Archive | 18 janvier 2017

La France grelotte…

Pendant ces périodes de grand froid, les besoins en chauffage des foyers français augmentent. Alors que le réseau d’électricité est sous tension et que l’on parle de pénurie, les combustibles bois normés s’affirment comme une source d’énergie performante, pérenne, en phase avec les exigences liées à la qualité de l’air.

Une énergie moderne et performante issue du bois

Le bois-énergie séduit de plus en plus les français à la recherche d’une solution moderne et performante de chauffage domestique. Pour France Bois Forêt, les pellets ou granulés et le bois-bûches font partie intégrante de ce développement innovant.

On estime à 8 millions le nombre de ménages se chauffant totalement ou partiellement avec un foyer fermé/insert, poêle, cuisinière ou une chaudière fonctionnant au bois bûche ou aux granulés de bois. Ils étaient près de 7,5 millions fin 2013.

Un combustible innovant

Le bois-énergie est porté par ses multiples atouts, fruits des investissements en recherche et développement et de la démarche d’amélioration continue de la filière Forêt-Bois et des industriels du chauffage.
Ce combustible performant se décline ainsi sous différentes formes :

Les granulés ou «pellets»
Un million de tonnes de granulés de bois est produit en France (source SNPGB), un volume en croissance qui est en mesure de faire face à l’évolution de la demande. S’appuyant sur un standard ISO exigeant (ISO 17225-2) qui définit ses spécificités, le granulé bois «Premium» domine largement le marché français pour le chauffage du particulier.

Il doit être produit à partir de bois vierge, afin de garantir la sécurité du consommateur et le respect de la qualité de l’atmosphère. Grâce à sa qualité parfaitement contrôlée, il est considéré comme le combustible bois le plus performant, offrant le meilleur rendement. De forme cylindrique, les granulés de bois «Premium» sont de surcroît pratiques d’utilisation. Ils sont proposés conditionnés en sacs, pour l’usage dans des poêles, ou en vrac, pour les chaudières.

Les bûches
Les contours de ce marché sont difficiles à cerner précisément, compte tenu du poids de l’autoconsommation en France. Ainsi que le souligne le réseau France Bois Bûche, il s’agit de privilégier du bois sec, bien calibré et issu d’essences nobles. Un bois bûche mal séché, à 30 ou 40 % d’humidité, occasionnera en effet une perte de près de 25 % du rendement énergétique par rapport à une bûche à un taux d’humidité de 20 %.

La certification « NF Biocombustibles solides – bois de chauffage » assure aux consommateurs un bois bûche de qualité depuis son façonnage jusqu’à la livraison chez le consommateur : longueur, humidité, essences de bois utilisées, etc.

La plaquette forestière

Également appelées bois déchiqueté, les plaquettes forestières se présentent sous la forme de copeaux de tailles homogènes résultant du broyage du bois de faible valeur. Utilisées en tant que combustibles, elles sont surtout destinées aux chaufferies collectives et industrielles.

Des appareils de haute technicité
La qualité des combustibles bois standardisés s’accompagne d’un accroissement considérable de l’efficacité énergétique du parc d’appareils de chauffage domestique, principal ou d’appoint, et des chaudières, destinées à assurer le chauffage central de l’habitation et la production d’eau chaude sanitaire.

Aujourd’hui, 600 000 foyers en France sont équipés de poêles ou de chaudières à granulés de bois. Ils devraient dépasser le million en 2020.

Un encouragement à l’utilisation des appareils les plus performants

Des investissements ont été menés en faveur de l’amélioration technologique des appareils de chauffage au bois, permettant une meilleure valorisation du combustible, produisant plus de chaleur avec moins de bois tout en réduisant les émissions polluantes. Une directive européenne d’écoconception imposera, en 2022, des performances énergétiques et environnementales strictes à toute la profession.

