Archive | 24 juillet 2018

Ambroisie : augmentation du nombre de personnes allergiques

Les allergies à lambroisie se développent. Les tout derniers chiffres publiés par lObservatoire des ambroisies, en partenariat avec lAgence Régionale de la Santé Auvergne-Rhône-Alpes sont inquiétants : 660 000 personnes sont allergiques dans cette seule région. Le coût de lambroisie sélève à 41 millions deuros répartis en consultations (40%), désensibilisation (20%), dépenses de médicaments (16%) et arrêts de travail (14%). Près de 6,7 millions de personnes (86% de la population) ont été exposées plus de 20 jours à une quantité de pollens suffisante pour générer des symptômes chez les personnes sensibles à lambroisie. A force d’être exposées aux pollens, les populations peuvent devenir allergiques des années plus tard entrainant ainsi une hausse progressive du nombre de victimes dallergies.

Scenario du pire

LObservatoire des ambroisies a réalisé une extrapolation de ces chiffres avec une infestation à lidentique sur lensemble du territoire en tenant compte de la population des régions. Dans ce scenario du pire, 5,3 millions de personnes consommeraient des soins en rapport avec l’allergie à l’ambroisie pour un coût total des soins proche de 329 millions deuros.

Coordonner la lutte

« La coordination de la lutte est un élément majeur » commente Dino Cinieri, président du Comité Parlementaire. La plante invasive et allergène qui se développe autour du 45° parallèle est désormais présente en dessous dune ligne Strasbourg-Paris-Rouen. Cest pour cette raison que la Direction Générale de la Santé a lancé vendredi 20 juillet un appel aux municipalités et communautés de communes visant à nommer des référents ambroisie. Ces derniers jouent un rôle fondamental dans la lutte. Dans ce cadre, le site www.signalement-ambroisie.fr initié par lARS Auvergne-Rhône-Alpes et le RNSA permet daffiner la carte globale de la présence de lambroisie. « Il est maintenant possible de mieux localiser la plante et davoir une action plus efficace à grande échelle. Le signalement est à la base du traitement, qui sera le gage de la destruction de la plante avant la grenaison. Seule une action de cette envergure, répétée année après année, permettra de limiter l’expansion de la plante et de voir la diminution de son aire d’implantation » selon lARS.

Les agriculteurs, 1ères victimes

Le monde agricole doit continuer à se mobiliser à limage de la chambre dagriculture de lIsère qui est engagée depuis 15 ans dans un plan dinformation des agriculteurs. Les producteurs sont les 1ères victimes de la plante invasive du fait de limportance de lespace agricole. Les professionnels insistent sur la nécessité de disposer de solutions adaptées aux conditions pédoclimatiques de chaque parcelle. Dans certaines situations, la lutte mécanique sera possible et doit être privilégiée. Dans dautres, le passage de la bineuse ou de la déchaumeuse ne servira à rien. Il faudra recourir à un désherbant. Pour les cultures de tournesols dans lesquelles lambroisie exerce une pression particulièrement importante, les VTH (Végétaux Tolérants aux Herbicides) constitueront une solution dans certains cas de désherbage. Quelle que soit la situation, la lutte coordonnée entre les agriculteurs et les collectivités est indispensable pour éviter quaucune zone ne soit oubliée. « Les agriculteurs ont besoin dêtre encouragés car la lutte leur demande du temps et constitue un coût financier en raison de lutilisation de carburant, de matériel ou de désherbant » commente Dino Cinieri.

Lambroisie doit être prise en compte dans le Plan Biodiversité

Le Comité Parlementaire demande que lambroisie et les autres espèces invasives soient prises en compte dans le Plan sur la Biodiversité récemment présenté par le Ministère de la Transition écologique. Ces espèces constituent un fléau contre la biodiversité et sont un phénomène inquiétant pour lensemble des acteurs.

