Archive | 30 septembre 2016

Aides de la PAC 2015 pour les bovins viande

Le solde des aides couplées de la PAC 2015 en faveur des élevages bovins viande a été versé sur le compte des agriculteurs fin mai 2016. Cette aide bénéficie à environ 80.000 éleveurs.
Il restait toutefois à finaliser le traitement des dossiers de quelques centaines d’éleveurs de montagne qui pouvaient bénéficier d’une aide adaptée à une situation particulière de transhumance. Pour ces éleveurs, le taux de productivité 1 permettant de bénéficier de l’aide est de 0,6 veau par vache sur une période de 15 mois au lieu de 0,8. L’aide versée en mai avait été calculée avec un taux de 0,8. Cette aide a désormais été recalculée avec le taux de 0,6 et un complément d’aide va être versé dans les prochains jours.
A titre d’exemple, un troupeau de 50 vaches transhumantes répondant aux conditions prévues et ayant produit 35 veaux, soit un taux de productivité de 0,7, a touché en mai une aide correspondant à 43,75 vaches éligibles seulement (ce qui correspondait au taux de productivité « normal » de 0,8). L’aide complémentaire versée va permettre d’atteindre les 50 vaches éligibles.

Par ailleurs, la totalité des dossiers étant désormais traitée, deux paramètres fixés en mai ont pu être ajustés au réel pour optimiser l’aide versée :
1) Le nombre de femelles éligibles étant finalement quasiment égal au plafond fixé à 3.845.000 vaches, le coefficient (vaches effectivement primées) / (vaches éligibles) appliqué à tous les bénéficiaires pour ne pas dépasser les 3.845.000 vaches primées, a pu être amélioré. Il sera donc de 99%, alors qu’il avait été fixé à 97% en mai.
2) Le montant de l’aide pour les 50 premières vaches a été revalorisé à 175,50 € par vache (il avait été fixé à 174 € en mai).
Concrètement, pour un troupeau de 50 vaches éligibles, cela représente un complément de 250 euros.

1 Rappel : ce critère de productivité ne correspond pas à un critère d’exclusion des troupeaux dont les performances se situent en deçà (pour des raisons qui peuvent être diverses). Les éleveurs ne respectant pas ce taux sur l’ensemble de leur troupeau bénéficient de l’aide pour une partie de leurs vaches : le nombre de vaches primées est plafonné au nombre de vaches théoriquement nécessaires (en appliquant le taux de productivité minimum par vache) pour produire les veaux effectivement nés sur la période.

Catégorie PAC, agricultureCommentaires fermés

Etiquetage de l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés au 1er janvier 2017

Publication au Journal officiel ce vendredi 30 septembre de l’arrêté permettant la mise en place de l’étiquetage de l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés dès le 1er janvier 2017. Cette disposition est mise en place pour deux ans dans le cadre d’une expérimentation, après un examen préalable par la Commission Européenne et le Conseil d’Etat.

Ce dispositif permettra d’assurer aux consommateurs une plus grande transparence sur l’origine des ingrédients des produits qu’ils consomment, et permettra aux producteurs et aux industriels de valoriser l’origine de leurs ingrédients.

L’arrêté paru ce jour établit, entre autre, la proportion de viande utilisée comme ingrédient dans les produits transformés et de lait dans les produits laitiers à partir de laquelle il sera obligatoire d’apposer la mention de l’origine de ces produits. Cet étiquetage sera obligatoire dès qu’un produit transformé contient au moins 8% de viande, ou dès qu’un produit laitier contient au moins 50% de lait.

Pour la viande, il devra être fait mention des lieux de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal ; concernant le lait ce sont les lieux de collecte, de transformation ou de conditionnement qui devront être indiqués. Lorsque l’ensemble des étapes de production se déroule dans le même pays, une seule mention « origine » pourra être utilisée pour simplifier l’information.
Stéphane LE FOLL et Martine PINVILLE saluent cette importante avancée en matière d’information du consommateur et remercient la Commission européenne d’avoir permis à la France de mettre en place cette expérimentation, qui constitue une première européenne. Un rapport sera remis à la Commission européenne à l’issue de l’expérimentation française.
NB : Il convient de rappeler que l’étiquetage de l’origine était déjà obligatoire pour l’ensemble des viandes fraîches depuis le 1er avril 2015.

Catégorie consommationCommentaires fermés

Gîtes de France Isère fête ses 60 ans

C’est sous l’ égide de deux  » hommes forts  » de l’agriculture iséroise que fut créée le mouvement gîtes en Isère. Nous étions en 1956. Albert Genin, successivement président de la FDSEA et de la chambre d’agriculture et Antoine Pupier président du cercle des jeunes agriculteurs de l’Isère ayant l ‘idée  de réunir sous un même toit l’agriculteur et l’urbain.Il s’agissait également d’aménager des structures d’accueil touristique en milieu rural afin de constituer un revenu complémentaire à l’agriculture.

Antoine Pupier devenant le président fondateur de l’antenne Gîtes de France Isère.

Que de chemin parcouru depuis l’ouverture du premier gîte  dans l’Oisans..

Aujourd’hui, 60 ans plus tard, Gîtes de France Isère ce sont 850 structures d’accueil classées en gîtes ruraux, chambres et tables d’hôtes, gîtes de groupes, d’enfants, camping, réparties sur plus de 200 communes .

Les gîtes de France fêtent donc leur 60ème anniversaire en cette année 2016. Diverses manifestations rythment cette anniversaire. Le point d’orgue étant une grande rencontre festive organisée à Alpexpo. Son but: valoriser l’extraordinaire diversité des accueils et des hébergements Gîtes de France.

