Archive | janvier, 2019

Décès du Président de la MSA Alpes du Nord, Jean Jacques Exertier

Jean Jacques Exertier est décédé à 64 ans. Mari, père et grand-père il conciliait vie de famillSans titree, exploitation agricole, de nombreux engagements et passion des voyages et de la montagne.
Comme en témoignent la richesse et la variété de son parcours, Jean-Jacques Exertier était un ho
mme reconnu pour ses qualités personnelles et professionnelles, en Alpes du nord comme au niveau national.

Le 1er Vice-Président, Thierry Girard, les membres du conseil d’administration, le Directeur général, l’équipe de direction et le personnel de la MSA Alpes du Nord saluent saluent son action au sein de la Mutualité Sociale Agricole et, plus largement, son engagement pour le monde agricole, qui caractérisent le parcours d’un homme apprécié de tous pour son ardeur, son opiniâtreté et ses qualités humaines.
Ce fervent défenseur de l’agriculture, des territoires ruraux et des valeurs fondatrices de la M
SA nous a quitté brutalement 35 ans après son arrivée au sein de l’institution, en tant qu’administrateur.


Dès son élection à la tête du conseil d’administration de la MSA Alpes du Nord (Isère, Savoie et Haute-Savoie) en 2015, Jean-Jacques Exertier a porté avec conviction les défis engagés pour la mandature, en synergie avec les administrateurs, les délégués, la direction, les services de la caisse ainsi que les partenaires du monde agricole et de la sphère de la protection sociale.

Tous soulignent le beau chemin parcouru ensemble pour renforcer l’identité de la MSA auprès des organisations professionnelles agricoles et des grandes entreprises, développer l’offre de services sur les territoires, donner de l’épaisseur à l’échelon local et développer la culture du résultat en interne.
Attaché au monde agricole qu’il soutenait avec fierté à chaque occasion, notamment dans le cadre de son engagement syndical, Jean-Jacques Exertier était exploitant agricole. De formation universitaire, sa carrière professionnelle a débuté en entreprise au Crédit Agricole des Savoie, avant de reprendre l’exploitation familiale qu’il a développée et spécialisée en noix de Grenoble, vignes AOC et grandes cultures avant de s’associer avec son fils en société.

Son goût pour l’engagement l’a conduit parallèlement à exercer des responsabilités dans la vie publique et au sein des organisations professionnelles agricoles. Il a notamment été conseiller municipal de la commune de Laissaud de 1983 à 1995 et premier adjoint de 1995 à 2001.

Il a été Président de Mutualia Santé Sud Est (complémentaire santé régionale adossée à la MSA devenue Mutualia Territoires Solidaires en 2016), de 2004 à 2016, ainsi que membre du bureau national de cette mutuelle.

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Autrans-Meaudre en Vercors: aucun regret

Alors que le département de l’Isère, depuis le 1er janvier, a vu  l’émergence  de  6 communes nouvelles suite à des regroupements de communes il nous a semblé utile de faire le point avec Hubert Arnaud, maire de la commune d’Autrans- Méaudre en Vercors et Pierre Buisson maire délégué de Méaudre.

Pour rappel c’est suite à un référendum local dont les résultats ont été favorables  à la fusion  même si à Méaudre on dénombre seulement 6 voix de majorité, que les conseils municipaux d’Autrans et de Méaudre ont voté le souhait de faire fusionner les deux communes.

La commune d’ Autrans – Méaudre en Vercors est officiellement née le 1er janvier 2116.

Création de cette nouvelle commune que ne regrettent nullement Hubert Arnaud maire et Pierre Buisson maire délégué de Méaudre.

Bien entendu les raisons économiques arrivent au premier plan. Les dotations de l’Etat sont en baisse constante . Elles auraient baissé de 30% en trois ans pour chaque commune sans la fusion. Là ce n’est plus le cas. On a même une hausse de dotation de l’Etat de plus 5%. En un mot nous avons  » économisé » 350 000 euros disent de concert les deux élus.

Bien entendu de nombreux services ont été mutualisés. L’économie liée au fonctionnement représente 100 000 euros.

Pierre Buisson rappelle que la fusion n’a en rien enlevé aux services rendus aux habitants des deux communes.  » Les deux mairies assurent les mêmes services qu’auparavant, les écoles, la poste et même les églises fonctionnent comme auparavant. »

Hubert Arnaud précise qu’il y a bien eu une modification pour les contribuables:  » nous avons lissé les impôts locaux afin qu’ils soient identiques pour  tous. Cela signifie que les autrannais en payent moins, les méaudrais plus mais la contribution supplémentaire est minime. »

Le maire d’Autrans-Méaudre en Vercors  est clair:  « sans la fusion nous aurions beaucoup moins investis, c’est une évidence ».

