Archive | 25 juin 2014

Les défis concernant l’énergie qui attendent le Parlement européen

Photo d'un parc à éoliennes

Sécuriser l’approvisionnement en énergie à des prix abordables, améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions occuperont l’agenda du Parlement européen pour les mois et années à venir. Ces questions seront aussi discutées lors du sommet des 26-27 juin à Ypres et à Bruxelles lors de cette semaine consacrée à l’énergie durable et marquée par des centaines d’événements à travers l’Europe.

La Commission européenne a présenté le 28 mai un plan sur la façon dont réduire la dépendance énergétique de l’Union européenne. Celui-ci va maintenant être examiné et éventuellement voté par le Parlement européen.
Les principaux objectifs en matière énergétique sont de réduire la consommation d’énergie, diversifier les sources d’énergie et les fournisseurs, améliorer la production d’énergie et la coopération des gouvernements dans l’Union européenne.

Plus tôt cette année, le 22 janvier, la Commission européenne a proposé de nouveaux objectifs climatiques et énergétiques, à atteindre d’ici 2030 : une réduction de 40% des émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 1990 et atteindre au moins 27% d’énergies renouvelables dans la consommation de l’Union européenne. Un objectif supplémentaire relatif à l’efficacité devrait être annoncé avant cet été.
En réponse à ce plan, le Parlement européen a appelé en février à une réduction de 40% de la consommation d’énergie, ajoutant que cet objectif devrait être contraignant.3

Le Parlement européen continuera à travailler sur une législation qui limiterait la quantité de carburant produit à partir de cultures vivrières et contribuerait à passer à des biocarburants produits à partir de sources non alimentaires, tels que les déchets.

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La demande en produits agricoles de Rhône-Alpes filière par filière

La filière lait est portée par une demande mondiale durablement installée. Les exportations de fromage sont très dynamiques et les marchés des produits sous signe officiel de qualité se développent, même si la production mondiale est en hausse. L’ensemble des acteurs prépare un Plan Stratégique Régional afin de positionner la région Rhône-Alpes comme le bassin laitier qui compte au sud de la Loire.

• Répondant à la demande des opérateurs locaux, un plan de relance de l’engraissement a été bâti par la filière viande en s’appuyant notamment sur les démarches qualité (Label Rouge, AB, viande «Agricultures Rhône-Alpes»). Objectif : développer la finition des animaux traditionnellement nés en région, et jusqu’ici engraissés dans d’autres régions françaises ou européennes. Premier résultat : + 1900 bovins en 2013, objectif : 5300 en 2014.

• En ce qui concerne la viande d’agneau, le début de l’année est marqué par un manque de disponibilité en France et dans le monde.

• La volaille connaît le même phénomène notamment pour les produits sous signes de qualité comme l’AOP Poulets de Bresse et l’IGP Volailles d’Ardèche.

• La production viticole est globalement insuffisante pour répondre aux besoins du marché. Pour des raisons conjoncturelles, la récolte 2013 ayant été de faible niveau, mais aussi pour des raisons structurelles particulièrement pour les vignobles comme la côte roannaise, les côtes du forez, les vins du bugey, mais aussi l’IGP vins d’ardèche.

• Le marché de la pêche laisse aussi entrevoir de belles perspectives de développement. La stabilisation voire décroissance de la production dans certaines régions et l’ouverture de nouveaux débouchés vers l’Est ou en Amérique et une croissance de la consommation dans plusieurs pays, permettent de retrouver un équilibre sur les marchés. En abricot, il y a également des possibilités de développement et la région Rhône-Alpes entend bien assumer sa position de leader.

• Pour la châtaigne, en lien avec la reconnaissance AOP, il y a de très fortes demandes des transformateurs pour s’approvisionner en produits locaux.

• Les légumes sont aussi concernés. Il y a des opportunités en circuits courts mais également en circuits longs même si les marchés sont très volatiles. Il existe également des demandes des entreprises agroalimentaires qui recherchent des produits d’origine locales.

• Que ce soit en huile essentielle ou en herboristerie sèche, le marché des plantes à parfum aromatiques et médicinales 2014 semble plutôt porteur. La demande de production est forte et n’est pas satisfaite par les volumes actuels.

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La demande en produits agricoles de Rhône-Alpes est croissante..

En Rhône-Alpes, la demande des marchés, toutes filières agricoles confondues, est soutenue qu’il s’agisse de circuits courts, de circuits longs, de consommation locale ou d’exportations. Pour répondre à cette évolution des marchés, les agriculteurs s’organisent en structurant des filières de proximité, de l’amont à l’aval, avec les transformateurs et les distributeurs. Objectifs : créer de  la valeur ajoutée et de l’emploi, contribuer au développement CARéconomique de l’agriculture et des territoires.

