Archive | A la une

Vercors: donner un nouvel élan au Parc

Le salon international de l’agriculture se tiendra Porte de Versailles à Paris du 25 février au 2 mars. Un espace retiendra toute notre attention, celui du Vercors. Il sera, comme chaque année très animé.

Jacques Adenot, Président du Parc Naturel Régional du Vercors précise: Ce rendez vous que nous donnons aux visiteurs du salon est devenu incontournable. Nous avons repensé le stand et les animations seront comme d’habitude multiples. Toutes les facettes de notre territoire seront mises en avant autour de l’agriculture et du tourisme. Nous sommes en particulier heureux que l’opération graines d’éleveurs soit reconduite.

170204 Justine & Méline-9

Des jeunes passionnés de leur agriculture, ambassadeurs de demain, seront présents au Salon et défileront fièrement le 1er mars sur le petit ring du hall 1 à 18h pour partager leur passion… » Photo Pascal conche

Pour Jacques Adenot:  » tout comme la fête du bleu,  la présence du Vercors à Paris est un formidable vecteur de promotion de notre territoire. « 

Le Président du Parc souhaite donner un nouvel élan au Parc ,  » oui nous devons penser et construire notre territoire de demain. Une des idées forte est que le Vercors devienne au niveau de l’agriculture un territoire expérimental avec comme idée forte celle que les agriculteurs vivent de leur métier. « 

Jacques Adenot, homme de terrain, de consensus souhaite mettre en place une conférence permanente des présidents des EPCI du massif du Vercors:  » afin, à l’échelle du Massif Vercors, de construire un projet de territoire, fixer ses orientations et amorcer les plans d’actions , et bien sûr d ‘informer, d’échanger, de responsabiliser.. »

 » Mon objectif étant qu’à terme le Parc Régional Naturel du Vercors soit un modèle d’aménagement du territoire, reproductible pour tous les territoires de montagne en particulier dans notre belle région. « 

Vaste projet mais pas du tout irréaliste.. On en reparlera..

Gilbert PRECZ

Catégorie A la une, parcsCommentaires fermés

Communauté de communes du Massif du Vercors

La Communauté de communes du Massif du Vercors a connu une actualité de fin d’année 2016 très dense avec en particulier la démission de son président Pierre Buisson. Franck Girard, maire de St Nizier du Moucherotte lui a succédé.

Franck Girard est conscient de la tâche qui l’attend et sait qu’il peut  » compter sur une équipe soudée pour mener à bien les différents dossiers qui vont se succéder durant la mandature. »

Pour le président de la CCMV le plus important est celui de la fusion des intercommunalités.

 » Nous avons plusieurs scénarios possibles et lors de ce premier semestre 2017 nous allons les étudier tous en abordant les sujets importants comme la fiscalité, la gouvernance, l’économie.; mais aussi les conséquences concernant l’artisanat, l’agriculture, l’activité commerciale..

 » Une fois cette étude réalisée, nous allons lancer une très large concertation auprès des habitants. On estime en effet que ceux ci doivent prendre part aux débats, au choix qui sera fait.. »

Ensuite une décision sera prise..sans doute en fin d’année ou en début d’année 2018.  » Nous prendrons le temps nécessaire afin de prendre la bonne décision.. »

Franck Girard ne cache pas ses ou plutôt sa préférence:  » je souhaite que le Vercors reste le Vercors, cela signifie que je ne souhaite pas du tout un mariage entre la CCMV et un territoire urbain ». .. Pour expliquer son choix: »Nous avons chacun notre propre identité, nos problématiques sont différentes, et les projets de territoires sont différents.. »

D’autres dossiers sont sur le bureau du président…

On peut citer l’office de tourisme intercommunal à mettre en place » celui ci regroupera quatre communes: Autrans-Méaudre en Vercors, Lans, St Nizier du Moucherotte et Engins..  Nous participons activement et financièrement à la modernisation de l’outil de travail et à  l’extension de la coopérative Vercors Lait. Celle ci aura un coût de 3,8 millions d’euros. Vercors lait est à saturation au niveau de sa production, son extension est impérative.. Et n’oublions pas que la coopérative joue un rôle économique et social important sur le plateau, à travers l’emploi par exemple.. Vercors Lait produit une gamme de fromages importante mais aussi et surtout le bleu du Vercors Sassenage qui a l’AOP.. C’est un produit fleuron de notre territoire que nous devons protéger..! »

Cette initiative est d’autant plus appréciée que le Vercors est un territoire ou l’agriculture y a toute sa place.. » Nous avons de nombreux jeunes qui se sont installés.. » Nous devons être conscients de ce dynamisme et apporter notre soutien à l’ensemble des agriculteurs du plateau, cela passe par exemple par un PLUI qui protège les terres agricoles mais aussi par le Comité local de l’installation..

