Archive | 18 février 2015

18 programmes de développement rural supplémentaires

La Commission européenne a approuvé 18 programmes de développement rural supplémentaires visant à améliorer la compétitivité du secteur agricole de l’Union, à préserver les campagnes et le climat, et à renforcer le tissu économique et social des communautés rurales pour la période allant jusqu’en 2020.

Ces 18 programmes seront financés par le budget de l’UE à concurrence de 14,3 milliards d’euros et bénéficieront d’un financement public au niveau national ou régional et/ou issu de fonds privés. Après les 9 programmes de décembre, les adoptions d’aujourd’hui portent le nombre de programmes de développement rural approuvés à 27 (sur un total de 118 programmes); des programmes pour un total supérieur à 35 milliards d’euros (environ 36 % du budget) ont donc à présent été approuvés.

M. Phil Hogan, commissaire européen chargé de l’agriculture et du développement rural, a accueilli les décisions en ces termes: «L’un des grands points forts de notre concept de développement rural est qu’il contient des priorités essentielles, mais qu’il appartient à chaque État membre ou région de concevoir des programmes adaptés à sa situation et à ses défis – qu’il s’agisse des Açores, des îles Åland, de la Flandre ou de la Slovaquie.

Les programmes d’aujourd’hui financent une série de projets dynamiques allant de la modernisation de l’agriculture dans les républiques baltes et la promotion de l’installation d’un plus grand nombre de jeunes agriculteurs slovènes dans ce secteur, à la mise en œuvre de programmes spécifiques visant à améliorer la qualité de l’eau aux Pays-Bas ou à protéger 2,5 millions d’hectares de terres agricoles en Angleterre au moyen de programmes de gestion écologique des terres.

Le renforcement de la base de connaissances de notre secteur agricole est un aspect important des programmes de développement rural. Je suis heureux de vous confirmer que les 18 programmes adoptés offriront, dans l’ensemble, plus d’un million de places dans des formations.»

Contexte

Le soutien au développement rural est le deuxième pilier de la politique agricole commune, qui fournit aux États membres une enveloppe financière de l’UE qui est gérée au niveau national ou régional, au titre de programmes pluriannuels et cofinancés. Au total, 118 programmes sont prévus dans l’ensemble des 28 États membres, bénéficiant du financement de l’UE à concurrence de 99,6 milliards d’euros pour la période 2014-2020 au titre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).

Ces mesures bénéficient de cofinancements nationaux, régionaux et privés supplémentaires.

Le nouveau règlement sur le développement rural pour la période 2014-2020 fixe six priorités d’ordre économique, environnemental et social, et les programmes contiennent des objectifs clairs, précisant les résultats à atteindre. En outre, afin de mieux coordonner les actions et d’optimiser les synergies avec les autres Fonds structurels et d’investissement européens (ESI), un accord de partenariat a été conclu avec chaque État membre, qui met en évidence sa stratégie générale en matière d’investissements structurels financés par l’Union.

Catégorie A la une, Union européenne, agriculture, monde ruralCommentaires fermés

Chantal Carlioz:  » l’habitant doit être au coeur de nos préoccupations et de nos actions »

Chantal Carlioz a la particularité d’avoir exercé son mandat de conseillère générale pendant 1 an!Un mandat court, certes, mais plein d’enseignements.  » Durant cette période, j’ai beaucoup appris et travaillé » précise la future candidate qui se présentera, aux côtés de Christian Coigné sur le canton de Fontaine-Vercors.

Aux dernières élections cantonales, Chantal Carlioz, maire de Villard de Lans, était suppléante de Pierre Buisson, conseiller général sortant. Celui-ci devait aller au bout de son mandat mais les élections cantonales ont été repoussées d’un an et reportée en mars 2015.

Pierre Buisson, pour convenance personnelle et surtout pour mieux s’occuper de la Communauté de Communes du Massif du Vercors -il en est le président- a donné sa démission de conseiller général. Chantal Carlioz, sa suppléante lui succéda tout naturellement.

