Archive | avril, 2017

Collaboration européenne pour les recherches en agriculture biologique

Dans l’optique de renforcer leur partenariat existant depuis plus de 20 ans, qui a déjà permis de mener des projets de recherche – notamment dans le contexte de projets européens (41 publications cosignées) autour des thématiques de santé animale, de sélection végétale et animale, de fertilité des sols de grandes cultures, etc., l’Inra et le FiBL ont signé un protocole d’entente pour construire l’avenir des recherches en agriculture biologique autour de nouveaux projets communs sur des thématiques pluridisciplinaires.

Le FiBL et l’AB

L’institut de recherche de l’agriculture biologique, FiBL, est, à l’échelle mondiale, l’un des principaux acteurs des recherches sur l’agriculture biologique.

Ses recherches sont multidisciplinaires et l’institut dispose d’une exploitation agricole, avec un domaine viticole et ses propres chais et vergers. Les compétences du FiBL sont également recherchées hors de Suisse et l’Institut participe à de nombreux projets internationaux – tant sur le plan de la recherche que de la vulgarisation, de la formation continue ou encore de la coopération au développement.

L’Inra et l’AB

L’effort de recherche et d’expérimentation de l’Inra en faveur de l’AB est ancien et important. Il se traduit, depuis près de 15 ans, par des projets de recherche spécifiquement dédiés à l’AB portant aussi bien sur la génétique, les pratiques et les filières, que sur les attentes des consommateurs ou les politiques publiques.

Le plus souvent, ces travaux sont développés dans le cadre d’un partenariat étroit avec les acteurs de la recherche-développement. Cet engagement de l’Inra s’opère également au niveau européen. Les recherches de l’Inra en AB s’appuient notamment sur un dispositif expérimental réparti sur tout le territoire, qui couvre les principales productions animales et végétales. Un de ses dispositifs est situé sur le site de Laqueuille sur le territoire auvergnat.

A Laqueuille, cap sur l’élevage ruminant bio

Le site Inra de Laqueuille, situé entre 1000 et 1500 mètres d’altitude, conduit des expérimentations en agriculture biologique sur les systèmes d’élevage allaitant herbagers.

Avec 117 hectares de prairies, 35 bovins et 230 brebis, le projet de recherche SALAMIX vise à mettre à l’épreuve et comparer 3 systèmes d’élevage biologiques herbagers avec l’objectif de produire de manière autonome de la viande finie à l’herbe à partir de prairies permanentes.

Deux éléments stratégiques majeurs sont mis en œuvre pour cela : le croisement d’une race rustique avec une race herbagère précoce et l’association de deux espèces animales (ovin et bovin allaitant).

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Le buis français menacé de disparition

Utilisé depuis de nombreux siècles pour décorer nos jardins à la française, le buis est un élément incontournable de notre patrimoine. Aujourd’hui pourtant le buis risque de disparaitre. En cause, les attaques récurrentes de deux bio-agresseurs : la pyrale du buis et le champignon Cylindrocladium buxicola.

Une situation très préoccupante qui concerne aussi bien les buis de nos espaces verts que les buis sauvages. Alors que l’alerte est maximale en ce début de printemps, le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres espèces invasives a sonné la mobilisation générale à l’occasion d’une visite dans les châteaux de Vertrieu.

Difficile d’imaginer le château de Versailles ou de Vaux-le-Vicomte sans leurs somptueux buis qui ornementent leurs jardins. L’enjeu dépasse largement le cas des jardins. Les buis morts entrainent des risques d’affaissement de terrain ou encore d’incendie.

Des solutions immédiates et efficaces sont donc indispensables pour lutter contre les attaques récurrentes et de grande ampleur de ces bio-agresseurs. Conscients des enjeux, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté en février dernier un amendement législatif afin d’établir une dérogation à la loi Labbé, modifiée en 2015, qui interdit l’utilisation de fongicides chimiques.

Cet amendement donne la possibilité à titre dérogatoire, aux collectivités territoriales et aux gestionnaires de domaines appartenant à l’État, d’utiliser des produits phytopharmaceutiques classiques, notamment les fongicides triazoles, lorsque la survie d’une espèce végétale d’intérêt patrimonial ou biologique est en jeu et qu’aucune solution alternative n’existe. C’est le cas pour le buis.

