Archive | 29 mai 2014

Afrique:

En développant l’élevage, on pourrait réduire la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire de millions d’agriculteurs africains, puisque le bétail peut être un actif essentiel pour la subsistance ou offrir d’importants débouchés commerciaux.

Une approche ciblée pour les politiques et les investissements dans le secteur de l’élevage

Un rapport conjoint de la FAO, de la Banque mondiale, de l’Institut international de recherches sur l’élevage et de l’Union africaine recommande qu’il soit mis en place des interventions ciblées pour exploiter la croissance du secteur de l’élevage en Afrique afin de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Les auteurs du rapport laissent entendre que, même s’il faut mener des interventions différentes pour répondre aux besoins variés des différents éleveurs africains, les politiques et les investissements peuvent s’articuler autour de deux grands axes: les ménages peuvent bénéficier des nombreux services que le bétail fournit pour leur subsistance (aliments produits grâce à la force de trait ou assurance, par exemple) ou exploiter le bétail dans le cadre d’une activité commerciale aux nombreux débouchés.

Élevage de subsistance et élevage commercial

De nombreux ménages ruraux en Afrique, majoritaires dans la plupart des pays, élèvent du bétail en raison des avantages variés que celui-ci leur apporte: revenu en espèces, aliments, fumier, force de trait, économies, assurance et capital social, par exemple.

Rares sont les activités qui ont un impact aussi important que l’élevage sur la vie et sur les moyens d’existence des pauvres: les investissements dans l’élevage non seulement génèrent de nombreux avantages financiers et non financiers, mais ils constituent aussi une base sur laquelle les pauvres pourront s’appuyer pour sortir de la pauvreté, par exemple en vendant des animaux pour payer les frais scolaires de leurs enfants.

Depuis la deuxième moitié des années 1990, les ménages ruraux ont de plus en plus de possibilités d’utiliser l’élevage pour sortir de la pauvreté. La croissance démographique, l’augmentation des revenus et l’urbanisation alimentent une forte croissance de la demande d’aliments de valeur élevée en Afrique, qu’il s’agisse de viande, de lait, d’œufs ou d’autres produits animaux.

Développer et améliorer la production issue de l’élevage et vendre l’excédent sur le marché est donc un moyen efficace, pour les éleveurs, de sortir de la pauvreté.

Cela étant, tous les ménages ruraux ne parviendront pas à s’extraire de la pauvreté grâce à l’élevage: si la majorité d’entre eux vendaient des produits animaux sur le marché, les prix de ces produits s’effondreraient, les prix des intrants grimperaient et l’activité perdrait toute rentabilité.

En fait, la majorité des éleveurs ne visent pas l’activité commerciale mais bien la subsistance: ils élèvent des animaux pour les nombreux services que ceux-ci leur fournissent pour leur subsistance et non pour vendre des produits animaux sur le marché.

La raison en est simple:

la plupart des ménages ont des troupeaux relativement petits, équivalant dans la plupart des cas à moins d’un bovin, qui ne leur coûtent rien ou pratiquement rien, et ils ne peuvent donc pas tirer des bénéfices importants de la vente régulière de l’excédent de la production.

D’un autre côté, entre 5 et 20 pour cent des éleveurs sont susceptibles de viser le marché, et pourraient être incités à développer et à améliorer significativement leur production. Ces éleveurs ont les compétences et les capacités voulues pour garder des troupeaux suffisamment grands (environ 4 bovins ou 50 poulets de chair, par exemple) pour générer un excédent de production significatif.

Ils peuvent ainsi renforcer leurs moyens d’existence et sortir de la pauvreté en vendant régulièrement sur le marché des animaux vivants, de la viande, du lait, des œufs et d’autres produits animaux.

Politiques et investissements dans le secteur de l’élevage pour réduire la pauvreté

Les politiques et les investissements visant à la réduction de la pauvreté au moyen de l’élevage doivent avoir des accents différents selon que le bétail est considéré comme un actif pour la subsistance ou comme un moyen de mener une activité commerciale. Dans le premier cas, il convient de s’attacher surtout à favoriser le bon fonctionnement des chaînes de valeur des intrants, puisque les éleveurs visant la subsistance ont besoin d’accéder à des intrants de base pour optimiser les avantages qu’ils tirent de leurs animaux.

L’accès au marché des produits n’est pas une question de première importance pour ces éleveurs, qui vendent des animaux et des produits animaux occasionnellement et pour saisir des occasions qui se présentent.

Par contre, améliorer le rendement des intrants consommés par le bétail est directement favorable à la subsistance de ces ménages.

Par exemple, le bétail est une source régulière de protéines animales, le fumier permet d’améliorer la productivité des cultures, et les éleveurs peuvent vendre des animaux pour faire face à des situations de crise imprévues, par exemple pour acheter des médicaments.

