Archive | 25 avril 2014

Entretien avec Charles Galvin, en visite au salon Mountain Planet

Charles Galvin, Conseiller général délégué à l’Isère numérique, la filière bois et l’économie rurale et montagnarde s’est rendu sur Moutain Planet, ex SAM, avec beaucoup de plaisir..  » J’ai été président de ce salon à une reprise… se plait-il à dire.

Nous l’avons rencontré lors de l’inauguration du stand Grenoble Alp’Isère.

Charles Galvin, quelle est votre vision de ce salon ?

Je suis surpris de la fréquentation : il y a beaucoup de monde ! Mountain Planet est un beau salon. Il est le reflet de l’économie montagnarde, synonyme d’avenir.

Avant, les allées étaient plus petites, on voyait des vaches, des produits de la montagne, des fromages… mais on disait que c’était trop « folklorique ». Aujourd’hui, c’est un salon très professionnel qui s’adresse aux professionnels. On trouve les entreprises qui comptent pour les sports de neige et c‘est bien. On peut juste regretter que ce salon s’adresse moins au grand public.

Quel regard portez-vous sur l’avenir des stations de sports d’hiver ?

Les stations ont beaucoup évolué ces dernières années … . J’entends qu’aujourd’hui un grand nombre de clients ne vient pas pour le ski. D’où la création de piscines, par exemple, ou  la mise en place d’activités connexes qui s’éloignent de plus en plus du ski.

Les petites stations doivent se développer pour rester compétitives et s’adapter à l’accueil de la clientèle étrangère. Elles doivent assurer de la neige pendant toute la saison à leur clientèle malgré tout. C’est important pour l’économie de notre région.

GALVIN 3

Comment intégrer les innovations de la montagne sans la dénaturer voire la détruire ?

Avec le réchauffement climatique, le recours à la neige de culture est de plus en plus important. Or, l’eau utilisée pour l’approvisionnement des canons se faisait parfois au détriment d’autres fonctions essentielles au maintien de la biodiversité comme la pêche, l’agriculture …

Je suis soucieux de maintenir les emplois en montagne, c’est pourquoi j’ai travaillé, il y a quelques temps, à l’établissement d’un cahier des charges pour les stations en Isère. D’abord initié sur certaines stations pilotes, ce code de bonne conduite a été étendu à toutes les stations iséroises. Ce code de bonne conduite leur permet de d’utiliser leurs canons à neige dans des conditions optimales (quelle quantité à quel moment) pour préserver la ressource eau.

Que pensez-vous du développement durable en zone de montagne ?

La montagne ne peut pas se permettre de gaspiller ses ressources ! L’économie montagnarde s’inscrit dans le développement durable.

Avec les moyens du Conseil Général, j’œuvre à la valorisation des produits de la montagne, que ce soient les produits alimentaires, agricoles, artisanaux … La vocation de la montagne est d’offrir des produits naturels. Cependant il faut se distinguer, offrir quelque chose de différent via une marque identifiable.

La montagne doit être synonyme de qualité, certes gustative, mais aussi sanitaire, environnementale. Il faut construire une belle image, authentique de la montagne et la promouvoir auprès des citadins. Je travaille à apporter cette autre image de la montagne.

Comment concilier agriculture et montagne ?

La montagne sans agriculture est inimaginable. Le couple montagne/ agriculture a bien fonctionné tant que l’agriculture a bien fonctionné. Il faut rappeler que la politique de la montagne tient car il y a l’agriculture. C’est l’âme de la montagne. Elle participe à l’entretien de la montagne.

Il faut le redire : quand on veut de la nature, une « montagne naturelle », c’est en réalité une nature « entretenue » par les activités agricoles. Il ne faut pas bien sûr « coloniser » la montagne mais il faut travailler ensemble dans un partenariat intelligent.

Une étude ancienne, issue de l’Institut National d’Etudes Rurales et Montagnardes (INERM), évaluait le coût de l’entretien des espaces montagnards s’ils étaient inoccupés à 2,5 millions de Francs (l’euro n’était pas encore installé !). Un chiffre à mettre en face du montant des subventions  octroyées à l’agriculture à l’époque: 300 000 Francs, et qui avait grandement servi à négocier la politique de la montagne.

Le défi actuel, en montagne, est d’essayer de bâtir une population permanente qui va s’investir dans la gestion quotidienne.

Vous êtes délégué à la filière bois. Quelle est la place de la forêt dans la montagne ?

La forêt occupe 34% du territoire de l’Isère.

C’est une activité importante avec près de 10 000 emplois répartis sur tout le département.

Il y a une politique de soutien à la production forestière, à l’exploitation du bois énergie et au nettoyage des parcelles bois.

Depuis deux ans, des crédits ont été investis en direction de l’activité de sciage. Le département incite à la construction bois. Toutefois, on s’aperçoit que le bois construction ne provient pas, ou en très faible quantité, de notre département. C’est du bois d’importation en provenance d’Allemagne, d’Autriche, de Finlande… On marche sur la tête : des crédits pour soutenir l’économie d’autres pays européens !

