Archive | janvier, 2018

Vercors: une année 2018 bien chargée!

Rencontre avec Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors et Franck Girard président de la Communauté de communes du massif du Vercors.. Nous avons abordé l’actualité et les projets pour 2018..

On ne pouvait pas aborder avec le président de la CCMV la question des éventuelles fusions entre les communautés de communes attenantes.

 » Oui ce sujet a été d’actualité mais je ne tenais pas travailler dans la précipitation. Voilà pourquoi il y a un an j’ai engagé une étude spécifique sur les possibilités de rapprochement avec les communautés attenantes à la notre. Elles sont au nombre de trois et celles ci ne sont plus dans cette optique de fusion. Je comprends tout à fait cette décision et de fait l’étude est stoppée.  On en reste donc là pour le moment » a tenu à nous préciser Franck Girard.

Cela n’empêche pas la CCMV d’être très active et d’avoir des projets pour cette année 2018.  » Nous continuons à soutenir Vercors =lait dans ces travaux de modernisation. Ceux ci seront achevés fin 2018, début 2019.. Nous tenons beaucoup à la réussite de Vercors Lait, qui est une entreprise fleuron du massif.

Nous vivons une aberration: Notre plateau est couvert de forêts que nous exploitons. Est-il normal que les grumes aillent se faire travailler à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de chez nous et reviennent ensuite sur le plateau. Notre réflexion porte sur l’opportunité d’installer une scierie sur notre territoire.

Autre chantier: la finalisation du PLUI qui a eu comme objectif de protéger les espaces forestiers, agricoles et aussi de limiter, contenir de façon raisonnable le taux d’accroissement de la population sur notre espace  » a précisé Franck Girard.

Ce dernier a tenu à rajouter que le Vercors, terre de champions va vivre une grande année en 2018 avec les Jeux Olympiques d’hiver.. » Plusieurs athlètes, une bonne dizaine,  issus du plateau sont tout à fait capables de ramener une médaille de Corée. Nous voulons honorer leur talent, audace en organisant  une grande fête au printemps avec tous nos sportifs, partenaires.. »

La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) est, depuis le 1er janvier une compétence confiée aux intercommunalités (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes. La Communauté de communes du massif du Vercors a donc cette nouvelle compétence.

Franck Girard trouve que cette compétence cadrée au niveau du territoire de la CCMV est trop restrictive.  » Il faut voir cette compétence sur une échelle plus globale. Il me semble que ces missions doivent être partagées entre la Parc du Vercors et le département. Le Parc gérant la compétence aquatique et le département la prévention des inondations à travers le Symbhi.. »

Jacques Adenot, président du Parc est tout à fait en phase avec cette proposition  » qui va dans le bon sens « ..

Avec lui nous avons bien entendu aborder le problème de l’APAP que l’on dit en grande difficulté.  » Une structure comme l’APAP a toute sa raison d’être, et j’espère que des solutions seront trouvées afin de repartir sur des bonnes bases.

L’agriculture sur le Parc est indispensable à plusieurs niveaux. De plus on ne peut que féliciter son dynamisme, la qualité du travail fourni et aussi la jeunesse de ses agriculteurs. Oui il faut une structure qui réunisse en son sein toutes les filières qui composent notre agriculture. Une des particularité du Parc et c’est aussi une force, une richesse, est d’avoir de multiples filières qui vont de l’élevage  jusqu’à l’apiculture, les plantes aromatiques.. Cette structure doit en particulier faire le lien avec l’ensemble des acteurs, décideurs du territoire.. Travailler avec eux sur la communication, la promotion.. »

A propos de promotion 2018 est une grande année pour le produit fleuron du Vercors: le bleu du Vercors Sassenage.

En effet le Bleu a obtenu l’AOC en 1998. On fêtera donc les 20 ans de l’appellation.Pour ce de nombreuses animations se mettent en place. Le rendez vous le plus important étant la fête du bleu qui se déroulera les 28 et 29 juillet à Lans en Vercors.  » Cette fête sera orchestrée par le Parc avec le Siver et l’APAP comme partenaires essentiels. Le programme qui sera présenté sera dense avec en particulier une présentation historique du bleu, une rencontre avec d’autres  » petites » appellations bleu telles que la fourme de Montbrison, le bleu de Gex.. Ce sera l’occasion aussi de réunir plusieurs générations d’agriculteurs.. »

Bien entendu le Vercors sera une nouvelle fois présent au salon de l’agriculture à Paris ( 24 février/ 4 mars) ou  » nous sommes très attendus par les milliers de visiteurs »..

