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Le cheval du Vercors officiellement intronisé…

Le ministère de l’agriculture a officiellement accordé le titre de » race territoriale » au cheval Barraquand du Vercors ». Il ne restait plus qu’à l’introniser de façon officielle. Cela c’est fait lors de la fête du bleu organisée à Sainte Eulalie en Royans.

Le cheval Barraquand du Vercors entre donc dans la cour très fermée des races territoriales.Elles sont 9 en France…!

Résultant d’une très ancienne sélection dans le Vercors, ce petit cheval rustique de robe baie est utilisé aussi bien sous la selle que pour les travaux des champs.

Le nom de Barraquand lui vient de la famille qui développa son élevage de la fin du XIXème siècle jusqu’aux années 1950 grâce à la pratique de la transhumance.

la race est actuellement en reconstitution grâce à une poignée d’éleveurs motivés et soutenus par le Parc Naturel Régional du Vercors et l’Association pour la Promotion des Agriculteurs du Parc Naturel Régional du Vercors (APAP).

L’une association « Cheval du Vercors type Barraquand » dont le Président Sylvain Piltant et son équipe de passionnés oeuvre dans ce sens sans ménager ni peine, ni temps..

Le cheval Barraquand du Vercors a donc obtenu ses lettres de noblesse. Parfaitement intégré au territoire a toute sa place aux côtés des productions, produits du Vercors …

« Cette étape tant attendue était la condition indispensable à la poursuite de la sauvegarde et de la valorisation de ce patrimoine agricole » nous a précisé Sylvain Pitant.

2Sur la photo on reconnait de nombreux élus et responsables agricoles, Jacques Adenot président du Parc naturel régional du Vercors… qui ont tenu à honorer le petit cheval..

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La fête du Bleu : C’est Parti!

Les festivités sont lancées dès ce matin, samedi 29 Juillet à Saint Eulalie en Vercors sous un magnifique soleil.

Les visiteurs ont pu découvrir le marché de producteurs locaux ainsi que les plus belles bêtes des éleveurs du Vercors. Sur le ring se sont succédées les plus belles vaches, mises en compétition pour les titres de la plus belle mamelle ou de la plus belle bête. On pouvait également y admirer une démonstration de voltige à dos de cheval, présentée par l’Ecrin d’Eden, et les plus jeunes ont pu s’amuser sur le petit train ou au stand de biathlon. En parallèle, certains producteurs présentaient leurs compétences en direct au stand du « savoir-faire artisan ».

Les élus qui comme tout le monde ont circuler entre les nombreux étals durant la matinée, ont officiellement ouvert le bal à 12h. Parmi eux, le maire de Saint Eulalie, Alain Revol, et Jacques Adenot, président du parc du Vercors ont pris la parole pour remercier les nombreux participants, et ont en profité pour effectuer la passation du bleu entre le maire de Saint Eulalie et celui de Lans en Vercors, ville qui accueillera cette joyeuse fête pour son édition 2018.

Pour ceux qui n’ont pas encore pu profiter de la fête, il n’est pas trop tard, vous avez jusqu’à demain soir.

Paul Savary

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Le Parc du Vercors en fête du …. Bleu !

Depuis 2001, la Fête du Bleu est organisée chaque année sur
un village différent du Parc naturel Régional du Vercors.

Cette année c’est Sainte Eulalie en Royans qui sera à l’honneur ces 29 et 30 juillet..

Durant deux jours, c’est tout un territoire qui s’ouvre aux 25
000 visiteurs de la fête pour un voyage envoûtant, une
histoire à vous raconter : celle du Vercors et de son AOP
Bleu du Vercors-Sassenage, de son agriculture, mais aussi de
son terroir et de ses savoir-faire.

Vitrine d’une agriculture de qualité
« A la croisée des papilles gourmandes » thème de la 17ème édition, mettra à l’honneur les produits du
Vercors : sous le signe des AOP (du Bleu du Vercors-Sassenage, de la Noix de Grenoble et de la
Clairette de Die), de l’IGP du St Marcellin et des labels (Marque Parc), vos papilles s’égailleront tout au
long du grand marché des producteurs fermiers et des AOP invitées.

Savoir-faire agricoles et artisanaux : partage et transmission
De nombreuses démonstrations et animations seront proposées
par les exposants de la Fête : distillation de lavande, pressage de
noix, fabrication des fromages, travail du cuir… Des moment
d’échanges et d’expérience à ne pas manquer !