Il faut encourager la modernisation des scieries et des ateliers de deuxième transformation (constructeurs et charpentiers) pour qu’ils restent compétitifs.

Je vais transmettre ce message à l’assemblée générale des scieurs à laquelle je participerai avec plaisir. Je fais aussi passer le message de l’union et du groupement de l’ensemble des acteurs de la filière bois afin de mieux faire face aux grands enjeux économiques de notre département dans ce secteur. Je pense en particulier au prochain chantier de construction d’un Center Parc à Roybon.

Quelles autres actions concrètes sont mises en place pour cette filière ?

L’association Bois des Alpes a été créée en 2008 pour encourager la certification du matériau bois de notre région et à stimuler son utilisation dans la construction. L’objectif est de valoriser les ressources forestières et les compétences locales, maintenir les emplois locaux et participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais de circuits courts.

Lors des derniers trophées bois mis en place par le Conseil Général, au-delà de la qualité architecturale des réalisations, on regarde aussi la provenance du bois. Il faut encourager cette économie locale.

Propos recueillis par Charlotte Reynier- Poête

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Christophe Ferrari président de la Métro

On connaît  le successeur de Marc Baietto à la présidence de la Métro. Il s’agit du maire du Pont-de-Claix, le socialiste Christophe Ferrari.

Avant le deuxième tour du scrutin, Jacques Nivon, arrivé en deuxième position au 1er tour, a annoncé son retrait au profit de Christophe Ferrari. Ce dernier a donc été élu avec  80 voix.

Il devance le candidat de droite Jean-Damien Mermillod-Blondin,  29 voix,  et Mireille d’Ornano FN, 2 voix. A noter, 12 votes blanc et un vote nul.

Christophe Ferrari a annoncé: « une agglomération durable, exemplaire » avec comme priorités:  » une tarification sociale et progressive de l’eau, le développement des énergies renouvelables, la réhabilitation de l’habitat, des initiatives en ce qui concerne la  tarification des transports en commun ».

Christophe Ferrari

ferrar

Agé de 44 ans, Christophe Ferrari est maire PS du Pont de Claix (population municipale : 11 152 hab).

Conseiller municipal depuis 1995, il est élu maire en 2008 et réélu en 2014.

Conseiller communautaire de Grenoble-Alpes Métropole de 1998 à 2001, il est vice-président chargé des finances et de l’évaluation des politiques publiques depuis 2008 et vice-président du SMTC (syndicat mixte des transports en commun).

Il est également professeur des universités à Polytech, l’école d’ingénieur de l’université Joseph Fourier où il dispense des cours sur la prévention des risques industriels, sécurité et environnement. Sa spécialité : les questions de la pollution de l’air à l’échelle planétaire.

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Présidence de La Métro: Christophe Ferrari en tête au premier tour

Qui succèdera à Marc Baïetto à la présidence de la Métro.. Tout se joue cet après midi et ce soir .. Le scrutin s’annonce serré.

4 candidats en présence pour le premier tour: Mireille d’Ornano pour le FN, Jean-Damien Mermillod-Blondin pour la droite, Jacques Nivon pour l’ADIS et Christophe Ferrari pour le PS.

Voici les résultats de ce premier tour..

Christophe Ferrari 60 voix; Jacques Nivon 35; Jean-Damien Mermillod-Blondin 26; Mireille d’Ornano 2. Un bulletin blanc.

A suivre

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« Domestiquer autrement, homme-animal en élevage extensif… »

Dans la relation entre l’être humain et l’animal domestique, l’exigence du bien-être (animal et humain)
est une revendication sociétale importante.

L’intensification de l’élevage – dictée par les impératifs économiques, l’efficacité technique… –
et son extensification – poussée par la réoccupation des espaces ruraux désertés, la recherche d’une
alimentation et d’une vie plus saines… – constituent deux vecteurs en sens contraire de l’évolution
actuelle de l’élevage.

Elles ont pourtant la même conséquence : le déclin de la relation homme-animal.

Militer pour l’amélioration du bien-être animal et humain, c’est choisir cette voie intermédiaire
entre l’intensification inhumaine qui abêtit les animaux (et les hommes et l’extensification
sans hommes où les animaux redeviennent sauvages ; c’est réinventer l’élevage :
élever des animaux au sens de les « porter plus haut ».
C’est le choix d’un type de domestication qui implique entre autres de repenser les relations de
travail entre l’homme et l’animal, en particulier en termes d’organisation.

Dans ce grand espace d’investigation, il faut aller chercher les savoirs des éleveurs et des bergers, parfois
enfouis dans les couches de la longue histoire de la domestication (11 000 ans), mais aussi sous celles de
la modernité et de la rationalisation des tâches dans les exploitations agricoles.
L’ouvrage, à la fois espace de questionnement sur la relation homme-animal et guide technique,
s’appuie sur un important travail bibliographique détaillant la perception que l’animal (ovin et bovin)
possède de son environnement, et les mécanismes relationnel interindividuels au sein du troupeau.

À la lumière de ces données bio-éthologiques, les causes de la peur perdent de leur opacité,
les conséquences d’un stress sur les paramètres de production deviennent plus palpables.
La connaissance de la structuration sociale du troupeau est essentielle pour construire une relation
homme-animal « intelligente », au sein de laquelle la place des chiens(de conduite, de protection)
est discutée.