1Le développement du territoire  » qui est le nôtre passe aussi par la mise en place d’un service attractivité au niveau économique, touristique.. »

Franck Girard rappelle aussi que « dans les dossiers à gérer il y a aussi  la gestion de l’eau et des milieux aquatiques qui est transféré aux communautés de communes dans le cadre du contrat rivière.. »

Le Président de la CCMV se montre très enthousiaste  » même si comme chacun le sait, les dotations de l’Etat sont en baisse, les charges sont de plus en plus importantes.. parfois il sera difficile de jongler..mais on fera le maximum pour notre territoire.. « 

Et de conclure,  » je suis confiant d’autant plus que les relations avec le Parc Naturel régional du Vercors se sont assainies, on travaille aujourd’hui en parfaite osmose, confiance… »

Un Parc qui a lui aussi changé de présidence en 2016.. Celle ci est assurée par Jacques Adenot, un homme qui défend lui aussi son territoire, celui du Vercors…

Gilbert PRECZ

Catégorie A la une, Communauté de Communes du Massif du VercorsCommentaires fermés

Les Français et la montagne

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2006 personnes, représentatif de la population fran- çaise âgée de 18 ans et plus.

Les principaux enseignements

1.    A l’évocation de la vie en montagne, les Français affichent spontanément des sentiments positifs, pour la plupart liés aux grands espaces. Ainsi, ils y associent, pour un tiers d’entre eux (33%), l’idée de grand air, devant le caractère sain de la vie en montagne (20%).

La nature (13%), la beauté des paysages (13%) et le sentiment de liberté (10%) complètent ce tableau idyllique, ponctué par les caractéristiques climatiques de la montagne (13% citent le froid et la neige). Au total, 60% des Français évoquent l’environnement lorsqu’on leur parle de la vie en montagne.

2.    A ces évocations spontanées positives s’ajoutent des perceptions très favorables quant à la richesse que représentent les territoires de montagne. Pour autant, cette question révèle une ambivalence que les pouvoirs publics devront méditer, à savoir une insuffisance de valorisation de ces territoires et la sous-estimation des difficultés des habitants.

En effet, d’un côté, neuf Français sur dix (89%) estiment que ceux-ci représentent un atout pour la France et environ trois quarts des personnes interrogées jugent qu’il s’agit de territoires d’avenir (75%). Mais, d’un autre côté, les Français constatent que leur potentiel n’est pas suffisamment valorisé (73%) et que les difficultés des personnes vivant en montagne sont sous-estimées (77%).

3.    En effet, malgré une perception très positive de la vie en montagne, les Français se révèlent conscients des contraintes inhérentes à cette situation : ils sont ainsi 45% à trouver que les conditions de vie des habitants des montagnes sont moins bonnes que celles de l’ensemble de la population. A titre de comparaison, 20% estiment qu’elles sont meilleures et 35% qu’elles sont comparables.

On observe cependant que cette perception varie beaucoup en fonction du niveau de fréquentation de la montagne : qu’on y séjourne pour des motifs professionnels ou de loisirs, plus on est familier de la montagne et plus on estime que les conditions de vie y sont meilleures. Par ailleurs, le plus âgés (38% des 65 ans et plus) ainsi que les habitants des départements non montagneux (36%) ont plus tendance à considérer que les conditions de vie sont comparables selon qu’on soit en montagne ou pas.

4.    Dans le détail, si les Français considèrent que la qualité de l’environnement et du cadre de vie sont meilleurs en montagne (84%), leur jugement est plus pessimiste sur d’autres dimensions et traduisent une appréhension de l’isolement prêté aux territoires de montagne, en particulier concernant l’accès aux soins (moins bon pour 77%) et aux services publics (75%).

5.    Enfin, en corollaire des précédentes observations, la perception des Français se révèle ambivalente concernant l’action publique relative aux territoires de montagne : quand 55% estiment que les pouvoirs publics cherchent à préserver l’environnement et le cadre de vie spécifique des territoires de montagne, seuls 35% considèrent que la puissance publique s’occupe suffisamment du développement de ces territoires et de leurs habitants.

Chez les personnes résidant en département de montagne, on observe d’ailleurs un moindre niveau de confiance dans les intentions des pouvoirs publics (51%) ou de reconnaissance de leur action (31%).

De même, l’impact prêté à nouvelle loi montagne sur la qualité de vie dans ces territoires s’avère tout à fait mesuré, d’autant que pour chaque dimension testée, environ la moitié des Français déclare ne pas en savoir assez pour se prononcer.

Au final, si pour 37% (contre 16% estimant le contraire) la nouvelle loi montagne va améliorer durablement la qualité de l’environnement et du cadre de vie, seuls 21% (contre 28%) croient que cela aura une influence bénéfique sur le coût de la vie en montagne.