Les industriels du label Flamme Verte, qui regroupent aujourd’hui plus de 100 marques françaises et européennes, commercialisent déjà des produits qui répondent à ces exigences.
Les produits labellisés Flamme Verte sont répertoriés en fonction de leurs performances énergétiques et environnementales dans des classes de performances identifiées par des étoiles, selon trois catégories : 5, 6 et 7 étoiles. La suppression de la classe « 4 étoiles » et l’ajout de deux nouvelles classes répondent à une logique d’amélioration continue des performances énergétiques et environnementales. En 2018, la classe « 5 étoiles » sera à son tour éliminée. En 2020, seuls les produits « 7 étoiles » demeureront éligibles au label.

Les émissions de CO2 d’un poêle à pellets de la classe Flamme Verte « 7 étoiles » se situent aujourd’hui à un maximum de 0,02 % alors que le rendement énergétique est supérieur à 90 % (0,12 % pour un équipement bois bûche et un rendement supérieur à 75 %).

Concernant l’émission de particules fines, le taux atteint 30Mg/Nm3 contre 90 Mg/Nm3 pour un équipement « 5 étoiles ». Les exigences du label Flamme Verte évoluent donc en permanence afin de promouvoir et de mettre en avant auprès des particuliers les appareils de chauffage au bois les plus performants.

La vente d’appareils de chauffage au bois de qualité est encouragée par les pouvoirs publics à travers le crédit d’impôt pour la transition énergétique qui est réservé aux appareils très propres et performants (6 et 7 étoiles en 2018).

Le bois, une énergie économique

Le bois, c’est aussi une énergie économique. Alors que se profile l’augmentation des prix d’autres sources comme l’électricité et le gaz, les prix du bois-énergie sont beaucoup plus stables car non sensibles à des évènements géopolitiques. Le prix du kWh de chauffage est de l’ordre de 4 centimes d’euros pour la bûche ou 5,8 centimes d’euros pour le granulé, contre 6,4 centimes d’euros pour le fioul ou 16 centimes d’euros pour l’électricité.

Un débouché vital pour la filière Forêt-Bois

Mobilisant l’ensemble de la filière Forêt-Bois, le bois-énergie valorise les connexes de l’exploitation forestière, produits notamment par la filière Bois d’œuvre.

Fabriqué à partir de produits connexes de scieries (sciures, plaquettes), le granulé Premium français offre un débouché vital aux scieurs français, alors que les utilisations de ces connexes par les industries des panneaux de bois et de la pâte à papier se sont réduits ces dernières années.

Plusieurs scieurs ont investi dans des unités de granulation et produisent ainsi des matériaux de construction et d’énergie sur un seul et même site.

Les ressources en bois pour la poursuite du développement du granulé français sont abondantes. La production de granulés Premium profite directement du développement du bois de construction dans l’hexagone (conformément aux objectifs de la loi Grenelle 1), auquel est associé une plus forte production de connexes de scieries.

Par ailleurs, la filière innove et valorise déjà du bois d’éclaircie, en particulier de feuillus, offrant, là-aussi, de nouveaux débouchés importants à l’amont forestier.

Une filière en phase avec les enjeux économiques et environnementaux

Le chauffage domestique au bois se présente ainsi comme la première source d’énergie renouvelable utilisée en France. La matière première utilisée pour le combustible bois provient des massifs forestiers français, qui recouvrent 30 % du territoire national.

Une filière ancrée dans la proximité

La production de granulé de bois s’appuie sur une cinquantaine d’unités assurant un bon maillage du territoire. Les producteurs français, tous implantés en milieu rural, servent en priorité la demande locale et nationale, laissant à l’hexagone un bilan légèrement exportateur chaque année.
Après des années de croissance continue, les fabrications ont été réduites en 2015, pour gérer un deuxième hiver doux et éviter des surstockages. La courbe reprend sa hausse en 2016.

