Archive | 18 juillet 2016

La Coordination Rurale sur le Tour de France à Moidieu-Détourbe

Une trentaine d’adhérents et de sympathisants se sont retrouvés sur le stand de la CR, visible de loin grâce à sa bouteille de vin gonflable de 4 mètres sur laquelle une étiquette rappelait la triste réalité suivante : « Nos charges grimpent; nos prix chutent. Les producteurs sont à sec ».

Sans titre

Toute la journée, de nombreuses personnes sont venues à la rencontre des paysans sur le stand. L’action avait pour but de sensibiliser les consommateurs sur les nombreuses difficultés auxquelles les paysans font face actuellement (climatiques, politiques, économiques …) et leur rappeler l’importance de l’agriculture dans la région (production de qualité, entretien des paysages français, moteur de l’économie rurale …). Car ne l’oublions pas, c’est grâce aux d’agricultrices et aux agriculteurs qui, à la sueur de leurs fronts, ont façonné ces paysages gratuitement et fait que la France est un beau pays avec ses espaces ouverts où il fait bon circuler et bon vivre.

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés

Crise du lait : limiter la production pour sauver la filière

Alors que les ministres européens de l’agriculture doivent aujourd’hui discuter les nouvelles mesures proposées par la Commission européenne pour enrayer la crise laitière, les élus locaux et régionaux les appellent une nouvelle fois à prendre des mesures urgentes pour assainir le marché, et en premier lieu à réguler les volumes de production du lait.

Les élus locaux et régionaux enjoignent les ministres européens de l’agriculture réunis aujourd’hui en Conseil des ministres à Bruxelles à compléter les mesures d’aide à la trésorerie proposées par la Commission européenne par des mesures permettant d’assainir le marché, de revenir rapidement à un prix du lait rémunérateur pour les producteurs et de préserver à la fois l’avenir de la filière et des régions d’élevage.

Les membres du Comité européen des Régions appellent notamment les ministres européens de l’agriculture à prendre urgemment des mesures visant à limiter la production laitière. Une régulation des volumes de production de lait aurait en effet un impact positif et rapide sur les revenus de tous les producteurs selon une étude présentée le 27 juin dernier au Comité européen des Régions (CdR).

Pour Jacques BLANC (France), maire de La Canourgue et rapporteur du CdR sur la régulation de la volatilité des prix des produits agricoles. « La Commission semble n’avoir toujours pas pris la mesure du problème et se contente de proposer des aides minimes aux producteurs et une extension du stockage public, sans effet sur la surproduction. C’est pourtant bien au niveau de la production qu’il faut agir comme le démontre une étude récente de notre Comité. L’avenir de nos régions en dépend« .

L’étude sur le « programme de responsabilisation des marchés » (PRM) a été présentée le 27 juin dernier au cours d’une une table ronde sur les mesures de marché limitant la production laitière organisée par la Commission des ressources naturelles du Comité européen des Régions. Alors que le secteur laitier traverse une crise grave et persistante, et face à l’absence de réaction de la Commission européenne, les dirigeants locaux et régionaux, résolus à sauver les emplois et la filière lait dans son ensemble, souhaitaient évaluer la faisabilité et les effets de ce programme du European Milk Board, devant être mis en œuvre lorsque le marché du lait est menacé de déséquilibres.

L’étude démontre notamment que :

-          Une régulation européenne des volumes de production aurait un impact positif et rapide sur le prix du lait à la ferme. Cette conclusion remet en cause la théorie selon laquelle une diminution des volumes de production au seul niveau européen ne pourrait pas avoir d’impact sur le prix européen dans un contexte de marché mondialisé.

-          Une limitation temporaire des volumes de production aurait un impact très positif sur les revenus de tous les producteurs européens. Le scénario de base, avec une réduction de 6% des volumes de lait sur un an, prévoit une augmentation de la marge brute des producteurs de l’ordre de 6 milliards d’euros du fait d’une remontée du prix du lait de 14.6% et de la marge brute de 38%.