Catégorie A la une, alpages, montagneCommentaires fermés

Foire de Beaucroissant de printemps: les 15 et 16 avril…

La foire de printemps se déroule toujours le week-end le plus proche de la St Georges..La St Georges étant fixée au dimanche 23 avril, la  Beaucroissant de printemps aurait du avoir lieu les samedi 22 et dimanche 23 avril. C’était d’autant plus simple que le week-end précédent est le week-end pascal et dans ce cas la la foire est repoussée ou avancée d’une semaine.

Mais gros hic… Le dimanche 23 avril correspond au premier tour des élections présidentielles… La préfecture a donc imposé aux organisateurs de la foire de modifier les dates de la foire  pour des problèmes d’organisation du scrutin sur la commune de Beaucroissant et pour des raisons de sécurité.

Du coup la foire de printemps se tiendra les 15 et 16 avril, foire au bétail et jour inaugural le samedi 15.

On en reparlera!

Catégorie A la une, foire de BeaucroissantCommentaires fermés

GRENOBLE-ALPES MÉTROPOLE TERRITOIRE DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

En déplacement à Grenoble, Bernard Cazeneuve, premier ministre, accompagné de Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement a signé le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble-Alpes Métropole.

Dans la continuité de la politique environnementale menée par la cité iséroise depuis 20 ans, ce dernier vise à développer un nouvel écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.

A l’occasion de ce déplacement, ont été signés :
•    Des contrats de « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ».
•    La convention issue de l’appel à projets « Villes respirables en 5 ans » dont Grenoble est lauréate. Parmi les actions développées par la ville :
- Mise en œuvre d’une zone à circulation restreinte pour les véhicules de livraison ;
- Déploiement d’un réseau de 200 consignes pour le stationnement sécurisé des vélos sur voirie ;
- Agrandissement et diversification de la flotte Métro vélos avec l’ajout de 150 vélos spéciaux pour le transport d’enfants et de marchandises ;
- Sensibilisation et mobilisation des habitants pour la qualité de l’air ;
- Études en faveur de la préservation de la qualité de l’air.

Par ailleurs, Ségolène Royal a annoncé :

- Le lancement de l’appel d’offres pour 210 MW pour le développement de technologies solaires innovantes, dont la route solaire, projet auquel collabore le CEA. Le volume de l’appel d’offres est réparti sur quatre familles d’innovation :
- Les innovations de composants, en particulier la route solaire, les modules innovants, les onduleurs avec fonctionnalités spécifiques ou les nouvelles technologies de cellules ;
- Les innovations du système électrique (architecture haute tension, système innovant de distribution d’énergie…) ;
- Les innovations liées à l’optimisation et à l’exploitation électrique de la centrale photovoltaïque (logiciel de monitoring couplé à des capteurs, outils de maintenance préventive…) ;
- Les installations permettant de coupler une production photovoltaïque secondaire à une production agricole principale (agrivoltaïsme).

Un choix naturel

Le territoire de la métropole iséroise est composé à 88% d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Cette richesse est constitutive de l’identité de Grenoble, et c’est donc naturellement que la métropole a rattaché son  Pacte métropolitain d’innovation (PMI) à la thématique « transition énergétique et environnement », l’un des trois grandes orientations proposées au niveau national dans le cadre des PMI.
Premier pôle urbain alpin, la métropole iséroise a naturellement choisi de développer un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique, afin de répondre à trois enjeux majeurs :
- maintien du dynamisme économique au service de l’emploi ;
- lutte contre les changements climatiques et engagement dans la transition énergétique ;
- renforcement de la cohésion sociale du territoire.

Pour Bernard Cazeneuve: »Grenoble s’affirme depuis près de quarante ans comme une des capitales françaises de l’innovation. (…) En signant aujourd’hui un pacte métropolitain, mon ambition est que l’État accompagne Grenoble-Alpes Métropole dans sa stratégie d’innovation et favorise son rayonnement international. »

La signature du pacte métropolitain a été signz dans les locaux de Grenoble alpes Métropole ou Christophe Ferrari, président a accueilli les deux ministres ainsi que de nombreuses personnalités.

Il a indiqué:

 » Nous voici donc à l’heure de franchir une nouvelle étape dans la construction métropolitaine, une de plus après deux années qui auront été extraordinairement riches. C’est  de notre responsabilité, celle
de préserver la santé de nos concitoyennes et concitoyens, notre santé, sans jamais oublier que l’inaction représente un coût, sanitaire bien sûr mais aussi économique, évalué à plus de 100 milliards d’euros par
an par une commission d’enquête sénatoriale en 2015. La transition énergétique, c’est un défi que nous ne saurons relever qu’ensemble..

C’est cette dynamique que nous souhaitons consolider en scellant un pacte entre l’Etat et la
Métropole grenobloise dont le volet innovation nous place au service de l’émergence d’un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.