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Fête du bleu: concours des prairies fleuries

Narcisses, sainfoin, sauge, raiponces ou centaurées… Une belle prairie fleurie évoque des couleurs et des senteurs aux citadins lors des balades champêtres. Pour un agriculteur, une belle prairie, riche en biodiversité, c’est aussi et surtout la promesse d’un bon fourrage.

LES PRAIRIES FLEURIES

Une « prairie fleurie » est une prairie où agriculture et biodiversité sont en harmonie.
> La prairie fleurie est une « surface herbagère riche en espèces non semées, fauchées ou pâturées pour nourrir le bétail ». A la différence des prairies dont le sol est retourné et semé, les prairies fleuries sont naturelles. Pour les mammifères, insectes, oiseaux, reptiles, batraciens, elles sont un refuge et un formidable terrain de chasse.
> La prairie fleurie, une alliée pour l’agriculture : c’est la promesse d’un bon fourrage (souplesse d’exploitation, appétence, ressources alimentaires importantes à certaines périodes de l’année), composés aromatiques contribuant à la qualité et la spécificité des produits de l’élevage (lait, beurre, fromage, viande).
LE CONCOURS

En 2007, le Parc naturel régional du Massif des Bauges initie un concours des prairies fleuries pour récompenser les exploitations agricoles dont la parcelle présente le meilleur équilibre agro-écologique. Ce concours prend une envergure nationale en 2010 et s’ouvre à des territoires « hors parcs » en 2013. Depuis 2014, il est inscrit au Concours Général Agricole, un des leviers pour construire et développer la dynamique des territoires, en écho avec les mesures agro-environnementales et climatiques, et créer les liens entre ses différents acteurs.

Dans le Vercors, le concours local est organisé depuis 2010. Chaque printemps un jury composé de botaniste, agronome, écologue, apiculteur et paysagiste analyse, sur chaque parcelle, qualité et productivité fourragères et la diversité des plantes.


EN JUIN, LES AGRICULTEURS ONT REÇU LE JURY SUR LEUR PARCELLE

Les 18 et 19 juin dernier, 12 parcelles situées sur la zone de l’AOP Bleu du Vercors-Sassenage ont reçu la visite du jury. Le jury distingue différentes catégories de parcelles, selon qu’elles soient fauchées et/ou pâturées. Cette année, voici les agriculteurs qui concourent :

Dans la catégorie des prairies de fauche : GAEC des Ecureuils et le GAEC des 4 vents à Villard-de-Lans ;  GAEC de Roche Rousse à Saint-Martin-en-Vercors ; GAEC de la Pierre Blanche, GAEC de la Truite, GAEC Pierre de l’eau à Autrans-Méaudre-en-Vercors ; GAEC de la Daille à Lans-en-Vercors.

Dans la catégorie des prairies pâturées : les parcelles de Christian Perrin à  Autrans-Méaudre-en-Vercors ;  Henri Chabert à Rencurel et les GAEC de la Grand’Mèche à Lans-en-Vercors ; GAEC des Rapilles à Engins ;  GAEC des Allières à Villard-de-Lans.


LE CONCOURS DES PRAIRIES FLEURIES A LA FÊTE DU BLEU

Aujourd’hui intitulé Concours des Pratiques Agro-écologiques – Prairies et Parcours, ce concours compte de plus en plus de participants dans toute la France. Par exemple, en 2017, il  s’est déroulé sur 45 territoires et les jurys locaux ont parcouru les parcelles de plus de 300 éleveurs.

Il participe à la reconnaissance et à la valorisation des pratiques des agriculteurs tout en leur apportant une expertise technique : valeurs agronomique et qualités fourragères, et diversité des espèces… Résolument tourné vers l’échange de pratiques et de savoir-faire, le Concours Général Agricole des Prairies Fleuries est aussi un outil de valorisation économique, sociale et environnementale des exploitations agricoles.

Dimanche 29 à 11h30 > Le résultat du concours sera dévoilé et récompensera l’excellence agri-écologique des éleveurs.


affiche fete du bleu

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