Des chenilles voraces

Entrée sur le territoire français en 2008, la pyrale du buis est un papillon de nuit venu de l’est de l’Asie dont les chenilles se nourrissent des feuilles de buis. Les dégâts sont considérables et peuvent aller jusqu’à la défoliation totale de la plante. Considérée comme une espèce invasive, la pyrale du buis a rapidement colonisé le territoire : en 2014, pas moins de 71 départements étaient concernés.

Alors que les premières chenilles sortent d’hibernation, la vigilance doit être maximale. Pour limiter le risque, un panel de mesures préventives et curatives peut être mis en oeuvre. Destruction des cocons, mise en place de pièges à phéromones, application, si nécessaire, d’un insecticide homologué microbiologique ou chimique, etc… ces mesures reposent sur une observation minutieuse tout au long de l’année.

Un champignon destructeur

A l’origine de la « maladie du dépérissement », le champignon Cylindrocladium buxicola est responsable de dégâts très sévères depuis 2006. Très résistant, ce champignon est redoutable et peut survivre cinq ans dans les débris organiques et tissus végétaux tombés au sol. Cependant, des solutions existent.

Respect d’une bonne hygiène, arrosage adéquat, traitement fongicide triazole, etc… ces mesures préventives et curatives permettent de maitriser la maladie dans le cadre d’un programme de lutte efficace et continu. Un enjeu clef d’autant plus que les plantes infectées peuvent totalement se rétablir dans le cas d’un traitement adéquat.

Avec des conséquences économiques (coût de la lutte, du remplacement, etc.) et écologiques (risque d’incendie accru en forêt, déséquilibre de la biodiversité, etc.), ces attaques de bio-agresseurs ont également un fort impact esthétique et patrimonial. La mobilisation générale est indispensable.

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Flavescence dorée – campagne 2017

Les communes en périmètre de lutte obligatoire (PLO) sont celles dont le territoire :
- comprend un foyer officiellement confirmé au cours de l’une des deux dernières campagnes de prospection (commune dite contaminée)
- est inclus pour tout ou partie dans un périmètre de sécurité situé à moins de 500 m d’un foyer officiellement confirmé au cours de l’une des deux dernières campagnes de prospection (commune également dite contaminée)
- présente un lien épidémiologique avec un foyer proche (commune susceptible d’être contaminée)

Les mesures de lutte précitées doivent être mises en œuvre sur les parcelles de vitis des communes en PLO.

Le nombre de traitements insecticides peut varier en fonction des informations épidémiologiques recueillies par foyer. Certains traitements sont optionnels et seront confirmés ou infirmés selon l’importance des populations de cicadelles recensées.

Des arrêtés préfectoraux (prochainement en ligne) permettent de connaître le détail de ces mesures de lutte pour chaque commune comprise dans le périmètre de lutte obligatoire.

Retrouvez les diaporamas et les cartes présentés lors des réunions d’informations :

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Gel dans les vignobles et vergers

Les dégâts liés aux épisodes de gel de la semaine dernière ont touché de nombreux départements français, avec une concentration dans la moitié Est du pays. Ces dégâts, parfois localement très sévères sont à déplorer en arboriculture et en viticulture dans de nombreuses régions de France. L’Isère est bien entendu impactée…

Les pertes de récolte du secteur arboricole pourront faire l’objet d’une indemnisation dans le cadre du régime des calamités agricoles, une fois que l’étendue des pertes définitives sera connue, à l’issue de la récolte 2017. Pour le secteur viticole, les pertes de récolte étant assurables, elles ne relèvent pas du régime des calamités agricoles, mais ce dernier pourra être activé, le cas échéant, pour les pertes de fonds, si les dommages impactent la récolte 2018.

Les services de l’État sont pleinement mobilisés pour évaluer les dégâts et accompagner les producteurs. Stéphane Le Foll a d’ores et déjà demandé aux Préfets de tout mettre en place pour que les exploitants concernés puissent :

  • avoir un accès au chômage partiel pour leurs éventuels salariés ;
  • solliciter un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti pour les parcelles touchées par la grêle. Sur ce point les Maires pourront formuler au nom de l’ensemble des contribuables concernés de leur commune une demande collective auprès des services fiscaux ;
  • solliciter auprès des caisses MSA un report du paiement des cotisations sociales.

