Archive | 16 février 2016

L’Europe doit réagir pour sauver l’élevage

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement participait ce lundi 15 février au conseil des ministres de l’agriculture à Bruxelles. A cette occasion, il a défendu les propositions faites par la France dans le cadre de son mémorandum adressé à la Commission européenne pour faire face à la crise que traverse actuellement l’élevage européen au cours d’un point formel inscrit à l’ordre du jour à la demande de la France.

Au cours d’entretiens bilatéraux avec Phil Hogan, commissaire européen à l’agriculture, Christian Schmidt, et Krzysztof Jurgiel, respectivement ministres allemand et polonais de l’Agriculture, puis lors du débat au Conseil, Stéphane LE FOLL a insisté sur la nécessité pour l’Europe de disposer de réels outils de régulation des marchés agricoles et de mettre en place, rapidement, des mécanismes pour venir en aide aux agriculteurs en difficulté.

Selon le Ministre, seul un mécanisme responsabilisant les acteurs économiques par une limitation de la production serait de nature à stopper la course à la production qui se conjugue toujours avec une baisse des prix insoutenable pour les agriculteurs. Parallèlement les mécanismes encourageant les aides à la promotion et aux exportations doivent aussi être proposées, point partagé par beaucoup d’états membres et le Commissaire.

Le ministre a également rappelé à l’occasion de ce conseil que, dès l’été 2015, il avait alerté la Commission sur la gravité de la crise agricole et avait déjà indiqué que les aides débloquées en septembre 2015 ne suffiraient pas.

Quelques mois plus tard, force est de constater que la situation des prix sur les marchés agricoles s’est dégradée, ce que le Commissaire Hogan a reconnu. Cette analyse est, par ailleurs, confirmée par l’analyse de l’observatoire européen du marché du lait.

Le commissaire Hogan a reconnu la gravité de la crise agricole et la nécessité de proposer de nouvelles mesures au Conseil du mois de Mars. Il a salué les propositions du mémorandum français, notamment celles relatives au crédit export, à la promotion et à la levée de l’embargo russe.

De nombreux états membres parmi lesquels l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, la Belgique ont appelé comme la France à la prise de nouvelles mesures. Le Commissaire s’est engagé à venir le 25 février à Paris pour discuter de ces mesures lors d’une rencontre avec le Premier Ministre Manuel Valls et Stéphane Le Foll.

Enfin, Stéphane le Foll a pu à l’occasion de ce conseil redire la fermeté de la France à ce que des dispositions sur l’étiquetage de l’origine des produits transformés, plébiscités par les consommateurs européens voient le jour. Dans l’attente de dispositions partagées, le Ministre a transmis au Commissaire européen un projet de décret car il entend bien avancer sur le plan national dans l’attente d’une décision communautaire.

Le ministre a enfin conclu en indiquant que le sujet de la crise agricole serait évoqué par le Président de la République lors du prochain Conseil européen.

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Produits laitiers : E.Leclerc s’engage à ne pas baisser ses prix d’achat et veut intégrer l’Interprofession

Voici le texte repris du blog de Michel Edouard Leclerc:

J’ai envoyé ce jour un courrier au Premier ministre, Manuel Valls, qui précise l’engagement de l’enseigne à ne pas baisser les prix d’achat du lait d’origine France.

Prudents (méfiants !) quant à  la bonne volonté des industriels de garantir ce prix du lait, j’ai demandé aux pouvoirs publics de s’en assurer.

Et j’ai formulé le souhait que les centres E.Leclerc puissent vérifier très concrètement cette transparence en adhérant à l’Interprofession laitière.

Extrait :

Je tenais à vous informer que l’enseigne E.Leclerc venait de décider de ne pas baisser ses prix d’achat sur les produits laitiers d’origine France.

La crise actuelle, le désarroi manifesté par les éleveurs, et déjà, les difficultés pour eux de recouvrer le bénéfice de ce surprix de la part des transformateurs, ont convaincu les acheteurs du groupe E.Leclerc de ne pas ouvrir de nouveaux rounds de négociation en cette fin de mois.

Instruits (et échaudés !) par le passé récent, nous comptons sur la diligence de vos services pour obtenir des industriels et des transformateurs qu’ils garantissent aux éleveurs un prix d’achat 2016 qui soit au minimum à un niveau équivalent à celui de 2015.

Par sa décision, qui sera je l’espère suivie par d’autres enseignes, E.Leclerc donne ainsi les moyens aux industriels de pouvoir tenir cet engagement auprès des éleveurs.

Ces derniers jours, sur le terrain, les manifestants agricoles ont souvent pu constater, factures d’achat à l’appui, que le prix payé par les centres E.Leclerc excédait largement le prix payé aux éleveurs, sans que personne n’explique cette différence.

Pour mettre un terme à cette opacité, je vous informe qu’E.Leclerc demande également à devenir membre de l’Interprofession laitière. C’est la garantie pour notre enseigne qu’un processus de transparence puisse enfin être enclenché au sein de la filière.

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