Archive | 05 juin 2014

Parc du Mercantour : 63 bêtes tuées en toute impunité !

Communiqué de la confédération paysanne:

« Suite à une nouvelle attaque, Mickael Vial, éleveur berger à Breil-sur-Roya (Alpes Maritimes), en est à plus de 100 bêtes tuées depuis la sortie de son troupeau le 20 avril. Son cas n’est pas isolé. Les troupeaux voisins sont harcelés de la même manière.

Bilan de cette dernière attaque : 63 bêtes tuées et 12 disparues à ce jour. Mickaël a passé plusieurs jours à nourrir des agneaux orphelins, soigner des brebis blessées, ramasser des cadavres de brebis, signer des constats.

Le troupeau de Mickaël pâture dans la zone « cœur » du Parc du Mercantour, où le protocole de prélèvement des loups n’est pas appliqué. Une aberration de plus dans Le Plan Loup. Plus de 30 % des attaques ont lieu en zone « cœur », mais les meutes peuvent y massacrer les troupeaux en toute impunité, puisque l’Etat refuse d’intervenir.

Seule proposition de la sous-préfecture : faire sortir le troupeau de la zone centrale pour que les services de l’ONCFS puissent intervenir. C’est l’hypocrisie la plus totale !

Les prélèvements doivent être autorisés en urgence dans les cœurs de Parcs. De véritables actions de piégeage doivent être menées sous la responsabilité des services de l’Etat, pour éliminer ces meutes dévastatrices. »

Catégorie agriculture, loup, élevageCommentaires fermés

Congrès des Jeunes Agriculteurs

À l’occasion de son intervention devant le Congrès de Jeunes Agriculteurs, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du gouvernement a tenu à féliciter Thomas DIEMER pour son élection à la tête de Jeunes Agriculteurs et à lui adresser tous ses vœux de réussite ainsi qu’au nouveau bureau.

Il a également remercié Francois THABUIS qui a su mener tout un réseau avec une action constructive, et salué la qualité du dialogue conduit pendant les deux années de sa présidence.

Le Ministre a rappelé le chemin parcouru depuis le congrès de Metz avec notamment la mise en place du « top-up » pour les jeunes sur le premier pilier avant de préciser les dispositions spécifiques aux jeunes dans la mise en place des aides couplées et conformément aux annonces faites à l’occasion du CSO du 27 mai dernier.

Stéphane LE FOLL a rappelé que dès le début des discussions relatives aux modalités d’attribution des aides couplées il avait souhaité qu’une aide spécifique soit destinée aux jeunes.

Le Ministre a en particulier indiqué que les jeunes agriculteurs pourraient bénéficier d’une surprime spécifique au titre de l’aide laitière pendant les trois premières années suivant leur installation (15€ en zone de montagne et 10€ hors zone de montagne) et qu’il en irait de même pour l’aide ovine majorée de 6€ par bête pour les jeunes. Concernant la prime au maintien de troupeau de vache allaitante les jeunes se verront offrir la possibilité de primer les génisses.

Stéphane LE FOLL a également annoncé qu’il renforcerait le financement des Points Accueil Installation, structure fondamentale pour permettre à toutes celles et ceux qui souhaitent s’installer de bénéficier d’un accompagnement coordonné et suivi dans le temps.

Enfin, le Ministre a confirmé qu’il souhaitait s’engager pleinement dans la préparation de l’événement Terres de Jim organisé par Jeunes Agriculteurs début septembre en Gironde.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

jouez Rewild

RED

Permettre aux jeunes de 18 à 25 ans de découvrir la moyenne montagne en jouant, tel
est le pari que se sont fixé les Parcs naturels régionaux du Haut-Jura*, du Massif des
Bauges, de la Chartreuse et du Vercors et la Grande Traversée des Alpes(GTA) pour faire
(re)découvrir, sur des parcours de jeu en itinérance, à pied ou à VTT, ces territoires
d’exception, souvent situés à deux pas de chez eux.

Le scénario : Depuis l’explosion d’une météorite dans un lac de la région, d’étranges phénomènes
sont apparus. Fred, un apprenti journaliste, recense ces phénomènes et partage ses découvertes sur
internet. Chacun est appelé à rejoindre la communauté des Rewilders pour participer et l’aider dans ses
recherches…

Un jeu de piste innovant entre fiction et réalité

Né d’un partenariat inédit entre les quatre Parcs et la GTA,
Rewild mêle itinérance, énigmes et expériences multimédias,
pour un jeu de piste grandeur nature, à vivre « entre potes ».

