Assurer le renouvellement des forêts

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO sénat du 05/08/2010, M. Alain Houpert (Côte-d’Or- UMP-R) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la cohérence des actions de l’Etat en matière de préservation de la ressource forestière française.

En effet, si le Grenelle de l’environnement tend en particulier à améliorer la production et la valorisation du bois, au bénéfice du bois-énergie et du bois-construction, anticipant une augmentation de la demande de bois de 12 millions de m3 d’ici 2012, et de 20 millions de m3 d’ici 2020, il n’en demeure pas moins que de tels objectifs ne peuvent être poursuivis qu’en assurant le renouvellement de la ressource forestière française, au profit des générations futures. Ce faisant, à ce jour, la régénération naturelle ne suffit pas à remplacer la ressource consommée, mettant en péril tant le capital forestier que les emplois attachés.

Par ailleurs, en quinze ans, la quantité de plants forestiers vendus est passée de 10 millions à 28 millions (hors pin maritime), alors qu’on dénombre 300 millions de plants par ans pour l’Allemagne et plus 1 milliard de plants pour la Pologne. Force est de constater que le secteur du bois constitue déjà le deuxième solde déficitaire de la balance commerciale française, alors que la forêt française est la première forêt feuillue d’Europe.

Il souhaite donc savoir quelles initiatives entend prendre le Gouvernement pour oeuvrer en faveur du renouvellement de la forêt française.

Réponse du ministère de l’Agriculture et de la forêt publiée dans le JO sénat du 02/09/2010

Le Gouvernement est pleinement conscient de la nécessité d’assurer le renouvellement des forêts pour répondre aux besoins de l’industrie française du bois, besoins dont il encourage la croissance dans les domaines porteurs tels que l’énergie et la construction. C’est une des raisons qui ont conduit le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche à faire de l’aide au reboisement des parcelles sinistrées par les tempêtes une des premières priorités de son action.

Ainsi, une première estimation montre qu’environ 300 000 hectares ont été reconstitués avec l’aide de l’État après les tempêtes de décembre 1999, ce qui représente la plantation de près de 360 millions de plants sur dix ans.

Une mission a été confiée au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) afin de dresser un bilan définitif des mesures du plan chablis mis en oeuvre à la suite des tempêtes Lothar et Martin, en particulier concernant la reconstitution des parcelles sinistrées.

Les résultats de cette étude sont attendus pour l’automne. S’agissant des parcelles touchées par la tempête Klaus de janvier 2009, il est prévu de reconstituer 150 000 hectares, ce qui représente environ 180 millions de plants.

L’encouragement de l’État au reboisement s’appuie également sur un dispositif fiscal, le dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement (DEFI) travaux, dont le plafond de dépenses déductibles a été multiplié par 5 à compter de 2009, à la suite du Grenelle de l’environnement.

Par ailleurs, la mesure 122 du plan européen de développement rural hexagonal (PDRH) permet d’aider à l’amélioration des peuplements de faible valeur économique.

Les actions du ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, qui s’inscrivent dans les suites du discours du Président de la République du 19 mai 2009 à Urmatt, intègrent le renouvellement de nos ressources forestières, sans lequel tout développement de la filière bois ne serait pas durable.

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Rhône-Alpes: le manque de vétérinaires en question

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 24/06/2010, M. Rachel Mazuir (Ain-SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur le manque de vétérinaires en milieu rural, qui ne fait que s’aggraver dans la région Rhône-Alpes.

L’ordre des vétérinaires souligne que, même si la situation n’est pas encore catastrophique, les permanences de soins restent pour autant délicates à mettre en place sur certains territoires.

Pourtant la profession de vétérinaire est toujours plébiscitée, mais les jeunes délaissent l’exercice rural pour l’activité « domestique », moins contraignante et plus rentable.

De fait, les structures rurales demeurent de plus en plus éloignées géographiquement des élevages, ce qui peut représenter un réel risque pour les animaux.

Par conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures incitatives visant à encourager l’installation de vétérinaires en zone rurale à l’instar des procédés mis en oeuvre pour les médecins généralistes.

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la  Pêche publiée dans le JO Sénat du 28/08/2010

Le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a mis en place différents axes de travail permettant de dynamiser la profession vétérinaire. Les problématiques actuellement en cours de réflexion sont celles : de la formation vétérinaire : le ministre a confié à M. Bernard Vallat, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale, une mission de réflexion sur les besoins d’évolution de la formation vétérinaire.