Une grande partie des filières agricoles de Rhône-Alpes sont concernées par un boum de la demande, et en premier lieu les filières d’élevage (lait et viande) poussées notamment par la forte demande des produits sous signe de qualité. Mais il concerne aussi les productions végétales (vin, abricot, pêche …).

Ce phénomène s’explique  par le double mouvement que connaît le marché actuel des produits agricoles.

D’un côté, une demande mondiale croissante en céréales, viandes et produits laitiers. L’accroissement de la population prévu désormais jusqu’en 2100 crée un déficit structurel de produits agricoles dans certaines régions du monde et constitue pour l’agriculture de notre région un défi alimentaire majeur.

De l’autre côté, une tendance marquée du consommateur français à relocaliser son alimentation, pour des raisons autant environnementales que sociales, sanitaires et organoleptiques…

Face à ces nouveaux besoins en approvisionnement, l’agriculture de Rhône-Alpes s’organise collectivement pour saisir ces opportunités de marché et apporter des réponses innovantes et durables pour tous : consommateurs, agriculteurs, transformateurs et distributeurs. Les Chambres d’agriculture de Rhône-Alpes  soulignent, avec satisfaction, que l’agriculture retrouve sa fonction nourricière première. Elles s’attachent  au quotidien à accompagner et soutenir  les agriculteurs dans leurs  démarches de structuration et d’organisation, au service du développement de l’agriculture et des territoires.

L’Agriculture de Rhône-Alpes, les premières tendances pour 2014

Le début de l’année 2014 est marquée par une grande précocité pour l’ensemble des productions végétales. Ceci s’explique par des conditions météorologiques plutôt favorables. A suivre, notamment en Ardèche et dans la Drome, les suites du manque de pluviométrie du mois d’avril.

Sur les marchés, les prix sont globalement mieux orientés qu’en 2013, pour le lait (vaches et chèvres) , pour l’agneau , les vins, les fruits. La situation est plus difficile pour les productions légumières dont les marchés ont été fragilisés par la précocité de la saison.

Pour l’ensemble du secteur,  le point faible reste les coûts de production, qui grèvent toujours les marges des exploitations. Il s’agit particulièrement du prix de l’énergie et des charges liées à la main d’œuvre salariale.

Pour en savoir plus : La Lettre de conjoncture de juin 2014 avec le point sur l’ensemble des filières et des territoires agricoles de Rhône-Alpes. Un publication élaborée par l’Observatoire Economique Régional des Chambres d’agriculture de Rhône Alpes et ses partenaires.

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Placer les individus au cœur des politiques forestières

Les politiques des pays doivent s’attacher davantage à maintenir et à développer les contributions vitales des forêts aux moyens d’existence des populations et à leurs besoins en matière d’alimentation, de santé et d’énergie, a déclaré  la FAO.

La publication phare de la FAO Situation des forêts du monde (SOFO), présentée aujourd’hui à l’ouverture de la 22ème session de son Comité des forêts (COFO), montre qu’une part importante de la population mondiale dépend, à bien des égards, des produits forestiers pour satisfaire ses besoins fondamentaux en énergie, en logement et certains aspects de soins de santé.

Toutefois, le rapport constate que les politiques forestières et autres politiques pertinentes ne prêtent guère une attention suffisante à ces avantages socio-économiques, malgré leur énorme potentiel de contribution à la réduction de la pauvreté, au développement rural et aux économies plus vertes.

Le rôle des forêts pour la sécurité alimentaire est souvent sous-estimé; or, il est fondamental.

« Cette édition 2014 du SOFO se concentre sur les avantages socioéconomiques dérivant des forêts. Il est remarquable de voir à quel point les forêts contribuent aux besoins fondamentaux et aux moyens d’existence des populations rurales. Elles constituent aussi un puits de carbone et servent à conserver la biodiversité », a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, en ajoutant: « Je serai clair: nous ne pouvons assurer la sécurité alimentaire et le développement durable sans préserver et exploiter les ressources forestières de façon responsable ».

Photo: ©FAO/Riccardo Gangale

Les politiques nationales ne prêtent pas une attention suffisante au rôle vital des forêts en matière d’alimentation, énergie et abri pour les communautés locales

Le bois, source essentielle d’énergie pour les ménages

Dans bon nombre de pays en développement, la dendroénergie est souvent le seul combustible accessible et abordable pour la majorité des populations. Un ménage sur trois utilise le bois pour cuisiner. La dendroénergie constitue plus de la moitié de l’énergie consommée dans 29 pays, dont 22 sont en Afrique. En Tanzanie, le bois de feu représente environ 90 pour cent de la consommation nationale totale en énergie.

