Archive | 03 mai 2016

Le prix de vente des bois sur pied poursuit une hausse modérée

Pour la troisième année consécutive, l’interprofession nationale France Bois Forêt dans le cadre de l’Observatoire économique, la Société Forestière de la Caisse des Dépôts, l’ASFFOR (Association des Sociétés et groupements Fonciers et Forestiers) et les Experts Forestiers de France (EFF) publient l’Indicateur du prix de vente des bois sur pied.

Celui-ci constitue une référence annuelle du prix des bois sur pied en forêt privée et a pour objectif d’aider à mesurer la performance de l’investissement forestier.
Etablie cette année sur des volumes plus étoffés et enrichie d’autres essences de bois, cette nouvelle édition de l’Indicateur révèle des prix globalement en progression, grâce à certains secteurs particulièrement dynamiques, mais qui restent tempérés par la fragilité économique du secteur de la construction.

Un marché qui poursuit une hausse des prix modérée

En 2015, les experts forestiers ont mis sur le marché 2 millions de m3 de bois, soit 15% de plus que l’année précédente. L’augmentation de l’offre pour répondre à la demande, tant française qu’internationale, n’a pas empêché l’indice général de poursuivre sa hausse, entamée en 2012, mais de façon modérée. Ainsi, l’indice général toutes essences confondues affiche une progression de 2% par rapport à 2014, avec un prix moyen de 56,31€/m3 contre 55,35/m3 l’année dernière.

Par ailleurs, il faut noter que les investissements réalisés dans l’industrie de première transformation, en particulier résineuse et de bois énergie, commencent à porter leurs fruits et celles-ci observent ainsi un regain de leur productivité.

Des essences qui tirent l’indice vers le haut…

Malgré une baisse continue des volumes mis en vente depuis 30 ans, on observe que les feuillus font aujourd’hui l’objet d’une demande en hausse, et les prix s’en ressentent. Ainsi, le hêtre voit son prix augmenter de 11% par rapport à 2014. Le prix du chêne quant à lui effectue un bond de 17% en 2015, après 11% en 2014.

En plus d’une parité euro-dollar avantageuse à l’export, cette essence bénéficie aujourd’hui du dynamisme des marchés extérieurs européens, notamment l’Angleterre, l’Allemagne et la Suisse, mais également asiatiques avec la Chine et le Vietnam dont les importations représentent une part croissante des volumes exploités. Toutefois, les industriels français restent les principaux utilisateurs du bois français pour lesquels la recherche est active. Par exemple, le marché du chêne confirme ses débouchés en France, très prisé par l’industrie de la tonnellerie dont les prix s’améliorent.

Enfin, l’usage du bois pour la production d’énergie est une tendance qui s’affirme. On constate une demande croissante de la part des chaufferies et usines de cogénération pour la production d’électricité et de chaleur.

… et d’autres qui pâtissent des difficultés de la construction

La construction est le principal débouché du bois : elle utilise 70% des sciages résineux. Les prix en baisse des essences résineuses sont liés à la crise qui touche ce secteur, mais ils restent cependant de bon niveau. Le douglas, bois utilisé pour les charpentes, accuse une baisse de plus de 10% en 2015. Le pin sylvestre, quant à lui, enregistre une baisse de 25%, la plus forte parmi toutes les essences. Cependant, l’accélération des mises en chantier et l’augmentation des permis de construire délivrés en 2015 permettent d’envisager un redressement des prix courant 2016.

L’Indicateur des ventes de bois est produit par la Société Forestière en partenariat avec l’ASFFOR et les Experts Forestiers de France dans le cadre de l’Observatoire économique de l’interprofession nationale de la filière Bois Forêt.

L’Indicateur 2016 est également téléchargeable sur www.franceboisforet.fr

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Lans en Vercors cobaye….