On en reparlera…

Gilbert PRECZ


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Evènements climatiques: comment la Métro est intervenue..

L’agglomération grenobloise a connu des événements climatiques extrêmes entre fin 2017 et début 2018 : coulées de boue, inondations sur la chaussée, éboulements, glissements de terrain, accumulation de débris (embâcles) aux piles de ponts… Plus d’une quinzaine de communes de la Métropole grenobloise ont connu des incidents de divers ordres, entraînant notamment le décès d’une habitante, à Claix.

Les services de la Métropole, toujours en lien étroit avec les communes
et les services de l’Etat, ont opéré de très nombreuses interventions
sur les cours d’eau et voiries de l’agglomération, pour restaurer ou
protéger des voies de circulation et ouvrages d’art notamment, afin
d’assurer la sécurité des habitants, à leur domicile ou lors de leurs
déplacements.

LE CONTEXTE METEO

• Les précipitations du mois de décembre 2017 ont été très abondantes (176
mm à Saint-Martin-d’Hères, la station locale de référence de Météo France),
soit plus de deux fois la normale. Elles se sont accompagnées de fortes
chutes de neige en altitude.
• La période du 26 décembre 2017 au 5 janvier a été une période encore plus
humide : il a été enregistré 120 mm de pluie en 10 jours, soit l’équivalent de 2
mois de précipitations dans notre agglomération !
• Deux épisodes de pluies particulièrement fortes ont touché la métropole
grenobloise : le 30 décembre (40 mm en 24 h), puis du 3 au 4 (à nouveau 40
mm en 24 h). Ces épisodes se sont à chaque fois accompagnés d’importants
redoux, avec un isotherme 0° à plus de 2000 m d’altitude.
• Ces fortes pluies, couplées à une fonte importante du manteau neigeux
ont provoqué un engorgement rapide des sols, saturés d’eau, et un
gonflement des cours d’eau. Vigicrue a placé l’Isère (Isère amont) en
vigilance jaune pour inondations pendant cet épisode tandis que le
département a été mis en vigilance orange pluies/inondations, avalanches
et vents violents.

LES COMMUNES TOUCHEES

• Sept ont été particulièrement touchées (Claix, Le Gua, Vif, Miribel-
Lanchâtre, Grenoble, Quaix-en-Chartreuse, Le Sappey-en-Chartreuse), avec
des débordements de cours d’eau, glissements de terrain, embâcles…).
• Sept autres ont connu des incidents de même type, mais à des degrés
moindres : Saint-Paul-de-Varces, Meylan, Vizille, Saint-Barthélémy-de-
Séchilienne, Eybens, La Tronche, Murianette).
• A noter que la « voie sur berges » (voie Corato) du centre de Grenoble
a dû être fermée à la circulation. Inondée rapidement, elle est actuellement
en cours de déblaiement et de nettoyage par les services de la métropole et
de la Ville de Grenoble, suite aux nombreux dépôts de boues et débris de
bois laissés lors de la décrue. Elle pourrait être rouverte à la circulation
mardi 16 janvier.

L’INTERVENTION DES SERVICES METROPOLITAINS

Les services de Grenoble-Alpes Métropole sont intervenus dans toute
l’agglomération, au titre des diverses compétences concernées : voirie,
ouvrage d’art, eau potable et assainissement. Plusieurs dizaines d’agents,
de la métropole ou de ses prestataires disposant de matériels et de savoirfaire
particulier, se sont relayés 24h/24h tout au long de ces épisodes
climatiques pour intervenir à divers titres sur et aux abords des voiries et
ouvrages d’art.
Ces interventions ont systématiquement eu lieu en lien étroit avec les
services communaux concernés et les services préfectoraux. La Métropole
remercie particulièrement ses agents de terrain et les employés de ces
sociétés, qui ont fait montre d’une énergie remarquable pour venir en aide à
leurs concitoyens. Tous se sont fait remarqués par leur implication et leur
volontarisme
• Types d’interventions assurées :
- Protection de ponts par enrochements
- Confortement de berges
- Nettoyage des embâcles sur les ponts et de débris sur les chaussées
- Mises en place de déviations
- Evacuation de roches suite à éboulement
- Aspiration de trop plein d’eau ou de boues
- Nettoyages de buses et fossés encombrés
Des opérations sont encore en cours sur des voies coupées ou soumises à
risque de glissement de terrain.