Dix-sept parcours de jeu dans les massifs du Haut-Jura, des Bauges,
de la Chartreuse et du Vercors sont ouverts aux joueurs, valorisant
les spécificités de chacun des territoires traversés. L’aventure se
déploie également sur trois villes-portes des massifs : Grenoble,
Chambéry et Aix-les-Bains, dans des parcours de jeu urbains.

Porté par un scénario qui évolue dans un monde fantastique et
décalé, les joueurs progressent au fil des énigmes, alternant indices
physiques et indices numériques et technologiques (QR code,
SMS, répondeurs numériques…). Chaque parcours peut-être
réalisé de façon autonome ou se combiner avec d’autres parcours.

Après une première saison encourageante en 2013, la saison 2
de Rewild s’annonce des plus prometteuses !

Mode d’emploi

Les parcours de jeu Rewild seront ouverts au public, du 7 juin au
28 septembre 2014, gratuitement.

Les joueurs peuvent s’inscrire dés maintenant, sur le site

www.rewild.fr et sur la page Facebook Rewild

pour découvrir l’univers du jeu, les dix-sept parcours et résoudre les premières énigmes
en ligne.

A partir du samedi 7 juin : aidés de roadbooks téléchargeables
sur le site, les joueurs partent pour des sessions de jeu à la carte,
de un à cinq jours, à pied ou à VTT dans les massifs et dans les

quatre villes-portes.

Au retour, les joueurs inscrivent leurs réponses sur le site
internet et accèdent au dénouement de l’aventure.

Une application Smartphone dédiée permet aussi aux joueurs
de renseigner leurs réponses directement sur le terrain. Elle
donne aussi accès à des bonus tout au long des parcours
A noter : Chaque départ de parcours est accessible en transport
en commun.

A GAGNER : DES PANIERS GARNIS !
Les rewilders qui auront cumulé le plus de points sur la saison 2014 recevront un panier garni au mois d’octobre. Dans ces paniers, composés de spécialités de chaque parc, plein de trésors culinaires les attendent ! Le défi pour découvrir ces trésors gastronomiques, jouer sur plusieurs sessions de jeu et répondre au maximum d’énigmes pour gagner le plus de points.

Catégorie parcsCommentaires fermés

La filière viande en Rhône-Alpes : plus de 17 000 emplois..

Avec plus de 17 000 emplois, la filière viande en Rhône-Alpes est plus spécialisée sur ses segments en aval.

Placée au 5e rang des régions françaises pour l’importance de l’ensemble de la filière, mais elle se situe au 3e pour le seul segment du commerce de gros. Le niveau d’exportation d’animaux vivants est également significatif. L’ensemble de la filière est davantage présent dans l’ouest de la région, à proximité de l’Auvergne et du Charolais.

Ces territoires accueillent en particulier de grandes unités d’abattage et de transformation de la viande.

La filière viande rassemble tous les établissements impliqués de manière significative dans la production de viandes ou de produits à base de viande, et ce quelle que soit leur place dans la chaîne de production. La filière se compose ainsi, d’amont en aval, de trois segments d’activités : l’élevage (principalement bovins, ovins-caprins, volailles, porcins), l’abattage-transformation de la viande et le commerce de gros.

Rhône-Alpes : 5e région française pour l’emploi dans la filière

En Rhône-Alpes, la filière viande compte près de 7 000 établissements, dont 6 000 exploitations agricoles. Elle occupe 17 300 personnes en 2011, ce qui correspond à environ 7 % du total national. L’effectif de Rhône-Alpes place la région au 5e rang des régions françaises, loin derrière la Bretagne et les Pays de la Loire, deux régions spécialisées dans le secteur de l’agro-alimentaire et regroupant chacune près de 40 000 emplois. La filière ne regroupe par ailleurs que 0,6 % des emplois régionaux. Cette part est de 0,9 % en France métropolitaine ; elle est très élevée dans les régions du Massif central, en particulier dans le Limousin, où 4,1 % des emplois sont liés aux activités de production de viande.

