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Des techniques écologiques pour restaurer les berges du lac Chartreuse au Bois Français

Qu’elle soit naturelle ou la conséquence de la fréquentation du site,
l’érosion a détérioré l’écosystème de deux berges du lac Chartreuse
(Bois Français), sur 300m, ce qui représente aussi un risque pour les
usagers. Pour les restaurer, le choix s’est porté sur des techniques
écologiques dites de génie végétal.
Elles permettent de reconstituer le
terrain et la biodiversité spécifiques de ces milieux. Elles servent aussi
à expérimenter celles qui seront les plus efficaces et les moins
onéreuses pour contrer l’érosion des zones les plus fréquentées.

Des méthodes curatives

Depuis janvier et jusqu’ à début mars, le service espaces naturels de
Grenoble-Alpes Métropole est à pied d’oeuvre pour reconstituer les berges,
notamment la plus détériorée située vers la base de vie du club de ski
nautique. Après avoir détourné et déplacé le chemin de halage, trop abîmé, il
a fallu s’atteler au reprofilage en pente douce de la berge en concevant une
succession de remparts naturels destinés à lutter contre l’érosion tout en
reconstituant la biodiversité. Une butte de galets, une bande de terre
végétale drainée et semée de plantes (naturellement présentes autour du
lac), la plantation de 400 boutures de saules, constituent l’essentiel des
travaux. En attendant la consolidation du sol et la pousse des semences, une
couverture végétale biodégradable recouvre la rive.

Une expérimentation à titre préventif

800 « pieux de saules » vivants d’une hauteur de 1,5m seront plantés
dans l’eau dans toutes les directions, près du rivage. Les techniciens
espèrent que leurs cîmes, qui dépassent de la surface, deviendront un
bouclier naturel pour contrer l’érosion, une fois leurs branches déployées. Ils
sont placés de telle sorte que trois zones sont testées pour mesurer leur
efficacité en tenant compte des variations du niveau de l’eau et de l’état
des parties étudiées. Si cette seule protection est suffisante pour
empêcher, ralentir ou stopper l’érosion, le SABF (Syndicat d’aménagement du
Bois Français) pourrait la dupliquer sur de nouvelles parties menacées et
éviter d’engager des travaux trop coûteux.

Le système est complété par deux mires graduées mesurant la cote de l’eau.
Selon sa hauteur, elles indiquent aux plaisanciers à quel moment ils doivent
prendre des précautions pour éviter de trop dégrader les berges.

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Cet article a été écrit par:

Gilbert - qui a écrit 8575 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


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