La réflexion menée a permis de dégager des solutions assurant un meilleur ancrage des vétérinaires praticiens en milieu rural. Sera notamment créé un observatoire de suivi des diplômés des écoles vétérinaires. Cet observatoire aura pour principal objectif l’évaluation de la corrélation possible entre le profil des candidats et les voies d’accès aux écoles vétérinaires, d’une part, et leurs choix professionnels, ainsi que leur insertion dans le monde du travail, d’autre part ; de la dynamisation de l’entreprise vétérinaire.

Cet objectif sera en partie atteint par la levée de certaines limitations telles que celles relatives à la structure des établissements vétérinaires, en cohérence avec la directive services, qui vise à accroître la liberté d’établissement ou de prestation de service des personnes physiques ou morales.

Pour la profession vétérinaire, le principal objectif poursuivi dans ce cadre est la mutualisation des moyens entre les différentes structures par le développement de réseaux de compétences, ce qui améliorera le service rendu à l’usager ; de la rénovation du mandat sanitaire : le mandat sanitaire est un acte administratif qui lie le vétérinaire et l’État. Il permet notamment à son titulaire l’exécution de missions de dépistage des maladies animales réglementées et des opérations de lutte et d’éradication des maladies.

Le mandat sanitaire est en cours de rénovation afin de mieux l’adapter à l’organisation des filières professionnelles dans un double objectif de haute compétence des vétérinaires et de maintien d’une présence vétérinaire sur l’ensemble du territoire.

Toutes ces mesures énoncées contribuent ainsi au maintien d’un maillage vétérinaire robuste en milieu rural.

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A la découverte des mammifères sauvages

colloque mammiferes

(photo Le Pic vert)

Tel est le titre du 33 ème colloque francophone de mammalogie (Science de l’étude des mammifères) organisé par l’association de protection de la nature Le Pic vert pour le compte de la Société française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) les 16 et 17 octobre à Voiron (38).

A l’occasion de cette réunion  annuelle des spécialistes amateurs ou professionnels de la biologie des mammifères sauvages, l’association Le Pic Vert a souhaité intéresser le grand public à la faune des mammifères de l’Isère.

Durant tout le mois d’octobre seront organisés :

-       une exposition d’art animalier à la médiathèque de Voiron (38)

-       une exposition de photos à la mairie de Coublevie(38)

-       des sorties sur le terrain pour découvrir castors, bouquetins réintroduits en Chartreuse, chauves-souris, etc.,

-       des conférences /projections : Yves Paccalet présentera une conférence intitulée « L’amour des baleines » avec un film extraordinaire sur les cachalots et les orques de l’Antarctique réalisé par Bertrand Loyer  le vendredi 15/10 à 20h30 à la salle des fêtes de Voiron (38)

-       des lectures à haute voix, des animations scolaires, etc..

Une opération de recensement de hérissons de trois quartiers de Voiron débouchant sur une exposition donnant des conseils pour  mieux cohabiter avec cette espèce sympathique est également réalisée avec la MJC du secteur en partenariat avec la fondation Nature et découvertes.

Inscriptions au colloque et renseignements sur tout le programme d’activités :

http://www.colloquemammifères2010.org

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Saint-Antoine-l’Abbaye: retour au moyen âge

Le village médiéval de Saint-Antoine-l’Abbaye a obtenu le label convoité de « Plus beau village de France ». En l’honneur de ce titre de gloire, une fête médiévale exceptionnelle est organisée sera les 17 et 18 juillet (1).

Saint-Antoine-l’Abbaye va accueillir pour l’occasion dans son décor naturel des troupes professionnelles et des associations médiévales qui viennent de toute la France et qui s’inspireront du thème et de la période historique (fin du moyen âge) pour créer des spectacles et des animations pour les petits et les grands.

Troubadours, bonimenteurs, guerriers, danseurs, musiciens, comédiens, chanteurs, marchands, artisans en démonstration (calligraphie, vitrail, forge, bois sculpté, dentelle au fuseau, maillage de côte de maille…) , tous seront là. Ce sera l’occasion de découvrir et/ou de vivre différents aspects de cette époque à travers le fil conducteur qui sera cette année, la danse.

Des animations en continu et des spectacles programmés sur plus de huit espaces scéniques plongeront les visiteurs dans une ambiance festive et artistique dans le bas moyen âge. De très nombreux temps forts vont ponctuer ces deux journées comme, par exemple, trois défilés en ouverture, en journée et en soirée, avec les cornemuses et  percussions de la Cie Carlamusa de Monaco accompagné par les troupes en armes soit plus de cent figurants.

Un spectacle de feu sera présenté le samedi soir dans le jardin abbatial. Les chevaux et les artistes de la Compagnie Impulsion et Fireman vont créer un événement unique, émouvant et spectaculaire. Ou encore, le spectacle dans l’église abbatiale avec une création fusionnant textes de François Villon et  musiques et chants médiévaux des compagnies Tempradura et Irmensul.

