Archive | 29 janvier 2018

Agir pour protéger les populations d’abeilles européennes

L’UE doit renforcer son soutien aux apiculteurs, interdire les pesticides nocifs et réprimer les importations de faux miel, estiment les députés.

Ils demandent également davantage d’investissements dans le développement de médicaments sûrs pour les abeilles.

Ces idées sont exposées dans un projet de résolution approuvé mardi en commission de l’agriculture du Parlement européen par 38 voix contre une. Le texte va maintenant être soumis au vote du Parlement dans son ensemble.

Accroître le soutien aux apiculteurs et améliorer les outils de lutte contre les risques

Pour aider à contrer les menaces croissantes à la pollinisation par les abeilles, qui est vitale pour la sécurité alimentaire et l’équilibre écologique de l’Europe, l’UE devrait augmenter de 50% le budget des programmes apicoles nationaux et introduire un nouveau régime de soutien aux apiculteurs dans la politique agricole de l’Union pour l’après-2020, affirment les députés.

La Commission européenne devrait chercher des moyens d’aider les apiculteurs à remédier aux pertes de production; les États membres pourraient mettre en place un système de compensation pour la perte des colonies d’abeilles, ajoutent-ils.

Améliorer la santé des abeilles et interdire les pesticides nocifs

Notant que le nombre de colonies d’abeilles a diminué de plus de 50% dans certains États membres, les députés soulignent que l’UE a besoin d’une stratégie efficace, à grande échelle et à long terme pour améliorer la santé des abeilles, les protéger et assurer leur repeuplement.

À cette fin, les députés appellent à:

  • un plan d’action européen de lutte contre la mortalité des abeilles,
  • des programmes de reproduction pour produire des abeilles résistantes aux espèces envahissantes telles que Varroa destructor, le frelon asiatique ou la loque américaine,
  • davantage de recherche pour développer des médicaments innovants pour les abeilles et augmenter leur disponibilité,
  • l’interdiction des pesticides ayant des effets néfastes scientifiquement prouvés sur la santé des abeilles, y compris les néonicotinoïdes, et des mesures visant à mettre au point des alternatives sûres pour les agriculteurs,
  • une meilleure formation, par exemple pour améliorer la survie des abeilles dans les paysages d’élevage, et
  • une signalisation précoce des périodes de pulvérisation pour éviter de blesser les abeilles.

Lutte contre les importations de faux miel en provenance de pays tiers

Pour que le miel importé réponde aux normes européennes les plus strictes, la Commission européenne devrait développer des procédures d’analyse en laboratoire efficaces, telles que les tests de résonance magnétique nucléaire, et les États membres devraient imposer des sanctions plus sévères aux contrevenants, estiment les députés.

Ils préconisent également l’harmonisation des inspections aux frontières et des contrôles du marché unique, l’imposition d’un échantillonnage par lots et de tests obligatoires pour tous les miels importés et le renforcement des exigences de traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement, par exemple en introduisant un étiquetage obligatoire du pays d’origine pour le miel et les produits apicoles.

Promotion des produits apicoles et négociation d’accords commerciaux

Les États membres de l’UE devraient également faire davantage pour informer le public, et en particulier les enfants, des bienfaits de l’alimentation au miel et des utilisations thérapeutiques des produits de l’abeille, insistent les députés. Ils veulent que la Commission y consacre davantage d’argent et qu’elle s’attache notamment à encourager la consommation locale et biologique de miel.

Les députés insistent également pour que le miel et les produits apicoles soient considérés comme « sensibles » dans les négociations commerciales avec les pays tiers et peut-être totalement exclus des négociations de libre-échange.

Citation

« La commission de l’agriculture a proposé des solutions pratiques et efficaces pour lutter contre la falsification du miel, l’utilisation inappropriée de pesticides, les maladies des abeilles et les espèces exotiques envahissantes. Nous voulons accroître le soutien à nos apiculteurs et renforcer la promotion des produits apicoles européens », a déclaré le rapporteur Norbert Erdős (PPE, HU).

