Archive | 25 octobre 2017

Gestion de l’eau : 5 départements agissent ensemble sur le bassin de l’Isère

Ce lundi 23 octobre 2017, Denis Labbé, Préfet de la Savoie en lien avec Michel Dantin, Président du Comité de bassin Rhône Méditerranée Corse, ont réuni, à l’Hôtel du Département de l’Isère à Grenoble, les principaux acteurs du bassin versant de l’Isère, en présence de Jean-Pierre Barbier, Président du Département et d’Annick Cressens, représentante du Président du Département de la Savoie.


Sans titre

Leur objectif commun : assurer une véritable gouvernance de l’eau sur l’ensemble du bassin versant de la rivière de l’Isère à l’échelle des 5 départements couverts. Une démarche de coopération interdépartementale qui se concrétise à travers la constitution de l’Association du Bassin versant de l’Isère. Il s’agit d’une première étape, en vue de la création d’un Etablissement public de territoire de bassin (EPTB) à horizon 2021.
Dans le respect des équilibres territoriaux, une présidence tournante sera assurée par les représentants des Départements de la Savoie et de l’Isère que sont respectivement Annick Cressens, Conseillère départementale déléguée et Fabien Mulyk, Vice-président délégué. A leurs côtés, Valérie Petex, Vice-présidente de la Communautés de communes du Pays du Grésivaudan a été élue au poste de Trésorier. Bernard Duc, Vice-président de la Communauté d’agglomération Valence Romans Agglo représentera la Drôme et se verra confier le poste de Secrétaire.
22 présidents d’intercommunalités et de syndicats de rivières ont répondu présents ce jour et 2 autres membres ont fait savoir qu’il prendraient également prendre part à cette association. Au total, l’association rassemble 24 membres fondateurs.
Première étape à la constitution d’un EPTB, il s’agit d’ores et déjà d’améliorer les connaissances communes du bassin versant, notamment par la mise en commun d’études déjà réalisées, et de représenter les collectivités et leurs groupements auprès de l’Etat et des exploitants. Aussi, le renouvellement des concessions de barrage et la question de l’utilisation de l’énergie hydraulique seront l’un des grands enjeux de la gestion de l’eau.
« Cette association est le fruit d’un véritable dialogue de coopération interdépartementale, dans l’intérêt de nos territoires, et de tous ceux qui s’y établissent. Elle traduit notre souhait conjoint d’agir en responsabilité. Pourvu que cette bonne intelligence perdure pour les étapes à venir et que les équilibres territoriaux continuent d’être respectés », s’accordent à dire unanimement les membres fondateurs.

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Sécheresse: alerte renforcée pour la nappe de Bièvre-Liers-Valloire

L’hiver a été particulièrement sec, ce qui a affecté considérablement les eaux superficielles et
souterraines. Cet été a été chaud et relativement pluvieux : des périodes de canicules et
d’averses se sont succédées. L’alternance rapide de ces phénomènes météorologiques, cumulé à
un hiver sec, a abouti à une dégradation des niveaux des eaux superficielles et souterraines. La
première quinzaine de septembre a été très pluvieuse, en effet, il est tombé pendant les 18
premiers jours de septembre l’équivalent d’un mois de septembre moyen entier. Les températures
sont également en dessous des moyennes de saison.

Malgré les pluies et les températures fraîches, les cours d’eau présentent des niveaux très bas
pour la saison. Certains tronçons sont à sec ce qui met à mal la vie aquatique. De nombreux
cours d’eau présentent des débits en dessous des moyennes saisonnières. La chute des
températures ainsi que les pluies de septembre ont permis une stabilisation de l’indice d’humidité
des sols superficiels.
Les pluies estivales ainsi que celles de septembre n’ont pas permis la recharge des nappes
phréatiques. Ces dernières présentent des niveaux toujours très bas pour la saison voire
alarmants pour la nappe de Bièvre-Liers-Valloire. Pour les semaines à venir, aucune pluie
significative n’est prévue. Les températures devraient remonter.

Suite aux différents avis émis par le Comité Départemental de l’Eau (CDE) rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, les
collectivités territoriales ainsi que les représentants des usagers de l’eau, comité, le Préfet a décidé de maintenir l’alerte sur
l’ensemble du département pour les eaux souterraines et les eaux superficielles. A
l’exception de la nappe de Bièvre-Liers-Valloire qui est placée en alerte renforcée.

La situation d’alerte et d’alerte renforcée implique les mesures de restrictions suivantes :
• pour tous, sont interdits :
- le lavage des voitures hors stations professionnelles en alerte et hors station
professionnelles équipées de lances « haute pression » ou système de recyclage de l’eau
en alerte renforcée sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicule
sanitaire ou alimentaire) ou technique (bétonnière …) et pour les organes liés à la sécurité.
- l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des
golfs, et des stades et espaces sportifs de 6h à 20h en alerte. L’arrosage en alerte
renforcée est strictement interdit (hors « greens et départs ») sauf l’arrosage par « goutte à
goutte » ou « pied à pied » entre 20h et 6h.
- le remplissage des piscines de plus de 5 m³ à usage privé, le lavage des voiries sauf
impératif sanitaire et à l’exclusion des balayeuses laveuses automatiques, fonctionnement
des fontaines publiques en circuit ouvert en alerte et en alerte renforcée .
- l’alimentation en dérivation des étangs et des plans d’eau en alerte et en alerte renforcée .
• pour l’agriculture : baisse des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation : 15 % en
alerte ; 30 % en alerte renforcée.
• pour l’industrie : mise en place du plan d’économie d’eau des industriels (installations
classées pour la protection de l’environnement) de niveau 1 pour l’alerte, de niveau 2 pour
l’alerte renforcée.
• pour les gestionnaires de réseau d’eau potable : renforcement du suivi des niveaux des
captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration. En
alerte renforcée, sont interdits les lavages de réservoirs AEP sauf dérogation sanitaire
délivrée par le Préfet, les contrôles techniques sur les points d’eau incendie.
Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par
arrêté municipal.

Afin de soulager la ressource, chacun est appelé à une gestion économe de l’eau que ce soit à
partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou les réseaux de distribution d’eau
publics, et cela sur l’ensemble du département. En outre, une attention particulière des
agriculteurs et des industriels est recommandée sur les prélèvements d’eau et les rejets dans le
milieu naturel.
Chaque citoyen et chaque usager se doit d’être vigilant et faire preuve de civisme dans sa
consommation quotidienne d’eau pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau et aux
milieux aquatiques, biens précieux pour tous les usagers.

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