Les bonus: un pas de tir exceptionnel et complet (balistes, trébuchets, arcs, arbalètes, bombardes), des combats et des campements, des jeux à destination des enfants et bien d’autres surprises…

La fête se terminera le samedi par un grand bal médiéval et le dimanche par un banquet sous les étoiles en costumes et en musique.

………………………………………………………………………………………………

(1) L’entrée payante (8 € / gratuit pour les enfants) permet de rétribuer les artistes professionnels et donne accès à toutes les animations, initiations, jeux et spectacles.

Organisateurs: association Saint-Antoine Développement, rue Haute, 38160 Saint-Antoine-l’Abbaye (04 76 36 46 03 ou 04 76 36 44 92) en collaboration avec d’autres associations et l’O.T. de Saint-Antoine.


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Accord entre éleveurs et vétérinaires

Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a reçu le 29 juin  les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires venues lui remettre les conclusions de leurs travaux sur les actes de médecine et de chirurgie des animaux d’élevage.
Cet accord s’inscrit dans le prolongement des États généraux du sanitaire lancés par le ministre le 19 janvier dernier pour dessiner la rénovation du dispositif sanitaire français.
Le Conseil supérieur de l’ordre des vétérinaires, le Syndicat national des vétérinaires d’exercices libéraux, la Société nationale des groupements techniques vétérinaires, l’Association vétérinaire équine française, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, COOP de France et l’Union nationale des coopératives agricoles d’élevage et d’insémination animale ont présenté, le 22 juin dernier, une proposition de texte de révision du code rural appelé à être porté par une ordonnance législative prévue à l’article 2, adopté  par les députés dans la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche.

Cet accord traduit la volonté des partenaires de préserver les prérogatives du vétérinaire rattachées à son diplôme et de sécuriser la pratique des soins des animaux réalisés par des éleveurs ou des techniciens. Sur la base de ce consensus, une liste de soins qui pourront être réalisés par des non vétérinaires sera fixée par arrêté pour chaque espèce.

Bruno Le Maire salue le travail responsable des organisations professionnelles concernées qui augure bien des avancées qui se concrétiseront suite aux États généraux du sanitaire et au vote de la loi modernisation de l’agriculture et de la pêche en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

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UE: 30M€ pour la promotion des produits agricoles

La Commission européenne a approuvé récemment 19 programmes présentés par 14 États membres (Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne. France, Grèce, Italie, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Espagne et Royaume-Uni), destinés à fournir des informations sur les produits agricoles et à en assurer la promotion dans l’Union européenne.

Les programmes sélectionnés, dont la durée d’exécution est comprise entre un et trois ans, sont dotés d’un budget total de 60,6 millions €, dont 30,3 millions € (50%) sont financés par l’UE. Les produits agricoles concernés par ces programmes sont les fruits et légumes, les produits laitiers, la viande, le miel, les fleurs, le lin textile, les AOP, IGP et STG el les produits biologiques.

« Les produits agricoles de l’Union européenne sont d’une qualité et d’une diversité incomparables » a déclaré Dacian Cioloş, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. « Dans un marché mondial de plus en plus ouvert il ne suffit pas de produire des aliments et des boissons d’excellente qualité. Nous devons augmenter d’effort pour expliquer aux consommateurs les standards et la qualité des produits que l’agriculture européenne met sur la table. Les programmes communautaires de ce type peuvent aider efficacement nos producteurs dans un monde de plus en plus concurrentiel »

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Concours des prairies fleuries: deux éleveurs sélectionnés

(photo Parc national des Ecrins)

(photo Parc national des Ecrins)

Proposée par le Parc national des Écrins pour le concours national des prairies fleuries, la participation des paysans de la Haute-Romanche est une première. Pour la première fois en France, en effet, des prix récompenseront les agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture.

Les parcelles de huit agriculteurs du canton de la Grave (Hautes-Alpes) ont été visitées il y a quelques jours par un jury. Celui-ci a expertisé la biodiversité générée par leurs prairies de fauche… en observant notamment les fleurs qui s’y développent.

Les résultats du concours « prairies fleuries » dans le Parc national des Écrins

1- Jean-Michel Juge pour sa prairie situé à 1925 mètres d’altitude à Valfroide (La Grave). Il est éleveur de chèvres et de vaches laitières et producteur de fromages. Le siège de son exploitation est à situé à Ventelon (La Grave).