Et je dois dire que nous disposons en la matière de magnifiques atouts.
L’appui de l’Etat nous permettra d’aller plus vite et d’aller plus loin.
Ce Pacte, c’est un partenariat en devenir qui a vocation, dans son volet coopération, à associer également, demain, les territoires voisins de la Métropole, dans leur diversité, au service d’une dynamique territoriale qui s’affranchit des frontières institutionnelles. Et ils sont d’ores et déjà mobilisés.
Construction d’un réseau de chaleur biomasse sur la commune de Gières, récupération de la chaleur fatale produite par la plateforme chimique de Pont de Claix, développement des parcs photovoltaïques
en zone urbaine au travers de sociétés de participation citoyenne, construction du service public métropolitain de la donnée énergétique, renouvellement du parc de véhicules publics ou encore développement d’un poste de commande centralisé au service d’une mobilité
multimodale. C’est toutes ces actions, on ne peut plus concrètes, que va permettre d’engager sans tarder le Pacte Métropolitain d’Innovation.

fer c

C’est une excellente nouvelle pour notre territoire … »



Catégorie A la une, La Métro, La Métro, environnementCommentaires fermés

Chambres d’agriculture : façonner un réseau efficace

Établissements publics à caractère administratif institués au début du XXème siècle pour représenter les intérêts agricoles auprès des pouvoirs publics, sur le modèle des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres des métiers et de l’artisanat (CMA), les chambres d’agriculture sont devenues des partenaires du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF) qui voit dans leur réseau un relais pour la mise en oeuvre de ses politiques publiques.

La Cour des comptes exerce le contrôle du réseau des chambres d’agriculture, qui comporte trois échelons d’organisation : au niveau national, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), au niveau régional, 13 chambres, qui ont principalement un rôle d’orientation, de coordination et de structuration du réseau et, au niveau local, 91 chambres départementales ou interdépartementales, qui disposent de plusieurs centaines d’antennes sans personnalité morale.

S’y ajoutent neuf organismes inter-établissements du réseau (OIER), qui ont des missions spécialisées s’exerçant dans le ressort de plusieurs chambres d’agriculture.

La loi du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt impose aux chambres des missions nouvelles, notamment de contribuer au développement durable des territoires et des entreprises agricoles.

Les chambres d’agriculture doivent donc évoluer pour satisfaire à ces nouveaux enjeux, sous peine de laisser passer l’occasion qui leur est donnée de mieux répondre aux besoins du secteur. L’État doit prendre toute sa part dans cette évolution, ce qu’il a déjà commencé à faire avec le décret du 13 mai 2016 relatif au réseau des chambres d’agriculture.
Les rapports, étayés par les observations issues des contrôles exercés par la Cour, constatent une évolution sensible des missions du réseau , la nécessité de le restructurer, et de restaurer son équilibre financier .

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS


Si les chambres d’agriculture constituent aujourd’hui un réseau utile à la mise en oeuvre de la politique agricole et à l’accompagnement des agriculteurs dans un contexte de mutation profonde, elles doivent poursuivre la réforme de leur réseau et surmonter plusieurs faiblesses :
- une restructuration insuffisante qui ne met pas les chambres en situation de mieux mobiliser leurs moyens en faveur des agriculteurs et de s’inscrire dans le fait régional ;
- un manque de stratégie commune et des outils de gestion trop limités pour permettre une meilleure connaissance de l’activité et des coûts et améliorer le pilotage des chambres comme de l’ensemble du réseau ;
- une maîtrise insuffisante des charges, au premier rang desquelles la masse salariale, pour faire face, dans la durée, aux contraintes financières.

Face à cette situation, l’État doit prendre toute ses responsabilités dans la nouvelle configuration du réseau des chambres d’agriculture, en accompagnant les établissements dans la poursuite de leur réforme.

En conséquence, la Cour formule les recommandations suivantes :
1. encourager la fusion des chambres départementales ;
2. réduire le nombre des élus au sein des sessions des chambres d’agriculture en supprimant les collèges 4 (anciens exploitants) et 5 (groupements professionnels agricoles) ;
3. faire mentionner explicitement dans le code rural et de la pêche maritime la qualité de tête de réseau de l’APCA et son pouvoir de définir la stratégie nationale du réseau ainsi que sa politique générale en matière de gestion du personnel ;
4. transférer la compétence fiscale du niveau départemental au niveau régional.

Pour prendre connaissance de la totalité du rapport cliquer ici:

chambres-agriculture

Catégorie A la une, agricultureCommentaires fermés

TECHNICENTRE MÉTROVÉLO SASSENAGE

Lancé en 2004, à l’époque du développement médiatisé des premiers services de vélo en libre-service (Vélib à Paris, Vélov à Lyon), exploité depuis 2015 par la société Vélogik pour le compte de la Métropole, Métrovélo propose aux usagers un parc de vélo en constante augmentation.

Précisément, 7 000 vélos jaunes circulent aujourd’hui sur la Métropole grenobloise avec un objectif de 9 000 vélos pour 2020. Métrovélo demeure ainsi le premier service de location de vélo de province en nombre de vélos.