C’est à Lans en Vercors qu’élus, acteurs concernés se sont retrouvés pour découvrir la nouvelle politique montagne mise en place par la Région. Pour cette annonce, le Président de la région Auvergne Rhône-Alpes , Laurent Wauquiez a tenu à faire le déplacement sur le Vercors. Accompagné par Gilles Chabert, son monsieur Montagne, il a dévoilé son plan « neige stations »  Un axe fort:  les canons pour sécuriser l’enneigement et l’emploi..

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Michael Kraemer, maire de Lans a dit que:  C’est avec une grande fierté et un grand honneur que le Vercors et plus particulièrement Lans en Vercors accueille le Président du conseil régional, pour l’annonce de la nouvelle politique neige-stations de la région.

En plus d’être un honneur, c’est pour l’ensemble des acteur de la neige, un symbole après la saison difficile que nous venons de vivre alors qu’elle a été normale sur les autres massifs.
Lans en Vercors est une station sans enneigeurs tout juste un mini réseau et 3 équipements prêtes ou loués à des snowmaker. L’ingéniosité des saisonniers et le dévouement de tous les acteurs publiques et privés, pour que le stade de neige vive cet hiver ont permis de limiter les dégâts.

Malgré tout, la saison se termine sur un triste -45%. Mais ce qui encore plus triste, c’est qu’une bonne partie du domaine pourtant à basse altitude était exploitable mais la liaison entre le front de neige et la neige naturelle (environ 20m) n’était pas effectuée. 20m c’est aujourd’hui la distance qui nous sépare d’une saison quasi-normale d’une saison catastrophique.
Cela justifie d’autant plus, l’un de nos engagements de campagne lors des municipales 2014: la sécurisation de la neige sur laquelle nous travaillons avec les membres du conseil municipal.
Nous ne nous en cachons pas, la neige de culture c’est onéreux (entre retenue, perche et réseau) mais c’est le prix à payer pour garder nos emplois (250 directs et indirects) et quand on parle des emplois on parle aussi de garder les enfants au pays car nombre d’entre eux ont un travail l’été, mais celui de l’hiver a une coloration plus sentimentale et permet parfois de compenser la précarité de l’activité estivale.
C’est mon rôle de maire que de mettre en place l’environnement propice à cela.

Lans en vercors, est une petite station familiale, peu de gens savent que le prix du forfait permet tout juste d’équilibrer le budget. Nous ne serons jamais un grand domaine, mais nous sommes un domaine de proximité, un domaine d’apprentissage ce qui ne nous empêche pas d’être un domaine qui innove et ce depuis 40 ans: premières pistes engazonnées hier, vertige des cîmes et spot photo aujourd’hui, demain retenue collinaire à vocation multi-saison en intégrant dès sa conception la diversification estivale, mais aussi les problèmes d’alimentation en eau pour maintenir et développer le pastoralisme…

Neige/ agriculture/ saisonnalité c’est l’équilibre qu’il faut réussir dans nos stations de moyenne montagne.

Un projet à l’image de la station: pas de faste, pas de paillette, un équipement pratique et adapté. Un choix de site qui permet de ne pas avoir de transport de matériaux, une proximité avec le stationnement pour l’accès estival, peu d’impact visuel. Un projet qui n’est pas la pour enneiger à tout prix mais pour enneiger utile et permettre à l’ensemble du tissus économique de perdurer et de se renforcer.  »

Le Maire de Lans précise enfin que  la politique mise en place par la région couplée à celle du département est vitale pour la commune et c’est une véritable bouffée d’oxygène pour l’ensemble des acteurs économiques. Sans ce nouveau cap historique, le projet de neige de culture à Lans en Vercors ne serait resté qu’un doux rêve.


Il a conclu: « Si vous cherchez une commune pour expérimenter les portées des aides financières aux projets des stations, nous sommes bien volontaire pour être votre cobaye. »



Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, montagne, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés

Coopération entre SNCF Réseau, les chambres d’agriculture et la FNSEA

30 000 km de voies ferrées traversent les paysages et territoires agricoles français. La profession agricole, à travers l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, et SNCF Réseau échangent depuis de nombreuses années sur les impacts des travaux du réseau ferroviaire sur les activités agricoles (construction de ligne, modernisation du réseau, etc.).