LA METROPOLE ET LA MISSION DE PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS

Si la Métropole exerce désormais une mission obligatoire en matière de
Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI),
celle-ci n’est que toute récente : cette prise de compétence date en effet…
du 1er janvier 2018.
Ne disposant pas jusqu’alors de responsabilité sur ce champ d’action, elle a
cependant fortement contribué au financement des chantiers de
renforcement de digues menés ces dernières années en amont et en aval de
l’agglomération par le Symbhi (Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de
l’Isère).
Le territoire métropolitain possède en effet de nombreuses digues et
ouvrages de protection. Sont ainsi recensés pas moins de 134 kilomètres de
digues protégeant 149 000 personnes et 120 000 emplois.
Ces protections, qui datent pour certaines de plusieurs siècles (les premiers
travaux d’endiguement ont été menés par Lesdiguières) nécessitent
aujourd’hui d’être renforcées, a fortiori dans un contexte de dérèglement
climatique allant de pair avec une recrudescence d’évènements
météorologiques extrêmes.
L’enjeu prioritaire s’attachant à la prise de compétence GEMAPI sera de
renforcer la protection des personnes et des biens contre le risque
inondation. Dans ce cadre, la Métropole aura la responsabilité de l’entretien
et de la surveillance des ouvrages de protection contre les inondations,
ainsi que de la mise en oeuvre des programmes de réhabilitation et de
renforcement jugés nécessaires.
Dès à présent, des travaux sont en cours pour traiter les accumulations
d’embâcles au droit des ouvrages (ponts, peignes, …) et curer les plages de
dépôts de matériaux.

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Journée internationale des forêts dans les Chambaran

Ce mercredi 10 janvier, se sont réunis, à l’initiative de la Charte forestière des Chambaran, les premiers professionnels volontaires pour participer à l’organisation de la Journée internationale des forêts 2018, qui sera organisée localement le dimanche 18 mars 2018 de 9h à 18h.

L’objectif de cette journée est de faire découvrir au grand public différentes activités professionnelles et ludiques autour de la forêt et du bois de Chambaran.

Tournage sur bois, scierie mobile, chantier  de débardage et parcours en forêt autour des essences forestières locales seront les principales démonstrations au programme le 18 mars prochain. A vos agendas !

Pour plus d’informations sur l’événement national : www.journee-internationale-des-forets.fr et sur l’événement organisé dans le cadre de la Charte forestière des Chambaran, contacter l’animatrice au 04 76 36 30 76.

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Le Salon Bois Energie 2018, c’est à Grenoble du 15 au 18 mars

Le Salon Bois Energie est le seul salon en France entièrement dédié à la filière complète du bois-énergie.

Salon Bois Energie

15-18 MARS 2018

GRENOBLE, AlpExpo

Cet évènement précurseur qui accueille d’ores et déjà 20 pays pour le chauffage au bois se déroule en 2018 à Grenoble :
15 –16 mars : Industrie et Collectivités 15 –18 mars : Chauffage Domestique, Exploitation Forestière, Combustibles bois.
Ce rendez-vous incontournable de la filière entière bois-énergie en France est connu pour rendre le bois-énergie vivant.
Seront donc au rendez-vous de ces journées notamment,
- des poêles et cheminées en fonctionnement à l’intérieur,
- des démonstrations de machines de production de combustibles en extérieur,
- des exposants venant de toute l’Europe,
- des conférences, et le prix de l’innovation…
Un grand nombre d’innovations sont dévoilées à l’occasion du Salon Bois Energie, offrant un aperçu des tendances futures du bois-énergie… et le Concours de l’Innovation qui se tient au cours de ces journées identifie et récompense les plus prometteurs de ces produits et services.
L’édition 2018, c’est :
- plus de 400 exposants et sociétés représentées, provenant de 20 pays,
- une grande variété d’acteurs de la filière : équipement forestier, production et distribution de combustibles bois, industrie et collectivités locales, chauffage domestique…
- plus de 15 000 visiteurs attendus (professionnels et particuliers).
Inscription visiteur : à l’approche de l’événement, les visiteurs auront la possibilité de s’inscrire en ligne pour obtenir un badge électronique permettant l’entrée gratuite pour les 4 jours du salon.