Parrain d’honneur, nous
accueillerons Pierre Ballouhey,
dessinateur d’humour et illustrateur
de Presse française, natif de St
Marcellin. Dédicace, dessin en live,
vous pourrez échanger avec lui sur
le stand des Auteurs

AU PROGRAMME

Des animations seront en continues, le samedi 29 et dimanche 30 juillet de 9h à 18h. Plusieurs espaces de restauration seront disponibles.
  • Animation de Plein air / Enfant : avec du biathlon, VTT, fatBike, tour de train par les Mini-trains-Lyonnais, ateliers créatifs et scientifiques pour les enfants, dinette géante et ateliers des saveurs proposées par Festijeux, balade à poneys (certaines animations sont payantes et proposées qu’un jour sur les deux jours)
  • Espace développement durable  : présence du Parc naturel Régional du Vercors, du CPIE Vercors et de nombreuses associations de nature et environnement (Beeppy, Fédération de la Chasse Drôme, les Centrales villageoises…)
  • Animation agricole : présence de la diversité des races agricoles avec la Poule Grise du Vercors, la Villarde, Cheval du Vercors Barraquand.. mais aussi les vaches Monbéliardes, Hérens, moutons et brebis… Sur le ring : spectacle de voltige équestre, comice agricole. Animation : traite des vaches et chèvres, tonte de moutons, battage à l’ancienne, exposition agricole et vieux tracteurs. Sous le chapiteaux savoir-faire : démonstration de fabrication de fromage, pressage de noix, distillation de lavande, travail du cuir
  • Animation festive et musicale : //Samedi 29 juillet : Bal dansant pour enfants à 16h, chanté par Thierry Dupuis ; Concert à partir de 18h – Moükti, trio féminin sur les airs Balkans, suivis de Lulu Maria et Quando avec leurs chansons festives Brésilienne, puis du quintet LMZG, qui viendront secouer les foules avec leur show Electro swing & Future funk. Bal dansant pour terminer la soirée du samedi. //Dimanche : animation musicale en journée par la Fanfare Echo de l’Argentelle, puis concert de SIGMA, groupe de folk rock à 18h.
  • Village de la diversité culturelle : la diversité culturelle représentée par les associations du Royans-Vercors ainsi que la présence du parrain de la fête, Pierre Ballouhey dessinateur humoristique de presse international. Un Espace « Autour du livre » rassemblera les auteurs du Vercors ou ayant écrit sur le territoir.
  • + de 50 exposants, producteurs fermiers et artisans du Parc du Vercors, sélectionnés pour leur savoirs-faire et leur produits de qualité, ainsi que de nombreux AOP/IGP invités
  • Des expositions photos et projections sur la diversité de l’agriculture, la biodiversité du Vercors…

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Le problème du loup : vers un changement de la donne?

Il y a quelques semaines, une manifestation contre le loup alliant de nombreux acteurs du Trièves faisait grand bruit. Se réunissant pour l’occasion, éleveurs, chasseurs et élus prenaient la peine d’arrêter les routiers, pour beaucoup sur le départ pour les vacances, pour leur expliquer toute l’ampleur de ce problème.

Yann Souriau, maire de Chichilianne, participait justement à l’évènement, nous l’avons rencontré pour avoir plus de détails sur les raisons et les suites de cette manifestation.

Il a été heureux de répondre à nos questions, car si la question du loup faisait polémique il y a encore peu de temps, il n’y a aujourd’hui plus lieu d’en débattre, nous explique-t-il.

Les conséquences sont devenues trop graves. De sa commune, un seul éleveur a échappé aux attaques, le compteur de bêtes tuées en Isère dépasse déjà la barre des 700 têtes.

Au delà de la réduction des troupeaux, il faut aussi tenir compte d’un effet de seuil des violences subies par les troupeaux qui les laissent en état de stress pour plusieurs années, amaigrissant et paniquant les bêtes.

Yann Souriau nous expliquait qu’on retrouve aujourd’hui des bêtes étouffées dans les filets suite à des crises de panique, ne portant aucune trace de morsure. C’est un fait, la situation des éleveurs ovins devient catastrophique, mais ils ne sont plus les seuls touchés par le loup.

Il est à noter qu’ils avaient fortement appuyé la manifestation ayant eu lieu début juillet, mais celle-ci n’était à l’origine pas de leur initiative. Ce sont les éleveurs de bovins qui ont en premier lancé le mouvement, car eux aussi sont désormais menacés.