 » Je suis entrée de suite dans le vif du sujet puisque la première session à laquelle j’ai assisté concernait la réforme territoriale avec présentation et vote du nouveau découpage cantonal. Ce dernier prévoit de passer en Isère de 58 à 29 cantons ».
Elle dit avoir été bien accueillie tant par les élus que par l’ensemble des services  » mais je me suis très vite aperçue que la politique est plus présente dans l’hémicycle du Conseil Général qu’à la Communauté de Communes où, malgré des Sans titresensibilités différentes, on travaille dans le consensus. Cela ne m’a pas empêchée de m’impliquer, de faire des propositions et contre-propositions. J’ai remplacé Pierre Buisson dans l’ensemble des commissions où il siégeait. »

Contradictions

Chantal Carlioz, conseillère générale va t-elle  » repartir » ? Sa réponse est claire : » oui « . Et d’argumenter: « Pendant un an je me suis rendue compte du rôle que joue le conseiller général au niveau de son canton, de son territoire. Le notre est bien spécifique, montagnard, rural. Il est mis à mal par la réforme territoriale basée essentiellement sur des calculs arithmétiques: les cantons en Isère doivent réunir environ 40 000 habitants. Nous sommes dans une logique urbaine avec un découpage aux dépens des territoires ruraux et de montagne, qui ne réuniront jamais autant de population qu’en ville ! Regardez le nouveau canton du Trièves avec 72 communes !».

Chantal Carlioz poursuit, en soulignant les contradictions de la réforme:  » on nous promet un allègement du millefeuille français par suppression d’échelons et des économies. Soit. Mais en réalité que voit-on? On crée un nouvel échelon, les métropoles et l’on ne fait pas d’économies puisque que l’on divise par 2 le nombre de cantons mais on maintient le même nombre d’élus. Ainsi on va élire pour un même canton, non pas un conseiller général mais un binôme composé d’une femme et d’un homme.  Résultat, certes, 2 fois moins de cantons, 29 en Isère, mais toujours autant de conseillers départementaux (nouveau nom du conseiller général), 58. Tout cela est totalement incompréhensible!»

Et Chantal Carlioz de prévenir: » l’hémicycle sera composé à parité d’hommes et de femmes. J’espère que les femmes auront des postes importants, à responsabilité! »

Nous avons demandé à Chantal Carlioz si le cumul conseillère générale-maire n’était pas préjudiciable au niveau de l’efficacité.  » Pas du tout.  En étant maire, on a une bonne connaissance du terrain et des mécanismes administratifs! C’est donc un atout d’avoir les 2 fonctions. En ce qui me concerne, j’ai et je continuerai, si je suis élue, à travailler en étroite collaborations avec les maires de mon canton, avec les intercommunalités sur tous les dossiers qui nous préoccuperont ».

L’un d’eux vient du fait que Villard de Lans va perdre son statut de chef lieu de canton:  » c’est acté » et cela risque d’engendrer la disparition de plusieurs services, comme la perception.  » Nous nous battrons pour que ceux-ci restent sur le territoire. Nous demanderons aussi que l’arrêt du versement par l’Etat de la dotation -bourg centre soit progressif et échelonné sur plusieurs années. »

Cela dit comment va s’articuler le binôme ?  » Je m’occuperai essentiellement du Plateau et Christian Coigné qui est maire de Sassenage, gèrera la plaine. On se retrouvera bien entendu sur des dossiers communs. Nous travaillerons en totale complémentarité et surtout pour le bien des usagers et des contribuables. L’habitant doit être au coeur de nos préoccupations et de nos actions. »

Un bon élu n’est il pas celui qui écoute et qui se met à disposition de ses administrés?

Gilbert PRECZ

Catégorie Communauté de Communes du Massif du VercorsCommentaires fermés


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