Métrovélo renforce régulièrement son offre de service en proposant des
tandems, des porteurs vélo, des cycles enfants, ainsi que des vélos pliables
et compacts.
La fréquentation du service ne cesse d’augmenter depuis sa création, comme
l’atteste le nombre de journées de location en agence.

Ce succès, accompagné d’une sympathie largement développée autour du
vélo jaune grenoblois, peut être considéré comme un des fers de lance de
l’augmentation très rapide de l’usage du cycle dans le Métropole Grenobloise.

Un technicentre Métrovélo pour plus d’efficacité encore

Ainsi, afin d’améliorer encore la qualité et l’efficacité du service rendu
par Métrovélo, les élus du Conseil métropolitain ont décidé de construire
un centre technique Métrovélo à Sassenage regroupant les deux sites
aujourd’hui essaimés à la gare de Grenoble et à Seyssinet-Pariset. Ce
centre permettra d’accueillir l’ensemble des équipes de Métrovélo, tout en
conservant les deux agences commerciales de la gare de Grenoble et du
Campus de Saint-Martin-d’Hères afin de garder la proximité de relation avec
les usagers.
Lancés en décembre 2016, les travaux s’achèveront en juillet prochain pour
une mise en service dès la rentrée 2017. Le centre technique sera composé
d’un atelier de 275 m2 dédié à la réparation et à l’entretien des cycles, de
locaux administratifs de 120 m2 et d’un espace de stockage de 830 m2, soit en
définitive un bâtiment de 1 400 m2 environ.

Un investissement exemplaire et économe

- Un retour sur investissement à court terme
Le montant global de l’opération représente 1 million d’euros financé pour
moitié par la Région Auvergne Rhône-Alpes et pour moitié par la Métropole. Un
coût à mettre en lien avec les 125 000 euros de frais de location et de charges
du site de Seyssinet qui accueille actuellement l’atelier central ainsi qu’un
espace de stockage de Métrovélo.

-  Une seconde vie pour un site désormais inexploité
Le Technicentre Métrovélo est construit sur une parcelle mise à disposition
par le SMTC moyennant une redevance annuelle d’un euro symbolique.
Le terrain concerné dispose notamment d’une grande halle qui servait
d’extension pour le remisage des bus et qui n’est plus exploitée avec la mise
en service de la ligne de tramway E et l’optimisation du réseau de bus. Le
technicentre Métrovélo est construit sous cette toiture existante.

- Un bâtiment écologique
Le réemploi de cette toiture permet de réduire les coûts de construction,
d’économiser la matière première de couverture et de doter le futur bâtiment
d’un éclairage naturel. Conception bioclimatique, bâtiment à ossature bois,
sobriété dans le dimensionnement de l’équipement, barrière brise-vent
végétale pour protéger les vélos dans la zone de stockage, ce bâtiment fait
figure d’exemple en terme de qualités environnementales.

S’inspirant de la circularité d’une roue de vélo, le bâtiment sera compact et
fonctionnel et réalisé avec un souci d’économie d’espace, minimisant ainsi les frais
de fonctionnement.

Un projet témoin d’un engagement fort de la collectivité
en faveur du vélo et des modes doux

Le Technicentre Métrovélo s’inscrit dans une politique cyclable ambitieuse
délibérée en 2014 par la Métropole. Cette politique, qui ambitionne notamment de
tripler la part du vélo d’ici 2020, s’intéresse à l’ensemble des dimensions de l’usage
du cycle. Le plan d’actions 2015-2020 se décline effectivement en quatre volets :
aménagements de voiries, stationnement des cycles, services vélos et incitation
aux changements de comportements.
Aussi, la collectivité consacre chaque année un budget annuel de près
de 6 millions d’euros en faveur de la politique cyclable.
Plusieurs projets préfigurent la réussite et l’efficacité de cette politique cyclable
sur le long terme.
Les premiers tronçons du réseau cyclable structurant métropolitain ont
notamment vu le jour en 2016 comme sur les rues Camille Desmoulins et Lanoyerie
à Grenoble. Une expérimentation a été lancée sur la signalisation de ce réseau
également.
La réalisation du projet Coeurs de Ville/Coeurs de Métropole Grenoble est aussi un
élément essentiel pour l’avenir de la pratique du vélo, tout comme la démarche
de Métropole apaisée dans laquelle 43 communes de la Métropole sont engagées
aujourd’hui.
Compétente désormais en matière de voirie et d’espaces publics, la collectivité
renforce également son action en faveur du développement des stationnements
cycles sur l’ensemble de la Métropole, en complément des consignes collectives
déployées sur les principaux pôles d’échanges et, dès 2018, sur la Presqu’ile
scientifique.
Enfin, les initiatives menées dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains
horizon 2030 du SMTC, ainsi que le futur schéma de mobilité grand sud sont
autant de compléments apportés à une politique de déplacement encourageant
au maximum les déplacements non polluants.