M. le Maire nous rapporte qu’un veau de 110 kg aurait été traîné sur 5 mètres par toute une meute.

Beaucoup plus grave, un troupeau mis en panique se serait lancé hors de ses pâturages pour traverser la ville de Lans en Vercors, causant de gros dégâts matériels, mais heureusement aucun blessé. Il nous a également rapporté que des chiens de protection, rendus fous par le harcèlement des loups avaient attaqué une randonneuse de la commune de Chichilianne, le forçant à interdire l’accès aux sentiers de randonnées alors qu’on lui signalait deux cas similaires à Gap.

La situation actuelle pousse les éleveurs à abandonner les pâturages les plus éloignés, laissés en friche, et à devoir mettre en place des gardes éprouvantes pour surveiller constamment leur troupeaux faces aux attaques ayant lieu de jour comme de nuit.

Les loups, eux, commenceraient à s’installer en plaine, entres les communes et sont régulièrement vus sur les routes. Chichiliane a mis en place son propre « État d’urgence », rassemblant forestiers, éleveurs et chasseurs. Lorsqu’un loup est aperçu, chacun reçoit un sms d’alerte. Le système a été proposé aux communes environnante nous explique Yann Souriau.

Le problème rassemble les élus

Alors qu’une quinzaine de maires participaient à la manifestation du 18 Juillet, une réunion à la préfecture rassemblait le préfet, la direction départementale des territoires, la DREAL regionale, d’autres élus du Trièves, du plateau du Vercors et du Piemont, ainsi que le sénateur Michel Savin, la députée Marie-Noëlle Battistel, les vice-présidents départementaux et Jacques Adenot, président du parc du Vercors.

Le sujet majeur de cette réunion : la demande de la différenciation de la gestion de la question du loup pour le massif du Vercors. Autrement dit, l’autorisation de procéder à une régularisation de l’espèce pour en limiter la prolifération.

« Il faut complètement réviser les chiffres prévus sur l’évolution de cette affaire » nous explique le maire de Chichilianne « Aujourd’hui, malgré ce qu’on prévoyait et une certaine part de braconnage, la population de loup est en hausse de 20% par an ». Mais ce n’est pas le point qui permettrait aux éleveurs de définitivement faire valider leur point de vue aux yeux de tous. Yann Souriau nous révèle ensuite une information capitale.

Le loup n’est pas le loup qu’on croyait

Aujourd’hui parvienne les résultats provenant d’une trentaine d’analyses traitées par un grand laboratoire européen, et les résultats sont unanimes.

« On s’aperçoit qu’on a pas affaire au loup qu’on voulait réintroduire, mais à une race hybride à 60% chien ». L’information, qui doit encore attendre de nouvelles analyses pour être définitivement validée montrerait donc tout l’échec de la politique de la réintroduction du loup dans les Alpes, supplanté donc par des chiens-loups sauvages fortement dangereux pour l’activité humaine.

Pire encore, les rares traces de loups retrouvées montrent qu’on aurait plutôt affaire à des loups venus de plus loin en Europe qu’à l’espèce « réimplantée » dans notre région.

« Aujourd’hui, on a non seulement l’appui des populations locales et des élus, mais également des scientifiques qui confirment notre point de vue. Même les écologistes sont bien moins véhéments face à la réalité des problèmes engendrés par cette action » Conclu le maire.

Il précise que l’idée d’origine de réintroduire le loup n’a jamais été attaquée par les éleveurs, qui ont plutôt mis en cause la méthode. Et même aujourd’hui, l’extinction de l’espèce n’est pas souhaitée. Ils ne demandent que le droit de lancer une campagne de régulation pour que les pâturages et les troupeaux puissent revenir à la paix.

Paul Savary

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Les États généraux de l’alimentation : le point de départ d’une revalorisation de l’agriculture?

Organisés par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, les États généraux de l’alimentation ont été lancés ce jeudi 20 Juillet, et vont durer quatre mois. Portée par Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, la manifestation a par ailleurs été inaugurée en présence d’Édouard Philippe, premier ministre. Alliant divers ateliers à une plateforme participative sur le web, l’objectif de la manifestation est d’inviter le plus grand nombre à participer à un débat pour construire l’agriculture de demain autour de deux grands thèmes :

  • La création et la répartition de la valeur de l’agriculture
  • Le travail sur une alimentation saine, sûre, durable, et accessible à tous

Pas moins de quatorze ateliers ont été mis en place pour que le plus grand nombre de sujet puisse être débattu. Pour mieux cerner les habitudes et la consommation des français, une étude individuelle nationale des consommations alimentaires avait été menée auprès de 5800 personnes sur 6 ans.

