Archive | 01 octobre 2015

La Région exige de SNCF une amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs du TER

Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, et Eliane GIRAUD, Vice-présidente aux transports, déplacements et infrastructures, ont tenu ce jour une conférence de presse relative à la convention qui lie la Région à SNCF pour l’exploitation des TER.
Cette convention, signée en 2007, arrive à échéance au 31 décembre 2015. Les négociations,
ouvertes en début d’année, n’ont pas abouti. Le Conseil régional délibérera ce 16 octobre pour adopter un avenant de prolongation d’un an.

La prochaine convention pourra ainsi intégrer la loi NOTRe, qui confère aux Régions de nouvelles prérogatives, avec le transfert des transports départementaux (autocars et transports scolaires). De plus, la Région Auvergne voit sa convention arriver à échéance fin 2016.

Rhône-Alpes et Auvergne ne faisant qu’une au 1er janvier 2016, la négociation portera donc sur la nouvelle Région.
Le Conseil régional exige un meilleur service de la part de SNCF, à la hauteur de ses investissements en matière ferroviaire.

Il investit chaque année près de 100M€ sur les infrastructures, autant sur le matériel roulant. Il paie 437 M€ de redevance à SNCF pour faire circuler les trains.

Pour Jean-Jack QUEYRANNE : « Pour les 6 prochaines années, SNCF nous proposait, sans diminution de la redevance due par la Région, de réduire significativement le nombre de trains sur certaines lignes.

Ce n’est pas acceptable, alors même que l’Etat et la Région viennent de s’engager dans le CPER à investir près d’un milliard d’euros pour l’amélioration du réseau ferroviaire. »
L’avenant n’est pas un statu quo puisqu’il intègre trois améliorations majeures, en adéquation avec le cahier des charges remis par la Région à SNCF en janvier dernier :
- La mise en place d’une garantie voyageurs, avec un remboursement partiel et automatique
des usagers quotidiens en cas de retards répétés ;
- Un renforcement de l’information des voyageurs en cas de situation perturbée, prévue ou
non ;
- La mise en place de nouveaux indicateurs de qualité, correspondant au vécu des usagers .

« L’adoption de cet avenant nous permettra de continuer les négociations avec SNCF en portant une exigence forte d’amélioration de la ponctualité des TER et de l’information des usagers » a conclu Jean-Jack QUEYRANNE, soulignant que « sur les 8 premiers mois de l’année, la fréquentation des TER en Rhône-Alpes a augmenté de 2,9%.»

Catégorie aménagement, transportCommentaires fermés

Lait: la Coordination Rurale écrit au ministre de l’agriculture

Lait:  la Coordination Rurale écrit au ministre de l’agriculture..

Monsieur le Ministre,

Lorsque les producteurs de lait ont commencé à descendre dans la rue, c’était pour deux raisons. Premièrement, la détresse qui les étouffe de façon à ne leur laisser d’autre choix que de protester. Deuxièmement, il s’agissait de vous adresser personnellement un appel, en vous invitant à prendre vos responsabilités et à travailler activement à une solution raisonnable à cette crise majeure.

Au courant de ces dernières semaines, la pression sur les producteurs laitiers s’est accrue dans tous les pays de l’UE. Les actions de protestation se sont étendues et vous prétendiez chercher des solutions.

C’est avec consternation que nous avons entendu les résultats de la réunion du Conseil de l’agriculture du 7 septembre. L’annonce d’une somme pour des mesures inutiles devait-elle nous éblouir ? Devait-elle procurer aux médias et aux citoyens l’impression que l’on était parvenu avec succès à calmer les producteurs de lait ? Tandis que vous continuez votre politique laitière erronée, basée sur l’encouragement de la production d’excédents qui détruisent durablement les prix partout dans le monde ?

Par la présente lettre, nous nous opposons à la politique laitière actuelle centrée sur un encouragement des exportations et de la production d’excédents. Nous nous opposons aux mesures inutiles et erronées que vous avez décidées le 7 septembre 2015 à Bruxelles.

Nous n’avons pas demandé d’aumône, mais bien une stabilisation du marché laitier, afin de pouvoir bénéficier d’un prix adéquat. Pour éviter la destruction des exploitations laitières françaises et nous permettre d’approvisionner NOTRE population avec du lait. Car il ne s’agit pas seulement de quelques exploitations laitières qui ne peuvent pas survivre avec des prix faibles. Il s’agit de tous les producteurs de lait français et européens. Vous ne pourrez pas atteindre une stabilisation du marché avec les mesures proposées.

Écoutez les producteurs laitiers et les citoyens français : arrêtez cette politique inutile qui ne prend pas en compte leurs attentes !

