Archive | 06 octobre 2016

Les députés européens s’opposent au projet de la Commission d’autoriser cinq OGM

Le Parlement européen s’est opposé par un vote au projet de la Commission d’autoriser cinq organismes génétiquement modifiés (OGM) au sein de l’Union européenne, les maïs Bt11, 1507 et MON810 (graines et produits), ainsi que du coton résistant au glyphosate. Les députés ont à nouveau appelé à la réforme de la procédure d’autorisation européenne des OGM.

Les députés s’inquiètent du fait que le maïs Bt11 et le maïs 1507 puissent nuire à des espèces “non ciblées“ de papillons. Ils remettent en question le principe de “mortalité locale acceptable“ des espèces de lépidoptères non ciblées, introduit par l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

L’évaluation par l’EFSA du maïs MON810 manque de données, estiment les députés qui soulignent que la possibilité d’une contamination croisée par une plante invasive porteuse de la toxine Bacillus thuringiensis (Bt) présente des “risques majeurs pour les agriculteurs et l’environnement“.
Dans le cas des produits MON810 et du coton génétiquement modifié 281-24-236 × 3006-210-23 × MON88913 (DAS-24236-5×DAS-21Ø23-5×MON-88913-8), les députés soulignent que les OGM sont désormais autorisés au sein de l’Union européenne par la Commission, sans le soutien de l’opinion des commissions des États membres. Ce qui devait constituer une exception quant à la procédure habituelle de décision est en fait devenue la norme.

Une législation européenne séparée qui autoriserait tout État membre de l’Union à restreindre ou interdire la vente et l’usage de denrées alimentaires contenant des OGM approuvés par l’UE ou d’aliments pour animaux sur son territoire a été rejetée par le Parlement en octobre 2015. Les députés s’inquiètent du fait que cette législation soit inapplicable ou qu’elle puisse conduire à la réintroduction de contrôles aux frontières entre les pays favorables et opposés aux OGM. Ils ont appelé la Commission à préparer une nouvelle proposition.

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Changement climatique: l’UE doit revoir ses objectifs à la hausse

Les pays ayant ratifié l’accord de Paris vont devoir rehausser leurs engagements en matière de réductions d’émissions afin de limiter le réchauffement à bien en dessous de 2 degrés, et l’UE devra revoir ses objectifs pour 2030, ont estimé les députés dans une résolution adoptée ce jeudi.

L’accord ayant réuni les conditions pour entrer en vigueur, le débat va désormais porter sur les outils à mettre en œuvre, en particulier lors de la conférence de Marrakech qui se tiendra le mois prochain.

Les députés regrettent que l’addition des contributions nationales déposées  soit encore loin de permettre une limitation du réchauffement de la planète à deux degrés.

Il est urgent que toutes les parties revoient leurs objectifs à la hausse, et l’UE devrait pour sa part s’engager en faveur d’objectifs plus ambitieux à l’horizon 2030, indiquent-ils. La trajectoire de réduction d’émissions prévue par le cadre climat 2030 n’est pas en ligne avec les objectifs de Paris, estiment-ils.

Les députés rappellent également que l’action au seul niveau de l’Union ne suffira pas, et appellent la Commission et le Conseil à encourager davantage leurs partenaires à faire de même.

Les députés estiment que l’UE devrait également réviser ses objectifs à moyen et long terme. Ils appellent la Commission à préparer une stratégie pour atteindre l’objectif de zéro émission en 2050, adopté à Paris.

Les députés notent avec inquiétude que 166 millions de personnes ont été déplacées entre 2008 et 2013 à cause des inondations, tempêtes, tremblements de terre et autres désastres. Ils appellent à la reconnaissance de la problématique des réfugiés climatiques, en soulignant que les évolutions climatiques dans certaines parties de l’Afrique et du Moyen-Orient pourraient contribuer à l’instabilité politique, aux difficultés économiques et à l’aggravation de la crise des réfugiés en méditerranée.

Aviation et transport maritime

Les députés insistent sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux secteurs de l’aviation civile et du transport maritime internationaux, et invitent les parties à travailler au sein de l’OACI et de L’OMI pour mettre en place les mesures adéquates d’ici la fin 2016.

Des efforts sont nécessaires pour faire en sorte que la finance mobilisée pour l’action climatique atteigne l’objectif de 100 milliards de dollars d’ici 2020, estiment les députés. Des sources nouvelles devront être sollicitées, notamment avec la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et l’utilisation de certains permis carbone européens ou de revenus générés par les mesures relatives à l’aviation et au transport maritime.