En général, les régions spécialisées dans la viande affichent une part des segments élevage et abattage-transformation plus importante qu’ailleurs. De son côté, Rhône-Alpes se distingue par une structure de l’emploi davantage orientée vers l’aval de la filière, le commerce de gros en particulier.

Une part importante de non-salariés, essentiellement dans l’agriculture

Selon les régions, la répartition de l’emploi entre les segments de l’élevage, de l’abattage-transformation et du commerce de gros peut varier sensiblement. La continuité de la chaîne productive de la filière sur une même zone géographique n’est pas toujours observée : ce n’est pas forcément l’élevage local qui fournit aux établissements industriels de la zone la matière première servant à la production de viande. Les échanges inter-régionaux, voire internationaux, sont fréquents. Par exemple, une partie des transformateurs régionaux peuvent se fournir en porcs provenant de Bretagne ou d’Espagne.

De même, l’engraissement de « broutards » peut s’effectuer en Italie. Le commerce de gros n’est pas, lui non plus, nécessairement implanté dans les régions d’élevage ou de production ; il peut se trouver à proximité des lieux de consommation ou des nœuds de communication comme l’Île-de-France.

Les caractéristiques de l’emploi dans la filière rhônalpine restent par ailleurs assez proches de celles constatées au niveau national. Les nombreux établissements du segment agricole de l’élevage sont naturellement constitués d’importants effectifs non-salariés. Ce statut particulier concerne environ 6 200 personnes dans la région, soit une part de 36 % de l’emploi total de la filière (contre 13 % pour l’emploi tous secteurs d’activité confondus).

Les femmes, même si elles représentent un tiers de l’emploi de la filière, sont moins présentes que sur l’ensemble des secteurs économiques (47 % en Rhône-Alpes). Les jeunes travailleurs sont également moins nombreux : la filière compte 42 % de travailleurs âgés de moins de 40 ans ; tous secteurs confondus, cette part est supérieure de 6 points.

En Rhône-Alpes, la spécialisation plus forte en aval de la filière explique des niveaux de salaires plutôt élevés. La rémunération annuelle nette y atteint 23 200 euros, soit 400 euros supplémentaires, en moyenne, par rapport à la filière viande en France métropolitaine. Avec
plus de 24 500 euros, les départements de la Loire et de la Haute-Savoie occupent les deux premières places de la région ; la Drôme et l’Ardèche, où les salaires sont inférieurs à 21 500 euros, ferment la marche.

Les effectifs de la filière dans la région se concentrent autour de Lyon, Roanne, Mâcon et Saint-Étienne

Au sein de la région, la présence de la filière viande est très marquée sur un large espace géographique s’étirant de la plaine du Forez jusqu’au plateau de la Dombes et le pays bressan. Cette présence se retrouve également au sud, autour de Valence et le long du couloir rhodanien, avec la transformation de la viande de volailles.

L’élevage : surtout des bovins…mais aussi des ovins, des porcs et de la volaille

Le segment de l’élevage constitue le premier maillon de la filière. En Rhône-Alpes, ce segment regroupe 6 500 emplois en 2011. Par rapport aux régions les plus spécialisées telles que le Limousin, l’Auvergne, Midi-Pyrénées ou la Bourgogne, ce segment est relativement peu développé en Rhône-Alpes. Il regroupe 37 % des emplois régionaux de la filière, une part inférieure aux 45 % du niveau national. Même si l’élevage bovin représente l’essentiel des élevages d’animaux, les régions se différencient les unes des autres en fonction de l’orientation de leurs élevages.

L’élevage porcin reste une spécialité bretonne. La volaille, quant à elle, est caractéristique de toutes les régions de la façade ouest, des Pays de la Loire en premier chef. Enfin, les régions du sud de la France sont davantage tournées vers l’élevage d’ovins-caprins. L’élevage rhônalpin ne présente pas de spécialisation marquée. La présence des élevages de porcs ou de volailles est limitée, sans commune mesure avec la concentration de ces activités en Bretagne et en Pays de la Loire.

L’élevage de bovins domine en amont de la filière


L'élevage de bovins domine en amont de la filière

Sur ce segment, les non-salariés représentent la grande majorité des emplois. Les exploitations agricoles sont nombreuses et se caractérisent en effet par une très faible présence du salariat : 94 % d’entre elles sont non-employeuses. Les plus grands établissements se trouvent dans l’aviculture.