Au regard de la description des différents types de systèmes d’élevage agropastoraux alpins,
l’analyse de la relation homme-animal permet d’identifier des points faibles en matière,
par exemple, de manipulation, de contention, de transport des animaux:
le livre se ferme sur une douzaine de « fiches techniques » (situation, risques et solutions).
Initiateur et coauteur de cet ouvrage, Jean-Marie Davoine se forge une solide expérience de gardien de
troupeau dans des conditions et milieux très divers(plaines et montagnes, transhumances,
milieux alpins et méditerranéens).
Son sens aigu de l’observation et sa capacité de remise en question permanente lui permettent de
développer des réflexions et pratiques innovantes en matière de méthodes de domestication des animaux d’élevage
… une expérience et des connaissances qu’il n’a de cesse de partager avec les éleveurs et les bergers.
domestiquerContact :
Fédération des Alpages de l’Isère
La Grange
38190 LES ADRETS
Tel : 04 76 71 10 20
Fax : 04 76 71 10 29

federation@alpages38.org

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les fermes iséroises se font belles pour vous accueillir les 3 et 4 mai 2014 !

clé

En 2013 ce sont plus de 45 000 visiteurs qui ont découvert le temps
d’un week-end la vie à la ferme. Prenez la clé des champs, bienvenue dans
nos fermes est devenu le rendez-vous annuel des agriculteurs avec les isérois,
qu’ils soient voisins ou consommateurs de ces fermes.

Afin de vivre ces deux journées de portes ouvertes sous le signe de l’échange
et de la bonne humeur, les préparatifs vont bon train dans les 56 fermes
qui vont à nouveau accueillir petits et grands les samedi 3 mai et
dimanche 4 mai 2014. Les agricultrices et agriculteurs rangent leurs fermes,
préparent leurs animaux, mettent la dernière touche à leurs panneaux ou
animations et fabriquent les derniers fromages qui seront dégustés le week-end
prochain…

L’édition 2014 comporte 8 circuits de visites sur les territoires isérois
dont un nouveau dans le Trièves.

5 fermes composent ce nouveau parcours qui est à l’image d’une
« mini-ferme Isèroise pour les produits fermiers » :
• diversité des productions (cochons, agneaux, vaches, lait, fromages,
viande, ferme équestre, plantes aromatiques…)
• diversité des parcours des agriculteurs et agricultrices
• diversité des circuits de commercialisation proposés toute l’année aux
consommateurs (à la ferme, marchés, biau panier, amap, points de
vente collectif, restaurants, …)

Comme pour les éditions précédentes : en plus de la visite commentée et de
la dégustation gratuite de produits fermiers, certaines fermes proposent à
leurs visiteurs :
• de la restauration
• des animations ou démonstrations: coloriages, balade en ânes,
poneys, extraction de bulbes, traction animale, tonte des moutons,
atelier pédagogique, démonstration de greffage. Nouveautés 2014 :
récolte de spiruline, travail du cuir, dressage de chevaux
En deux clics, les internautes ont accès sur
www.prenezlacledeschamps.com, aux 17 circuits de visites et aux actu
des fermes participantes.

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Stéphane LE FOLL réaffirme son engagement en faveur de la filière ovine

Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt,  est intervenu à Arles en clôture de l’Assemblée générale de la Fédération nationale ovine (FNO).

Lors de son intervention, Stéphane LE FOLL a redit aux éleveurs sa volonté de conforter l’élevage ovin en France. Il a annoncé son souhait de réviser le plan loup en concertation avec la Ministre chargée de l’environnement afin de renforcer l’efficacité des mesures prévues par ce plan.

Le Ministre a par ailleurs rappelé que les choix français de mise en œuvre de la nouvelle Politique agricole commune sont favorables à cette filière, grâce notamment à la convergence des aides découplées et à la revalorisation de l’indemnité compensatrice de handicap naturel qui augmentera dès 2014 de 15%.

Sur l’aide couplée ovine, le Ministre a par ailleurs rappelé que le montant global perçu par les éleveurs ovins serait revalorisé en passant de 113 millions d’Euros en 2012 à 121millions d’euros en 2015 et les années suivantes.

Cette filière pourra aussi bénéficier des nouvelles mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) qui seront mises en place à partir de 2015 pour encourager le maintien de systèmes de production agricole présentant un intérêt pour l’environnement et menacés de disparition. C’est le cas avec une MAEC « systèmes herbagers et pastoraux » et avec une MAEC « systèmes polyculture-élevage », qui pourront notamment prendre la suite de la prime à l’herbe hors zone défavorisée. Elles représenteront pour les bénéficiaires entre 60 et 200 euros d’aide par hectare engagé.

Questionné sur les façons d’encourager l’installation dans la filière ovine, le ministre a enfin rappelé les différents outils introduits ou améliorés dans le cadre de la loi d’avenir : renforcement du rôle des SAFER, adaptation du contrat de génération à l’agriculture, élargissement des critères d’activité permettant d’émarger aux aides à l’installation.

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