Des changements structurels sont nécessaires. Ouvrir le portefeuille en guise d’alibi ne servira à rien et ne fera que prolonger cette situation intenable. Vous utilisez l’argent des contribuables pour des mesures erronées. Vu l’ampleur de la crise, cet argent sera donc sans effet. Cela fait preuve d’un manque de responsabilité face aux citoyens et aux producteurs laitiers européens.

Une production trop importante mène à une chute des prix sur le long terme. Dans l’UE, nous pouvons y remédier en enrayant la surproduction en temps de crise. L’approche adéquate est de ne même pas produire les excédents qui nuisent à l’équilibre du marché, dans le but de diminuer la pression sur le marché. Il s’agit seulement de diminuer la production d’un très faible pourcentage – ce qui néanmoins aura un effet bénéfique important sur le prix. Le premier pas est une réduction volontaire de la production. Les producteurs qui diminuent leur production de quelques pour cent reçoivent une indemnité compensatoire. Mettons cette mesure en œuvre au niveau européen par le biais d’un règlement applicable à l’ensemble des producteurs1. La proposition ci-jointe (cliquez ici pour la télécharger) va dans la même direction. Il s’agit d’un instrument de gestion de crise du marché laitier développé par l’European Milk Board (EMB), représenté en France par l’Association des producteurs de lait indépendants (APLI) et l’Organisation des producteurs de lait (OPL). L’EMB compte actuellement 20 organisations membres de 15 pays européens.

Ceci n’est pas une lettre que vous pouvez survoler pour ensuite y répondre poliment, tout en ignorant finalement son contenu. Cette lettre publique des producteurs laitiers français qui vous est adressée est un appel sérieux : poussez à la mise en place du programme de gestion de crise susmentionné et mettez tout en œuvre pour assurer le maintien de notre production laitière en France! Œuvrez pour atteindre des solutions véritables au niveau européen !

Au vu des résultats décevants de la réunion du Conseil de l’agriculture du 7 septembre, nous allons continuer, voire renforcer nos actions de protestation. Vous ne nous laissez pas d’autre choix.

1 Dans le passé, certains élus ont avancé des propositions presque cyniques, notamment : appeler les producteurs individuellement à réduire leur production, sans règlement applicable de manière généralisée. Il s’agit là d’une proposition dérisoire qui fait preuve d’une grande ignorance du contexte économique.

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

La rentrée DRAAF dans l’enseignement agricole à la MFR de Coublevie

Cette année Gilles Pelurson directeur régional de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt a choisi de se rendre à la MFR de Coublevie pour l’une des réunions de rentrée des établissements agricoles. Il était accompagné par Marc Chile chef de service du Service Régional de la Formation et du Développement, Marylène Ganchou adjointe SFRD et Nadine Vigne chargée des établissements privés.

&

Cette rencontre réunissait également les directrices, directeurs, présidentes et présidents des MFR de la région Rhône Alpes . Ceci afin de faire un point sur la rentrée dans l’enseignement agricole et de préparer le passage à la grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

C’était aussi l’occasion pour Gilles Perluson et Marc Chile de rencontrer des élèves de Bac Pro Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique. En présence de Colette Guillemette, présidente de la MFR de Coublevie, d’Isabelle Hertleer directrice et des représentants des fédérations départementales et régionale des MFR, les élèves ont pu expliquer pourquoi ils avaient choisi l’alternance : l’autonomie, la richesse des expériences acquises chez différents maîtres de stage pour apprendre leur futur métier.

Leurs projets sont variés mais une majorité souhaite rester dans les métiers du cheval : poursuite d’étude en BTS, BPJEPS moniteur d’équitation, entrée dans la vie professionnelle, chacun a pu exprimer ses projets.

Deux anciens élèves de la MFR, qui ont ouvert une pension pour chevaux à Tullins « Les écuries de Tolignat » s’étaient joints à la classe. Ils ont pu exploser leur parcours jusqu’à l’installation, projet d’un tiers des élèves de cette classe.

Colette Guillemette a rappelé l’histoire de la MFR et le souci de proposer des formations répondant à la demande du territoire. Elle  a également souligné que tous les élèves sont internes, démarche qui fait partie du projet éducatif et pédagogique de Coublevie. Des études à thèmes (individuelles, pour travailler en groupe, faire du sport, voir des films en anglais …) encadrées par les moniteurs permettent à chacun de progresser et de gagner en autonomie et maturité.

La MFR de Coublevie travaille en ce moment à un projet de mobilité Européenne Erasmus+, en lien avec le Comité du Jumelage du pays Voironnais et développe un partenariat avec un établissement scolaire aux USA, près du Lac Tahoe.

Comme beaucoup de MFR en Rhône Alpes, Coublevie est inscrite dans la démarche CFA, Lycée écoresponsable.

Pour contacter la MFR de Coublevie:

http://www.mfrcoublevie.com/

Catégorie enseignement-formationCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

octobre 2015
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+