ¼ est pluriactif.

Le recensement agricole 2010 en Rhône-Alpes :
240 enquêteurs sont allés à la rencontre des 39 000 exploitations recensées, d’octobre 2010 à avril 2011. Le recensement vise à couvrir de manière exhaustive les productions agricoles : toute personne ou société ayant plus d’1 ha de surface agricole, ou 1 vache, ou 6 brebis,etc…, a été enquêtée.

Les résultats sont diffusés sous plusieurs formes :
Analyses nationales, régionales et départementales, ou thématiques, tableaux de données, cartes en ligne interactives.

Sur le site de la DRAAF Rhône-Alpes :
www.draaf.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr
Sur le site « Agreste » :
www.agreste.agriculture.gouv.fr

Un service de réponse à la demande est également mis en place à la DRAAF :
sersip.draaf-rhone-alpes@agriculture.gouv.fr

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