2- Marie-Cécile Faure pour sa prairie située au Lautaret (alt 1950 m). Elle est productrice bovins-génisses et ovins-viande. Le siège de son exploitation est à Villar-d’Arène.

Voici donc les deux éleveurs dont les prairies vont concourir au niveau national. A noter que les deux parcelles sont situées sur des sites Natura 2000 des Écrins… ce qui ne constituait pas un critère dans la grille d’analyse du concours.

Le jury a ensuite décerné un prix « local » pour la qualité et le nombre d’espèces mellifères à la prairie de Jean-Jacques Sionnet, éleveur ovins-viande aux Terrasses (La Grave) et à celle d’ Eric Ferrier, éleveur bovins-génisses au lieu dit « le coin » (La Grave).

PNE prairie2

(photo Parc national des Ecrins)

Le jury a tenu compte, dans l’évaluation des prairies, des grandes différences de floraison suivant l’altitude ou l’exposition. Il a souhaité saluer la participation des éleveurs de Villar d’Arène à ce concours, compte tenu des pullulations de campagnols qui les pénalisent.

Quand elles sont labourées par les rongeurs, les parcelles ne produisent plus. Ici, pas un éleveur n’y a échappé. Certains ont dû acheter la totalité de leurs stocks de fourrage… Pourtant, la capacité de régénération des prairies naturelles s’avère impressionnante. Là où, voilà deux ans, le sol était totalement à nu, des stocks de graines enfouis dans la terre ont permis de retrouver une belle diversité… Il y manque encore certaines légumineuses, comme le sainfoin, qui pourraient pourtant revenir également.

Ont également participé à ce concours :
- Daniel Bouillet, éleveur bovins-génisses aux Terrasses qui a présenté une parcelle sur les rivets (vallée de la Buffe)
- André Faure, éleveur bovins-génisses aux cours (villar) qui a présenté sa seule parcelle encore à ce jour épargnée par les campagnols.
- Michel Albert, éleveur bovins-génisses et ovins-viande à Villar d’arène qui a présenté une parcelle aux jouvencelles (Villar d’Arène).

Catégorie agriculture, montagneCommentaires fermés

Epidémie de sharka : l’INRA sur la sellette

orateurM. Bernard Piras (Drôme-SOC), dans sa question orale du 06/05/2010, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la prise en charge des conséquences de la maladie de la sharka sur les plantations d’arbres fruitiers à noyaux tels que les pêchers, abricotiers ou pruniers.

Faute de traitement, cette maladie virale induit des épidémies rapides au sein des vergers, la seule solution étant l’arrachage et la destruction par le feu des arbres contaminés. Parmi les différentes régions touchées en France, Rhône-Alpes l’est particulièrement, et notamment au sein de celle-ci, la région valentinoise.

Des procédures ont été engagées contre l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), considéré comme étant à l’origine de ces épidémies, deux lieux de départ ayant été identifiés, l’INRA de Gotheron dans la Drôme, l’INRA de Manduel dans le Gard.

Une expertise judiciaire a été ordonnée par les tribunaux administratifs de Grenoble et Marseille, visant à déterminer officiellement l’origine de ces épidémies et donc les responsabilités engagées. Le collège d’experts désigné a rendu son rapport début février. Il ressort de cette longue enquête exhaustive, que les experts ont découvert plusieurs filières internes de contamination à l’INRA.

Il est donc aujourd’hui établi avec la plus grande certitude que l’INRA est à l’origine de la contamination de ses propres vergers, contamination qui constitue un foyer primaire de sharka souche M dans la Drôme mais également dans les trois autres départements concernés. Il convient de noter que le rapport d’expertise écarte toutes les autres sources possibles de contamination.

Sur la base de cette expertise, des centaines de recours vont être exercés devant les juridictions administratives par les exploitants contraints d’arracher leur verger sans espoir de replantation et donc condamnés à la ruine.  Cependant, devant l’urgence, il est désormais du devoir de l’État de prendre ses responsabilités et de proposer une indemnisation à l’amiable aux victimes de ces épidémies.

Il lui demande de lui indiquer si telles sont bien ses intentions.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture le 30/06/2010 par la voix de Mme Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville.

Monsieur le sénateur, je vous prie tout d’abord d’excuser Bruno Le Maire, retenu par la préparation de l’examen du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche par l’Assemblée nationale.

Il ne peut être démontré, sur le fondement du rapport auquel vous faites référence, aucune faute de l’INRA ni de l’État, toutes les hypothèses sur les origines de la contamination n’ayant pu être écartées par les experts. Au demeurant, les juges administratifs n’ont pas rendu leur décision.

Par ailleurs, le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche n’est pas resté inactif.