« La pierre angulaire du texte est l’appel à remplacer l’actuelle étiquette trompeuse « Mélange de miels UE et non UE » par une indication claire du ou des pays dont provient le ou les miels – y compris les pourcentages des différents miels utilisés dans le produit final. Tout cela contribuera à améliorer la situation actuellement morose de nos apiculteurs », a-t-il ajouté.

Prochaines étapes

Le projet de résolution voté en commission de l’agriculture sera à présent débattu et voté par le Parlement dans son ensemble, probablement au cours de la session plénière des 28 février et 1er mars à Bruxelles.

À savoir

L’Union européenne produit environ 250 000 tonnes de miel par an, ce qui en fait le deuxième producteur mondial après la Chine. Il y a plus de 600 000 apiculteurs dans l’UE, mais ce nombre diminue depuis des années. Les principaux pays européens producteurs de miel en 2016 étaient la Roumanie, l’Espagne et la Hongrie, suivis par l’Allemagne, l’Italie et la Grèce.

Environ 84% des espèces végétales et 76% de la production alimentaire en Europe dépendent de la pollinisation. Cependant, dans certains États membres, le nombre de colonies d’abeilles a diminué de plus de 50%. Selon l’Institut National de la Recherche Agricole, la mortalité des abeilles, si elle n’est pas combattue, pourrait coûter 150 milliards d’euros dans le monde.

L’UE importe environ 200 000 tonnes de miel par an, soit 40% de sa consommation. En 2015, le miel importé était en moyenne 2,3 fois moins cher que le miel produit dans l’UE. Les tests effectués par le Centre commun de recherche de la Commission européenne ont montré que 20% des échantillons prélevés aux frontières extérieures de l’UE ou dans les locaux des importateurs ne respectaient pas les normes de l’UE. Les principaux exportateurs de miel vers l’UE sont la Chine, l’Ukraine, l’Argentine et le Mexique.

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ACCORD-CADRE DE PARTENARIAT POUR UNE AGRICULTURE DURABLE EN VALLEE DU RHÔNE MERIDIONAL

Elisabeth Ayrault, Présidente directrice générale de CNR (Compagnie Nationale du Rhône) ; Olivier de Lachapelle, Président de l’ISARA-Lyon (Ecole d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement) ; Claude Rossignol, Président de la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône ; Dominique Granier, Président de la Chambre d’agriculture du Gard ; et André Bernard, Président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, ont signé  un nouvel accord-cadre destiné à développer une agriculture durable à haute valeur économique et environnementale en Vallée du Rhône.

Engagés sur 3 ans, les partenaires ont souhaité formaliser leurs objectifs communs dans un accord-cadre de partenariat, afin d’œuvrer conjointement au développement et au soutien d’une agriculture durable conjuguant performance économique, respect de l’environnement et réponses aux attentes de la société.

Un socle commun pour mettre en œuvre une agriculture durable

Déjà réunis par un accord-cadre signé en 2015 avec les chambres d’agriculture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, CNR et l’ISARA-Lyon ont décidé de conforter et renforcer leur collaboration pour développer une agriculture durable, et de l’étendre aux trois Chambres d’Agriculture du Rhône méridional : Bouches-du-Rhône, Gard et Vaucluse.

Avec ce nouvel accord-cadre, les partenaires poursuivent trois grandes orientations :

-   Contribuer à la prise en compte du changement climatique et accompagner les adaptations nécessaires de l’agriculture et de ses filières

Face aux effets du changement climatique, l’agriculture doit s’adapter pour maintenir des exploitations performantes et une production locale, préserver les ressources naturelles, notamment l’eau, et limiter le recours aux énergies d’origine fossile en améliorant l’efficacité énergétique des exploitations.

-   Favoriser une activité agricole durable et diversifiée en lien avec la valorisation du territoire rhodanien

La dynamique des activités agricoles envisagées couvrira notamment l’information sur l’agriculture durable, la valorisation patrimoniale, touristique et culturelle, et poursuivra la réduction des vulnérabilités agricoles face aux inondations.

-   Préserver la qualité et la multifonctionnalité des milieux agricoles à proximité du fleuve

L’objectif est de préserver la biodiversité animale et végétale et les continuités écologiques du corridor rhodanien, par des pratiques et systèmes de production à haute performance économique et environnementale.

