Archive | 26 février 2017

Vercors Lait: remarquable dynamisme

Le Vercors est en plein coeur de l’actualité avec en particulier sa présence, très remarquée,  au salon de l’agriculture à Paris. Une présence qui montre tout le dynamisme du Vercors à travers en particulier de son agriculture et de son tourisme. Les deux étant très liés…

Au niveau agriculture, son dynamisme est prouvé à travers plusieurs filières dont celle de l’élevage laitier.

Il faut dire que le plateau a en son sein une AOP qui acquière année après année plus de prestige, le Bleu du Vercors Sassenage.

Celui ci peut être fermier, on compte une dizaine de producteurs bien répartis sur l’ensemble du territoire, ou fabriqué à la coopérative Vercors Lait.

Philippe Guilloud son directeur nous l’a confirmé: » l’année 2016 a été une bonne année pour notre entreprise et elle a confirmé son dynamisme, nous avons fabriqué 310 tonnes de Bleu, tonnage en perpétuelle augmentation..Le produit est bon, il plait et les différents plans de communication, de promotion portent leurs fruits, on peut citer par exemple la fête du bleu et la présence du Vercors au salon de l’agriculture. « 

Pour appuyer la thèse du dynamisme Philippe Guilloud précise:  » nous venons de signer un contrat avec Grand Frais,  la centrale organise une opération nationale spéciale Bleu, elle va mettre sur les étals de ses magasins 1700 Bleus dans 370 magasins.

Mais il n’ y a pas que le Bleu,  » en 2016 nous avons transformé 75% de la collecte grâce à une gamme très large de produits que nous fabriquons sur place..L’objectif étant d’arriver à 100% dans les années qui viennent.. »

On peut signaler la dernière nouveauté: le lait du Vercors  que l’on retrouve dans la grande distribution comme  à Carrefour Voiron, groupe Provencia. Sébastien Ferand, directeur du magasin très satisfait de cette opération:  » sans aucune  » pub » nous en vendons deux palettes par mois, ce qui est un début très prometteur. C’est d’autant plus intéressant que l’on joue gagnant gagnant, du producteur au consommateur.. »

Cette marche en avant impose la coopérative à une restructuration.  » Des travaux d’une grande importance vont démarrer sous peu. Ils sont impératifs avec la mise au normes, la création de salles d’affinage, l’extension du magasin, la modernisation des matériels..  »

Une marche en avant qui a bien entendu un impact sur le personnel.  » Il y avait une douzaine de salariés il y a une dizaine d’année, 33 cette année et on arrivera très vite à la quarantaine.. A cela se rajoute une dizaine de salariés qui travaillent pour la société de commercialisation dans les magasins de Seyssins et Romans.

Un magasin de Romans qui aura la charge de gérer la partie vente en ligne via internet..  » Nous devons vivre avec notre temps » argumente Philippe Guilloud.

Vercors Lait a toujours eu le soutien des élus dont ceux de la Communauté de Communes du Massif du Vercors, un CCMV qui a changé de présidence depuis peu..  » Pierre Buisson a toujours été à notre écoute, Franck Girard, le nouveau président nous a assuré que la CCMV sera toujours à nos côtés..On vit dans la continuité.. »

Au niveau du Parc, là aussi changement de présidence..  » Nous avons déjà vu la différence car le nouveau président Jacques Adenot a tenu à visiter l’usine, à nous rencontrer  et nous indiquer qu’il sera à notre écoute..Oui il y a une vraie rupture dans les relations et oui nous sommes heureux de voir qu’un véritable partenariat se met en place entre le Parc et Vercors Lait. »

L’agriculture sur le Parc est également en mouvement avec la reprise d’exploitations par des jeunes,  » ce renouvellement de génération est bénéfique sur de nombreux points et assure aussi la pérennité de notre coopérative. »

Une entreprise qui compte une soixantaine de coopérateurs, qui va traiter plus de 6,5 millions de litres de lait en 2017, avec comme objectif de produire 340 tonnes de Bleu du Vercors Sassenage AOP..

Gilbert PRECZ

Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, bleu du Vercors SassenageCommentaires fermés

12èmes Ovinpiades des Jeunes Bergers

Pour cette 12ème saison, près de 100 établissements agricoles ont présenté des candidats aux 17 sélections territoriales de l’automne 2016 / hiver 2017. Au total plus de 750 élèves, âgés de 16 à 24 ans suivant une formation agricole (CAPA au BTS) se sont disputés une place pour la finale nationale.

A l’issue des sélections régionales, 36 jeunes bergers dont 9 filles sont venus conquérir le titre national de Meilleur Jeune Berger, ce samedi 25 février 2017, au Salon International de l’Agriculture, Porte de Versailles à Paris.

Pour cela, ils ont dû se soumettre à des épreuves alliant théorie et pratique : l’évaluation de l’état d’engraissement et poids d’agneaux de boucherie, le choix d’un bélier, le parage des onglons, le tri de brebis avec lecture de boucles électroniques, la manipulation et l’évaluation de l’état corporel, le quizz et la reconnaissance des races. A l’issue d’une compétition, très disputée, Nicolas Arpin au CFFPA de Montmorillon est le Meilleur Jeune Berger de France 2017. Maîtrise de soi, ténacité, force, rapidité, combativité, technicité, motivation… sont les qualités nécessaires pour remporter les Ovinpiades des Jeunes Bergers.