Les retours sur les investissements réalisés dans l’élevage constituent par un ailleurs un premier pas pour sortir de la pauvreté. Ils peuvent par exemple aider les ménages à franchir des barrières à l’entrée pour accéder à des activités plus lucratives, telles que de petites activités commerciales, ou à créer des exploitations commerciales si l’occasion se présente.

À l’inverse, les politiques et les investissements qui visent à promouvoir l’élevage comme activité commerciale pour les petits agriculteurs doivent créer un environnement favorable pour les chaînes de valeur des intrants et pour les chaînes de valeur des produits, puisque les éleveurs commerciaux ont besoin d’un accès correct non seulement aux intrants, mais aussi aux marchés des produits.

Les investissements soutenant l’élevage comme activité commerciale créeront par ailleurs des emplois au niveau des exploitations, le long de la chaîne de valeur des intrants ainsi que dans les activités liées à la transformation, à la vente en gros et à la vente au détail et dans d’autres activités connexes. Ces investissements pousseront en outre à la hausse l’offre d’aliments d’origine animale abordables, ce qui profitera aux consommateurs moins nantis.

Politiques et investissements dans le secteur de l’élevage fondés sur des éléments probants

Les éléments probants disponibles fournissent des éclairages pour la formulation de politiques et d’investissements ciblant le bétail comme un actif pour la subsistance, puisque les principales difficultés que rencontrent les éleveurs visant la subsistance sont bien connues.

Les éléments disponibles sont par contre insuffisants pour permettre aux pouvoirs publics de créer un environnement favorable à l’exploitation commerciale du bétail (on manque par exemple d’informations sur le fonctionnement des chaînes de valeur des intrants et des produits).

On dispose en fait de peu de données systématiques sur la façon dont les éleveurs commerciaux accèdent aux marchés des intrants et des produits et utilisent ces marchés, et sur la répartition des bénéfices le long de la chaîne de valeur. La collecte de ces informations doit être une priorité pour les responsables politiques et les investisseurs qui souhaitent utiliser l’élevage commercial comme un outil pour réduire la pauvreté grâce à la création de revenus et d’emplois.

Les interventions dans le secteur de l’élevage doivent être adaptées au contexte local. L’approche proposée, qui consiste à cibler le bétail comme un actif clé pour la subsistance ou comme un moyen de lancer une activité commerciale importante, offre un cadre utile pour adapter les politiques et les investissements dans le secteur qui permettent de réduire la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire des éleveurs, des différents acteurs de la chaîne de valeur et des consommateurs.

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En avril, les prix de production des produits agricoles augmentent..

En avril, les prix de production des produits agricoles augmentent (+0,8 % par rapport à mars) ; sur un an ils baissent de 4,0 %.

Le prix des céréales est quasi stable en avril (+0,2 %). L’offre de céréales demeure abondante et la crise politique ukrainienne n’affecte pas les exportations de ce pays.

Le prix des oléagineux diminue en avril (-2,2 %). La demande asiatique est désormais moins vigoureuse tandis que l’offre sud-américaine de soja est très abondante.

Le prix de l’ensemble des vins augmente de 13,4 % sur un an (et de 21,8 % pour les vins d’appellation), en lien avec de faibles récoltes depuis deux ans.

Le prix de la pomme de terre chute par rapport à l’année dernière (-36,0 %). Il s’agit d’un retour à la normale : l’avant-dernière récolte en 2012 avait été très faible en Europe du Nord-Ouest.

Le prix des fruits frais décroît en glissement annuel (–17,9 %), en particulier ceux de la pomme et de la poire dont les productions avaient augmenté en 2013. Le prix de la fraise baisse également : la chaleur et la lumière, plus présentes en ce début de saison que l’an dernier, ont permis d’accroître la production.

Le prix des légumes frais chute en glissement annuel (–21,4 %). Le chou-fleur s’écoule difficilement aussi bien vers le frais qu’en surgélation. Le prix de la tomate baisse aussi, sous l’effet de la concurrence étrangère et d’un temps plus maussade après Pâques, qui a légèrement détourné les consommateurs. En raison de températures clémentes la maturité des laitues et des poireaux s’est accélérée, saturant la demande.

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en avril (+3,8 %). Celui du porc bondit (+16,6 %) : malgré l’embargo russe, les exportations européennes sont portées par la crise sanitaire aux États-Unis (diarrhée épidémique porcine), qui limite la production et les exportations.

La hausse du prix des ovins reflète une offre limitée face au surcroît traditionnel de consommation à Pâques, qui se situe en plein milieu du mois cette année. Le prix du lait croît sensiblement sur un an (+14,0 %), du fait de la forte demande, notamment chinoise, à l’export en lait de consommation. Le prix des œufs baisse car la production française est abondante.

