Archive | 02 juin 2014

Une France en14 régions…

François Hollande propose de ramener de 22 à 14 le nombre de régions métropolitaines. Nouvelle carte «soumise au débat parlementaire»

La carte des nouvelles régions, qui seront «de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales», «prend en compte les volontés de coopération» déjà engagées et sera soumise au débat parlementaire, précise François  Hollande.

En clair:
Picardie et Champagne-Ardenne vont fusionner, comme Auvergne et Rhône-Alpes, mais aussi Bourgogne et France-Comté, Midi-Pyrénées et Languedoc. Centre Poitou-Charentes et Limousin ne feraient plus qu’une région… Bretagne, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, IdF et Paca seraient  inchangées.


Bien entendu ce redécoupage fait des heureux, des mécontents, des inquiets…..Le débat ne fait que commencer avec André Vallini, secrétaire d’Etat en charge aux réformes territoriales en première ligne…

A noter que les élections régionales et celle des conseil départementaux seraient repoussées à l’automne 2015…

Voici le texte intégral de la tribune de François Hollande

Depuis deux siècles, la République a cherché à concilier l’unité de l’Etat, avec l’exercice le plus libre possible de la démocratie locale.

Mais il a fallu attendre les grandes lois de décentralisation de 1982 sous la Présidence de François Mitterrand, pour élargir les responsabilités des communes et des départements, et faire des régions des collectivités locales à part entière.

Puis sous la présidence de Jacques Chirac, la République décentralisée a été consacrée dans la Constitution. C’était aussi une façon de reconnaître que nos territoires et les élus qui les représentent, ont incontestablement contribué depuis trente ans à la modernisation du pays et à l’amélioration de la vie quotidienne des Français.

Le temps est venu de donner une forme nouvelle à cette ambition. Parce que notre organisation territoriale a vieilli et que les strates se sont accumulées. Parce que les moyens de communication, les mutations économiques, les modes de vie ont effacé les limites administratives. Parce que nous devons répondre aux inquiétudes des citoyens qui vivent à l’écart des centres les plus dynamiques et qui redoutent d’être délaissés par l’Etat en milieu rural comme dans les quartiers populaires.

Le temps est donc venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir une meilleure qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse.

La réforme que j’ai demandée au Premier ministre et au Gouvernement de mettre en œuvre, en y associant toutes les familles politiques, est majeure. Il s’agit de transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République.

Au plus près des habitants, la commune est l’institution à laquelle chaque Français est le plus attaché. C’est dans ce cadre que se pratiquent chaque jour la solidarité et la citoyenneté. Elle doit demeurer « une petite République dans la grande ». La spécificité de notre pays c’est de compter 36700 communes.

L’ensemble du territoire national est aujourd’hui couvert par des intercommunalités. Mais elles sont de taille différente et avec des moyens trop faibles pour porter des projets.

Ce processus d’intégration doit se poursuivre et s’amplifier. C’est le sens de la réforme proposée. Les intercommunalités changeront d’échelle. Chacune d’entre elles devra regrouper au moins 20 000 habitants à partir du 1er janvier 2017, contre 5000 aujourd’hui. Des adaptations seront prévues pour les zones de montagne et les territoires faiblement peuplés.

L’intercommunalité deviendra donc, dans le respect de l’identité communale, la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale. Il faudra en tenir compte pour lui donner le moment venu toute sa légitimité démocratique. Comme il en a été décidé pour les 13 métropoles et le Grand Paris qui ont été créés par la loi du 27 janvier 2014.

Les régions, quant à elles, se sont imposées comme des acteurs majeurs de l’aménagement du territoire. Mais elles sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante. Leurs ressources ne correspondent plus à leurs compétences, qui elles-mêmes ne sont plus adaptées au développement de l’économie locale.

Pour les renforcer, je propose donc de ramener leur nombre de 22 à 14. Elles seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales. Une carte a été définie. Elle prend en compte les volontés de coopération qui ont été déjà engagées par les élus, dont je veux saluer le sens de l’intérêt général. Elle sera soumise au débat parlementaire. Mais il faut aller vite car il ne nous est pas permis de tergiverser sur un sujet aussi important pour l’avenir du pays.

Demain, ces grandes régions auront davantage de responsabilités. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures.

Pour remplir leur rôle, elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus.