Et de citer: 158000 euros pour les routes, 900000 euros pour un cabinet médical, 180000 euros pour la salle des fêtes de Méaudre, 220000 euros pour la chaufferie bois d’Autrans.. »

A retenir également que le PLUI a été arrêté après 4 ans de concertation. »Nous avons été les premiers en Isère a lancer un plan local d’urbanisation intercommunal.. Il a abouti, nous en sommes fiers. Nous avons réussi à préserver les terres agricoles en rentabilisant mieux les terrains en zones constructibles. » souligne Pierre Buisson qui comme Hubert Arnaud espère que le commerce local se maintienne.. » ce qui n’est pas évident »

Malgré cela certains souhaitent que  » tout redevienne comme avant ».. et se demandent pourquoi Pierre Buisson s’est lancé dans cette fusion.

Ce dernier argumente:  » j’aurai pu bien évidemment terminer mon mandat tranquillement.  Je pense très sincèrement qu’au moment où les communautés de communes se voient confiées de nombreuses nouvelles compétences au détriment des communes, celles-ci doivent être fortes pour peser au sein de l’EPCI et avoir un nombre de délégués suffisant pour représenter leur commune, ce qui n’enlève rien à la proximité avec la population puisque nous sommes environ trois mille habitants. Ce qu’il faut avoir en tête, c’est qu’après les prochaines élections municipales, les petites communes verront leur nombre de délégués diminuer. J’ai fait passer l’intérêt général avant mon confort personnel ».

Prochaines élections municipales qui se dérouleront en 2020:  » les deux villages doivent garder leur identité  » disent de concert les deux élus.

Bien entendu nous avons abordé la question d’actualité: les gilets jaunes. » Nous avons retenu la volonté du gouvernement d’ouvrir une concertation nationale. Nous avons donc ouvert des cahiers de doléances dans les deux mairies » confirme Hubert Arnaud.

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Elections chambre d’agriculture de l’Isère: débat intersyndical

Communiqué de la confédération paysanne et de la coordination rurale de l’Isère.

La Confédération paysanne et la Coordination rurale organisent un débat le mercredi 9 janvier, à
18h, à l’Auberge des Peintres, à Optevoz.

En cette période d’Élections professionnelles Chambre d’agriculture, dont la période de vote s’étendra du 14 au 31 janvier
2019, les deux syndicats veulent présenter :
• leurs propositions aux paysans du plateau de Crémieu et des environs,
• répondre à leurs questions et problématiques,
• offrir la possibilité aux paysans de connaître leurs programmes respectifs pour voter en conscience.
Pour la Confédération paysanne, Maud Charat, éleveuse à Saint-Aupre, en vaches et chèvres lait avec transformation
fromagère, et porcs avec transformation en divers produits, tête de liste en Isère, dialoguera avec les paysans présents.
Pour la Coordination rurale, ce sera Thierry Boiron, ancien éleveur laitier, et actuellement céréalier à Ornacieux, tête de liste
en Isère, qui répondra aux différentes questions remontées du terrain.
Ce débat sera le plus ouvert possible, comme l’explique Thierry Boiron : « Notre objectif est de répondre concrètement aux
problématiques des paysans. À travers des questions écrites à leur arrivée et tirées au sort ensuite, nous pourrons
ainsi expliquer nos positions respectives sur des thématiques qui concernent leur quotidien et qui sont au centre de
leurs préoccupations. »
Maud Charat complète « Nous souhaitons que les paysans s’emparent de ces questions politiques. En effet, leur vote
aura une incidence sur la politique agricole départementale pour les six années à venir. Afin qu’ils soient mieux
représentés, mieux défendus, nous leur offrons la possibilité de nous rencontrer, de discuter avec nous, pour voter
ensuite pour le syndicat qui répond le mieux à leurs attentes et qui les comprend. »
Leurs convergences et divergences feront la richesse du débat. « Oui nous ne sommes pas d’accord sur tout, et nous
l’exprimerons calmement, avec clarté et respect. », explique Thierry. Maud renchérit : « Nous attendons également des
paysans présents, qui seront acquis à un syndicat ou à un autre, de ne pas créer de tensions. La profession agricole
est composée de personnes de bon sens et respectueuses, aux propos constructifs, et ce débat en sera la
démonstration. »
A l’heure où les gilets jaunes demandent plus de démocratie, à travers la tenue d’un référendum d’initiative citoyenne, ce
débat sur l’agriculture du plateau de Crémieu et des environs souhaite redonner la parole aux paysans, éloignés des instances
décisionnelles. Avec un taux de participation de 54,34 % aux dernières élections professionnelles de 2013, les agriculteurs
sont l’une des professions les mieux impliquées et actives, mais pour combien de temps encore ?
La Pac 2020, la loi foncière, les accords de libre-échange, sont autant de rendez-vous politiques décisifs pour l’agriculture de
demain. La balle est donc dans le camp des paysans, pour décider de leur avenir à travers ces élections professionnelles, et, in
extenso, de celui des consommateurs et des stratégies alimentaires à venir.