Le prix d’achat des moyens de production croît légèrement en avril.

Le prix des consommations intermédiaires se maintient globalement en avril (+0,1 %). Sur un an, les prix des aliments pour animaux et des engrais ont diminué d’environ 8 %. Le prix des investissements est stable en avril.

Sources : INSEE – SSP (ministère chargé de l’Agriculture

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Les fermes de belledonne vous invitent…

A l’approche de l’été, les producteurs du réseau  Les Fermes de Belledonne vous invitent à leurs prochains marchés fermiers, le dimanche 1 juin 2014 de 9h00 à 13h00 à la Ferme de Loutas (Route de Pinet, Saint-Martin d’Uriage) et le dimanche 29 juin 2014 de 9h00 à 13h00 à la Ferme de Pressembois (Venon).

Marché du 1 juin : apéritif fermier à 12h
Tout au long de l’année, venez (re)découvrir la diversité et la qualité des produits fermiers de Belledonne dans un cadre champêtre. Selon la saison et la météo, vous y serez accueilli par une dégustation, une balade en ânes, une animation pour les enfants ou un apéritif fermier.
Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 6 juillet, 14 septembre, 19 octobre et 14 décembre : Ferme de Loutas à St Martin
d’Uriage,
- le dimanche 10 août : Ferme de la Boutière à Laval,
- les dimanche 28 septembre, et 26 octobre : Ferme de Pressembois à Venon

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Arbitrages PAC

Communiqué de chambres d’agriculture France/APCA

Six mois après les premières décisions, le Ministre de l’Agriculture a présenté ce matin en CSO ses décisions sur les principaux arbitrages qui restaient à prendre sur la mise en oeuvre de la PAC.

Par rapport aux propositions initiales, les choix retenus sur les aides « vaches allaitantes » permettent de mieux prendre en compte les élevages spécialisés. Cela va dans le sens de la compétitivité et de la structuration de l’élevage « bovins viande » et répond aux demandes des Chambres d’agriculture.

Ce rééquilibrage se fait au prix de la suppression des aides à l’engraissement. Le Ministre ayant annoncé une politique volontariste pour l’engraissement avec d’autres leviers, nous serons très vigilants sur ce point ! Il en va du maintien de la valeur ajoutée et de l’emploi dans les territoires.

Le dispositif retenu pour les zones intermédiaires doit rester compatible avec les réalités agronomiques et climatiques.

La plupart des mesures sont désormais connues. Pour beaucoup d’entre elles, à commencer par la surprime des 1er ha mais aussi les aides couplées, des plafonds sont définis. Cela pose la question de la prise en compte des actifs dans les formes sociétaires. Le Ministère devra rapidement apporter des réponses sur les possibilités de passage en GAEC.

Nous allons maintenant entrer dans une phase où les exploitations doivent anticiper au mieux les impacts de la nouvelle PAC. Les Chambres d’agriculture sont au service des agriculteurs pour les accompagner dans ce moment-clé. Elles vont, sous peu, proposer à tous les agriculteurs un outil pour leur permettre d’évaluer, sur leur exploitation, l’évolution de leurs soutiens dans la prochaine PAC.

Les décisions sur la PAC sont désormais connues. Il s’agit maintenant d’accompagner les exploitations pour leur permettre de s’adapter aux nouvelles règles et de renforcer leur compétitivité. Les Chambres d’agriculture sont mobilisées en ce sens.

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Le Prisuttu, le Lonzo et la Coppa sur la voie de l’AOP ..


Produits agricoles de qualité : trois nouvelles demandes pour des produits corses approuvées par la Commission européenne
La Commission européenne a approuvé la demande d’enregistrement de trois nouvelles appellations d’origine protégées, « Jambon sec de Corse  » / « Jambon sec de Corse – Prisuttu », « Coppa de Corse  » / « Coppa de Corse – Coppa di Corsica » et « Lonzo de Corse  » / « Lonzo de Corse – Lonzu », dans la liste des appellations d’origine protégées (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP).

Issus de la charcuterie traditionnelle corse, ces trois produits sont élaborés respectivement à partir de de cuisse, d’échine et de longe de porc de la race locale nustrale, élément essentiel du terroir. Obtenus selon des systèmes actuels d’élevage hérités d’une tradition pastorale ancienne, ils ont constitué pendant très longtemps une des sources principales de protéines animales dans la diète insulaire corse traditionnelle.

La décision de la Commission devrait être publiée prochainement au Journal Officiel de l’Union européenne. Ces trois noms rejoindront alors plus de 1200 produits déjà protégés, dont la liste est disponible dans la base de données DOOR.

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