L’engagement pris par le ministre le 17 février dernier, en présence des représentants des producteurs de fruits, de mettre en œuvre très rapidement un plan d’action contre cette maladie et d’octroyer des moyens pour accompagner la reconversion des producteurs en est une nouvelle preuve. Il doit ainsi conduire cet été à l’élaboration d’un plan national d’action contre la sharka.

Les mesures d’accompagnement des producteurs, aujourd’hui actives, reposent sur la nomination de médiateurs chargés d’étudier la situation des entreprises au cas par cas et d’intervenir, le cas échéant, auprès des créanciers de ces dernières, sur l’étude des conditions d’extension du plan de reconversion à tous les départements touchés par la maladie, ainsi que des conditions d’accès à la mesure de rénovation du verger.

Les médiateurs ont été nommés au début du mois de mars et ont aussitôt procédé aux nécessaires diagnostics des exploitations dans les quatre départements les plus touchés.

Cette mission de médiation, qui s’est déroulée dans de bonnes conditions, arrive à son terme. Le plan national d’action contre la sharka en intégrera les enseignements. Le cas du plateau de Manduel, où le verger est considéré comme étant dans une situation très critique sur les plans sanitaire et économique, doit être traité dans les prochaines semaines.

Catégorie arboriculture, assuranceCommentaires fermés

Préserver l’espace rural autour des lacs de montagne

Les organisations nationales, FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et FNE (France Nature Environnement), et leurs fédérations locales, FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) de la Haute-Savoie et FRAPNA (Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature Rhône-Alpes), viennent de prouver leur capacité à travailler ensemble en bonne intelligence sur un objectif commun : la préservation de l’espace rural et la lutte contre l’étalement urbain.
A l’occasion du projet de loi « Engagement national pour l’environnement », leurs actions et mobilisations conjointes ont porté leurs fruits : le retour du dispositif anti-mitage de la loi « littoral » autour des lacs de montagne de plus de 1000 hectares a été acté par les deux assemblées parlementaires le 29 juin dans le vote définitif de la loi « Engagement national pour l’environnement ».
Ce vote conforte le dispositif anti-mitage assuré par la loi « littoral » dans les communes riveraines des grands lacs de montagne.

Catégorie environnement, montagne, natureCommentaires fermés

Vins: du bon usage de la « méthode ancestrale »

orateurM. Bernard Piras (Drôme-SOC), dans sa question écrite du  15/04/2010,  attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur l’utilisation du terme « méthode ancestrale » pour certains vins.

Certaines organisations professionnelles ont exprimé le souhait que le terme « méthode ancestrale » puisse être utilisé par les vins avec indication géographique protégée (IGP) et les vins sans indication géographique.

Or, le terme « méthode ancestrale », historiquement lié à la filière viticole d’appellation, devrait être réservé aux vins d’appellations d’origine contrôlée (AOC). Les efforts fournis par ces vins AOC pour que cette méthode soit clairement définie et protégée au niveau national comme communautaire s’inscrivent dans une logique qualitative. Ces efforts doivent être reconnus.

Il lui demande de lui confirmer qu’il entend bien, dans le cadre du prochain décret à paraître, intervenir en vue de réserver le terme « méthode ancestrale » aux vins d’appellations d’origine contrôlée.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO Sénat du 01/07/2010

Il existe deux méthodes d’élaboration des vins mousseux : la méthode traditionnelle, également appelée « champenoise », où le gaz dissous est issu de la fermentation de sucres exogènes ajoutés ; la méthode ancestrale, où le gaz dissous est issu de la fermentation des sucres du raisin.

Si la réglementation communautaire a défini la méthode traditionnelle et l’a réservée aux appellation d’origine contrôlée (AOC) Champagne, aucune disposition réglementaire ne régit les conditions d’utilisation de la mention « méthode ancestrale », si ce n’est à travers les cahiers de charges de quatre appellations (Limoux, Gaillac, Cerdon et Clairette de Die).

Il est donc apparu pertinent de prévoir une disposition réglementaire nationale pour définir les conditions d’emploi de cette mention et pour la réserver aux AOC, catégorie de vins qui a construit la notoriété de cette méthode.

C’est pourquoi cette disposition est introduite dans un projet de décret en Conseil d’État relatif à l’étiquetage, actuellement en cours d’élaboration. Un amendement au projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche a été présenté pour réserver la mention aux seules AOC.

Le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a émis un avis défavorable à cet amendement. En effet, cette disposition ne relève pas de la loi mais du règlement. Pour autant, l’intention du Gouvernement est bien de réserver cette mention à ces AOC.

Catégorie terroirs/gastronomie, viticultureCommentaires fermés

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