Journée couplée avec le salon des acteurs du tourisme vert en Isère. L’ensemble des partenaires institutionnels des gîtes de France se mettant à disposition des hébergeurs pour les conseiller dans leur activité et leurs projets.

Philippe Riboulleau Président actuel accueille Antoine Pupier président fondateur de l'antenne gîtes de France Isère

Philippe Riboulleau Président actuel accueille Antoine Pupier président fondateur de l'antenne gîtes de France Isère

Qui dit anniversaire dit forcement convivialité, bonne humeur..on rajoutera séquence émotion avec la présence d’anciens présidents dont Antoine Pupier, le président fondateur mais aussi Michèle Rochas, Jean-Pierre Rebreyend, Thierry Blanchet tous accueillis par le président actuel Philippe Riboulleau. Bruno Bernabé, directeur accueillant pour sa part ses deux prédécesseurs que nul n’a oublié: Claude Crochet et Monique keller..

£Bruno Bernabé, directeur en compagnie d'antoine Pupier et Claude Crochet qui fut directeur de ... longues années..!

Bruno Bernabé, directeur en compagnie d'Antoine Pupier et Claude Crochet qui fut directeur de ... longues années..!

Marie Noëlle Battistel, députée, propriétaire d’un gîte à La Salle en Beaumont a insisté sur le rôle important que joue l’hébergement dans les petites communes rurales. « La présence de vacanciers apporte vie mais aussi économie. Le boulanger, la petite épicerie voient leurs chiffres d’affaires augmenter.. »

Chantal Carlioz, vice présidente du Conseil Départemental, en charge du tourisme:  » la réussite du mouvement gîtes en Isère n’est pas le fruit du hasard. C’est le travail, l’engagement, la recherche permanente du meilleur accueil qui fait la différence. » elle a rappelé: oui le département sera toujours à votre écoute, à vos côtés. » Un département qui joue totalement la carte tourisme. « L’Isère est entrée dans le top ten des destinations touristiques, nous devons conforter cette place et même faire mieux..on pourra le faire grâce à vous.. »

Elle a souligné la transversalité qui s’est mise en place entre le tourisme et l’agriculture..et l’importance de l’activité touristique dans le domaine de l’emploi.

Jean claude Darlet, président de la chambre d’agriculture de l’Isère a tenu à rendre hommage  à  » ses pionniers  » qui ont osé se lancer dans cette aventure et à tous ceux qui ont poursuivi ce mouvement.  « Qui ont fait ce qu’il est aujourd’hui, à savoir une référence dans le monde du tourisme.  »

Et de rajouter:  » tourisme, patrimoine, territoire, agriculture ne doivent faire qu’un.. Nous avons la chance en Isère d’avoir une diversité de paysages de reliefs, de produits, sachons les mettre en avant..  » Et de lancer:  » Il faut arriver à ce que tous les touristes qui quittent  de l’Isère repartent avec des noix de Grenoble, du St Marcellin, un morceau de bleu du Vercors Sassenage, du vin des Balmes Dauphinoises… »

Philippe Riboulleau, a confirmé que  » 60 ans c’est le bel âge mais ce n’est pas une fin,  » bien au contraire, nous allons nous servir du passé pour construire l’avenir, nous adapter..innover, toujours innover »..

En précisant que notre département a été précurseur à plusieurs reprises:  » au niveau national,  le premier gîte de neige c’est l’Isère, la première chambre d’hôtes c’est l’Isère, le premier gîte d’enfants c’est l’Isère, la première centrale de réservation c’est l’Isère, le premier city break c’est l’Isère, la relance des journées portes ouvertes c’est encore l’Isère… » Et de conclure:  » 60 ans c’est une étape.. »

Yannick Fassaert, président de la Fédération Nationale des gîtes de France, s’est montré impressionné, mais  » pas surpris »  par le dynamisme l’antenne iséroise des gîtes de France.. et de féliciter les propriétaires:  » le fait que nous soyons le troisième hébergeur de France c’est grâce à vous..Vous apportez ce qui fait la différence: l’accueil, la convivialité, la chaleur humaine… »

Il ne restait plus qu’à trinquer.. C’est ce qui fut fait avec beaucoup de plaisir…

Gilbert PRECZ

Voici un diaporama de la journée anniversaire..



Catégorie tourismeCommentaires fermés

Chartreuse: POÉTIQUE D’UNE ESTIVE

Dès le 1er octobre, le Parc de Chartreuse et le Musée de la Grande Chartreuse vous invitent à visiter une exposition documentaire et poétique sur le paysage et les usages d’un alpage du massif de la Chartreuse, aux confins de l’Isère et de la Savoie, lieu vivant où se croisent pastoralisme, agriculture, protection de la nature, spéléologie, sport et tourisme.

« Poétique d’une estive » : une exposition poétique qui raconte l’Alpette, un territoire du massif de la Chartreuse, aux confins de l’Isère et de la Savoie.

Comme beaucoup de pâturages de montagne, l’Alpette est un lieu vivant où se croisent différents usages et intérêts : pastoralisme, agriculture, protection de l’environnement et des espèces sauvages, spéléologie, sport, tourisme. Chaque acteur à sa manière occupe et aménage l’endroit, dessine des trajectoires multiples, physiques et symboliques qui s’entrecroisent. Des besoins et usages qui sont parfois contradictoires et d’autres fois complémentaires avec ceux des autres.

Photographie d’art, installation plastique, cinéma expérimental racontent le lieu et ses usages sous l’angle documentaire mais construisent aussi une fiction poétique et contemplative qui traduit les sensations que ce lieu produit en nous. Deux approches du rythme de vie goûté là-haut, entre moments d’activité intense et longues plages de rêverie.

> Cette exposition est proposée dans le cadre du Programme départemental Paysage/Paysages

Catégorie alpagesCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

septembre 2016
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+