Archive | 23 février 2016

Prévenir les épidémies de maladies animales

Des mesures visant à prévenir et stopper les épidémies de maladies animales comme la grippe aviaire ou la peste porcine africaine, conclues de manière informelle entre les députés et le Conseil européen en juin 2015, ont été approuvées en commission de l’agriculture mardi.

Le projet législatif de l’UE sur les maladies transmissibles chez les animaux et aussi potentiellement aux humains se concentrera davantage sur la prévention et contribuera à suivre l’évolution des progrès scientifiques.

« L’adoption de la législation sur la santé animale représente une victoire importante. Elle rend trois choses possibles. Tout d’abord, elle établit un lien entre la santé et le bien-être des animaux et les relie à la santé humaine. Ce lien direct ainsi que l’accent mis sur l’utilisation responsable des antibiotiques nous aideront à lutter contre la résistance croissante aux antimicrobiens. Deuxièmement, la législation permet aux autorités et aux producteurs de se concentrer davantage sur la prévention et le contrôle des maladies animales transmissibles. Et troisièmement, elle fusionne environ 40 actes législatifs en un seul », a déclaré le rapporteur Jasenko Selimovic (ADLE, SE).

Prévention: un meilleur élevage et une utilisation responsable des médicaments

Les nouvelles règles mettront davantage l’accent sur la prévention, conformément à la position prônée depuis longtemps par le Parlement. Tous les agriculteurs et autres propriétaires et commerçants d’animaux seront tenus d’appliquer les principes de bonnes pratiques d’élevage et d’utiliser de manière prudente et responsable les médicaments vétérinaires. La Commission européenne devrait surveiller de près l’utilisation réelle des antimicrobiens chez les animaux dans les États membres et publier régulièrement des données comparables et suffisamment détaillées en la matière.

Décisions ouvertes, transparentes, inclusives et fondées sur des éléments scientifiques

Pour lutter contre les maladies émergentes qui pourraient avoir un « impact très significatif » sur la santé publique, la production agricole ou le bien-être et la santé des animaux, la législation habilitera la Commission à prendre des mesures urgentes immédiatement.

Afin de garantir une prévention et un contrôle efficaces des maladies, les députés ont inclus des dispositions pour:

- impliquer à la fois le Parlement et le Conseil dans l’établissement et la mise à jour d’une liste de maladies potentiellement dangereuses, telles que la peste porcine africaine, la grippe aviaire ou la fièvre aphteuse, en consultation avec les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA); et

  • impliquer les parties prenantes telles que les organisations d’agriculteurs, les associations de vétérinaires, et les mouvements de protection des animaux, dans la rédaction et la mise à jour des plans d’urgence.

Toutes les mesures de contrôle des maladies devront prendre en compte le bien-être animal et éviter toute douleur, détresse ou souffrance aux animaux ciblés, y compris les animaux errants.

Responsabilités et animaux errants

Les règles approuvées clarifient les responsabilités des agriculteurs, commerçants et professionnels des animaux, y compris les vétérinaires mais aussi les propriétaires d’animaux de compagnie, pour assurer la bonne santé de leurs animaux et pour éviter l’introduction ou la propagation de maladies. Les vétérinaires, par exemple, devraient être légalement tenus de sensibiliser à l’interaction entre la santé et le bien-être des animaux et la santé humaine ainsi que de mieux informer les propriétaires sur le problème de la résistance aux traitements, y compris la résistance antimicrobienne.

Pour éviter que les animaux errants ne transmettent des maladies animales, les députés ont introduit des dispositions qui obligeraient tous les éleveurs et vendeurs d’animaux professionnels à être enregistrés et habiliteraient la Commission européenne à demander aux États membres d’établir une base de données nationale des chiens et autres animaux de compagnie, si besoin est.

Prochaines étapes

Le texte établi, adopté à l’unanimité en commission de l’agriculture par 41 voix, doit maintenant être approuvé en deuxième lecture par le Parlement dans son ensemble, probablement lors de la session plénière des 7-10 mars à Strasbourg. Dès que le Parlement aura donné son feu vert, le règlement conclu pourra être publié au Journal officiel de l’UE et entrer en vigueur.

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Les Appels à Projets 2016 de l’ADEME Auvergne-Rhône-Alpes sont en ligne !

La COP 21 s’est conclue fin 2015, par un accord qui fixe pour objectif de contenir la hausse des températures
en deçà de 2°C. La mobilisation sans précédent des collectivités et des entreprises a été saluée. A sa mesure,
l’ADEME a apporté sa contribution, en expertise, en montage et animation de nombreux évènements autour de
la COP 21.

