Archive | 21 mars 2014

Noix: champignons, mouche du brou..

Nous avons fait le point avec Pierre Gallin Martel, président de Coopenoix, sur le dossier sanitaire de la noyeraie de notre région.

 » Suite à un printemps 2013 pluvieux la bactériose et les champignons se sont développés, causant sur certains secteurs des pertes évaluées à 50%. Les conséquences sont simples: les noix ont de grosses taches noires, tombent, le cerneau est de mauvaise qualité. Coopenoix a commandité des analyses et en 2014 des essais de produits sanitaires vont être réalisés.

Ceci en étroite collaboration avec La Dauphinoise, Val soleil et la SENURA.

Il faut savoir que ces essais seront très rigoureux, cadrés. Les produits sélectionnés pourront même être utilisés en production bio. On espère que ces essais donneront de bons résultats et pourront être homologués. »

Autre souci la fameuse mouche du brou.

Jusqu’en 2013, le traitement se faisait suite à un arrêté préfectoral, il était obligatoire sur l’ensemble des parcelles recensées..

Pour Pierre Gallin Martel, » cette pratique radicale, globale n’était pas la bonne.. La méthode a changé. Il n’y aura plus d’arrêté préfectoral, chaque producteur mettra lui même les pièges, effectuera les contrôles, traitera de façon raisonnée, responsable, ciblée la zone infestée.

C’est une bonne démarche, certes elle n’est pas neutre mais il faut préciser, qu’en accord total avec les apiculteurs, il a été décidé de traiter le soir.. c’est à dire après le coucher des abeilles. « 

Ceci pour dire qu’un nuciculteur qui traite le soir n’est pas une personne irresponsable qui essaie de traiter en cachette..

Nous en profitons pour demander à Pierre Gallin Martel si cet hiver doux aura des conséquences:  » C’est trop tôt pour le dire.. il n’a pas fait froid, donc pas de repos végétatif. il y a une quinzaine de jours d’avance..  On peut surtout craindre un gel printanier qui aurait de graves conséquences.. « 

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Contraintes et pénalités supplémentaires pour les éleveurs…

Communiqué de la coordination rurale

« Le récent rapport de la Cour des Comptes de l’UE au sujet de l’attribution des aides PAC se révèle de mauvais augure pour les éleveurs. En invitant les états membres à renforcer les contrôles administratifs et sur le terrain, la Cour des Comptes s’en prend directement à l’élevage, secteur le plus impacté par la conditionnalité.

Toujours plus de contrôles pour moins de revenus

L’augmentation des contrôles laisse présager une augmentation des coûts de gestion et une baisse du revenu des éleveurs. Avec la PAC 2015-2020 catastrophique qui s’annonce, entre le verdissement, les MAE et la conditionnalité, les éleveurs vont devoir résoudre un véritable casse-tête pour échapper aux pénalités.

Le monde de l’élevage aura du mal a en supporter plus. Les éleveurs n’hésiteront pas à s’organiser pour défendre leur droit à être respectés et à l’erreur comme cela est généralement reconnu par l‘administration pour elle-même, qui rappelle d’ailleurs régulièrement en s’en excusant que « l’erreur est  humaine ».

La France a déjà augmenté ses sanctions

Déjà épinglée par l’UE sur les pénalités qu’elle inflige aux agriculteurs lors des contrôles, la France a réévalué ses barèmes en cas de non respect des règles de la conditionnalité. Ainsi, de nouvelles classes de non-conformité ont été créées et les pénalités sont majorées de 2 % (3 % au lieu de 1 % et 5 % au lieu de 3%). A noter : 5 % du montant des subventions représentent, en moyenne, plus de 10 % du revenu d’un éleveur bovin viande* puisque – est-il nécessaire de le rappeler ? –

le but premier (et insensé…) de la PAC était de fournir un complément de prix aux producteurs pour compenser des cours sans lien avec les coûts de production.

Le découplage, le seul moyen d’éviter une surenchère des contraintes

Lors de la réforme de la PAC, la CR et sa section viande se sont positionnées en faveur d’un découplage total qui permettrait le maintien des soutiens, la réduction des contraintes et la baisse des coûts de gestion des dossiers PAC et des versements des aides.
Plutôt que de savoir comment sont utilisées les aides PAC par les états membres, la Cour des Comptes de l’UE devrait plutôt s’intéresser à la manière de les rendre plus utiles pour assurer un revenu aux producteurs. »

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L’agneau de l’Adret en première ligne..

On ne peut pas y échapper..  Ce vendredi matin, dès que l’on est entré dans l’allée centrale de Carrefour Voiron, groupe Provencia, on a été attiré par une bien sympathique odeur de grillade.. il nous a été proposé de déguster l’agneau de l’Adret.

C’est une première! en effet c’est en ce vendredi 21 mars que l’agneau de l’Adret a fait son entrée officielle  sur les étals de certains magasins Carrefour du groupe Provencia.