1

Catégorie A la une, La Métro, La MétroCommentaires fermés

Multiples avancées pour la méthanisation agricole

Allongement de 15 à 20 ans des contrats d’achat de l’électricité dont bénéficieront les installations de méthanisation existantes.

Cette mesure fait partie des nombreuses incitations et simplifications qui ont été mises en place depuis le lancement du plan « Energie méthanisation autonomie azote » (EMAA) en 2013 afin de développer la production de cette énergie verte, porteuse d’emplois pour le monde agricole et les territoires ruraux.

L’allongement de ces contrats d’achat accompagne, en effet, différentes mesures qui ont permis de renouveler totalement le cadre de production de cette énergie, avec notamment :

  • la revalorisation des tarifs d’environ 10% pour l’ensemble des méthaniseurs actée en 2015,
  • les exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et de Cotisation foncière des entreprises (CFE) adoptées de 2013 à 2015,
  • la possibilité d’approvisionner les installations grâce aux cultures intermédiaires à vocation énergétique actée par décret en 2016.

Dernière évolution attendue, la publication du cahier des charges permettant une sortie du statut de déchet de certains digestats issus de la méthanisation qui devrait avoir lieu au mois d’avril. Il autorisera des transferts des digestats de méthanisation entre les régions excédentaires et les régions déficitaires en azote, tout en permettant aux agriculteurs de valoriser la ressource dont ils disposent.

Stéphane Le Foll a déclaré : « Je me félicite de l’action menée par le Gouvernement depuis la mise en place du plan EMAA pour développer la méthanisation. Il s’agit là d’une solution intelligente de production d’énergie, cohérente avec la stratégie bioéconomie présentée le 11 janvier ; qui permet de  compléter le revenu des agriculteurs et de créer de de l’activité en milieu rural ».

Catégorie A la une, agricultureCommentaires fermés

Contrat d’objectifs et de performance du Centre national de la propriété forestière les grands axes

Adopté le 8 novembre 2016 à l’unanimité par le Conseil d’administration du CNPF, ce contrat d’objectifs et de performance (COP) constitue la feuille de route de l’opérateur forestier pour la période 2017-2021.

Ses objectifs s’articulent autour du double défi du Programme national de la forêt et du bois (PNFB) : mobiliser plus de bois dans des conditions de gestion durable tout en adaptant les forêts au changement climatique. Découverte des points majeurs de ce contrat qui régit les 5 prochaines années.

Un COP au cœur de la politique forestière

Le CNPF est un établissement public déconcentré qui dispose d’une compétence nationale pour développer, orienter et améliorer la gestion des forêts privées françaises via la promotion d’une gestion forestière durable. Sa mission constitue un véritable enjeu puisque les 3/4 de la forêt française appartiennent aux propriétaires forestiers privés.

Ce contrat fixe pour les 5 prochaines années 3 objectifs ambitieux :

Améliorer la gestion durable en forêt privée pour mobiliser davantage de bois.
Conduire les changements par l’innovation, le transfert des connaissances et le partenariat.
Adapter le fonctionnement du CNPF à sa nouvelle organisation.
Améliorer la gestion durable en forêt privée pour mobiliser davantage de bois

Ce COP prévoit que le CNPF développe et modernise les documents de gestion durable. Ces documents sont des recommandations destinées aux propriétaires forestiers afin d’adapter leurs pratiques à des enjeux tels que la conservation de la biodiversité ou l’adaptation des forêts aux changements climatiques.

Ce COP prévoit aussi de favoriser toutes formes de regroupement, notamment ceux des groupements d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF). Enfin, il encourage les partenariats au sein de la forêt mais aussi les accords entre forêt privée et forêt publique.

Conduire les changements par l’innovation, le transfert des connaissances et le partenariat

Le second objectif du COP est intrinsèquement lié au rôle du CNPF en matière de recherche et de développement de la forêt. Le CNPF doit être moteur de la recherche appliquée sur le changement climatique en définissant les méthodes innovantes et en conseillant les forestiers dans leurs choix sylvicoles.

Les partenariats en matière de recherche, de développement et d’innovation doivent être encouragés avec de nombreux acteurs : scientifiques, gestionnaires, organisation de sylviculteurs mais également forêt publique. Enfin, le CNPF doit poursuivre ses actions d’équilibre sylvo-cynégétique, cet équilibre dynamique où agriculture, sylviculture et chasse coexistent dans le même milieu.

Sa mission d’anticipation et de gestion des risques en forêt doit être poursuivie, tout comme son rôle dans la promotion des services écosystémiques (qui comprennent entres-autres la protection de l’eau et de la biodiversité).

Mais l’innovation bénéficiera aussi directement aux propriétaires forestiers : le CNPF les informera et les formera à une gestion forestière durable grâce aux nouvelles technologies.

Adapter le fonctionnement du CNPF à sa nouvelle organisation

Le dernier objectif fixé par le COP relève de l’organisation interne du CNPF. La refondation de son réseau territorial – à savoir les Centres régionaux de propriété forestière (CRPF) – est un des chantiers provoqué par la fusion des régions.