Avec un âge moyen de 46 ans, les éleveurs sont relativement âgés : 40 % d’entre eux ont plus de 50 ans. À l’inverse, les salariés de l’élevage sont plus jeunes, leur âge moyen atteint 35 ans (contre 36 ans au niveau national) ; un quart d’entre eux seulement a plus de 50 ans. Sur ce segment de la filière, le salariat semble concourir à la transmission de l’entreprise dans un cadre familial. Les éleveurs enfants d’éleveurs représentent une part importante des salariés âgés de moins de 25 ans (comme au niveau national d’ailleurs où cette part est de 23 %). Enfin, les femmes n’occupent que 27 % des emplois du segment.

L’abattage-transformation : un segment industriel…

Dans l’abattage et la transformation, les caractéristiques de l’emploi sont celles de l’industrie et contrastent fortement avec celles de l’agriculture.

Ce segment regroupe 47 % de l’emploi régional de la filière, une proportion similaire au niveau national. Il rassemble 360 établissements et 8 100 salariés et s’appuie sur des établissements de grande taille. Ainsi, les dix premiers établissements réunissent un tiers des effectifs salariés du segment. Pour la plupart, ils se situent dans la Loire et le long du couloir rhodanien. L’abattage et la transformation de la viande se retrouvent également aux franges de la région Rhône-Alpes, avec de grandes unités de production comme l’abattoir de bovins de l’entreprise « Bigard » à Cuiseaux (en Bourgogne), l’abattoir de porcs « Tradival » à Lapalisse (en Auvergne) ou l’abattoir municipal d’ovins à Sisteron (en Paca).

De 2008 à 2011, la baisse de - 9 % de l’emploi salarié dans l’ensemble de la filière régionale est trois fois plus importante que celle constatée au niveau national. Le segment de l’abattage-transformation y contribue pour une large part. Dans un contexte de faible niveau d’activité (baisse de la consommation de viande par habitant, concurrence des pays étrangers, baisse du cheptel des animaux de boucherie, …) ces pertes d’emplois s’accompagnent d’un mouvement de concentration et de rationalisation des outils de production. Le taux d’investissement de 16 % des entreprises de la région (14 % en France métropolitaine) témoigne des efforts engagés pour préserver une rentabilité déjà faible.

L’abattage-transformation marqué par la présence de grands groupes agro-alimentaires

Comme pour l’ensemble des industries alimentaires, le segment de l’abattage-transformation est marqué par la présence de grands groupes. En Rhône-Alpes, ces derniers sont cependant moins dominants qu’ailleurs : 78 % des salariés de l’abattage-transformation travaillent dans un établissement contrôlé par un groupe, contre 85 % en France métropolitaine. Cette proportion est bien plus faible que dans les Pays de la Loire ou en Bretagne, régions où les groupes sont omniprésents sur ce segment.

Le poids des groupes étrangers est, quant à lui, nettement plus important en Rhône-Alpes : près de 1 900 salariés, soit un quart des effectifs du segment, travaille dans un établissement sous contrôle étranger (contre 9 % seulement en France métropolitaine). Ces groupes, essentiellement espagnols et suisses, détiennent en effet les plus grands établissements du segment industriel de la filière rhônalpine. À titre d’exemples, le fabricant de jambon « Aoste » dans l’Isère qui compte plus de 500 salariés et les établissements « Cochonou » et « Justin Bridou » dans les Monts du Lyonnais et le Pilat dépendent tous les trois du même groupe espagnol « Campofrio Food », lequel contrôle à lui seul près de 1 200 salariés en Rhône-Alpes.

Les plus gros établissements dans le nord-ouest de la région

Les plus gros établissements dans le nord-ouest de la région

En parallèle, 3 700 salariés du segment, soit près d’un salarié sur deux, dépendent d’un groupe français. Les établissements sont ici de taille plus modeste. Le groupe « Terrena » est le plus important ; ses 350 salariés sont notamment répartis dans les établissements « Bernard Royal Dauphiné ».

Le commerce de gros plus développé en Rhône-Alpes

Le commerce de gros, qui joue un rôle stratégique dans la distribution des produits carnés, se compose de deux activités : d’une part, le commerce de gros d’animaux vivants, d’autre part celui des carcasses et des produits à base de viande conditionnée ou transformée.