Dans ce nouveau contexte, le conseil général devra à terme disparaître. La création de grandes régions, et le renforcement des intercommunalités absorberont une large part de ses attributions. Mais cette décision doit être mise en œuvre de façon progressive car le conseil général joue un rôle essentiel dans la solidarité de proximité et la gestion des prestations aux personnes les plus fragiles. Et il ne peut être question de remettre en cause ces politiques. Pas davantage les personnels dévoués qui continueront à les mettre en œuvre. Du temps est nécessaire et de la souplesse est indispensable. Une large initiative sera laissée aux élus pour assurer cette transition. Certaines métropoles pourront reprendre les attributions des conseils généraux et toutes les expérimentations seront encouragées et facilitées.

L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020. Je veux croire qu’une majorité politique nette se dessinera en faveur de ce projet et que s’y associeront les élus qui, dans l’opposition aujourd’hui, souhaitent eux aussi l’aboutissement de cette réforme. D’ici là, les élections pour le conseil départemental seront fixées le même jour que celles pour les futures grandes régions à l’automne 2015. Avec le mode de scrutin qui a été voté par la loi du 17 mai 2013.

Le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l’Etat, autour des préfets et de l’administration déconcentrée avec les missions qui sont attendues de lui : garantir le respect de la loi et protéger les citoyens en leur permettant d’avoir accès aux services publics où qu’ils se trouvent. Mais il devra renoncer à exercer les compétences reconnues aux collectivités.

Cette grande réforme s’inscrit dans la volonté de moderniser notre pays et de le rendre plus fort. Elle est tournée vers les citoyens car il s’agit de simplifier notre vie publique, de rendre plus efficace nos collectivités et de limiter le recours à l’impôt. Elle repose sur les valeurs qui doivent nous rassembler : le souci constant de la démocratie, de la solidarité et de l’efficacité. Et c’est pourquoi j’appelle tous les citoyens et, en particulier, tous les élus locaux qui par leur engagement quotidien font vivre les institutions de la République, à s’associer à sa réussite.

François Hollande

Tribune publiée dans la presse quotidienne régionale datée du 3 juin 2014

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Offres et demandes d’emploi en Rhône-Alpes, dans le secteur agricole

Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . GAEC recherche un salarié pr réaliser la traite, les soins des animaux. Vs serez amené à conduire les tracteurs avec matériels agricoles pr effectuer les travaux des champs. CDD tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL68-01

Ain . SR recrute un salarié polyvalent. Vs réaliserez les travaux courants de l’exploitation : travaux du sol, récoltes, soins, alimentation des animaux (ovins, porcs, bovins…). Zone de travail : Pont d’Ain, Lhuis. Savoir conduire un tracteur avec ses outils, savoir manipuler les animaux, être autonome. CDD de remplacement tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OEL5-01

Drôme . Expl., en grandes cultures AB, cherche salarié polyvalent pr effectuer l’ensemble des travaux agricoles. Vs devez savoir conduire les engins agricoles avec matériel et faire preuve d’autonomie. CDD 2 mois tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCM23-26

Rhône . Au sein d’un GAEC, vs aurez en charge la traite, les soins aux animaux, et la réalisation des cultures. Expérience demandée. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL43-69

Rhône . Domaine 20 hectares, recrute un agent viticole. Vs interviendrez sur l’ensemble des travaux de la vigne et de la cave. Vous devez être motivé. Permis B souhaité. Niveau souhaité BAC pro. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVI25-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ardèche . Homme cherche emploi en agriculture. Expériences de chauffeur poids lourd (FIMO), en conduite de tracteur et en saison agricole. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DMA19-07

Drôme . Femme cherche emploi en élevage caprin, ovin lait et/ou fromagerie. Expérimentée. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCA32-26

Drôme . Femme cherche emploi en horticulture, maraichage. Titulaire BP. Expériences saisonnières en horticulture/pépinières. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DHO45-26

Loire . Homme cherche emploi en maraîchage, pépinière ou horticulture. Titulaire BTS. Expériences saisonnières de 6 mois. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DMA19-42

Rhône . Homme, ayant un projet d’installation, cherche emploi saisonnier en maraîchage. Mobilité : Drôme-Ardèche. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DMA56-69

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Des centrales villageoises photovoltaïques en Vercors

Initié par le Parc du Vercors, le programme CENTRALES VILLAGEOISES PHOTOVOLTAÏQUES
dont l’objectif est de produire de l’énergie renouvelable avec le concours des acteurs locaux,
est prêt à se concrétiser en Gervanne et dans le secteur des Quatre-Montagnes.