Le ministre de l’Agriculture demande également aux établissements financiers de prendre en compte cette situation exceptionnelle et de proposer aux viticulteurs et aux arboriculteurs sinistrés les solutions leur permettant de passer ce cap difficile.

Stéphane Le Foll a également souligné l’importance pour les agriculteurs d’assurer leurs cultures, en rappelant que le « contrat socle » lancé fin 2015 bénéficiait d’un taux de subvention de 65% de la prime payée.

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Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes initie aux premiers secours

Chaque année 11 millions de Français sont victimes d’un accident de la vie quotidienne*. Savoir donner l’alerte en cas d’accident, réagir en situation d’étouffement ou simplement adopter les bonnes attitudes face aux dangers est essentiel pour éviter les accidents de la vie courante. Dans une dynamique de prévention spécifiquement dédiée à la protection de personnes, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes organise des sessions gratuites d’initiation aux gestes de premiers secours le 27 avril.

Sous l’angle de la prévention, la Journée de la Protection se déroulera le jeudi 27 avril dans les espaces Rencontres CA de 22 agences participantes : Aubenas Moulon, Bourgoin La Grive, Bourg-Lès-Valence, Chabeuil, Guilherand-Granges, Grenoble Le Store, Loriol, Montélimar Saint-James, Romans Jean-Jaurés, Saint-Georges-d’Espéranche, Saint-Marcellin, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Saint-Symphorien-d’Ozon, Tournon, Uriage, Voiron Les Blanchisseries, Pontcharra, La Verpillière, Crémieu, Meyzieu, Salaise-sur-Sanne et Les Vans. Cette journée d’animations permettra aux petits comme aux grands, venus en famille, de se former et de profiter des nombreuses surprises. Treize agences** proposeront également des sessions d’initiation aux gestes de premiers secours assurées par la Croix-Rouge française et les sapeurs-pompiers.

Par cette démarche, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes ambitionne de sensibiliser la population à la prévention des aléas de la vie… Le Crédit Agricole, 1er assureur  des Français, s’engage dans une démarche de proximité au service de la protection de ses clients !

Informations pratiques

Date : le jeudi 27 avril 2017 dans 21 agences et le 29 avril 2017 pour l’agence de Crémieu

Lieu : Agences participantes du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes disponibles sur : http://bit.ly/RencontresCA

Partenaires du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes présents à l’évènement :

La Croix Rouge Française ; les Sapeurs-Pompiers de Saint-Georges-d’Espéranche ; l’Association des Jeunes Sapeurs-Pompiers d’Aubenas ; David Billet, formateur secourisme & incendie de l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers de l’Ardèche et pompier de la caserne de Guilherand-Granges et Saint-Péray ; les sapeurs-pompiers de Loriol.

Inscription gratuite et liste des agences participantes** sur http://bit.ly/RencontresCA

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Noix de Grenoble:rencontre avec Yves Renn

Nous avons rencontré Yves Renn, président de Coopenoix afin de faire le pont sur l’actualité noix de Grenoble.. Il faut dire que l’actualité est dense avec en particulier la sècheresse qui sévit, les élections présidentielles et la volonté de certains candidats de sortir de l’Europe, de revenir au franc..

L’été a été sec, l’automne aussi, l’hiver a été marqué par un déficit pluviométrique important et un manque d’enneigement et ce printemps est sec, chaud et venteux. Cette sècheresse perturbe t-elle le cycle de la noyeraie?

