Archive | 21 avril 2016

VERS DES ZONES RURALES INTELLIGENTES

Le Comité européen des régions et le réseau Ruralité-Environnement-Développement (R.E.D.) demande l’intégration de la dimension rurale dans toutes les politiques européennes afin de réaliser les objectifs de la stratégie Europe 2020

«Le concept de «ville intelligente» est désormais la référence en termes de politique de développement économique durable.

Il ne faut toutefois pas oublier l’énorme potentiel de croissance des zones rurales. Se priver de telles ressources, c’est risquer de ne pas atteindre les objectifs de la stratégie « Europe 2020″ ou de mettre à mal la cohésion territoriale en Europe» a déclaré Anthony Gerard BUCHANAN, s’exprimant au nom de Randel LÄNTS (Estonie, PSE), rapporteur du Comité européen des régions et membre du conseil municipal de Viljandi, lors de la conférence du 19 avril sur l’avenir de la politique de développement des territoires ruraux dans la programmation post 2020.

La commission des ressources naturelles (NAT) du Comité européen des régions, en collaboration avec l’association internationale Ruralité-Environnement-Développement, ont organisé ce deuxième séminaire sur l’avenir des zones rurales. Animée par Patrice COLLIGNON, directeur de R.E.D., la réunion a été ouverte par Anthony Gerard BUCHANAN (Royaume-Uni, AE), membre du conseil d’East Renfrewshire et premier vice-président de la commission NAT. Il a rappelé la nécessité pour la Commission européenne d’élaborer un livre blanc sur les zones rurales et de parvenir à une pleine reconnaissance de ces régions dans les politiques d’intégration et de cohésion territoriale.

Gérard PELTRE, président de R.E.D. et du Mouvement européen de la Ruralité (M.E.R.), a rappelé l’enjeu majeur, celui de faire d’un Agenda rural la référence stratégique dans la programmation post 2020. Un objectif partagé tant par les ONG internationales partenaires du M.E.R que par le Ministre Wallon de la Ruralité, René COLLIN et le Ministre français de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, Jean-Michel BAYLET. Dans son message, ce dernier a largement souscrit à cette démarche « vers l’intégration nécessaire des enjeux propres aux ruralités dans la stratégie post 2020 ».

Des territoires ruraux « lieux d’opportunités », « terres d’excellence et d’innovation », « territoires catalyseurs de développement » sont quelques-unes des expressions entendues et qui témoignent d’une reconnaissance, certes encore insuffisante mais grandissante, des territoires ruraux comme pôles de développement.

De par leur diversité démographique, les territoires ruraux jouent un rôle important dans la garantie du succès de l’intégration européenne et des centres de développement et d’innovation. C’est à cette fin que Mihael DUMITRU, Directeur Général adjoint à la DG Agriculture, a lancé un appel à unir les forces et les moyens européens pour un développement rural multipartenaires.

M. Éric Andrieu (France, S&D), député européen et vice-président de la Commission de l’agriculture et du développement rural, a souligné que dans de nombreux pays, les zones rurales sont caractérisées par le dépeuplement et le vieillissement démographique. «Une PAC pour l’emploi est possible. Pour ce faire, un changement de paradigme et un nouveau contrat social avec les territoires sont nécessaires» a-t-il déclaré.

Mme Mercedes Bresso (Italie, S&D), députée européenne et présidente de l’intergroupe du Parlement européen «Zones rurales, de montagne et isolées» (RUMRA), a souligné qu’«un appel en faveur d’un livre blanc est aujourd’hui plus urgent que jamais, car les zones rurales sont confrontées à une crise directement liée aux difficultés que connait la politique agricole commune de l’UE. Nous devons revoir la façon dont les zones de montagne et les zones rurales devraient se développer. Un livre blanc de la Commission européenne constitue l’instrument adéquat pour remettre les communautés rurales et de montagne à l’ordre du jour de la politique de l’UE. Il mobiliserait les institutions à tous les niveaux, les parties prenantes et les experts, et les pousserait à stimuler les stratégies innovantes qui permettent d’équilibrer l’utilisation des ressources naturelles et d’améliorer la connectivité, à la fois en matière de transports et d’internet à haut débit».

Les représentants des collectivités locales et régionales demandent de toute urgence :

- une augmentation du soutien financier en faveur du développement rural, notamment une augmentation du budget du FEADER, ainsi que l’amélioration de la formation professionnelle dans ces domaines;

-  la prise en compte de la dimension rurale dans toutes les politiques européennes : la première priorité doit être l’accès aux réseaux de télécommunications à haut débit, facteur clef de la compétitivité et de la croissance économique; la prise en compte également de l‘interdépendance équilibrée entre zones urbaines et rurales;

- l’accentuation de l’approche territoriale intégrée dans les programmes opérationnels, avec une plus large utilisation des outils proposés comme l’ITI et le CLLD.