Selon l’Ademe, la partie production et distribution de combustibles (bois bûche et granulés de bois) représente 8 500 emplois, auxquels s’ajoutent une dizaine de milliers de personnes liées aux activités de fabrication, distribution et installation d’appareils de chauffage au bois. Au total, près de 20 000 emplois directs et indirects composent la filière du chauffage au bois, des emplois souvent non délocalisables.

Une contribution à la transition énergétique

Le bois-énergie contribue significativement à réduire notre dépendance énergétique et nos émissions de gaz à effet de serre. La France a pris l’engagement de produire 23 % de sa consommation énergétique finale à partir d’énergies renouvelables, dont la moitié pour la filière bois.

Offrant un rendement efficace (85 à 90 %), le chauffage au bois de qualité concourt à la maîtrise des consommations d’énergie fossile (fioul domestique, GPL, gaz,) fortement émettrice de gaz à effet de serre. Il joue également un rôle important dans la réduction des besoins électriques.


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Filière palmipèdes:PLAN DE SÉCURISATION DU RISQUE SANITAIRE

Les professionnels de la filière palmipèdes, réunis au sein du CIFOG, vont présenter ce  jeudi au Ministre de l’Agriculture un plan de sécurisation sanitaire de la filière pour lutter contre le risque d’Influenza Aviaire dont ils sont victimes pour la 2ème année consécutive.

Ils demandent également aux pouvoirs publics la mise en place urgente de mesures économiques pour accompagner la filière dans cette lutte contre le virus H5N8 qui a déjà nécessité :
- l’abattage de 1,5 million de canards,
- l’arrêt total de la production dans une partie du Tarn, du Gers, des Landes, du Lot et Garonne, des Hautes Pyrénées et des Pyrénées Atlantiques dont la reprise d’activité n’est pas encore identifiée. Le vide sanitaire probable sera de plusieurs semaines.
Le coût global de ces mesures est pour l’instant estimé à près de 120 millions d’Euros qui doivent impérativement faire l’objet d’un accompagnement financier de l’État, faute de quoi un grand nombre d’intervenants de la filière (accouveurs, éleveurs, transformateurs, etc.) ne survivront pas à cette nouvelle crise.
En effet, depuis le début du mois de décembre 2016, l’ensemble des professionnels de la filière palmipèdes Française lutte dans leurs élevages contre la virulence et la rapidité de propagation du virus H5N8, en collaboration avec les pouvoirs publics et la communauté scientifique.
Ce nouvel épisode d’Influenza aviaire fait suite à celui de 2015/2016 qui avait déjà coûté plus de 500 millions d’Euros à la filière afin d’éradiquer avec succès le virus H5N1 des élevages. À cette occasion, des mesures de biosécurité avaient déjà été mises en place par les professionnels permettant d’éviter le retour de ce virus H5N1. Malheureusement, la nouvelle souche de virus H5N8, d’une virulence sans précédent, a démontré qu’il fallait aller encore plus loin dans la prévention et la lutte contre l’Influenza.

POUR ASSURER L’AVENIR DE LA FILIÈRE PALMIPÈDES, LES PROFESSIONNELS PRÉSENTENT AU MINISTRE UN PLAN DE SÉCURISATION DU RISQUE SANITAIRE ET DEMANDENT D’URGENCE DES MESURES ÉCONOMIQUES

C’est pourquoi et afin d’assurer l’avenir de la filière qui fait vivre 100 000 personnes en France et génère un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’Euros par an, les professionnels ont élaboré un plan de sécurisation sanitaire renforcé. Celui-ci tient compte de l’analyse et des enseignements de l’épisode 2015/2016.