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LES SYNDICATS A LA RENCONTRE DES PAYSANS DE CHARTREUSE

La Confédération paysanne et la Coordination rurale organisent un débat le lundi 7 janvier, à 14h, à la salle de la Maison des associations à Saint-Laurent-du-Pont.

En cette période d’Élections professionnelles Chambre d’agriculture, dont la période de vote s’étendra du 14 au 31 janvier 2019, les deux syndicats veulent présenter :

  • leurs propositions aux paysans de Chartreuse,

  • répondre à leurs questions et problématiques,

  • offrir la possibilité aux paysans de connaître leurs programmes respectifs pour voter en conscience.

Pour la Confédération paysanne, Maud Charat, éleveuse à Saint-Aupre, en vaches et chèvres lait avec transformation fromagère, et porcs avec transformation en divers produits, tête de liste en Isère, dialoguera avec les paysans présents.

Pour la Coordination rurale, ce sera Thierry Boiron, ancien éleveur laitier, et actuellement céréalier à Ornacieux, tête de liste en Isère, qui répondra aux différentes questions remontées du terrain.

Ce débat, animé par Jérémie Giono, co-administrateur du Travailleur Alpin, sera le plus ouvert possible, comme l’explique Thierry Boiron : « Notre objectif est de répondre concrètement aux problématiques des paysans. À travers des questions écrites à leur arrivée et tirées au sort ensuite, nous pourrons ainsi expliquer nos positions respectives sur des thématiques qui concernent leur quotidien et qui sont au centre de leurs préoccupations. »

Maud Charat complète « Nous souhaitons que les paysans s’emparent de ces questions politiques. En effet, leur vote aura une incidence sur la politique agricole départementale pour les six années à venir. Afin qu’ils soient mieux représentés, mieux défendus, nous leur offrons la possibilité de nous rencontrer, de discuter avec nous, pour voter ensuite pour le syndicat qui répond le mieux à leurs attentes et qui les comprend. »

Maud Charat et Thierry  Boiron reconnaissent avoir des convergences sur certains points :

  • prix rémunérateurs et indexés sur les coûts de productions,

  • pérennité de l’agriculture de montagne et solutions à trouver pour limiter la prédation du loup,

  • pérennité des coopératives laitières du massif…

Mais leurs divergences sont également à porter auprès des paysans, et c’est ce qui fera la richesse du débat. « Oui nous ne sommes pas d’accord sur tout, et nous l’exprimerons calmement, avec clarté et respect. », explique Thierry. Maud renchérit : « Nous attendons également des paysans présents, qui seront acquis à un syndicat ou à un autre, de ne pas créer de tensions. La profession agricole est composée de personnes de bon sens et respectueuses, aux propos constructifs, et ce débat en sera la démonstration. »

A l’heure où les gilets jaunes demandent plus de démocratie, à travers la tenue d’un référendum d’initiative citoyenne, ce débat sur l’agriculture de Chartreuse souhaite redonner la parole aux paysans, éloignés des instances décisionnelles. Avec un taux de participation de 54,34 % aux dernières élections professionnelles de 2013, les agriculteurs sont l’une des professions les mieux impliquées et actives, mais pour combien de temps encore ?

La Pac 2020, la loi foncière, les accords de libre-échange, sont autant de rendez-vous politiques décisifs pour l’agriculture de demain. La balle est donc dans le camp des paysans, pour décider de leur avenir à travers ces élections professionnelles, et, in extenso, de celui des consommateurs et des stratégies alimentaires à venir.

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