Les participants au séminaire ont ainsi renouvelé l’appel en faveur de l’élaboration d’un livre blanc de la ruralité, avec en perspective nécessaire l’inscription d’un Agenda rural au cœur de la politique de l’UE après 2020. Une réunion qui fut aussi l’occasion de faire connaître la proposition de R.E.D. pour une stratégie politique européenne à l’horizon 2030 « Faire grandir l’Europe avec les territoires ruraux»

Le Comité européen des régions

Le Comité européen des régions est l’assemblée des représentants des pouvoirs locaux et régionaux des 28 États membres de l’Union européenne. Créé en 1994 à la suite de la signature du traité de Maastricht, il a pour mission d’associer les collectivités régionales et locales au processus décisionnel de l’UE et de les informer de ses politiques. Le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne le consultent à propos des politiques intéressant les régions et les villes. Pour siéger au Comité européen des régions, ses 350 membres et leurs 350 suppléants doivent tous être, au sein de leur région ou commune d’origine, soit titulaires d’un mandat électoral, soit politiquement responsables devant une assemblée élue.

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Prime d’activité : 60 000 bénéficiaires dans le secteur agricole

Créée par la loi relative au dialogue social et à l’emploi du 17 août 2015, la prime d’activité vise à soutenir les personnes qui travaillent mais qui ont des ressources modestes.

La prime d’activité concerne tant les salariés que les non salariés agricoles. En effet, les exploitants peuvent bénéficier de la prime sous réserve que leur dernier bénéfice agricole (BA) connu n’excède pas 1 700 fois le montant du SMIC horaire, soit 16 439 € pour un BA 2016. Les salariés en bénéficient selon leur niveau de revenus d’activité : ainsi une personne seule touche de la prime dès lors qu’elle gagne jusqu’à 1,3 SMIC (soit, dans le cas général un peu plus de 1500 euros nets).

Avec des conditions d’accès beaucoup plus favorables pour les travailleurs que les anciens dispositifs (RSA activité et prime pour l’emploi), la prime d’activité rencontre un franc succès.

Au regard du nombre de demandes d’ores et déjà déposées dans les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA), la prévision initiale de 60 000 bénéficiaires est largement dépassée. Ce chiffre est à rapprocher des 21 000 bénéficiaires du « RSA activité » enregistrés en décembre 2015 par la MSA. La prime d’activité permet ainsi de protéger un plus large public dans le monde agricole.

Elle représente un complément de revenu significatif : en moyenne, à ce stade, le montant de prime versé par les caisses de MSA est de 186 € par mois (213 € pour les non salariés agricoles, 174 € pour les salariés).

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CONCOURS DU MEILLEUR PÂTISSIER AMATEUR DE L’ISÈRE

Autour de son exposition temporaire « Gourmandises », le Grand Séchoir  à Vinay reçoit la confédération des pâtissiers de l’Isère et son concours du meilleur pâtissier professionnel et amateur.

Pour la catégorie pâtissier professionnel, ouverte aux membres de la confédération, le sujet est la réalisation d’un St Honoré de printemps avec un ingrédient représentant l’Isère (Chartreuse, noix, Antésite…). Ils seront jugés par trois pâtissiers renommés de la région Rhône-Alpes.

Pour la catégorie amateur, chaque pâtissier amateur sera parrainé et coaché par un professionnel de la confédération de l’Isère. Les candidats devront réaliser un entremet avec un ingrédient local à choisir sur une liste imposée. Les gagnants remporteront, entre autres, des stages de pâtisserie à la Maison Jouvenal (la Côte Saint André) ou à l’Instant Gourmand de Thierry Court (Grenoble), ainsi que des paniers garnis de produits régionaux ! Chaque pâtissier a choisi son filleul lors d’une étape de présélection organisée dans sa propre boutique du 4 au 10 avril 2016.

A partir de 15h, vous pourrez admirer les réalisations des candidats et élire le plus beau gâteau.
Le verdict final du jury, ouvert au grand public, aura lieu à 16h.

Rendez vous au grand séchoir à Vinay ce samedi 23 avril..

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Beaucroissant: 47ème Foire d’Avril,samedi 23 et dimanche 24 avril 2016

1Petite sœur de la foire d’automne, elle se tient pendant deux jours, le week end d’avril le plus proche de la Saint Georges (sauf si c’est fête de Pâques). Elle est née en 1836 par une ordonnance royale tombée en désuétude, elle est relancée en 1970 par le Conseil Municipal de l’époque.

Cette année, la foire aura lieu les samedi 23 et dimanche 24 avril.

- 1000 exposants et 1000 têtes de bétail – 1 km de barres pour l’attache des animaux

- 250 000 à 300 000 visiteurs

- 20 bars et restaurants

- 15 ha d’exposition et 10 km d’allées

- 1000 m2 d’exposition couverte

- Entrée gratuite

- 19 Parkings payants ( 4€ environ par voiture) tenus par les associations locales

Son caractère

La foire au bétail se tient comme chaque année le samedi. La présentation traditionnelle des animaux amènera sur le foirail les bovins, chevaux, poneys, porcs, moutons, chèvres….(plus 1000 têtes et une centaine d’éleveurs et négociants). Les représentants de la race bovine la Blonde d’Aquitaine organiserons leur concours et présenteront une cinquantaine de bêtes qui seront exposées les 23 et 24.

