Archive | 26 mars 2019

Pour une gestion raisonnée de la récolte de bois-énergie et Forêts

A l’occasion de la journée mondiale de la forêt, l’ADEME et ses partenaires publient les résultats d’une étude sur la préservation des sols et de la biodiversité dans l’exploitation des forêts pour le bois énergie.

Dans la lignée de travaux scientifiques menés depuis plusieurs années, ce projet se focalise sur la récolte raisonnée des différentes parties de l’arbre, jusqu’alors laissés en forêt (menu bois, souches…). Des recommandations pour les exploitants et des conseils techniques précis y sont présenté afin de favoriser le développement du bois-énergie tout en s’assurant de la préservation des écosystèmes.

Le bois énergie est un enjeu stratégique de la transition énergétique

La moitié de l’énergie consommée en France est utilisée pour produire de la chaleur. Elle est aujourd’hui majoritairement produite par des énergies carbonées et importées (gaz, fioul). Produire cette chaleur à partir d’énergie renouvelable, que ce soit chez les particuliers, les industriels ou pour alimenter des réseaux de chaleur urbains, permet de relocaliser la production d’énergie en valorisant des ressources locales.

Le bois énergie correspond aujourd’hui à 40% des énergies renouvelables produites en France, largement devant les autres sources renouvelables (hydroélectricité, pompe à chaleur…). Pour l’ADEME le développement de cette énergie renouvelable ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. Ainsi, l’ADEME, le GIP ECOFOR et leurs partenaires, publient une étude pour une gestion raisonnée de la récolte de bois énergie.

Faire évoluer les pratiques de récolte de bois

La filière bois-énergie mobilise de façon croissante des types d’arbres ou parties des arbres jusqu’alors laissés en forêt : arbres entiers de petits diamètres et houppiers entiers intégrant la récolte des branches de diamètre inférieur à 7 cm (menus bois) et, dans certains cas, de souches.  Ces récoltes de bois, pour le bois-énergie comme pour le bois d’œuvre, peuvent jouer sur l’écosystème forestier (fertilité des sols, biodiversité, etc.) et des précautions peuvent s’avérer nécessaires dans certaines conditions.

En effet, les menus bois comme les souches ou encore le feuillage contiennent des éléments minéraux très importants pour la bonne qualité des sols et leur maintien sur site, comme celui du bois mort, est un facteur clé pour la biodiversité forestière. Cependant, dans certains cas compte tenu des modalités d’exploitation, ces derniers peuvent être évacué du chantier de coupe. Fertilité des sols et biodiversité peuvent ainsi être mises en danger si des précautions ne sont pas prises.

Des recommandations pour les exploitants

L’étude propose aux exploitants des informations techniques pour réaliser des diagnostics préalables au lancement d’un chantier de récolte (ouvrant la voie à une récolte avec ou sans précautions particulières), présente les recommandations spécifiques aux coupes de bois-énergie et relatives au feuillage, aux menus bois, et aux souches, et complète ces dernières par des recommandations à suivre pour tous types de coupes (bois d’œuvre, d’industrie et d’énergie).

Les trois recommandations principales :

  • Limiter, au maximum et en toutes circonstances, d’évacuer le feuillage (particulièrement riche en nutriments) lors des opérations de récolte.
  • Moduler la récolte des menus bois (branches dont le diamètre est inférieur à 7 cm) en en laissant 10 % à 30 % sur place. La récolte est même déconseillée pour les sols les plus vulnérables et dans les zones prioritaires sur le plan de la biodiversité.
  • Raisonner la récolte des souches

Pour chacune de ces recommandations, l’étude propose des préconisations techniques (délais à respecter, précautions à prendre, …) à mettre en œuvre.

Dans la continuité de la publication de cette étude, un programme d’expérimentation sur le terrain est prévu entre 2019 et 2021. Il vise à tester des méthodes opérationnelles nouvelles permettant de laisser plus de menus bois et de feuilles au sol. Il permettra d’en évaluer les conséquences technico-économique.

Pour en savoir plus

Catégorie - filière bois, forêtCommentaires fermés

Sécheresse de 2018:Ouverture de la procédure de demande d’indemnisation

Par arrêté ministériel en date du 6 mars 2019, les pertes de récolte sur prairies dues à la
sécheresse du 1er mars au 31 octobre 2018 sont reconnues au titre des calamités agricoles.
Biens reconnus sinistrés :
Pertes de récolte sur prairies permanentes, temporaires et alpages.
Procédure :
La demande d’indemnisation doit être effectuée via la téléprocédure TéléCALAM sur internet, à
l’adresse suivante : http://www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr,
Rubrique Exploitation agricole >demander une indemnisation calamités agricoles > §
Téléprocédure.
Le site sera ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 du 18/03/2019 au 18/04/2019.
La connexion à TéléCALAM pour les nouveaux usagers requiert la création préalable d’un
compte utilisateur qui peut prendre plusieurs jours. Pour cela vous aurez besoin de votre
numéro SIRET et du code Télépac reçu fin août 2018 par courrier.
Les renseignements ci-dessous sont demandés au cours de la télédéclaration votre demande
d’indemnisation :
• votre effectif d’herbivores au 15 juin 2018, à se procurer auprès de l’EDE,
• l’assolement de votre exploitation, déclaré à la PAC 2018 *,
• les données relatives aux contrats d’assurances de votre exploitation pour l’année 2018 :
compagnie d’assurance, n° de contrat, biens garantis, nom et adresse de votre agent
d’assurance.
* attention les superficies des jeunes plantations fruitières non encore en production ne doivent
pas être déclarées.

Le Service Agriculture et Développement Rural de la Direction Départementale des Territoires de
l’Isère est au service des agriculteurs pour répondre à leurs questions.
Contact : Cécile Gallin-Martel : 04 56 59 45 31

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