La dendroénergie est essentielle pour la sécurité alimentaire de milliards de personnes, mais les politiques forestières, énergétiques et de sécurité alimentaire en tiennent rarement compte. Il reste beaucoup à faire pour améliorer la production d’énergie tirée du bois, la rendre plus durable et réduire la charge pesant sur les femmes et les enfants qui ramassent 85 pour cent de tout le bois utilisé par les ménages.

Une personne sur cinq vit dans une maison en bois

Selon le SOFO, au moins 1,3 milliard d’individus, soit 18 pour cent de la population mondiale, vit dans des habitations en bois, ce qui présente un intérêt particulier dans les pays moins avancés où les produits forestiers sont généralement plus abordables que les autres matériaux. Le secteur de la production de matériaux de construction, d’énergie ligneuse et de produits forestiers non ligneux emploie au bas mot 41 millions de personnes dans le secteur informel à l’échelle mondiale, soit trois fois plus que le nombre de personnes employées dans le secteur forestier structuré.

Par ailleurs, les forêts assurent de multiples services écosystémiques essentiels, tels que la lutte contre l’érosion, la pollinisation, la lutte naturelle contre les ravageurs et les maladies, et l’atténuation du changement climatique, outre le fait qu’elles procurent de nombreux services sociaux et culturels, sans oublier des aliments nutritifs aux communautés locales tout au long de l’année.

La FAO examinera entre autres ces questions nutritionnelles lors de la Conférence intergouvernementale sur la nutrition (CIN2), organisée conjointement par la FAO et l’OMS du 19 au 21 novembre 2014 à Rome.

Adaptation des politiques forestières

Le nouveau rapport de la FAO souligne que des moyens puissants d’accroître les avantages socio-économiques des forêts et de réduire la pauvreté en milieu rural consistent à offrir aux communautés locales un accès aux ressources forestières et aux marchés et à renforcer leurs droits fonciers.

Le SOFO met en évidence la nécessité d’améliorer la productivité du secteur privé – notamment des producteurs du secteur informel-  et de renforcer la responsabilité de la gestion durable des ressources dont dépendent les entreprises forestières. Il faut également prendre davantage conscience du rôle des services environnementaux rendus par les forêts, ainsi que des mécanismes de paiement visant à garantir la conservation de ces services.

A la lumière des données et des analyses du rapport, maintes politiques nationales pourraient faire l’objet de réajustements.

« Les pays sont appelés à changer de cap, tant en matière de collecte des données que d’élaboration de politiques, depuis la production jusqu’aux avantages tirés des forêts – autrement dit, de passer des arbres aux individus », a déclaré le Sous-Directeur général de la FAO chargé des forêts, Eduardo Rojas-Briales. « Les politiques et programmes, non limités au secteur forestier, doivent expressément aborder le rôle des forêts dans la fourniture d’aliments, d’énergie et de logement. Un nouveau concept holistique des forêts les rendra plus attrayantes aux yeux des donateurs et des investisseurs et veillera à ce qu’elles servent l’intérêt des populations, et notamment des plus nécessiteux ».

Nomination d’un Ambassadeur spécial

Le Prince Laurent de Belgique a été nommé Ambassadeur spécial auprès de la FAO pour les forêts et l’environnement.

Cette nomination entend reconnaître l’engagement de longue date du Prince Laurent envers la promotion d’un développement mondial, des technologies durables, ainsi que de la santé et du bien-être des animaux. En sa qualité d’Ambassadeur, le Prince Laurent aidera la FAO à renforcer la sensibilisation sur les questions liées à la gestion durable des forêts et des autres ressources naturelles tout en encourageant le dialogue sur les politiques.

De nouveaux accords

En outre, à l’ouverture du COFO, la FAO a signé un accord quadriennal avec AgriCord pour une collaboration avec le Mécanisme Forêts et Paysans (FFF), un partenariat entre la FAO, l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) visant à renforcer les organisations de producteurs forestiers et agricoles.

AgriCord est un réseau mondial d’agences de développement agricole dirigées par des organisations paysannes et des entreprises agricoles. Avec le soutien des gouvernements des Pays-Bas et de la Finlande, AgriCord offrira une contribution d’un million d’euros au fonds multidonateurs FFF en faveur des organisations de producteurs forestiers et agricoles dans les pays en développement

La FAO et le Gouvernement de la République de Corée signeront un protocole d’accord durant la session du COFO à l’appui du Mécanisme de restauration des paysages forestiers qui a pour but de contribuer à la mise en œuvre, au suivi et à la notification des activités nationales de restauration des paysages forestiers.

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