Des amendements déposés par des eurodéputés britanniques en commission parlementaire et confirmés en plénière appellent l’UE à maintenir ses engagements climatiques sans tenir compte des changements de statut des États membres, et demandent à ce que des efforts soient faits pour qu’un État changeant de statut puisse rester présent sur le marché européen du carbone.

La résolution a été adoptée par 467 voix pour, 94 contre et 55 abstentions. Une délégation du Parlement sera présente à Marrakech du 14 au 19 novembre et participera à la conférence.

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« UN PEU, BEAUCOUP, Passionnément »

Le 6ème magazine « UN PEU, BEAUCOUP, Passionnément » édité par Marque Savoie est disponible..

Arborant 24 pages, ce nouveau numéro devrait séduire les amateurs de bons vins, mais également tous ceux qui apprécient de partir à la découverte du terroir et de son patrimoine.

Outre des recettes gourmandes, des jeux pour les enfants et des conseils de jardinage, il réserve encore de belles surprises.

Mais chut, nous n’en dirons pas plus !

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Un nouveau numéro à lire sans modération ! => http://www.marque-savoie.com/marque-savoie/un-peu-beaucoup-passionnement

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Le GNV, un carburant alternatif mature

Dans le cadre du projet de création d’une station d’avitaillement au GNV* à destination des
poids-lourds sur le territoire métropolitain, Grenoble-Alpes Métropole et GRDF en partenariat
avec le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise, la Fédération
Nationale des Transports Routiers et Transport Logistique de France ont organisé une demi-journée
thématique autour des solutions GNV à destination des professionnels privés et publics.
Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur
le développement de ce carburant alternatif, de présenter l’offre des véhicules GNV et leurs
avantages. Cette opération de sensibilisation et d’échange d’expérience sera suivie d’essais de
véhicules.
Avec plus de 11 millions de véhicules dans le monde et un taux de croissance de 20% par an
depuis 2000, la filière GNV est une alternative aux véhicules essence et diesel, plébiscitée
pour ses qualités environnementales et son attrait économique, et permettant de répondre
aux enjeux de la transition énergétique. Pluralité d’approvisionnement (fossile,
méthanisation et méthanation), plus faible impact écologique, attrait en termes de coût
d’achat, etc. : le GNV appliqué au transport routier est une solution pertinente pour lutter
contre la pollution de l’air tout en répondant aux impératifs économiques de ce secteur
d’activité.

* GNV se traduit littéralement par « Gaz Naturel pour Véhicules ». Il s’agit tout simplement du gaz
naturel que nous utilisons au quotidien mais sous pression, en l’espèce jusqu’à 250 à 300 bars.

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Solidarité des territoires et égalité de traitement face aux problèmes générés par la prédation !

L’USAPR a été reçue au Ministère de l’agriculture par  Brice Huet,
conseiller chargé du développement durable et des outre-mer. Elle a réaffirmé l’extrême
gravité des problèmes engendrés par la prédation des loups sur les territoires communaux
(détresse des éleveurs, souffrance des troupeaux, ensauvagement des espaces…).
Dans le temps qui leur a été imparti, les maires de l’USAPR ont défendu les points suivants :
- la nécessité de n’admettre en aucune façon la notion de « zone d’exclusion » dans un
souci d’équité et de solidarité des territoires.
- leur refus de voir les indemnisations liées à la mise en place des mesures de protection
et à leur bon usage.
- le rejet de la notion de «zone de tranquillité » dans les parcs induisant l’interdiction de
certaines activités de production (cf projet de Loi Montagne).
- l’urgence à obtenir le déclassement de l’espèce loup de strictement protégée à
protégée au sein de l’Europe (Convention de Berne et Directive Habitat)
- l’obligation d’égalité dans l’application des arrêtés cadres dans tous les départements.
- la détermination scientifique du nombre minimum de loups permettant d’assurer la
viabilité de l’espèce lupine en France.
Elle a proposé deux axes de travail :
- une clé de comptage afin d’établir plus précisément la population totale de loups en
France et de mieux mesurer la vulnérabilité des espaces pastoraux (Zone test à l’étude
en Savoie)
- les chiens créancés pour améliorer la mise en oeuvre opérationnelle des différents
arrêtés de tir.
Les réponses écrites du ministère de l’agriculture feront l’objet d’un nouveau communiqué de
presse. La transversalité du dossier loup nous pousse à solliciter une rencontre avec le
Ministère de l’environnement.

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