Réponse d »Yves Renn:  » C’est préoccupant, il ne faut pas s’en cacher, surtout pour les zones non irriguées. Il faut être clair, le réchauffement climatique  est une réalité et nous allons vers des dérèglements notoires.. Avec de la sècheresse mais aussi des fortes pluies. N’oublions pas que certaines années des arbres ont péri car ils baignaient dans trop d’eau. Cela n’empêche il faut anticiper, prendre les mesures qui s’imposent c’est à dire  irriguer, créer des lacs collinaires sur les coteaux.  »

Et le président de coopenoix de rappeler:  » nous avons la certitude d’avoir des financements pour mettre en place des systèmes d’irrigation pour les quatre prochaines années. Après c’est plus aléatoire, il faut donc en profiter. Il faut être clair: il faut irriguer partout ou c’est possible car les apports d’eau, de façon raisonnée sont indispensables pour avoir des fruits de qualité. « 

A noter que les nuciculteurs qui souhaitent mettre en place un système d’irrigation peuvent s’adresser aux techniciens de la chambre d’agriculture et des organisations professionnelles  » qui connaissent bien les dossiers « ..

Deuxième sujet abordé à quelques heures du premier tour des élections législative, le souhait de certains candidats de sortir la France de L’Europe et aussi le retour au franc.

Yves Renn a été catégorique:  » c’est irresponsable!  » et de prendre l’exemple de Coopenoix: «   on vend 75% de nos volumes à l’export, nos principaux clients étant l’ Italie, l’Allemagne, l’Espagne… on travaille avec une monnaie unique, avec une sécurité monétaire  appréciable et sécurisante. Nous n’avons pas de barrière douanière et donc pas de frais de douane. Certes l’Europe a quelques faiblesses, mais le marché unique est un atout indispensable.  »

Et de rajouter:  » nous essayons d’ouvrir d’autres marchés hors Europe vers le grand export, nous nous heurtons à des taxes douanières qui vont jusqu’à  30 à 35% du prix, c’est difficile de se placer face à la concurrence  mondiale avec de telles taxes. « 

C’est d’autant plus regrettable que les concurrents  » dont les Etats Unis sont très agressifs au niveau du prix. Nous devons donc être très vigilants.  »

Yves Renn reconnait tout de même du positif:  » Les Etats Unis appliquent une grille tarifaire très simple: ils fixent un prix et celui ci reste stable tout au long de l’année, sans fluctuations.  C’est beaucoup plus simple et facilite les relations avec nos clients, la demande étant linéaire.. »

Yves Renne aimerait, et il n’est pas le seul, que le système de taxes douanières soit équitable pour tous.

 » Nos politiques sont trop frileux et ils acceptent que nos produits à l’export soient taxés et que ceux à l’import ne le soient pas, ou peu. Ce n’est pas normal et cela nous pénalise énormément.  Ils font des ponts d’or à ces pays là! »

 » Globalement l’année écoulée  a été correcte avec des prix satisfaisants mais rien n’est acquis » averti le président de Coopenoix.  » 60 % des calibres se situaient en 28/30 millimètres, mais les apports ont été en augmentation sensible. C’est la deuxième année la plus importante en volumes de ces dix dernières années. L’ équilibre au niveau du revenu des nuciculteurs a donc été maintenu. « 

Rien n’est acquis cela veut dire pour Yves Renn qu’il faut absolument maintenir la qualité qui a fait le prestige de la noix de Grenoble.

A la question: comment maintenir une qualité constante il rétorque:  » cela passe par le fait qu’il faut faire vivre le sol, l’irriguer mais aussi lui apporter de la matière organique, l’amender, le fertiliser.. La taille et également importante et il faut bien entendu avoir une surveillance de tous les instants face aux maladies, parasites..Faire des traitements si nécessaire de façon raisonnée et raisonnable, ne pas hésiter à demander conseil auprès des techniciens qui il faut le souligner font un travail remarquable.

La qualité passe aussi par une mise en marché satisfaisante.  » A Coopenoix nous avons du matériel performant , moderne, qui nous permet de répondre à toute demande, aux flux du marché..avec un professionnalisme sans faille.. »

Gilbert PRECZ

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Installation des jeunes agriculteurs

Laurent WAUQUIEZ, président de la région Auvergne Rhône-Alpes  a adressé  au Premier ministre, Bernard CAZENEUVE, un courrier dans lequel il lui demande de réviser l’instruction technique du ministère de l’Agriculture qui aboutit à complexifier l’installation des jeunes agriculteurs.

Voici la teneur de ce courrier

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Enseigner à produire et consommer autrement

La maison familiale rurale de Mozas a accueilli la journée régionale des MFR Auvergne Rhône-Alpes.