Pour les filières alimentaires françaises, il apparaît que la variation des prix est très diversifiée selon les secteurs du fait des caractéristiques propres des produits. Est également pris en compte la forte transformation du milieu agricole ces dernières année pour répondre aux enjeux économiques, environnementaux, sociétaux et sanitaires.

Ainsi, à partir de cette base de réflexion, 4 objectifs majeurs sont lancés :

  • Relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition ;
  • Permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes ;
  • Accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et aux besoins des consommateurs ;
  • Promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable.

Tous les acteurs du monde agricole sont donc invités à apporter leurs expériences et idées pour répondre aux enjeux majeurs de demain. Comme l’expliquait Christianne Lambert, présidente de la FNSEA, L’agriculture est à un point de bascule.

Paul Savary

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La Mure en fête pour le tour de France

La capitale du pays Matheysin était aux couleurs du tour de France ce mercredi 19 Juillet. Fière d’accueillir la fameuse compétition cycliste en tant que départ d’étape, La Mure n’a pas lésiné sur les moyens et les animations. Afin de permettre au plus large public de profiter des festivités, la ville avait mis en place des parkings gratuits, relayés par des bus qui acheminaient les visiteurs jusqu’au cœur du village.

Une fois sur place, chacun pouvait à loisir découvrir des activités mises en place pour les plus jeunes, ou parcourir le marché des producteurs pour découvrir de nombreux produits locaux. On y retrouvait avec joie le produit phare du pays Matheysin, le murçon Matheysin, vendu par sa confrérie, mais également d’autres mets comme la truffe, portée par le syndicat des trufficulteurs de l’Isère. Un jeu de piste pour partir à la rencontre des commerçants de La Mure avait également été mis en place, liant l’histoire du tour de France à l’activité.

Cette année, la scène de départ a également accueilli les jeunes lauréats de la dictée du tour de France, sélectionnés parmi 50 élèves Murois. La dictée du tour de France est une nouvelle initiative à laquelle ont déjà participé plus de 5000 écoliers à travers la France. Pour cette fois-ci, Anatole Novak accompagnait les jeunes sur scène. Cet ancien coureur est originaire de La Mure, il a une dizaine de participation au tour de France à son actif. Il a tenu à évoquer Jacques Anquetil avec qui il avait couru en son temps, qu’il a surnommé « Le prince du cyclisme », et d’ajouter que le tour de France avait encore de grandes années devant lui, prenant sans doute beaucoup plus d’ampleur dans le futur.

Évidemment, le point culminant de la journée a été le départ du tour, d’abord celui de la caravane distribuant ses produits à tour de bras aux spectateurs, puis celui des cyclistes eux même à 12h10, sous le regard du préfet de l’Isère et des élus Matheysins. Le président Emmanuel Macron a rejoint les coureurs en voiture au col de Galibier, plus tard sur l’étape

Paul Savary

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La remise en eau du Drac, un projet essentiel au territoire qui se concrétise enfin

Le projet est en test depuis 2014 mais c’est aujourd’hui qu’il est officiellement lancé : Le Drac est enfin remis en eau.

Responsables et élus se sont réunis Lundi 10 Juillet au barrage EDF de Notre Dame de Commiers pour assister à la remise en eau symbolique. Parmi eux se retrouvaient Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère et présidente de la commission locale de l’eau et Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. En effet, une nouvelle vanne a été construite permettant à 4 mètres cube d’eau supplémentaires d’être turbinés (soit utilisé pour entraîner une turbine générant de l’électricité) par seconde. Le total du débit est désormais quasiment 4 fois plus important qu’avant.

Ces travaux étaient essentiels, le Drac s’avérait être asséché sur 4km de long plus de 300 jours par an depuis la construction du barrage en 1960. Ainsi ça n’est pas seulement une production accrue pour EDF qui est en jeu, mais également un fort impact sur la biodiversité locale, comme l’expliquait Laurent Perotin, directeur de la production hydro-électrique des Alpes pour EDF.