Pour en savoir plus: www.boisenergie.com
Lieu: Alpexpo, Grenoble

Sans titre

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Accord tri-partite COFOR/ONF/Syndicat des scieurs

Le Syndicat des exploitants forestiers et des scieurs Drôme-Isère, l’Association des Communes forestières de l’Isère (COFOR) et l’Office national des forêts (ONF) ont signé un accord pour la commercialisation des coupes résineuses de bois d’oeuvre à l’unité de produits issues des forêts publiques en Isère.

Moderniser les modes de vente, structurer l’approvisionnement, valoriser toujours mieux la ressource : toute la filière s’engage pour apporter une véritable valeur ajoutée aux territoires.
L’Union régionale Auvergne-Rhône-Alpes des communes forestières, la Fédération Nationale du Bois (représentant les exploitants forestiers et scieurs à l’échelle nationale) et l’ONF avaient entamé des négociations pour améliorer la commercialisation des bois ayant abouti à la signature d’un accord national de commercialisation des bois le 15 décembre 2017 à Paris.
L’Association départementale des communes forestières de l’Isère, le syndicat des exploitants forestiers et scieurs et l’Office national des forêts ont réussi à se mettre d’accord sur une déclinaison départementale de l’accord national. Concertation et efficacité ont prévalu dans la signature de cet accord.

La demande des professionnels de la première transformation de la région Auvergne-Rhône-Alpes portait notamment sur l’instauration de 30% de lots vendus sur pied à la mesure dans les ventes publiques, en complément des contrats, pour répondre à une meilleure adéquation entre prix d’achat et réalité en termes de volumes et de qualité des bois achetés.
Concernant le bois vendu à la mesure que les parties entendent développer, les attentes des Communes forestières sont claires : être précis sur l’évaluation d’un lot, sécuriser ce principe d’achat et les volumes pour les retrouver à la commande et à la livraison. Cela passe par une exigence de rigueur sur le cubage et la qualification des grumes aussi bien en forêt, par les techniciens de l’ONF et les bûcherons, qu’en scierie par un cubeur certifié.

Cet accord précise ainsi les nouvelles modalités dans ce domaine. Il fixe le protocole à appliquer en termes de cubage, de définition des qualités de bois et l’organisation de l’exploitation. Il apporte les garanties attendues par les différentes parties à propos de la sécurisation des prix et des modalités de paiement. La proposition sera expérimentée dès 2018 et donnera lieu à une évaluation annuelle sur les années à venir.

Ce dialogue en continu entre les entreprises, les Communes forestières et l’ONF permet une reprise des ventes dès le 8 mars 2018, date de la prochaine vente publique de bois.

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Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

Pour Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire « la cohabitation avec la grande faune sauvage, en particulier avec le loup, constitue un enjeu majeur pour nos sociétés. C’est une part essentielle de la biodiversité qui constitue l’avenir de l’humanité

De son côté, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation explique que « la nécessaire conjugaison de protection de la biodiversité d’une part et des activités économiques d’élevage et d’entretien du territoire grâce au pastoralisme d’autre part rendent nécessaires  la prise en compte et le respect des impacts environnementaux, humains et économiques »

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

Consultez le Plan national d’actions et le dispositif réglementaire
associé et participez à la consultation en cliquant ici.

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Signature de la charte écoquartier « Opération du Laca »

Avec le projet d’aménagement du secteur du Laca, la commune de Champagnier,
accompagnée par Grenoble-Alpes Métropole, est résolument engagée dans une démarche
de territoire durable et équilibré. La signature de cette charte qui s’est tenue le 6 janvier
dernier par les différents acteurs du projet, constitue la première étape de la démarche
Ecoquartier, qui vise à l’obtention du label national pour cette opération d’une
cinquantaine de logements.