Ces centres régionaux verront en 2017 leurs conseils renouvelés par élection. Enfin, le CNPF doit également stabiliser et pérenniser son financement, notamment par une politique active de diversification des ressources financières.

Un COP ambitieux donc, dont la mise en œuvre sera déclinée dès 2017 au travers d’un plan d’actions dans lequel chaque agent du CNPF sera impliqué pour participer à sa réussite.

Les objectifs chiffrés du contrat à horizon 2021

150 000 hectares de plans simples de gestion (et autres documents de gestion durable) agréés,
150 GIEEF (groupements d’intérêt économique et environnemental forestiers),
2 250 visites de suivi des plans simples de gestion pour 200 000 ha relancés en gestion et plus de 4 000 visites par an de forêts pour conseiller de nouveaux propriétaires,
80 000 hectares par an de plans simples de gestions agréés en conformité aux réglementations environnementales (Natura 2000, sites classés…).

Catégorie - filière bois, A la une, forêtCommentaires fermés

Quand les loups franchissent la lisière -

Le département Sciences pour l’action et le développement de l’Inra (UMR Selmet, Montpellier) et le le CERPAM (Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée, Manosque) ont mené une enquête à Seyne-les-Alpes (Alpes de Haute Provence) sur les changements de comportement des loups vis-à-vis des humains et de leurs activités, et sur les risques, nouveaux ou croissants, de prédation des élevages de bovins.

Cette enquête, réalisée à partir d’entretiens approfondis auprès d’une large gamme d’acteurs – éleveurs, chasseurs, randonneur ou intervenants du secteur – montre la richesse des témoignages locaux dont la fertilisation croisée avec les savoirs issus des observations et constats officiels d’experts serait profitable.

Ce type de recherche, explorant les savoirs d’acteurs locaux, permet de proposer des pistes d’analyse pertinentes à une échelle plus globale, ce qui est nécessaire aux adaptations de politiques publiques.

Des loups qui « s’habitueraient » à la présence des humains

À partir du 6 juin 2015, une vague médiatique fait suite aux déclarations d’un adolescent de 16 ans, fils d’éleveurs de bovins à Seyne-les-Alpes (04), affirmant s’être fait attaquer par des loups, de nuit et sur un pré jouxtant leur habitation. La mise en doute de ces déclarations, quasi-générale, est parfois allée jusqu’à traiter l’adolescent d’affabulateur et suspecter sa famille d’une manœuvre d’alerte au sujet des loups.

Pour les auteurs, spécialistes des activités d’élevage confrontées aux loups, en France et ailleurs, ces déclarations indiscutablement originales n’étaient peut-être pas vraiment surprenantes. En effet, les prédateurs (ours, loups, tigres…) peuvent manifester une habituation, ou familiarisation, envers les humains, encouragée notamment par un statut de protection stricte.

C’est le motif de l’enquête menée à Seyne-les-Alpes, dès juillet et août. Les deux questions majeures ont porté sur les signes de changement de comportement des loups envers les humains et sur les risques nouveaux ou croissants de la prédation des loups sur les élevages bovins. L’enquête s’est adressée à toute personne habituée des lieux — éleveur, chasseur, randonneur ou intervenant du secteur — pouvant apporter un témoignage personnel de rencontres avec des loups. Vingt-deux entretiens approfondis ont été réalisés, enregistrés puis retranscrits.

Le bassin de Seyne est inséré dans des montagnes boisées et dépeuplées, mais dont les parties hautes constituent des alpages dégagés où montent l’été essentiellement des troupeaux ovins. C’est une vallée bocagère d’altitude, densément peuplée et occupée par l’élevage, principalement de bovins allaitants.

Ce paysage de prairies verdoyantes en contrebas de forêts est particulier pour les Alpes du Sud, beaucoup moins à l’échelle européenne. L’enquête a été focalisée sur la lisière entre le bocage et le versant forestier de la montagne de La Blanche.

La présence des loups diffère selon les points de vue

À ce jour, dans un paysage qui offre des habitats favorables aux ongulés sauvages : chamois, chevreuils, mouflons et quelques cerfs, Seyne-les-Alpes n’est pas répertoriée comme une zone de présence permanente de loups (ZPP), ni « à surveiller » selon les services spécialisés de l’État. Pourtant, autour de la lisière étudiée, 14 témoins adultes, dont un lieutenant de louveterie et un technicien de la Fédération départementale des chasseurs, nous ont décrit en détail leurs observations de loups.

Pour neuf d’entre eux, il s’agissait de groupes d’au moins trois loups adultes. Se sont ajoutés des signes tangibles de reproduction sur zone : louveteaux, tanière ou abri sous roche avec litière. Sur ces bases, et compte tenu de la distance aux ZPP déjà répertoriées, l’enquête propose l’hypothèse d’une meute non encore identifiée et dont le territoire couvrirait la zone étudiée.

