Archive | 18 avril 2019

Agriculture et transition énergétique dans le Vercors

Le Parc naturel régional du Vercors et les chambres d’agriculture de l’Isère et de la Drôme ont proposé le 17 avril dernier une journée pour échanger sur la transition énergétique aux agriculteurs du Vercors.

Dans le cadre du projet territoire à énergie positive du Vercors (TEPos), le Parc souhaite apporter des éléments de réponse aux questions que de nombreux agriculteurs se posent, et imaginer avec eux quelle peut être la place de l’agriculture dans ce projet de transition énergétique.

Il en ressort que le solaire photovoltaïque en toiture de bâtiments agricoles est une question importante sur laquelle les agriculteurs ont besoin d’accompagnement. La méthanisation reste encore aujourd’hui très difficilement rentable économiquement et complexe à mettre en œuvre pour les petites exploitations de montagne. D’intéressantes économies d’énergie sont possibles dans les salles de traite à l’aide d’échangeurs de chaleur ou de panneaux solaires thermiques, surtout si l’exploitation possède un atelier de transformation.

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Noix de Grenoble: actualité commerciale délicate

La noix de Grenoble est malmenée en ce moment… En cause les déclarations d’un professeur qui a précisé que les traitements sanitaires sur les noyers provoquaient des cancers et une actualité commerciale délicate.

Nous avons fait le point dernièrement avec Yves Renn, président de coopenoix,  concernant l’étude  » médicale » aujourd’hui abordons le dommaine commercial.

Les propos introductifs d’Yves Renn sont très clairs:  » si l’année 2017 a été très positive, pour la campagne 2018 il y a , c’est net, un changement de contexte ».

Les orientations du marché mondial ont évolué avec deux facteurs essentiels: le chili a produit 130 000 tonnes de noix de très bonne qualité et a proposé des prix inférieurs de 70 centimes d’euros par rapport à l’année précédente. Les Etats Unis avec 600 000 tonnes de noix ont proposé des prix à l’export inférieurs de 1 euro et ce dès le début de la saison .

Coopenoix a du faire face à cette politique très agressive en   » en baissant ses prix de 40 cts  » et Yves Renn de ne pas comprendre pourquoi les produits qui entrent en Europe ne sont pas taxés afin de mieux réguler les marchés.

De plus outre les volumes importants toutes origines confondues mis en marché il est à noter une baisse sensible de la consommation de noix en Europe.

 » La noix est considérée comme un produit de luxe et en cette période ou le pouvoir d’achat est en baisse généralisée le consommateur préfèrera axer ses dépenses sur les produits de première nécessité même s’ils savent que la noix a des vertus positives sur la santé. »

Yves Renn rajoute, si la fin d’année 2018 a été correcte du fait que l’on a honoré les contrats signés avec nos clients habituels, depuis le début d’année 2019 les volumes commercialisés sont inexistants malgré une  nouvelle baisse des prix de 30 à 40 % pour se remettre dans le contexte de la concurrence.

Une concurrence qui pourrait être franco française..  » Les producteurs du Périgord ont mené une politique de prix agressive en baissant leurs prix de 70cts.. Ils ont écoulé 55 % de leur production alors que nous on en a écoulé 70%… « 

Cela n’empêche, le président de Coopenoix est clair: nous aurons environ 500 tonnes de noix de report en plus du report stratégique.

Les producteurs ont bien sûr étés informés de ce contexte défavorable,  » en réunions de secteurs nous avons été totalement transparents.. tout en étant pas alarmistes car Coopenoix a les reins solides pour passer ce cap »..

Il est évident également que la distribution ne joue pas le jeu car si les prix payés au producteurs ont chuté de 30 à 40 cts du kilo on  ne peut hélas pas dire que cela c’est répercuter sur les étals..  » Il faudra aussi relancer le marché français et étudier le marché à l’exportation pour mieux cibler les consommateurs, mieux les comprendre » estime Yves Renn..

Autre piste étudiée: le marché du cerneau, certes il est de niche et il ne subit aucun contrôle. C’est un marché hyper concurrentiel et le marché français est totalement désarmé face à cette problématique..

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LA MÉTROPOLE DE GRENOBLE REÇOIT UN SOUTIEN DE 100 MILLIONS D’EUROS DE LA BEI POUR FINANCER SES PROJETS DANS LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

À l’occasion d’un déplacement à Grenoble, le Vice-Président de la Banque Européenne d’investissement, Ambroise Fayolle, a confirmé l’engagement du Conseil d’Administration de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) d’accorder à Grenoble-Alpes Métropole un prêt de 100 millions d’euros dont les premiers versements ont déjà commencé.
Cela démontre le fort engagement de ces deux partenaires dans les actions en faveur du climat et de l’environnement au travers des financements de projets estampillés « climate action ».
Ce prêt permettra à Grenoble-Alpes Métropole de s’inscrire pleinement dans sa perspective tracée, celle de la transition énergétique et écologique, traduit au travers du Plan Air Energie Climat métropolitain et conditionnant son approche de l’ensemble de ses politiques et notamment des services publics locaux de l’eau, de l’énergie, de la collecte, du traitement et de la valorisation des déchets. Il s’agit par exemple d’améliorer l’approvisionnement en eau potable, le traitement des eaux usées et la gestion des eaux pluviales de la population (450 000 habitants et 49 communes).

L’intervention de la Métropole se manifeste également sur le volet énergétique avec par exemple la mise en place d’un nouveau réseau de chaleur urbain de haute efficacité et le remplacement d’une chaudière fioul par une chaudière bois-énergie format XXL pour le réseau de chaleur principal, l’enfouissement de lignes électriques mais également le renouvellement des bennes à ordures ménagères par des véhicules roulant au gaz naturel.
Autant d’interventions pour améliorer le quotidien et la qualité de vie des métropolitaines et métropolitains.

Le coût total des projets est estimé à 237 millions d’euros pour
lesquels la BEI contribue de façon significative.

Grenoble-Alpes Métropole et la banque de l’Union Européenne renouvellent
leur engagement fort en faveur de la lutte contre le changement
climatique, l’une des priorités d’investissement sur le territoire
métropolitain s’agissant de la Métropole comme dans l’ensemble des
Etats membres de l’UE s’agissant de la BEI, tout en démontrant une
volonté d’apporter, au coeur des territoires, des solutions concrètes à
l’ensemble des citoyens métropolitains et européens.

« La BEI est l’institution publique multilatérale la plus importante au
monde pour la lutte contre le changement climatique avec bientôt
près de 30% de ses financements dédiés à cette action, a commenté
Ambroise Fayolle, Vice-Président de la Bei. Nous sommes fiers de pouvoir
accompagner la Métropole de Grenoble, qui est exemplaire dans ce
domaine. La banque de l’Union européenne est aux côtés des Européens
pour soutenir leurs efforts en faveur de la transition écologique ».

Le Vice-Président Raphaël Guerrero accueille avec enthousiasme ce
partenariat et indique « avec plus de 70 % de dépenses d’investissement
du budget 2019 consacré à la transition énergétique et écologique, la
Métropole de Grenoble est résolument tournée vers l’amélioration de la
qualité de vie des habitants ».

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