Sans titre

Bertrand Vernier, directeur du développement foncier chez European Homes, Françoise Cloteau, maire de Champagnier et Yannick Ollivier, vice-président de la Métropole en charge de l’aménagement du territoire.

Localisé sur le plateau de Champagnier, en entrée nord du village, le projet d’aménagement du
secteur du Laca représente un enjeu majeur pour Champagnier (1 280 habitants). Sur deux
hectares situés à l’est de la place du Laca, partie historique de la commune, le projet vise à
l’aménagement d’un nouveau quartier d’habitation qui comportera une cinquantaine de
logements de natures très diverses. Le projet prévoit ainsi :
Des maisons (individuelles et jumelées) et un bâtiment collectif de logements en
accession libre, des maisons jumelées en accession sociale, un petit bâtiment collectif de
logements en accession sociale comprenant du commerce en RDC, un petit bâtiment
collectif de logements en locatif social, des jardins potagers partagés, un parc et des
stationnements
L’opération, porté par le promoteur European Homes, ambitionne de redonner une nouvelle
centralité à la commune, en confortant ce pôle historique du Laca, qui comporte notamment la
place centrale du village, lieu de vie et pôle d’animation important, qui sera étendu et conforté
par le projet. L’un des enjeux du programme consiste à développer un habitat diversifié,
accessible, facilitant les parcours résidentiels, notamment en direction des jeunes ménages et
des plus âgés non dépendants souhaitant rester vivre à Champagnier.
« Cette opération stratégique constitue une véritable opportunité pour l’avenir de notre
commune, explique la maire Françoise Cloteau. C’est le premier projet de logement depuis la
levée du PPRT* de Pont-de-Claix, et nous souhaitions qu’il s’inscrive dans une démarche
Ecoquartier. Nous sommes très attachés à ce que l’empreinte écologique des aménagements
soit la plus réduite possible, notamment au regard des risques d’atteinte à notre biodiversité.
La LPO accompagne d’ailleurs ce projet. Alors que notre commune n’est pas soumise à la loi
SRU**, nous avons tenu à proposer du logement social au sein de ce projet, comme d’ailleurs
dans d’autres projets. Le logement accessible doit être réparti sur la commune et pas localisé
sur quelques ilots.»
La commune a ainsi sollicité la Métropole pour qu’elle puisse s’engager dans cette démarche au
titre de ses compétences propres (habitat, eau potable, assainissement, eau pluviales, gestion
des déchets, compostage, énergie, mobilités…).
Le premier Ecoquartier de l’agglomération a été celui de la caserne de Bonne, véritable
innovation sur le sol français, qui a donné au territoire plusieurs années d’avance en matière de
conception, tant pour les collectivités que pour les acteurs économiques (bureaux d’études,
artisans, BTP…). La Métropole entend poursuivre cette démarche en multipliant les projets
similaires.
« L’idée est de retrouver les clefs d’un urbanisme de village, économe en espace, respectueux
des paysages, de l’environnement et du caractère rural des communes, expose Yannick Ollivier,
vice-président de la Métropole en charge de l’aménagement du territoire. Nous avons donc
accompagné Champagnier en ce sens, la démarche s’inscrivant pleinement dans le projet de la
Métropole. Cette opération prouve que les petites communes de notre agglomération peuvent,
avec notre concours, porter des opérations exemplaires d’aménagement, qui conjuguent
plusieurs de nos préoccupations : un développement durable du territoire, adapté aux
changements climatiques, économe en espace, répondant aux besoins en logement et, j’insiste
là-dessus, respectueux des paysages. D’autres projets sont d’ailleurs en gestation dans
d’autres communes du territoires”.


*PPRT : Plans de prévention des risques technologiques
** SRU : La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU) impose aux communes de plus de 3 500
habitants (comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants) de disposer d’au moins 20 % de logements
sociaux

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Territoire d’Innovation de Grande Ambition

Sans titreLe projet GREAT (GREnoble Alps Together) de la métropole grenobloise a
été sélectionné parmi 117 projets dans le cadre de l’Appel à
Manifestation d’Intérêt national « Territoire d’Innovation de Grande
Ambition » du Programme d’Investissements d’Avenir.