Bénédicte Poulet du lycée agricole d’Ahun (23) est la Meilleure Jeune Bergère de France 2017, suivie par Clémence Fresneau du CFA Nature de la Roche sur Yon (85). Elles se sont classées respectivement à la 2ème et 4ème place du classement général.

Depuis 2010, une épreuve collective est également proposée aux établissements agricoles participant ou non aux épreuves individuelles des Ovinpiades. L’objectif des Ovinpiades collectives est de permettre à un groupe d’élèves d’une même formation de réfléchir à l’élevage de brebis, ses atouts, ses opportunités, sa technicité… et d’approfondir ainsi leurs connaissances sur la filière et ses métiers. Cette année, les équipes en compétition pourront exprimer toute leur créativité autour d’un thème d’actualité en créant une chronique ovine sur la modernité de l’élevage ovin, destinée à alimenter les réseaux sociaux.

Chaque équipe a présenté son projet et son plan de valorisation, incluant des déclinaisons possibles du support présenté, sur le ring ovin, hall 1.

Les 5 meilleurs projets présélectionnés, lors des finales inter-régions, ont été exposés par les étudiants venus des établissements d’enseignement : Session des Bergers du Merle (13), CS Ovin de Montmorillon (86), LEAP Terre Nouvelle (48), CS Ovin du CFAAF des Vosges (88), Lycée de Kernilien. En 2016, l’équipe du lycée agricole privé de Terre Nouvelle de Marjevols avait remporté l’épreuve avec « De chair, de lait et de laine, la brebis domine notre environnement ! ». Cette année, c’est l’équipe du CS Ovin de Montmorillon qui remporte l’épreuve avec « Ovin’APP ».

Les Ovinpiades pour porter haut une filière qui recrute

Depuis quelques années, la filière ovine cherche à susciter des  vocations parmi les jeunes. Les Ovinpiades des Jeunes Bergers est l’un des symboles de cette volonté d’installer des nouveaux éleveurs de brebis en France.

Au cours des 15 prochaines années, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39% des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement de ses générations mais également le maintien de sa production, la filière ovine doit donc installer près de 10 000 éleveurs dans la prochaine décennie. Et les atouts de cette production ne manquent pas : une politique agricole commune favorable, un bon maintien des prix, une adaptabilité remarquable des animaux offrant un large panel de conduites d’élevage possibles, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, des débouchés variés, des opportunités dans les démarches qualité, … Et argument non négligeable, les investissements nécessaires étant modérés, le retour sur investissement est rapide !

Avec le programme Inn’ovin, la filière se mobilise pour relever les défis de demain : créer plus d’emplois sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande en agneaux et en lait,  et rendre ce métier plus attractif en permettant à l’éleveur de dégager un meilleur revenu  tout en  travaillant dans de meilleures conditions. Des axes de travail ont été identifiés pour favoriser les installations, accroitre les performances technico-économiques, améliorer les conditions de travail et produire durable

Plus qu’un concours, une découverte

La filière cherche maintenant à rencontrer ses futurs producteurs. Et pour que la rencontre ait lieu, quoi de mieux qu’une immersion dans une ambiance conviviale offrant la possibilité d’échanges privilégiés ?

Les Ovinpiades des Jeunes Bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, à travers de gestes concrets et d’échanges avec des professionnels. Ces 3 dernières années, le concours a permis à plus de 4000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils ne connaissent peu ou pas du tout, et en même temps d’en avoir une image plus positive.

Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage…

Catégorie agriculture, ovins, élevageCommentaires fermés

Vallée de l’Arve: rendez vous manqué!

Les vice-présidents de la Région Auvergne Rhône-alpes, Martial SADDIER, délégué à l’Economie Patrick MIGNOLA, Eric FOURNIER,  délégué à l’Environnement réagissent suite à la visite de Ségolène Royal dans la Vallée de l’Arve.

 » Les annonces formulées par Mme ROYAL confirment que ce
dossier ne fait pas partie de ses priorités. Alors que la Région
s’engage à hauteur de 45 millions d’€, l’Etat limite son intervention
au minimum.
Le ferroviaire est également le grand absent des annonces de
Ségolène ROYAL. Malgré les demandes très précises des habitants de
la Vallée de l’Arve sur la ligne Saint-Vallorcine, notamment sur les
questions de cadencement, la ministre n’offre aucune réponse. Pas
plus qu’elle n’en offre sur la ligne de la Vallée de l’Arve. Aucuns moyens
supplémentaires sur le fret ferroviaire. Rien.
Quant aux TER circulant au gaz naturel, Ségolène ROYAL se contente
d’une expérimentation.
Au fond, la ministre ne reprend que des dispositifs déjà existants en
les agglomérant.
Ce ne sont que des annonces, sans moyens, sans ambitions.
A deux mois de son départ du gouvernement, Ségolène Royal a
manqué son rendez-vous avec les habitants de la Vallée de l’Arve.
Nous demandons à l’Etat qu’il triple son engagement. On attendait
de Mme Royal autre chose. »

Catégorie environnement, région Auvergne Rhône-AlpesCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

février 2017
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+