A noter que ce secteur a été amélioré avec la création d’une nouvelle allée (allée S), entourant l’ installation des blondes d’Aquitaine et qui est perpendiculaire aux allées D bis et F. Une exposition réservée à aux volaillers et au matériel agricole sera aussi mis en place  le long de cette allée.  Charolais Isère sera également présent sur le site réservé au bétail et tiendra comme d’habitude son stand de restauration, allée D bis.

L’ identification des chevaux est bien sûr toujours obligatoire. Elle sera donc nécessaire pour accéder au champ de foire, des contrôles seront en place aux entrées. Tous les commerces liés à l’élevage et à l’agriculture en général seront également présents : sellerie, cordages, clapiers, grillages, boxes à chevaux, etc ….

La Partie Agricole divisée en deux parties (une derrière l’école, l’autre en direction du bétail) marque son originalité par la présentation d’une très importante exposition d’outillage, de motoculture,  de Matériel agricole et de Travaux Publics d’occasion, certainement la plus grande du Sud-Est (environ 120 exposants). on peut trouver également depuis quelques années du matériel neuf.

Le Marché Forain permettra au public d’effectuer les achats les plus divers en bonneterie, confection, chaussures, maroquinerie alimentation, vaisselle, outillage, etc…(400 exposants environ). Comme en 2015, une extension des allées 10,13 et 17 donnera au service foire la possibilité d’accueillir une trentaine d’exposants supplémentaires ainsi qu’un restaurant et une buvette.

Suite aux problèmes rencontrés lors de la dernière foire d’avril concernant la foire aux chevaux et la nouvelle réglementation applicable aux bovins, le conseil municipal et le service foire ont décidé de réorganiser totalement la foire aux bestiaux. Aucun négociant ne sera accepté sans avoir au préalable réservé et réglé sa longueur de barre. Sa superficie sera réduite et fermée. Les éleveurs ou négociants de chevaux ou de bovins ne pourront accéder au foirail qu’à partir de minuit  le samedi 23. Le sens d’accès au foirail sera le même pour les bovins et les chevaux.

Les éleveurs ou négociants de bovins devront présenter un cheptel indemne de maladie IBR avec prise de sang obligatoire pour chaque bête au moins 21 jours avant le 23 avril, jour de la foire au bétail.

Pour tous les négociants, un contrôle systématique sera effectué par les services sanitaires.

La sécurité et les divers services liés à l’organisation de la foire.

Chaque année, les élus et les services compétents étudient les problèmes rencontrés lors de la foire précédente et améliorent par de nouvelles mesures, la sécurité nécessaire à l’accueil d’une telle foule. Un exemple très concret: une nouvelle allée sera ouverte encore cette année près de la foire au bétail,  entre la RD 519 A et l’allée F.

En cas de saturation de la  départementale, le public est dévié par cette allée J. L’expérience a été concluante avec l’allée R ouverte en 2003 et la gendarmerie l’a fréquemment utilisée pour délester la départementale. Cette allée est consacrée  aux exposants de matériel agricole.

Il y aura également désormais en avril (comme en septembre), un couloir de délestage piétons situé en parallèle de l’allée RN entre les rue des martinières et de la fontaine noire. Il permettra une évacuation plus rapide vers les parkings de ce secteur, et la sortie de la foire.

Enfin, afin de limiter un effet de bouchon régulier dans le secteur du croisement de l’allée RN et 9, plusieurs emplacements d’exposants historiques seront déplacés. Vous les retrouverez un peu plus loin sur l’allée RN, en allant vers le bétail.

De nombreux services, professionnels, volontaires ou bénévoles participent  à la sécurité de tous.

Itinéraire de sécurité

A partir de la foire d’Avril 2016, les entrées et sorties des services de secours seront plus importantes :

3 Sorties :

– Chemin de la Croze

– RD519A

– Chemin des Etangs

3 Entrées  :

– RD1085 vers route du Bain

– RD519A vers le Pont de Champ

– Rue de Saint Georges vers Route du Bains

De plus, des itinéraires dits « pénétrantes » permettant aux secours d’accéder plus facilement au cœur de la foire seront en place :

– Rue des Martinières

– Chemin des étangs / Route d’Izeaux (entre rue de Saint Georges et chemin des étangs).

– Chemin des Blach

Enfin, deux héliports en service :

– Héliport du SDIS au centre de secours de Parménie (accès via RD1085)

– Héliport de la commune (accès par le Chemin des Etangs)

Sur tous ces itinéraires, le stationnement est interdit. Merci de respecter la signalisation en place car les services de sécurité feront intervenir systématiquement la fourrière.

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