Des actions variées émanant de tous les acteurs du monde agricole

Les projets sélectionnés permettront d’améliorer et de partager les connaissances, de mener des expérimentations, de développer des innovations pour économiser l’eau et l’énergie, de développer et diversifier les pratiques et activités agricoles (nouveaux réseaux d’irrigation, agritourisme, utilisation de l’énergie solaire sur des exploitations…), de sensibiliser le grand public, et favoriser l’installation ou le maintien d’agriculteurs sur le domaine CNR…

Pour Elisabeth Ayrault, « ce nouvel accord vient renforcer notre mission historique en faveur du développement agricole en tant que concessionnaire du fleuve, qui apporte l’eau nécessaire à l’irrigation des terres. Il concrétise l’engagement de CNR en faveur d’une agriculture durable dans le cadre de ses Missions d’Intérêt Général pour maintenir et développer l’emploi agricole et favoriser des pratiques agro-écologiques notamment plus économes en eau dans un contexte de changement climatique ».

Pour Olivier de Lachapelle, « L’agroécologie et  les systèmes alimentaires durables sont au cœur même de la politique d’excellence de l’ISARA-Lyon dans nos formations, nos recherches et nos expertises. La signature de ce partenariat permet d’amplifier les actions menées avec la CNR et les chambres d’agriculture en faveur d’une agriculture durable en Vallée du Rhône ».

Pour les Présidents des trois Chambres d’agriculture, « cette ouverture à de nouveaux partenaires permettra au monde agricole d’aller plus loin dans l’innovation et dans l’adaptation aux nouveaux enjeux posés à l’agriculture. Au-delà de la production et de l’entretien des territoires, les agriculteurs sont appelés à contribuer à l’adaptation au réchauffement climatique, au partage des ressources, à la qualité de l’eau, de l’air, des sols et de la biodiversité, à la production d’énergies renouvelables, à la captation de CO2, à la réponse à de nouveaux marchés très diversifiés et évolutifs… Autant de défis pour lesquels nous nous réjouissons de pouvoir compter sur de nouveaux partenaires, avec la CNR et l’ISARA ».

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RD 526 / VALLEE DE LA LIGNARRE: REOUVERTURE D’ICI TROIS SEMAINES

Après une opération de minage réussie sur la zone d’éboulement en amont de la RD526, le Département poursuit le chantier très délicat de déblaiement de la route.
Si les conditions météo le permettent, la vallée pourrait être rouverte à la circulation dans un délai de 3 semaines.

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Site d’éboulement amont après minage

Une opération de minage réussie
Après plusieurs jours de préparation d’une opération extrêmement délicate, l’ensemble des compagnons, techniciens et ingénieurs du chantier ont procédé au minage de la falaise hier, dans l’après-midi du 29 janvier. Le minage a permis de purger la partie sommitale de la falaise et de circonscrire le risque que faisait peser sur le chantier la présence de 1 000 m3 de rochers instables.


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Suite au minage, le nettoyage de la zone qui a été minée a pu commencer manuellement.

Une réouverture de la route d’ici 3 semaines, sous réserve des conditions météo nécessaires
Dès demain, mercredi 31 janvier, une pelle araignée sera déployée sur le site pour continuer le déblaiement des éboulis.
Cet engin aura pour mission de sécuriser la zone afin de permettre à des pelles à chenilles de fort tonnage d’intervenir et d’accélérer l’avancée des travaux.
Va aussi démarrer d’ici moins d’une semaine l’évacuation des déblais par camions.
L’avancée du chantier est toujours soumise aux intempéries, mais sans aléa météo particulier, la réouverture de la route pourrait ainsi se faire dans un délai prévisionnel de 3 semaines.
« Les équipes sur le terrain ont fait un gros travail pour la réalisation de ce minage qui était complexe dans sa préparation. Après cette opération réussie, nous pouvons poursuivre le chantier. Nous avons bon espoir de rouvrir la route dans un délai de 3 semaines si les conditions météo sont bonnes. Il reste beaucoup de travail mais nous sommes sur la bonne voie ! Le retour à une vie normale pour les habitants de la Lignarre est la priorité du Département. » explique Bernard Perazio, vice-président du Département en charge de la voirie.

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