L’innovation est au coeur de l’identité du territoire métropolitain grenoblois depuis
pas moins de 150 ans. Son écosystème, fondé sur un travail de concert entre
l’université, la recherche et l’industrie, avec le soutien de l’Etat et des collectivités,
est reconnu bien au-delà des frontières nationales.

C’est ainsi tout naturellement que, sous l’impulsion de Grenoble-Alpes Métropole,
des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche (Communauté Université
Grenoble Alpes, Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives,
Centre Hospitalier Universitaire…) ont joint leurs forces à celles de grands groupes
industriels (Orange, Schneider Electric, Vicat, Engie, Transdev…) et d’acteurs
citoyens tels que le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industriel de
Grenoble, l’Hexagone-Scène nationale Arts Sciences ou la société coopérative et
participative La Péniche. Ensemble, ils ont élaboré le projet GREAT (GREnoble Alps
Together) en réponse à l’Appel à Manifestation d’Intérêt « Territoire d’Innovation de
Grande Ambition » du Programme d’Investissements d’Avenir.

Cet Appel à Manifestation d’Intérêt a été l’occasion de nous interroger
collectivement pour relever le défi d’innover à grande échelle, au-delà des
démonstrateurs, pour transformer notre territoire, dans sa diversité, en réussissant
sa transition énergétique et écologique au service de la qualité de vie.

Le projet GREAT s’articule ainsi autour du développement massif du covoiturage, de
la réduction de la consommation d’énergies fossiles par le partage des ressources
locales et de la réduction de l’exposition des citoyens à la pollution atmosphérique.
Il fait le pari de la complémentarité entre les grands acteurs locaux de l’innovation
et l’initiative citoyenne et entrepreneuriale au service d’un nouvel écosystème
territorial d’innovation fondé sur le numérique, la créativité et l’humain.

Comme l’explique Claus HABFAST, Vice-Président de Grenoble-Alpes Métropole
délégué à l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation et
l’international : « Notre projet se veut moins technologique que social et
écologique. Son ambition est de faire de l’économie du partage un levier de la
transition avec et pour les habitants. Cette manière d’innover va nous permettre de
mieux valoriser les ressources locales, rendre nos systèmes urbains plus résilients
et développer de nouveaux services pour les citoyens ».

Christophe FERRARI, Président de Grenoble-Alpes Métropole, le souligne :
« La dynamique collective qui s’est constituée dans le cadre de l’élaboration de ce
projet a été déterminante dans sa sélection comme elle le sera dans sa réussite.
Je tiens à saluer la mobilisation de l’ensemble des partenaires autour de la
Métropole comme à remercier toutes celles et ceux qui lui ont apporté leur soutien,
au premier rang desquels les territoires voisins et les parlementaires
métropolitains. C’est forts de nos valeurs montagnardes, des valeurs de solidarité,
que nous entamons aujourd’hui une nouvelle étape ; celle de donner vie, ensemble,
au projet GREAT pour répondre à des enjeux majeurs pour notre territoire et, ainsi,
améliorer la qualité de vie des métropolitaines et métropolitains ».

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POUR LA RÉUSSITE DE LA FILIÈRE FORESTIÈRE…

La loi de finances rectificative 2017 n°1775 a été adoptée par le Parlement, a été promulguée puis est parue vendredi 29 décembre 2017 au Journal officiel en élargissant la défiscalisation des travaux forestiers (DEFI Travaux) à près de 3 millions de propriétés forestiers qui ont moins de 4 hectares de propriété forestière.

La mesure DEFI Travaux, prévue à l’article 200 quindecies du code général des impôts, qui est simple, juste et utile pour déclencher des travaux sylvicoles, a été reconduite par le Gouvernement PHILIPPE et le Ministre TRAVERT.

Elle va s’ouvrir à plus de 2,942 millions de nouveaux propriétaires forestiers, qui pourront désormais accéder à un crédit d’impôt de 25 % du montant de leurs travaux via un regroupement économique, que permettent les coopératives forestières organisations de producteurs.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du programme national de la forêt et du bois : elle permet de valoriser les forêts de millions de propriétaires forestiers jusqu’alors délaissées, de mobiliser plus de bois dans des conditions de gestion durable, et permet de sécuriser l’approvisionnement de la filière bois du pays (scieries, papeteries, industries et chaufferies).