-          Le coût du programme de réduction volontaire équivaudrait peu ou prou au budget européen débloqué pour financer les mesures d’urgence prises en réponse à la crise du secteur agricole dont l’impact sur les revenus des producteurs fut limité.

Dès avril 2015, dans son avis sur l’avenir du secteur laitier, le Comité des Régions mettait en garde les instances européennes sur la dégradation du marché des produits laitiers alors que la Commission européenne persistait, elle, à dire que la situation du marché du lait était favorable, à court et moyen terme. Le Comité des Régions avait alors appelé la Commission à mettre en place des mesures de sécurisation du revenu des producteurs et plus particulièrement à examiner le «programme de responsabilisation des marchés» du European Milk Board.

Catégorie Union européenne, lait/produits laitiersCommentaires fermés

Les chiffres-clé de l’agriculture en Auvergne-Rhône-Alpes

-3.1 millions d’ha (la superficie de la Belgique) de Surface Agricole Utile, soit la 4ème région agricole de France en surface
- 116 000 actifs agricoles et 62500 exploitations
- une surface agricole moyenne de 46 ha (contre 55 ha en moyenne en France)
- 35 % des agriculteurs ont moins de 40 ans et 1 200 jeunes s’installent chaque année
- l’âge moyen des agriculteurs s’élevait à 48 ans en 2010 et pourrait atteindre53 ans en 2020
- une région marquée par un relief difficile : 67 % de sa surface est classée en zone de montagne
- 35 % du territoire est couvert par la forêt, Auvergne-Rhône-Alpes est la 3ème plus grande forêt de France
- une région dont l’activité agricole est largement tournée vers l’élevage où toutes les filières animales sont présentes : lait, viande bovine, ovine, porcine, lapins, aviculture, apiculture. Quelques chiffres : 2.7 milliards de litre de lait par an et un cheptel de 1.15 million de vaches, 135 800 tonnes de viande produite pour un chiffre d’affaires de d’environ 1 milliard d’Euro
- les filières végétales sont bien présentes avec la vigne, les légumes, les grandes cultures, les semences et les fruits, sans oublier des productions très spécialisées comme la lentille, les noix, les plantes et parfums aromatiques médicinales. Ce sont près de 3.9 million de tonnes de céréales et 2 million d’hectolitres de vins produits chaque année. Auvergne-Rhône-Alpes est le second verger de France.
- un bassin de consommation de plus de 7,8 million d’habitants dont ont su profiter les agriculteurs commercialisant en circuits courts, soit plus de 20 % des exploitations,
- une région qui est la 2ème en matière de surfaces, pour l’agriculture biologique, avec près de 150 000 ha de surfaces bio ou en cours de conversion.
-Une industrie agro-alimentaire forte 3 400 entreprises et 45 000 salariés, générant un Chiffre d’Affaire de 7.7 milliards d’euro, dont 11 % à l’export.
- 121 établissements d’enseignement agricole : 25 000 élèves en formation scolaire, et 3 500 jeunes en apprentissage.