Le thème de cette journée étant: enseigner à produire et consommer autrement. Le public, nombreux étant constitué des moniteurs(trices) des MFR mais aussi  d’autres membres de l’équipe éducative et des administrateurs.

Les objectifs fixés:

-Appréhender le concept agro-écologie dans un cadre sociétal

-Echanger avec les acteurs d’une filière de la production à la consommation

-Echanger sur des pratiques et innovations pédagogiques Conduites au sein des MFR

-Enrichir ses propres approches par le regard de différents acteurs : agriculteurs, agronome, collectivités territoriales, grande distribution, restaurateur, UFC que choisir, ministère de l’agriculture.

Marcel TESTE président MFR MozasAprès une présentation de la MFR de Mozas par son président Marcel Teste «  Créée en 1942, la Maison Familiale Rurale de Mozas est un établissement agricole privé sous contrat avec le Ministère de l’Agriculture. Elle dispense un enseignement général et professionnel par alternance.

Un établissement de taille humaine accueillant des jeunes en 4ème/3ème en classe d’orientation et de la seconde au Bac professionnel dans les métiers de l’agriculture. La vie à la Maison familiale est centrée sur la formation du jeune mais également sur l’apprentissage des règles de vie en collectivité et de la citoyenneté.  » Il s’est dit bien entendu ravi d’accueillir cette journée dont le thème est  » on ne peut plus d’actualité. »

Jean Luc Mayaud, professeur des universités, en histoire contemporaine a fait un exposé avec comme fil rouge: de l’agricole au rural, du rural à la société française, réflexions et problématiques pour l’action.

mayIl a été clair:  » le rural c’est l’avenir, ce n’est pas l’urbanisation à outrance.. Dans la ruralité se trouve le monde agricole, celui qui façonne nos territoires mais aussi nourrit les hommes. En un mot que serions nous sans agriculture, sans ruralité? »

Suite à cette intervention de qualité une table ronde a éclairé l’assistance sur l’agro-écologie.

L’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter au maximum le recours aux engrais de synthèse et aux produits phytosanitaires…) et à préserver les ressources naturelles (eau, énergie, éléments minéraux…). Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

Cependant le modèle dominant actuel est l’agriculture intensive et industrielle. De plus le modèle agricole ne peut être détaché de celui de la production,  de l’alimentation.  Réfléchir et mettre en oeuvre une production et alimentation nouvelles peut  tout de même se faire en s’appuyant sur l’agroécologie. Elle  constitue un cadre pour la transition de nos modèles agricoles et alimentaires.

Les participants à cette journée étaient ensuite invités à de rendre sur divers ateliers, 16 en tout ou ils ont pu débattre sur différents sujets tels que: conversion d’une exploitation classique en bio, commerce équitable, démarche certiphyto, circuits courts, méthanisation agroécologie et alternance..

Les prolongements de cette journée seront:

Introduire dans ses pratiques pédagogiques des éléments entendus sur les concepts : agro écologie, transition agro écologique, éducation du consommateur

Favoriser un travail en réseau à partir des conduites pédagogiques présentées en atelier entre MFR

Favoriser la confrontation d’approches avec les différents partenaires.




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Le département de l’Isère est placé en vigilance sécheresse

Le Comité Départemental de l’Eau (CDE) s’est réuni le 14 avril 2017 pour avis sur la situation de la ressource en eau du département.

L’hiver a été particulièrement sec dans les Alpes du Nord suivi d’un printemps précoce et très chaud. Le déficit pluviométrique est globalement de 40 % sur le département et les stocks de neige sont déjà nuls à des altitudes inférieures à 2000 mètres. Tous les bassins sont extrêmement déficitaires y compris les massifs montagneux intérieurs à l’exception du Dévoluy et de la Haute Romanche qui ont bénéficié de retours d’Est durant l’hiver.

La situation des cours d’eau est globalement en dessous des moyennes saisonnières avec une tendance à la baisse depuis plusieurs jours du fait de l’absence de précipitations et du démarrage précoce de la végétation.

Les quelques précipitations annoncées pour les prochains jours ne devraient modifier que très temporairement cette situation.