Les travaux éligibles au crédit d’impôt DEFI Travaux :

- Les travaux de plantation (y compris la fourniture de plants), de reconstitution, de renouvellement comprenant les travaux préparatoires (dégagements, travaux phytosanitaires, assainissement, travail du sol, etc.) et les travaux d’entretien (dégagements, cloisonnements) ;
- les travaux de sauvegarde et d’amélioration des peuplements comprenant les travaux de protection contre les incendies et le gibier, les travaux phytosanitaires, le dépressage, la taille de formation, l’élagage, le brûlage, le balivage et le débroussaillage ;
- Les travaux de création et d’amélioration des dessertes (routes, pistes et sentiers) comprenant les travaux et fournitures annexes (place de dépôt et de retournement, etc.).

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Tempête Eleanor: des moyens exceptionnels

Le Président du Département, Jean-Pierre Barbier, suit de très près, en lien avec Bernard Perazio, vice-président chargé des routes, l’action des agents du Département mobilisés après le passage de la tempête Eleanor. L’ampleur du phénomène météorologique et ses conséquences sur le Département, a justifié la mobilisation de moyens humains et matériels exceptionnels (une centaine d’agents et plus de 70 véhicules) du Département afin de rétablir la sécurité et la circulation routière.
Les conséquences matérielles et humaines du passage de la tempête en Isère
La conjonction exceptionnelle de phénomènes climatiques (passage de la tempête Eleanor, fonte de la neige liée au redoux, pluies torrentielles, vent…) s’est traduit, dans la nuit du 3 au 4 janvier, par coulées de boue, éboulements, avalanches et inondations statiques sur le département de l’Isère. En 12 heures, il est tombé près de 80 à 100 mm (50 cm de neige au-dessus de 2500 m) et, sur les 3 derniers jours, l’équivalent de 1,5 mois de pluie.
Les secteurs les plus touchés sont les suivants :
- Secteurs Allevard / Crêt en Belledonne – coulées de boues,
- Secteurs St Marie du Mont – coulées de boue,
- Secteur de vallée du Grésivaudan (Froges) – inondation statique
- Oisans – coulées de boues et crue torrentielles sur les routes départementales

L’engagement de moyens humains et matériels exceptionnels pour rétablir progressivement la circulation et assurer la sécurité des Isérois
Actuellement, plus d’une centaine d’agents et environ 70 véhicules ont été engagés sur les secteurs touchés afin de rétablir, au plus vite, la circulation non seulement pour les usagers mais aussi pour les services de secours très sollicités. Les équipes du Département se concentrent en priorité sur les villes, les villages isolés et l’accès aux stations de ski.
Le Département travaille conjointement avec les sapeurs-pompiers de l’Isère, les forces de l’ordre et la Préfecture pour parer aux urgences notamment sur les routes actuellement fermées à la circulation en raison des avalanches.
Au-delà des accès à rétablir, les équipes du Département resteront très vigilantes quant à l’évolution de la situation dans les 24 prochaines heures dans la mesure où les rivières vont continuer à grossir et, partant, faire monter en charge le Drac et l’Isère. En outre, le risque d’avalanche demeure très fort.

Le Président du Département Jean-Pierre Barbier déclare : « Devant des événements climatiques d’une ampleur exceptionnelle, je tiens à saluer la réactivité, le professionnalisme et l’engagement de tous les acteurs – ingénieurs, techniciens, géologues, nivologues, hydrauliciens et autres agents des routes du Département, en lien étroit avec les services de secours, agents de la Préfecture – qui se sont mobilisés toute la journée et continueront à se mobiliser dans les prochains jours pour permettre un retour progressif à la normale dans les secteurs touchés par la tempête.

Notre priorité n°1 est de rétablir la circulation sur le réseau départemental dans les plus brefs délais une fois que les conditions de sécurité seront réunies notamment parce que nous aurons aussi à gérer, cette fin de semaine, un trafic routier soutenu lié aux départs dans les stations de ski en cette fin de vacances. J’invite les usagers, avant de prendre la route ou les transports en commun, à consulter le site www.itinisere.fr ».

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