Catégorie agriculture, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés

Le cheval au service des espaces agricoles, naturels, ruraux et urbains

La délégation territoriale Auvergne-Rhône-Alpes de l’Institut français du cheval et de l’équitationifce) en partenariat avec la mairie de St Genix sur Guiers, le Conseil de la filière cheval Rhône-Alpes et le Réseau Rhône-Alpes de traction animale a organisé un colloque sur le cheval au service des espaces agricoles, naturels, ruraux et urbains, avec le soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette journée s’est déroulée sur la commune de St-Genix-sur-Guiers.
Une conférence pour montrer que la traction animale répond parfaitement aux
enjeux du développement durable
Déjà présent dans plus de 200 communes françaises, le cheval utilitaire est aujourd’hui une réponse
aux exigences écologiques, économiques et sociales des territoires.
D’après une étude réalisée en 2012 par l’association Isère Cheval Vert, la traction animale se développe dans
la région Rhône-Alpes avec près de 700 éleveurs de chevaux de trait et plus de 80 prestataires de services
spécialisés. De plus en plus de collectivités ou d’entreprises font appel à ces spécialistes pour des chantiers de
débardage, travail agricole, entretien des cours d’eau, collectes ménagères, entretien d’espaces verts,
transports de personnes, etc.
Cette conférence sur la traction animale a regroupé plus de 50 participants. Parmi le public étaient
présents des élus, des éleveurs, des professionnels en activité et des porteurs de projets.
Joël Primard, Maire de la commune de St Genix sur Guiers ainsi que Robert Charbonnier, Président de la
communauté de communes du Val de Guiers, ont introduit cette journée en soulignant l’intérêt de ce
colloque, nécessaire pour faire découvrir la traction animale aux collectivités et ainsi soutenir la
diversification de la filière cheval. Monsieur Charbonnier a également expliqué l’importance de l’éco-mobilité
dont l’hippomobilité fait partie. Juliette Révillion, chargée de mission au sein du Conseil de la filière cheval a
présenté les activités du conseil ainsi que le contrat régional d’objectif de filière (CROF) qui se décline en
différentes actions dont l’aide à la promotion du cheval utilitaire. Pour finir, Julie Cessieux, chargée de
mission au sein du Réseau Rhône-Alpes de Traction Animale a présenté les activités de l’association ainsi que
l’intérêt du travail collectif pour développer au mieux la traction animale.

Puis Olivier Croze, directeur de la délégation territoriale Auvergne-Rhône-Alpes de l’ifce a rappelé l’utilité du
cheval au travail dans les démarches de développement durable entreprises par les collectivités : « le cheval
s’intègre dans une démarche permettant aux territoires d’accomplir leurs travaux d’entretien, de nettoyage,
de production, de transport, grâce à l’énergie fournie par les chevaux et sans pollution. Ces techniques
permettent par exemple de débarder en forêt ou d’entretenir les berges en sélectionnant les arbres à couper
tout en préservant les arbres sains, de se déplacer sur les sols forestiers humides, peu portants, sans dégâts
pour la faune et la flore. En ville, le cheval ramasse les poubelles, entretient les espaces verts et assure le
ramassage scolaire sans pollution olfactive ou sonore, tout en jouant le rôle de vecteur social. Sur les terres
agricoles, il permet aux maraîchers de travailler sous serre sans retombée de gaz d’échappement sur les
cultures. Enfin, dans les espaces naturels protégés, il assure les déplacements et le transport de matériel en
respectant l’équilibre biologique des territoires ». Une attention toute particulière est portée à la dimension
économique, la démonstration qu’un projet de traction animale peut être développé sans surcoût par rapport
au moteur étant apportée.

Des démonstrations techniques pour illustrer les propos tenus en salle.

Les démonstrations de l’après-midi ont concerné des thématiques variées. Afin d’illustrer le matériel
nécessaire dans les espaces naturels, un traîneau de transport pour le bois, le foin ou le matériel en zone
montagneuse a été présenté par Hervé Champomier, dirigeant de l’entreprise H2C Distribution-H2C Services
et Rasta, la jument percheronne d’Henri Josserand, dirigeant de l’entreprise Les Attelages Dompierrois.
Une calèche apportée et menée par Serge Vovk, tractée par ses 2 percheronnes Poupette et Quéliane, avec
l’aide de Gilles Chauvel, est partie chercher un groupe d’enfants au centre aéré. Cette animation a été
largement appréciée par les enfants et leurs accompagnateurs.
Puis s’est enchaînée une succession de démonstrations techniques avec du matériel urbain :
-une équibenne pour la collecte de containers, apportée par Hervé Champomier et présentée par la jument
Rasta menée par Marie-Noëlle Perrier et l’aide de Martial Boulivan,
-un avant train 2 roues avec une balayeuse, puis une herse, apportés par Henri Josserand et présentées par
ses 2 comtoises Uska et Bambou,
-un avant train 4 roues apporté par l’ifce, et une cuve d’arrosage pour les fleurs, apportée par Henri
Josserand et présenté par Artiste, cheval comtois appartenant au lycée de Contamine-sur-Arve et mené par
Emmanuelle Picq de l’ifce avec l’aide d’Anthony Charolin,
-une tondeuse hélicoïdale apportée par l’ifce et présenté par Urion, cheval comtois mené et appartenant à
Stéphane Denieault.
Espérons que cette journée aura convaincu les élus présents d’introduire le cheval dans leurs territoires, ce
qui devrait être le cas, des rendez-vous étant déjà fixés pour aller plus loin !