Cette hypothèse concorde avec l’avis des chasseurs enquêtés. Leurs constats, argumentés, sont unanimes : depuis 3 à 4 ans, chamois et chevreuils ont nettement changé de comportement et se sont raréfiés ; c’est plus brutal encore pour les mouflons.

Leur mise en cause du loup, mal reçue officiellement, peut étayer des soucis pour l’attractivité de la chasse, notamment auprès des jeunes.

Quand les vaches s’affolent et deviennent ingérables

Le comportement devenu très méfiant des ongulés sauvages ainsi que leur apparente raréfaction pourraient expliquer un report de prédation sur les bovins.

Il ne s’agit plus seulement de jeunes veaux qui manquent à l’appel, mais aussi d’attaques sur des animaux plus âgés, en alpage comme sur les prés en vallée. De plus, les éleveurs constatent un changement de comportement nouveau et très préoccupant chez leurs bovins. Les chiens ne sont pas en cause : les bovins, très habitués à les voir, leur sont indifférents.

Si nécessaire, les vaches suitées les éloignent. Mais depuis quelques années, suite aux attaques avérées ou suspectées de loups, vaches, génisses ou taureaux se montrent très inquiets, voire paniqués. Certains groupes ont fui à plusieurs kilomètres après avoir brisé clôtures et barrières.

Certains animaux devenus dangereux pour leur éleveur, ou tout au moins ingérables, ont dû être réformés. De tels comportements excèdent évidemment les capacités de vigilance et d’intervention des éleveurs.

Rencontres avec les loups

Autre phénomène nouveau sur Seyne : les rencontres inopinées des humains avec des groupes de loups, et parfois de près. Pour les chasseurs, c’est en montagne, mais parfois aussi en lisière des prés et à proximité d’habitations. Un chasseur à l’arc s’est fait aborder par deux canidés sub-adultes. La présence d’un adulte, massif, peu craintif et de couleur uniformément noire, est également signalée par plusieurs témoignages, dont deux promeneurs qui l’ont vu de près.

Pour le maire de Seyne, l’afflux de témoignages devient banal et manifeste l’émergence d’un risque, serait-il accidentel, avec les loups en circulation sur sa commune.

Des loups devenus menaçants

Cette émergence d’un risque est corroborée par « l’affaire des fils Ferrand ». Leurs témoignages, au terme de l’analyse réalisée, apparaissent à la fois sincères, crédibles et cohérents. L’enquête approfondie auprès de l’adolescent de 16 ans ayant déclaré s’être fait attaquer par des loups, a entendu son frère de 20 ans également protagoniste de l’évènement, ainsi que leur père.

Une description cartographique et minutée de l’événement, ainsi que la chronique des faits antérieurs survenus sur le même lieu, permettent de comprendre les réactions des deux frères.

Cette nuit-là, il s’agissait de la 9ème rencontre en un mois avec ces loups : après 3 attaques diurnes visant des veaux que l’éleveur et ses fils avaient interrompues, après la prédation d’un veau authentifiée par l’ONCFS et suivie de l’autorisation préfectorale de tirs de défense, l’administration avait organisé 4 jours consécutifs d’affût sur ce pré, période durant laquelle les loups ne se sont pas montré ; or c’est dans la nuit du 5e au 6e jour que l’adolescent, monté dans le pré avec son frère en raison des beuglements de leurs vaches, s’est trouvé menacé.

Et demain ?

L’ensemble des résultats d’enquête fait sens à partir du moment où l’on ne considère pas « l’affaire des fils Ferrand » comme un fait isolé de son contexte. Il y a eu un processus assez long et interactif de modification des comportements de plusieurs catégories d’êtres interagissant de part et d’autre de la lisière, loups, ongulés, bétail, humains, jusqu’à une approche menaçante d’un humain vulnérable par des loups de nuit.

Ces évolutions ont des conséquences sur le territoire : une baisse d’attractivité cynégétique et récréative, si ce n’est déjà un risque en matière de sécurité civile ; une atteinte à la viabilité des élevages de bovins conduits à l’herbe, dont il est attendu aussi qu’ils contribuent à la gestion des paysages et de leurs aménités.

Télécharger le rapport complet

Garde L., Meuret M., 2017. Quand les loups franchissent la lisière : expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups. Rapport d’enquête. CERPAM Manosque & INRA UMR Selmet Montpellier : 116 pages.   >>> (PDF)

Voir aussi le diaporama présenté lors de la restitution de l’enquête qui s’est tenue le 27 janvier 2017 :
> Quand les loups franchissent la lisière : Expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups
Laurent Garde (Cerpam) et Michel Meuret (INRA)
Conférence/Restitution d’enquête, 27 janvier 2017, Manosque
Diaporama (43 diapositives)

Catégorie A la une, loupCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

février 2017
L Ma Me J V S D
« jan    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+