Pour l’occasion, la famille Charlot, Jean Marc le père et Jérémy le fils, éleveurs dans le voironnais ont tenu à être présents dans le magasin afin de présenter l’agneau de l’Adret et leur exploitation.

L’ agneau de l’Adret, c’est d’agneau de la qualité. Le label rouge est conditionné à un cahier des charges très strict.  » nous sommes obligés par exemple de nourrir nos bêtes à base d’ aliments, comme le foin issus de notre exploitation. L’agneau de l’Adret est tendre, pas trop forte. « ..

L’éleveur est très heureux du partenariat signé avec le groupe Provencia:  » il joue la carte des produits régionaux, locaux, de qualité.. comme l’est l’agneau de l’Adret…Cela est d’autant plus remarquable pour nous que Carrefour Voiron est pratiquement mitoyen avec notre exploitation.. »

Nous avons bien entendu dégusté cet agneau: franchement, il est excellent!

Cette première opération animation/dégustation se termine ce samedi 22 mars à la fermeture du magasin.. Bien entendu, l’agneau de l’Adret label rouge sera présent sur les étal du magasin en continu..

Gilbert PRECZ


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Le P’tit Marché Provencia

Le groupe Provencia a mis en place une opération très originale appelée: le P’tit Marché Provencia.

Il s’agit de créer un ambiance de marché dans les allées du magasin avec diverses animations.

Prenons l’exemple de Carrefour Market à Tullins..

Une arche indiquait que nous entions dans l’espace p’tit marché ou nous avons été accueillis par un café accompagné d’une viennoiserie. Nous avons pu découvrir une vaste gamme de produits frais, les déguster..  Ceux ci ne sont pas obligatoirement de notre région mais ils sont de qualité..Parmi ceux ci: du pain, charcuterie, viande, poissons divers présentés dans une barque.., ravioles, fromages dont le St Marcellin IGP, légumes, fruits.. Largement de quoi constituer un bon repas..

On retiendra que même l’ambiance, conviviale, nous a rappelé l’ambiance marché..

Cette opération se déroule aux Carrefour de Tullins et à l’hyper de Voiron jusqu’à samedi 22 fermeture des magasins..

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Noix: 2013, une année atypique

Pierre Gallin Martel, président de Coopenoix fait le point sur la campagne noix 2013..

Pierre Gallin Martel, une année 2013 marquée par les aléas climatiques..

Tout à fait, la campagne a été dépendante de conditions météos totalement atypiques..

Du début de l’année jusqu’au printemps, la pluie a largement prévalu et la fraîcheur s’est imposée jusqu’au début de l’été.
Conséquence pour les vergers, au mois de juin on constatait un retard de végétation d’environ un mois, une première de mémoire de producteur.
Dans ce sombre tableau, un petit rayon de soleil miraculeux a permis, in extremis, la fécondation des fruits.

Avec cinq à six semaines plus chaudes en juillet et en août, une partie du retard de végétation constaté au printemps a été rattrapée sans pour autant permettre aux noix de grossir suffisamment.
Étonnamment, certains vergers, et notamment ceux situés sur des coteaux, ont eu un nombre de fruits très important. Le coup de grâce est arrivé en octobre et début novembre avec le retour de pluies abondantes pendant toute la durée de la récolte.

Justement que dire de la récolte, de son volume?

Les très importants cumuls de pluviométrie constatés ont eu pour principale conséquence de compliquer considérablement la récolte des producteurs dont les vergers sont situés sur les coteaux, certains d’entre eux n’ayant pu récolter la totalité de leur production. Ces aléas climatiques ont également détérioré la qualité des noix restées au sol.

Malgré ces conditions météorologiques calamiteuses, le volume de noix récolté en 2013 est, avec un volume global de 8 000 tonnes, supérieur de 19 % à la récolte de l’année précédente.

Quant aux calibres, l’incidence des aléas climatiques se fait ressentir puisque 17 % des noix récoltées ont un calibre inférieur à 28 mm et que la récolte se caractérise par un ensemble de calibres plus faibles que d’ordinaire. La qualité est répartie en trois catégories, correcte, moyenne et mauvaise.

Et la commercialisation…

Elle est de bon niveau malgré un début de commercialisation retardé de quinze jours, des volumes identiques voire légèrement supérieurs aux années antérieures ont été expédiés avant le 31 décembre.

Si les stocks à cette période ont été conformes aux années précédentes, Coopenoix espère cependant que le déficit de qualité des noix livrées ne nuira pas aux réapprovisionnements des clients.

Coopenoix : attentiste ou réactive?

Je dirai que la coopérative Coopenoix anticipe.. En effet, dès la fin de la récolte, conscient des fortes problématiques rencontrées par certains producteurs victimes des conditions extrêmement défavorables de cette récolte 2013, le bureau de Coopenoix a chargé les techniciens du pôle technique d’identifier les causes et de proposer des préconisations individuelles pour, à l’avenir, limiter les risques…

Nous en reparlerons..

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