Catégorie agriculture, filière équine, monde rural, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés

CRISE DE LA FILIERE FORET-BOIS FRANÇAISE

Dix organisations professionnelles représentant les principaux acteurs français de la transformation du bois viennent de signer le manifeste lancé par la Fédération Nationale du Bois (FNB), organisation représentative des exploitants forestiers, scieurs et industriels du bois français. Face à une situation économique catastrophique, ce manifeste appelle les professionnels et les Pouvoirs publics à prendre une série de mesures visant à favoriser la transformation du bois en France et à pérenniser l’activité des entreprises du secteur.

En effet, en raison de la hausse exponentielle des exportations de bois brut, en particulier vers la Chine, les professionnels de la transformation du bois sont confrontés à un cruel manque de matière première hexagonale, mettant en danger 100 000 emplois dans les régions françaises. Entre 2007 et 2014, le volume de grumes de chêne disponible pour les scieries françaises a par exemple été divisé par deux. Cette problématique conjuguée aux conséquences des intempéries, des inondations et des grèves récentes plongent des centaines d’entreprises dans une situation tellement dramatique que certaines ont du placer une partie de leurs effectifs au chômage technique depuis quelques semaines.

Les premiers appels à l’aide de la FNB ont en partie été entendus par les Pouvoirs publics, puisqu’une première mesure d’urgence, relative aux distorsions de concurrence sanitaires infligées aux scieries françaises, est entrée en vigueur.

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a ainsi confirmé, à plusieurs reprises, l’application au 1er juillet de l’interdiction du traitement chimique par pulvérisation de cyperméthrine sur les grumes destinées à l’international. Il est en effet d’ores et déjà possible de remplacer ce produit, que l’ANSES juge dangereux pour l’environnement et les forestiers, par des traitements alternatifs et durables, comme l’écorçage, le traitement thermique ou la fumigation en enceinte agréée. Ces solutions sont déjà utilisées par nos voisins belges et allemands.

Des mesures structurelles indispensables à la survie de la filière

Mais cette première mesure d’urgence doit être suivie de mesures structurelles afin de permettre aux scieries françaises de pouvoir travailler le bois français, une matière première de grande qualité issue de la gestion responsable du patrimoine forestier français, puis de vendre leurs produits transformés à valeur ajoutée en France et à l’international. Pour cela, le manifeste appelle également à :
- relocaliser et développer une industrie du bois française respectueuse de l’environnement,
- conforter le renouvellement de la matière première à long terme,
- réguler l’exportation des grumes non transformées pour favoriser l’exportation de produits transformés,
- faciliter le financement du développement de la filière.

Tous les acteurs de la transformation du bois mobilisés

Le manifeste lancé par la FNB bénéficie du soutien de l’ensemble des acteurs de la filière de la transformation du bois, représentés par 10 organisations professionnelles :
Syndicat National des Pépiniéristes Forestiers (SNPF)
Syndicat National des Producteurs de Granules de Bois (SNPGB)
Syndicat national des fabricants de Palettes en bois (SYPAL)
Syndicat national du charbon de bois
Chambre syndicale du peuplier
Syndicat national des Industries de l’Emballage Léger en bois (SIEL)
Union Française des Fabricants et Entrepreneurs de Parquets (UFFEP)
Syndicat professionnel qui fédère les entreprises du secteur de l’Emballage Industriel et de la Logistique Associée (SEILA)
Association pour la Revalorisation des Bois Utilisant un Système de Traitement (ARBUST)
Fédération des Bois Tranchés

Catégorie - filière boisCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

juillet 2016
L Ma Me J V S D
« juin   août »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+