Le segment du commerce de gros est développé en Rhône-Alpes. Il rassemble 2 300 salariés, ce qui en fait la 3e région de France métropolitaine. Ce segment concentre 15 % des emplois de la filière, soit une proportion bien supérieure aux 9 % du niveau national. La proximité d’axes de communication majeurs et de grands bassins de population, la tradition commerçante de Rhône-Alpes, voilà autant d’éléments qui participent significativement à la surreprésentation du commerce de gros dans la filière régionale (par rapport au niveau national).

Exemple de la relative déconnexion des trois segments de la filière au niveau local, c’est l’Île-de-France qui se place en tête des régions pour le commerce de gros de la filière viande (plus de 3 000 salariés).

La qualification de l’emploi est ici plus élevée : les cadres et professions intermédiaires représentent près d’un quart des salariés, soit davantage que sur l’ensemble de la filière où le taux d’encadrement n’est que de 11 %. Les rémunérations sont donc plus élevées avec des salaires moyens de 25 200 euros net par an contre 23 000 euros dans l’abattage-transformation et moins de 18 000 euros seulement dans l’élevage. Cet avantage salarial sur les autres segments s’accentue avec l’âge des salariés.

L’importance du commerce de gros d’animaux vivants dans la région se traduit par un chiffre d’affaires à l’export de 477 millions d’euros et un taux d’exportation de près de 30 % contre 11 % au niveau national. Les éleveurs-naisseurs peuvent en effet choisir de vendre leurs « broutards » (jeune bovin mâle) à des entreprises assurant le transfert des animaux vers d’autres pays, comme l’Italie, spécialisés dans l’engraissement des animaux.

Ce créneau d’activité particulier est dominé par deux entreprises : « Deltagro Union » basée à Roanne et faisant partie du groupement coopératif de la Sicarev et « Eurofrance » à Lentilly.

Un segment plus exportateur en Rhône-Alpes

La plupart des résultats financiers de la filière rhônalpine se situent dans la moyenne nationale. En 2011 et en aval de la filière (abattage-transformation et commerce de gros), la valeur ajoutée des entreprises implantées en Rhône-Alpes s’élève à près de 440 millions d’euros. Les trois quarts de cette valeur ajoutée sont réalisés par le seul segment de l’abattage-transformation.

Rapporté au chiffre d’affaires, le taux de valeur ajoutée s’élève à 11,9 %, en baisse continue depuis 2008 (13,1 %). Il reflète les difficultés économiques de ces entreprises : hausse de leurs charges en matière première, baisse des volumes traités, vive concurrence, resserrement de leurs marges … Grâce au commerce de gros, la région se démarque néanmoins par un taux d’exportation s’élevant à 16 % contre à peine 11,7 % en moyenne sur l’ensemble du territoire national.

L’élevage laitier et son impact sur la filière viande

À côté des 170 000 vaches allaitantes de la filière viande, Rhône-Alpes compte un cheptel de 269 000 vaches laitières. Le lait constitue, avec environ 14 000
emplois, une filière d’ampleur équivalente à celle de la viande. La filière viande dépend partiellement de l’élevage laitier : en effet, les veaux issus de vaches laitières, ainsi que les vaches elles-mêmes lorsqu’elles sont réformées après leur période de production de lait, approvisionnent les unités d’abattage et de transformation de la viande. En Rhône-Alpes, près de 50 % de la production totale de viande bovine provient ainsi de races laitières.

La spécialisation économique des territoires dans la filière viande ou la filière lait dépend de la répartition géographique entre bovins à viande et vaches laitières. Plus proches du bassin allaitant du Charolais, la zone d’emploi de Roanne s’oriente en direction de la filière viande avec 1 500 emplois. À l’inverse, les alpages à l’est de la région expliquent la présence de la filière laitière dans les zones d’emploi d’Annecy ou du Genevois Français (avec respectivement 1 500 et 1 000 emplois). Enfin, et malgré des effectifs plus faibles au sein de la filière laitière, les zones d’emploi de Mâcon et de Bourg-en-Bresse se singularisent par une double spécialisation, à la fois dans le lait et dans la viande.