Après qu’ils aient assisté à l’ouverture de la vanne, les élus ont été guidés jusqu’au site de la Rivoire par Jessica Bruggeman, conservatrice de la réserve naturelle régionale des Isles du Drac et Guy Genet, président du SIGREDA. Ceux ci ont alors pu présenter un vaste projet de réaménagement de la réserve, grande de plus de 800 hectares sur 15 Km de long, aux portes de la métropole. En effet, depuis le tragique accident de 1995, le site est interdit d’accès. L’augmentation du débit au niveau du barrage de Notre Dame de Commiers permet aujourd’hui de pouvoir réaménager certains espaces en sécurité. L’objectif est d’en faire des lieux d’éducation ou des observatoires de la biodiversité. La création de sentiers de promenade est également prévu, mais la baignade demeurera interdite pour préserver la sécurité de tous. Dans un même objectif, de nombreux outils de sécurisation du public vont accompagner ces aménagements.

Enfin, tout le monde s’est réuni sur le site de captage de Rochefort pour la cérémonie publique. Christophe Ferrari y a rappelé que Grenoble était avec Mulhouse la seule ville française qui bénéficiait dune eau naturelle non traitée, et la seule métropole avec Nice à posséder une réserve naturelle régionale sur son territoire. Marie-Noëlle Battistel, elle, a salué ce magnifique projet qui ne présentait aucun impact négatif.

Paul Savary

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Les lavandiers sauvegardent les abeilles avec le soutien du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes

Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, à travers son association Mécénat et six de ses Caisses locales de la Drôme provençale, a offert un système dit de « chasse-abeilles » aux lavandiers pour la préservation des abeilles lors de la récolte.

L’innovation

Un dispositif de chasse-abeilles a été réalisé par le Centre Régionalisé Interprofessionnel dExpérimentation en Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (CRIEPPAM), en collaboration avec l’Association de Développement de l’Apiculture Provençale (ADAPI), afin dépargner les abeilles lors de la récolte des lavandes et des lavandins.

Ce principe simple est composé de deux tubes montés sur chacun des cueilleurs afin de faire fuir les abeilles avant passage dans le rotor. La récolte des lavandes peut piéger un grand nombre dabeilles en train de butiner.

Face aux questions des apiculteurs, lADAPI et le CRIEPPAM ont réalisé des comptages et validé lefficacité de ce dispositif de chasse abeilles à monter sur les machines de récolte. Les résultats sont efficaces et montrent une diminution de 50 % de la mortalité des abeilles lors de la récolte.

Ce projet est d’intérêt économique et écologique en permettant la préservation de l‘environnement et des abeilles, avec un double enjeu de préservation des abeilles et dimage de la lavandiculture.

En Provence, la lavandiculture et lapiculture ont toujours été étroitement liées : aujourdhui, la production de miel de lavande représente un marché équivalant à celui de lhuile essentielle.

Le financement

Le Fonds de dotation pour la Sauvegarde du Patrimoine Lavandes en Provence (SPLP) a recueilli des financements pour faire en sorte que les chasse-abeilles puissent être distribués gratuitement aux producteurs qui sengagent à respecter la charte dutilisation.

Plusieurs organisations se sont mobilisées pour soutenir cette action : la Fondation Crédit Agricole Alpes Provence, L’Occitane et Mécénat Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.


Le soutien du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes s’est concrétisé grâce à son association Mécénat Crédit Agricole Sud Rhône Alpes qui a accordé une subvention pour lachat de sept chasse-abeilles en 2017.

Ce soutien sera renouvelé en 2018 pour équiper jusqu’à vingt chasse-abeilles supplémentaires. Léquipement de 30 machines de récolte peut permettre de sauvegarder environ 9 millions dabeilles, soit léquivalent de la population de 225 ruches en production. Six Caisses locales (Die, Dieulefit, Grignan-Taulignan, Montélimar, Nyons, Séderon) se sont regroupées pour participer à cette action.


Créée en 2006, Mécénat Crédit Agricole Sud Rhône Alpes soutient des opérations de mécénat dans de nombreux domaines :

- l’aide au développement des cantons situés sur le territoire du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes (Isère, Drôme, Ardèche, Sud-Est lyonnais), par la mise en œuvre d’actions d’ordre économique, social, éducatif ou culturel ;

- les actions de solidarité envers les sociétaires en situation de détresse ;

- ou tout objet permettant, au niveau local, le développement et le maintien du tissu économique ou du patrimoine social, sportif ou culturel.

En savoir plus

www.crieppam.fr

Vidéo du chasse-abeilles du CRIEPPAM : www.youtube.com/watch?v=e_TDplKJoZs

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La communauté d’agglomérations du pays Voironnais signe son contrat de ruralité

C’est à Paladru le jeudi 6 Juillet que se sont rassemblés les responsables des communes du pays Voironnais et du département pour officialiser la signature de ce contrat entre la communauté d’agglomération et l’État. Le contrat a une durée de 3 ans, c’est le 7ème du genre conclu en Isère.