Globalement les nappes ne se sont pas rechargées comme attendu au cours de l’automne et de l’hiver passés. La tendance depuis plusieurs mois est à la baisse alors que l’on devrait constater à cette saison la fin de la recharge voire une amorce de décharge. Les nappes sont à des niveaux proches de la moyenne à très bas pour la saison.

A l’issue de cette consultation, le Préfet de l’Isère place en vigilance tout le département de l’Isère pour les eaux superficielles et souterraines. Cette décision n’impose pas de restriction particulière sur les usages de l’eau mais doit inciter chacun à une gestion la plus économe possible de la ressource.

Eu égard à l’évolution de la situation pour les semaines à venir, le CDE pourra être amené à se réunir prochainement et à prendre éventuellement des mesures de restriction en matière de consommation d’eau.

Aussi, il est demandé à chacun une gestion économe de l’eau (remplissage des piscines, arrosage, bains, lavages divers…) que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou à partir des réseaux de distribution d’eau publics, et cela sur l’ensemble du département.

Chaque citoyen doit d’être vigilant et faire preuve de civisme pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau, bien précieux pour tous les usagers.

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Vercors: les « graines d’éleveurs » honorées

Ils étaient une vingtaine, vingt et un exactement de graines d’éleveurs âgés de 6 à 16 ans, accompagnés par des jeunes agriculteurs à se rendre au salon de l’agriculture à Paris pour montrer le dynamisme de l »agriculture du Vercors.. Nombre d’entre eux se disant déjà prêts à prendre la succession de la ferme le moment venu.

Sans titre

Ils ont eu l’indescriptible honneur de présenter veaux, génisses, villardes sur le ring central du salon. Un ring qui bien entendu affichait complet.

Inutile de préciser que cette opération a été largement médiatisée..nos graines d’éleveurs se prêtant sans aucune angoisse au jeu des interviews..

Leur passion, fraîcheur, naïveté mêlée de spontanéité ont ému le nombreux public mais aussi les accompagnateurs, leurs parents..

L’espace Vercors au salon de l’agriculture a connu cette année encore un succès  » fou ».. Il n’a pas désempli accueillant un public nombreux venu découvrir le Vercors à travers ses produits, dont le fameux Bleu du Vercors Sassenage mais aussi son tourisme, son patrimoine, son histoire..

« Tenir un espace de cette envergure, l’animer pendant toute la durée du salon demande une mobilisation et une organisation sans failles, pas de place pour la lassitude, la fatigue.. Il faut être en permanence sur le pont!  » Cet engagement signe de réussite, le Parc Régional du Vercors a tenu à le mettre en avant au cours d’une soirée très conviviale organisée à Autrans.

Jacques Adenot, président du Parc a remercié l’ensemble des personnes, dont les  agriculteurs, les éleveurs qui se sont lancés dans cette aventure couronnée de succès. Il a précisé  » combien notre présence à Paris est devenue indispensable pour mettre en avant notre territoire, ses atouts, nos savoir faire.. »

Il a également vivement remercié les partenaires  » ceux qui ont permis à nos graines d’éleveurs de pouvoir monter à Paris.  Parmi ceux ci, la région Auvergne Rhône-Alpes, les Départements de l’Isère et de la Drôme, l’Association pour la promotion de l’agriculture du Parc du Vercors,  le SIVER, Vercors Lait.. la communauté de commune du massif du Vercors. Son ancien Président, Pierre Buisson a de suite cru en la réussite de ce projet et l’a soutenu avec beaucoup de ferveur. L’actuel Président Franck Girard est allé dans le même sens. »

Comment passer sous silence aussi le Crédit Agricole sud Rhône Alpes. Outre un appui financier, le directeur de l’agence de Villars de Lans,  Christian Foex, passionné de vidéo s’est rendu deux jours au salon, a filmé la totalité du déplacement des  » graines d’éleveurs » et a montéun film de 20 minutes offert au 21 jeunes..Un souvenir inoubliable!

La soirée s’est poursuivie par un buffet dînatoire très convivial, chacun pensant déjà au rendez vous fixé par la prochaine fête du bleu. Elle se déroulera à Ste Eulalie les 29 et 30 juillet.. On en reparlera!

Gilbert PRECZ







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