En bout de chaîne, le commerce de détail de la viande

Les effectifs comptabilisés dans le commerce de détail ne sont pas intégrés à ceux de la filière viande. Localisés selon une logique de proximité avec les consommateurs, les réseaux de vente au détail de la viande ou des produits à base de viande utilisent deux canaux de distribution : le commerce artisanal (boucheries et charcuteries) et la grande distribution.

En Rhône-Alpes, le commerce artisanal est plus développé qu’au niveau national. Environ 2 100 salariés exercent des métiers en lien direct avec la viande au sein de la grande distribution alors qu’ils sont 3 200 dans le commerce artisanal. La profession de boucher est évidemment la première concernée : 1 600 bouchers travaillent dans chacun de ces deux canaux de distribution, soit 3 200 au total.

Dans le commerce artisanal, en plus des métiers directement liés à la viande, on compte aussi 2 900 emplois de vendeurs et environ 1 300 non-salariés. Au total, on peut ainsi estimer l’emploi dans le commerce de détail de la viande à au moins 9 500 postes de travail*.

* Cette estimation ne tient pas compte des emplois de vendeurs dédiés aux rayons boucherie et charcuterie de la grande distribution.

Source Insee

Catégorie agro-alimentaire, filière viande, élevageCommentaires fermés

Les fraises de Nîmes IGP

L’appellation « fraises de Nîmes » est désormais garantie dans toute l’Union européenne depuis le 21 juin 2013. Seules fraises françaises cultivées en pleine terre et sous abri, les fraises de Nîmes comptent deux variétés, dont une très connue : la gariguette et la ciflorette.

Des couleurs et des goûts uniques

Leurs caractéristiques

Formes, pédoncule, calice, couleur… les fraises de Nîmes répondent à un cahier des charges stricte. Les amateurs peuvent ainsi les reconnaître facilement grâce notamment à leur couleur : la gariguette est de couleur vermillon alors que la ciflorette est plutôt rouge brique. Qualifiées souvent de premier fruit printanier, elles sont généralement en vente au début du mois de mars.

La production

Produites exclusivement sous abri, ce mode de production leur permet de se protéger des vents, en particulier du mistral qui pourrait gêner la récolte. Un système d’irrigation est également mis en place en raison du faible taux de pluie de la région.

Le goût

Si les deux variétés ont une chair juteuse, la gariguette a néanmoins un goût plus sucré et acidulé que la ciflorette qui a un parfum des bois.

Des conditions climatiques particulières

L’aire géographique

Les fraises de Nîmes sont cultivées sur 28 communes du plateau de la Costière entre 20 et 147 mètres d’altitude, dans le département du Gard. Les sols pauvres en calcaire et la présence de galets associés à des conditions climatiques particulières (hiver froid, printemps précoce et venté et fort ensoleillement) leurs confèrent des qualités gustatives et visuelles recherchées et appréciées des gastronomes.

Le saviez vous : Toutes les variétés de fraises françaises proviennent d’une même espèce, « le fraisier ananas ». Il est originaire du Chili et a été ramené par le botaniste et navigateur français François Amédée Frézier lors d’une exploration commandée par Louis XIV.

Depuis 2001, la marque Fraise de Nîmes est déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Elles sont commercialisées partout en France, de la Côte d’Azur à Paris, en passant par Strasbourg. En 2012, 70 tonnes de fraises ont été produites par quatre producteurs.

Plus de renseignements sur le site de l’Association des producteurs de fraises de Nîmes

Recette : À déguster

Tarte aux fraises ©Xavier Remongin
Tarte aux fraises de Nîmes
- 1 pâte brisée
- 250 grammes de fraises
- fromage blanc
- sucre vanillé

Beurrez un plat à tarte et faite dorer la pâte brisée pendant 20 minutes environ à 180° (Th 6). Lavez, équeutez et taillez en deux les fraises dans le sens de la longueur. Étalez le fromage blanc préalablement sucré sur le fond de tarte cuit et refroidi. Posez les fraises et c’est prêt pour la dégustation !

Astuce : ne jamais équeuter les fraises avant de les laver, elles se gorgeraient d’eau et perdraient en saveur.