Ces échanges ont notamment abouti à des accords sur les modalités de réalisation des travaux et les conditions d’indemnisation des exploitations agricoles concernées.

Des thématiques environnementales communes au centre du partenariat

Les trois acteurs souhaitent aujourd’hui coopérer davantage sur le développement des territoires et l’environnement. Il s’agit notamment de collaborer sur les bonnes pratiques en matière de biodiversité, de compensation écologique, d’aménagement territorial, les conséquences sur le tissu agricole des travaux sur les lignes existantes et les relations de voisinage, comme la gestion de la végétation et de la faune.
Afin de concrétiser cette coopération, Guy Vasseur, président des Chambres d’agriculture, Xavier Beulin, président de la FNSEA et Bénédicte Tilloy, Secrétaire Générale de SNCF Réseau ont signé un accord pour une durée de 3 ans.

Une coopération approfondie entre SNCF Réseau et la profession agricole

Autour de ces thématiques d’intérêt commun, SNCF Réseau, la FNSEA et les Chambres d’agriculture s’engagent à :
- partager leurs connaissances et leurs pratiques,
- favoriser et structurer le dialogue à travers la mise en place d’un cadre de travail formalisé,
- faire émerger des solutions pragmatiques face aux obligations respectives.
La convention vise notamment à :
- mettre en place et suivre des actions d’intérêt commun
-organiser les relations à l’occasion des projets ferroviaires en y associant la profession agricole en amont.

Un comité de coopération national, chargé du suivi des actions, sera mis en place dans le cadre cette convention.

Catégorie agriculture, monde rural, transportCommentaires fermés

Chasse au moustique

La chasse au moustique, plus précisément la lutte contre le moustique tigre redémarre. L’Isère est concernée. Biassu en fait son actu..

Ouverture de la chasse 03.05.16 réduit-1

Catégorie BiassuCommentaires fermés

Parc Régional du Vercors: respecter le verdict des urnes

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C’est un paradoxe dont tous se seraient bien passés: Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,  a dévoilé son plan « neige stations » à Lans-en-Vercors alors que le Parc régional du Vercors traverse une crise sans précédent. Le budget primitif du syndicat mixte du Parc a été rejeté pour la deuxième fois. De fait, le budget ne pouvant plus être reporté: le Parc est mis sous tutelle. La chambre régionale des comptes sera saisie, examinera le budget et fera des propositions dans le mois ..

 » Ce blocage  pénalise le Vercors, va paralyser les projets de développement. nous sommes en démocratie, il faut respecter le verdict des urnes. La Présidente en exercice affirme que ce ne sont que des manoeuvres politiques, voulues par la région. Il faut savoir que même sans les votes des élus de la région, elle aurait été mise en minorité..Sincèrement cette position ne donne pas une belle image du Vercors, de la démocratie. Je suis d’autant plus révolté que j’aime le Vercors, son dynamisme… »

Laurent Wauquiez se dit  » prêt à jouer les médiateurs si besoin  car il est très important de sortir de cette impasse. »

Propos soutenus par Jean Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l’Isère.  » Les gens demandent plus de démocratie, des référendums et certains élus refusent le verdict des urnes. La position de la présidente sortante est totalement inacceptable. Elle doit comprendre que la région, le département ont changé de majorité et prendre la décision qui s’impose…Le Vercors est un territoire dynamique qui avance, qui a des projets.. Ceux ci ne peuvent pas être bloqués.. La présidente met en avant son bilan, les actions menées, je n’ai pas à les commenter, à les juger..Je constate juste que le budget du Parc n’a pas été accepté..Elle doit en tirer les conséquences.. . Nous serons très vigilants au niveau départemental afin que la  » mécanique » ne reste pas longtemps bloquée.. »

En un mot il faut sortir de cette impasse au plus vite!

Gilbert PRECZ

Catégorie Département de l'Isère, montagne, parcsCommentaires fermés


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