L’objectif est « de ne laisser personne sur le bord du chemin » et de pouvoir adapter les nouvelles mesures en fonction de différents critères. En effet, le CIFOG a conçu ce plan de sécurisation sanitaire en tenant compte de la diversité des tailles d’élevage et de structures de production.
Un plan ambitieux et pragmatique de sécurisation sanitaire :
Ce plan de sécurisation sanitaire couvre l’ensemble des phases d’élevage des palmipèdes depuis l’élevage jusqu’au transport des animaux.
Les principales mesures proposées visent à :
- Détecter systématiquement la présence ou non de virus hautement pathogène sur l’élevage avant tout déplacement des animaux grâce à des analyses afin de sécuriser le transport et d’éviter la diffusion d’un éventuel virus vers d’autres sites.
- Mettre en place un système d’alerte sanitaire par les vétérinaires sous l’autorité des pouvoirs publics et relayé à l’ensemble des intervenants de la filière par les professionnels. Ce dispositif permettra de ne pas prendre de retard dans l’information d’un éventuel cas d’Influenza détecté.
- Rendre obligatoire la déclaration de mise en place d’animaux dans tous les élevages de la filière longue, mais également pour les producteurs à la ferme, dans le cadre de la Base de Données Avicole mise en place par le CIFOG. Cette mesure permettra de tenir un tableau de bord fiable des élevages et de leur activité à un instant T.
- Appliquer pour la filière longue, la règle d’élevage d’animaux d’âge identique dans un site d’exploitation, permettant ainsi de réaliser des vides sanitaires efficaces des élevages en évitant toute contamination croisée de différents lots d’animaux.

Cette mesure ne concernera pas les exploitations fonctionnant en circuit fermé (pas de mouvement d’animaux avec l’extérieur). Les principales organisations de production du Sud Ouest s’engagent à mettre en place cette mesure pour être opérationnel avant la prochaine migration d’automne. Cette mesure aura pour conséquence immédiate de diminuer la densité de palmipèdes sur plusieurs zones d’élevage.
- Définir un accord interprofessionnel sur les règles d’élevage.

POUR ASSURER L’AVENIR DE LA FILIÈRE PALMIPÈDES, LES PROFESSIONNELS PRÉSENTENT AU MINISTRE UN PLAN DE SÉCURISATION DU RISQUE SANITAIRE ET DEMANDENT D’URGENCE DES MESURES ÉCONOMIQUES

- Mettre en oeuvre l’audit de tous les producteurs par un organisme indépendant pour assurer que les mesures de biosécurité sont bien appliquées.
- Sécuriser les étapes de transport en déterminant un protocole de nettoyage et de désinfection des cages et des camions. L’application de ce protocole étant soumise à l’audit et au contrôle des opérateurs par un organisme tiers indépendant.
- Professionnaliser l’activité des intervenants extérieurs aux côtés des éleveurs dans les exploitations à travers la mise en place d’un guide des bonnes pratiques pour leurs interventions et du contrôle de sa bonne application.
Seuls l’application rigoureuse de ce plan de sécurisation sanitaire et l’accompagnement financier de l’amont et de l’aval de la filière pour supporter les très lourdes conséquences économiques du plan d’abattage et du vide sanitaire à venir, permettront de sauver et d’assurer l’avenir des 100 000 emplois de la filière palmipèdes à Foie Gras.

À propos du CIFOG :
Créé en 1987, le CIFOG regroupe toutes les familles professionnelles de la filière palmipèdes à Foie Gras.
Ses objectifs sont : la défense et la promotion des produits proposés à la consommation et la mise en oeuvre d’actions dans l’intérêt général de la profession, l’établissement d’accords interprofessionnels, notamment pour préserver la qualité des produits.
Le CIFOG participe au financement de programmes collectifs de recherches, prioritaires pour la profession et tout particulièrement sur le bien-être et le confort des animaux, les techniques et les méthodes de production, la connaissance des matières premières, les processus de transformation…
Le CIFOG travaille également à une meilleure connaissance du marché et des souhaits des consommateurs. Le rôle de l’Organisme est aussi de promouvoir le Foie Gras et les autres produits des palmipèdes gras : magrets et confits. Il met en place de multiples actions de communication collective : campagnes publicitaires, information des médias, documents d’information grand public, présence sur internet : www.lefoiegras.fr

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