Catégorie fruits-légumesCommentaires fermés

Rendez vous à EUROFOREST

L’ADETFI, Association des Entrepreneurs de Travaux Forestiers de l’Isère, organise pour vous un voyage à EUROFOREST à  Saint Bonnet de Joux, Bourgogne (71) le vendredi 20 juin 2014.
EUROFOREST,
C’est une fois tous les 4 ans.
C’est un salon forêt-bois en plaine nature, avec des exposants de matériels et d’équipements forestiers avec des démonstrations « grandeur nature ».
C’est une formidable plate-forme d’échanges avec des conférences et animations sur les conditions de travail des professionnels du secteurs, le bois énergie, l’exploitation forestière et des concours.
C’est aussi l’occasion de se rencontrer, d’échanger sur nos savoirs-faire et de développer des contacts professionnels.

Participez au voyage à EUROFOREST, inscrivez vous avant le 9 juin.

Renseignements : Cda 38 Olivier PERIN – 06 82 58 07 34 – olivier.perin@isere.chambagri.fr

EURO0EURO2EURO3


Catégorie - filière boisCommentaires fermés

Critérium du Dauphiné: les montagnards à la fête!

Le Critérium du Dauphiné 2014, promet une course intense où puncheurs, montagnards d’un jour et purs grimpeurs pourront se mettre en évidence.

De Lyon à Courchevel, en passant par le Puy-de-Dôme, l’Ardèche et la Suisse, les plus grands champions cyclistes auront à cœur de briller pour essayer de briguer une victoire de prestige et marquer les esprits avant le Tour de France. Tout sauf un hasard si Christopher Froome, le tenant du titre, Vincenzo Nibali et Alberto Contador, candidats déclarés à la victoire finale à Paris en juillet prochain, ont d’ores et déjà pris rendez-vous sur l’épreuve alpestre, du 8 au 15 juin.

La 66ème édition du Critérium du Dauphiné débutera dans les rues de Lyon, dimanche 8 juin, par un contre-la-montre individuel de 10 km.

Dès le lendemain, les hommes forts devront nécessairement se découvrir avec une arrivée musclée au sommet du col du Béal (13,6 km à 6,6%). Une montée déjà fréquentée par le Tour de l’Avenir en 2010 et où figuraient parmi les protagonistes Nairo Quintana, Andrew Talansky ou encore Romain Bardet…

Les sprinteurs auront peut-être leur mot à dire au Teil (mardi 10), à Gap (mercredi 11) ou à Poisy (vendredi 13), à condition de tenir en respect les nombreux baroudeurs qui tenteront de profiter de routes escarpées (notamment l’ascension du col de Manse avant l’arrivée à Gap) pour remporter leur bras de fer face au peloton.

C’est pourtant la montagne qui rythmera la seconde partie de l’épreuve avec une arrivée piégeuse à La Mure (jeudi 12), au terme d’une étape casse-pattes où les costauds pourraient passer à l’offensive dans la côte de Laffrey (6,3 km à 6,2%). Avant un dernier week-end helvético-savoyard qui s’annonce redoutable et décisif. En Suisse d’abord, où l’enchaînement col de la Forclaz (12,6 km à 8,2%) – montée finale vers Finhaut-Émosson (10,2 km à 8%), théâtre d’une arrivée du Tour de l’Avenir 2006, conviendra à merveille aux qualités des purs grimpeurs. En Savoie ensuite, où la dernière étape entre Megève et Courchevel, courte (130.5 km) et nerveuse (3 cols de première catégorie, 1 col de seconde catégorie) pourrait bouleverser le classement général final.

Les étapes au programme :
Dimanche 8 juin, étape 1 : Lyon-Lyon, 10 km (C.l.m. individuel)
Lundi 9 juin, étape 2 : Tarare – Pays d’Olliergues-Col du Béal, 158,5 km
Mardi 10 juin, étape 3 : Ambert – Le Teil, 194 km
Mercredi 11 juin, étape 4: Montélimar – Gap, 169.5 km
Jeudi 12 juin, étape 5: Sisteron – La Mure, 184 km
Vendredi 13 juin, étape 6 : Grenoble – Poisy, 168 km
Samedi 14 juin, étape 7 : Ville-la-Grand – Finhaut-Émosson (Suisse), 161,5 km
Dimanche 15 juin, étape 8: Megève – Courchevel, 130,5 km

Catégorie A la une, sportCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

juin 2014
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+