Territoire d’expérimentation et d’innovation, le Parc naturel régional s’est engagé depuis plus de 20 ans dans
une politique de maîtrise des consommations d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

Dans cette perspective, diverses actions d’accompagnement ont pu être entreprises grâce au soutien des
collectivités locales, de l’agence régionale Rhonalpénergie-environnement, et avec l’aide financière de la
Région Rhône-Alpes et de l’Europe, pour sensibiliser et impliquer le plus large public dans différents projets
et notamment celui visant la mise en place de centrales villageoises photovoltaïques.

Aujourd’hui, deux opérations sur les quatre envisagées en plusieurs endroits du massif sont en voie de
réalisations sur les villages de Plan-de-Baix, Gigors-et-Lozeron en Gervanne et Méaudre, Villard-de-Lans, Lansen- Vercors sur le territoire des Quatre-Montagnes.

Avec l’appui en expertise du Parc, les sociétés par actions simplifiée (SAS) qui pilotent localement ces initiatives de coopération poursuivent leur démarche d’information, de collecte d’épargne et, plus concrètement, d’élaboration des premiers équipements sur les toitures des maisons individuelles et des bâtiments communaux.

Pour continuer à mobiliser autour de chacun des projets, les SAS Gervanne-Raye et Centrale photovoltaïque Quatre-Montagnes proposent plusieurs rendez-vous afin de faire partager leurs expériences et d’ouvrir des espaces d’échange propices aux dialogues.

JEUDI 5 JUIN – 20H30 : Conférence « La transition énergétique – volet 1 : l’énergie solaire »
Présentation des enjeux et perspectives, coorganisée avec l’Université inter-âges du Dauphiné (UIAD)
par Vincent-Jacques Le Seigneur, secrétaire général de l’Institut national de l’énergie solaire (INES),
et Christophe Albert, président des Centrales photovoltaïques des Quatre-Montagne.
Tout public, Cité scolaire Jean Prévost à Villard-de-Lans.

JEUDI 12 JUIN – 20H30 : Conférence « Transition : l’électricité citoyenne »
Projection de courts métrages et débat autour de l’exemple de la centrale villageoise Gervanne-Raye.
par Dominique Jacques, chargé de mission pour l’agence régionale Rhonalpénergie-environnement.
Tout public, Cinéma l’Éden à Crest.

SAVOIR PLUS
Site web : www.centralesvillageoises.fr

Catégorie environnement, parcs, énergiesCommentaires fermés

Voiron: restructuration du lycée la Martellière

Ce lundi 2 juin à Voiron (Isère), Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, a
inauguré les travaux de restructuration du lycée La Martellière en présence d’Eliane
GIRAUD, Vice-présidente déléguée aux transports, déplacements et infrastructures et à
l’administration générale, Sarah BOUKAALA, Conseillère régionale déléguée à la jeunesse,
Michel GUIN, Proviseur du lycée La Martellière, Gilles PELURSON, Directeur régional de
l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et Julien POLAT, Maire de Voiron.

Bâti dès 1860, le lycée professionnel agricole La Martellière forme, de la 3ème au BTS, par la
voie scolaire et par l’apprentissage, 220 élèves, aux métiers de la vente et des services à la
personne. Il propose également deux formations biqualifiantes, l’une autour du ski et l’autre
sur le métier d’accompagnateur de moyenne montagne.

La restructuration de l’internat et du restaurant scolaire a pour objectif d’améliorer les
conditions de vie des élèves et d’accroitre l’attractivité de l’établissement. La Région a
entièrement financé ce chantier, à hauteur de 4,4 M€.

18 mois de travaux ont été nécessaires pour réhabiliter 1 807 m². La rénovation associe des
matériaux anciens et modernes, apportant une attention particulière aux économies
d’énergie et à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.

Le nouvel internat se compose de 73 lits, d’un foyer socioculturel et d’une salle de travail.
Chaque chambre peut accueillir 3 à 4 élèves, qui disposent de bureaux individuels, de
connexions informatiques et d’une salle de bains attenante.

Le nouveau restaurant scolaire offre deux salles de restauration insonorisées et une cuisine
fonctionnelle. Une centaine d’élèves demi-pensionnaires utilisent désormais le self service
pour déjeuner.

Pour Jean-Jack QUEYRANNE, « le lycée La Martellière est un établissement à taille humaine,
qui offre à présent à ses élèves un cadre de travail et de vie agréable, avec des équipements
de qualité. Ces travaux sont l’illustration concrète de l’engagement de la Région, qui vise à
donner à chaque jeune Rhônalpin les meilleures conditions d’études possibles pour accéder à
un emploi et à une vie d’adulte épanoui. »

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