Étaient présents pour l’événement Lionel Beffre, préfet de l’Isère, Thomas Michaud, sous-préfet de la Tour du Pin, Gérard Seigle-Vatte, maire des villages de Paladru, Julien Pollat, maire de Voiron et vice-président du département ainsi que le président de la communauté d’agglomération, Jean-Paul Bret.

Celui ci a décrit ce contrat comme « exemplaire » pour plusieurs raisons. D’abords, il a salué la souplesse de celui-ci, démontrant la confiance offerte au pays Voironnais et lui permettant ainsi de faire des retours et de mieux travailler sur ses priorités. Il a également appuyé l’association du département à ce contrat.

L’état alloue donc un financement à la communauté d’agglomération pour qu’elle puisse travailler sur 6 objectifs:

  • Accès aux services et aux soins
  • Revitalisation des bourgs centres
  • Attractivité du territoire
  • Mobilités
  • Transition écologique
  • Cohésion sociale

Pour cela, un plan d’action a été établie, et plusieurs mission seront menées dans les temps à venir. Le pays Voironnais compte par exemple réaliser des travaux à la Grande Dimière, aménager de nouveaux espaces autour du lac de Paladru, réhabiliter la maison des Vannes de Charavines ou encore réaménager le cœur des villages de Paladru et de Chirens. Beaucoup de travaux sont prévus, et d’autres à venir, ce qui souligne encore une fois la souplesse de ce contrat.

Paul Savary

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Le petit train de La Mure est de retour !

Une nouvelle tant attendue par les Matheysins, le projet de remise en route du petit train de La Mure est officiellement lancé. Ce train existe déjà depuis de nombreuses années, exploité à l’origine pour l’activité minière, mais ce n’est que depuis 1997 qu’il est dédié à l’usage touristique. Il avait malheureusement été stoppé net par un éboulement au niveau du lac de Monteynard, en 2010, entraînant une perte de 80% des revenus touristiques locaux.

Représentant le département, le président Jean-Pierre Barbier était présent ce Jeudi 29 Juin à La Mure pour annoncer la bonne nouvelle. Pour lui, il été essentiel de remettre en route ce fer de lance du tourisme isérois, véritable attraction phare du pays matheysin. Également présente, Chantal Carlioz a tenu à rappeler que l’innovation et le patrimoine étaient de véritables piliers du territoire iserois

Il n’avait pas été possible de concrétiser un projet de relance depuis 2010. Mais cette fois, le projet a été confié à la société EDEIS, spécialiste dans l’ingénierie, les services et la gestion d’infrastructures complexes. Le budget nécessaire a été évalué à 26 Millions d’Euros, et 6 Millions d’euros ont déjà été financés par EDEIS. Le reste proviendra de fonds publics, plus de 4 Millions ont déjà été trouvés. Le département, pour l’instant toujours en recherche de fonds, se voit prêt à combler le budget manquant, et la commune de La Mure a fortement participé en acquérant plus de 8 000 m² de terrain, attribués par la suite au projet.

Le petit train comptais auparavant 70 000 voyageurs par an, l’objectif fixé par le cahier des charges était de faire passer ce chiffre à 100 000 après le redémarrage, et la société en charge s’est engagée à atteindre les 120 000 voyageurs par an après 5 ans de remise en service. Le train sera bien évidemment électrique, et doté d’une locomotive et de wagons flambants neufs, bien qu’il soit prévu d’y atteler également quelques anciens wagons pour garder un aspect historique.

Malheureusement, il ne sera pas possible de déblayer l’éboulement, seuls les 15km les plus hauts sont concernés par le chantier. Par ailleurs, les lignes aériennes de contact ont été pillées pour leur cuivre alors qu’elles avaient été rénovées en 2013.En revanche, les voies ont pu être entretenues, et tout ne sera pas à refaire. De plus, un restaurant de 180 places sera aménagé en bout de ligne sur le belvédère surplombant le lac, permettant aux clients de profiter d’un magnifique panorama.

Jean-Pierre Barbier, profitant de l’occasion pour visiter la mine image et le belvédère au dessus du lac de Monteynard, a certifié que le chantier démarrera dans les plus brefs délais. Le petit train devrait de nouveau parcourir le chemin de faire d’ici Juillet 2020.

Paul Savary

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