Aujourd’hui, l’ADEME poursuit son action en capitalisant sur l’élan donné par la COP 21. Afin de leur permettre
de progresser dans leur démarche environnementale, l’ADEME met à disposition des entreprises, des
collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public ses capacités d’expertise et de conseil.
La Direction régionale Auvergne-Rhône-Alpes fait de choix d’encourager l’élaboration de projets
innovants qu’elle accompagnera au travers d’Appels à Projets.

En voici quelques exemples que vous pouvez consulter en ligne à ce jour :
Economie Circulaire : « Installations de collecte, de tri, de valorisation des déchets » ;
Pratiques sociales : « Changement de comportement et modifications des pratiques sociales : favoriser le
passage à l’acte » ;
Transport et mobilité : « Management de la mobilité et systèmes organisationnels » ;
Réseaux de chaleur : « Création et extension de réseaux de chaleur » ;
Énergies renouvelables :
• Chaufferie bois avec ou sans réseau de chaleur
• Géothermie assistée par pompe à chaleur
• Solaire thermique collectif ;
Eco-conception : pour les entreprises ou groupements d’entreprises ayant un projet individuel ou collectif.

Consultez l’ensemble des appels à projet de l’ADEME en Auvergne-Rhône-Alpes et téléchargez les dossiers de candidature sur : www.auvergne-rhone-alpes.ademe.fr

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Le lait bio : une opportunité pour les éleveurs du Nord Isère ?

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Abattoirs : l’incurie de l’Etat n’a que trop duré

Communiqué de l’OABA ( oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs):

Les images tournées à l’abattoir du Vigan (Gard) et dévoilées ce jour par l’association L214 ne peuvent que susciter l’horreur et la révolte.

Elles montrent une nouvelle fois des actes de cruauté commis sur des moutons, porcs et bovins. Ces actes inqualifiables sont la conséquence d’une formation insuffisante des opérateurs d’abattoirs et surtout d’une surveillance vétérinaire inexistante au poste d’abattage.

Quatre mois après le scandale de l’abattoir d’Alès, l’OABA comme l’ensemble de nos concitoyens attendaient rapidement des mesures permettant de faire respecter les exigences réglementaires relatives à la protection animale en abattoirs. Dans une lettre commune du 26 octobre 2015, 11 ONG de protection animale ont interpellé le ministre de l’Agriculture et demandé une inspection immédiate et renforcée de tous les abattoirs.

Or, il a fallu attendre le 9 février dernier pour que le ministre, sous la plume de son directeur de Cabinet, réponde que « l’opportunité de généraliser les inspections des établissements d’abattage […] n’a pas été retenue ». En sera-t-il de même de la proposition de résolution « tendant à la création d’une commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français », déposée par la sénatrice Sylvie Goy-Chavent, le 17 novembre 2015 ?

Nous savons que le ministre de l’Agriculture ne veut pas en entendre parler, tout comme il a refusé de lire le rapport de la mission sénatoriale d’information sur la filière viande qui, en juillet 2013, préconisait d’« Imposer des contrôles physiques des vétérinaires au poste d’abattage, pour toutes les espèces et suivre les incidents d’étourdissement ou d’égorgement » (proposition n° 39 du rapport final).

Que de temps perdu et de souffrances animales endurées.

Dans nombre d’abattoirs, les animaux sont abattus de façon cruelle en raison d’une absence récurrente de vétérinaires inspecteurs, comme l’ont souligné à maintes reprises les rapports de l’OAV (Office Alimentaire et Vétérinaire) de la Commission européenne.

L’OABA a décidé de réunir ses avocats afin d’engager les suites judiciaires nationales et européennes adaptées.

Pour l’heure, il est indispensable que les équipes de vétérinaires inspecteurs soient renforcées afin d’être présentes aux postes d’abattage et que les infractions qui y seront relevées soient sanctionnées de façon systématique avec des peines suffisamment dissuasives.

Pour le Docteur Jean-Pierre Kieffer, Président de l’OABA :  ce ne sont pas les vagues promesses qui seront prochainement faites par le ministre lors du lancement de la « Stratégie nationale 2016-2020 pour le Bien-être animal » qui rassureront nos concitoyens qui, à force de scandales, se détournent de plus en plus de la viande, amplifiant ainsi le malaise et la crise de nos éleveurs.

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