Archive | apiculture

Agir pour protéger les populations d’abeilles européennes

L’UE doit renforcer son soutien aux apiculteurs, interdire les pesticides nocifs et réprimer les importations de faux miel, estiment les députés.

Ils demandent également davantage d’investissements dans le développement de médicaments sûrs pour les abeilles.

Ces idées sont exposées dans un projet de résolution approuvé mardi en commission de l’agriculture du Parlement européen par 38 voix contre une. Le texte va maintenant être soumis au vote du Parlement dans son ensemble.

Accroître le soutien aux apiculteurs et améliorer les outils de lutte contre les risques

Pour aider à contrer les menaces croissantes à la pollinisation par les abeilles, qui est vitale pour la sécurité alimentaire et l’équilibre écologique de l’Europe, l’UE devrait augmenter de 50% le budget des programmes apicoles nationaux et introduire un nouveau régime de soutien aux apiculteurs dans la politique agricole de l’Union pour l’après-2020, affirment les députés.

La Commission européenne devrait chercher des moyens d’aider les apiculteurs à remédier aux pertes de production; les États membres pourraient mettre en place un système de compensation pour la perte des colonies d’abeilles, ajoutent-ils.

Améliorer la santé des abeilles et interdire les pesticides nocifs

Notant que le nombre de colonies d’abeilles a diminué de plus de 50% dans certains États membres, les députés soulignent que l’UE a besoin d’une stratégie efficace, à grande échelle et à long terme pour améliorer la santé des abeilles, les protéger et assurer leur repeuplement.

À cette fin, les députés appellent à:

  • un plan d’action européen de lutte contre la mortalité des abeilles,
  • des programmes de reproduction pour produire des abeilles résistantes aux espèces envahissantes telles que Varroa destructor, le frelon asiatique ou la loque américaine,
  • davantage de recherche pour développer des médicaments innovants pour les abeilles et augmenter leur disponibilité,
  • l’interdiction des pesticides ayant des effets néfastes scientifiquement prouvés sur la santé des abeilles, y compris les néonicotinoïdes, et des mesures visant à mettre au point des alternatives sûres pour les agriculteurs,
  • une meilleure formation, par exemple pour améliorer la survie des abeilles dans les paysages d’élevage, et
  • une signalisation précoce des périodes de pulvérisation pour éviter de blesser les abeilles.

Lutte contre les importations de faux miel en provenance de pays tiers

Pour que le miel importé réponde aux normes européennes les plus strictes, la Commission européenne devrait développer des procédures d’analyse en laboratoire efficaces, telles que les tests de résonance magnétique nucléaire, et les États membres devraient imposer des sanctions plus sévères aux contrevenants, estiment les députés.

Ils préconisent également l’harmonisation des inspections aux frontières et des contrôles du marché unique, l’imposition d’un échantillonnage par lots et de tests obligatoires pour tous les miels importés et le renforcement des exigences de traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement, par exemple en introduisant un étiquetage obligatoire du pays d’origine pour le miel et les produits apicoles.

Promotion des produits apicoles et négociation d’accords commerciaux

Les États membres de l’UE devraient également faire davantage pour informer le public, et en particulier les enfants, des bienfaits de l’alimentation au miel et des utilisations thérapeutiques des produits de l’abeille, insistent les députés. Ils veulent que la Commission y consacre davantage d’argent et qu’elle s’attache notamment à encourager la consommation locale et biologique de miel.

Les députés insistent également pour que le miel et les produits apicoles soient considérés comme « sensibles » dans les négociations commerciales avec les pays tiers et peut-être totalement exclus des négociations de libre-échange.

Citation

« La commission de l’agriculture a proposé des solutions pratiques et efficaces pour lutter contre la falsification du miel, l’utilisation inappropriée de pesticides, les maladies des abeilles et les espèces exotiques envahissantes. Nous voulons accroître le soutien à nos apiculteurs et renforcer la promotion des produits apicoles européens », a déclaré le rapporteur Norbert Erdős (PPE, HU).

« La pierre angulaire du texte est l’appel à remplacer l’actuelle étiquette trompeuse « Mélange de miels UE et non UE » par une indication claire du ou des pays dont provient le ou les miels – y compris les pourcentages des différents miels utilisés dans le produit final. Tout cela contribuera à améliorer la situation actuellement morose de nos apiculteurs », a-t-il ajouté.

Prochaines étapes

Le projet de résolution voté en commission de l’agriculture sera à présent débattu et voté par le Parlement dans son ensemble, probablement au cours de la session plénière des 28 février et 1er mars à Bruxelles.

À savoir

L’Union européenne produit environ 250 000 tonnes de miel par an, ce qui en fait le deuxième producteur mondial après la Chine. Il y a plus de 600 000 apiculteurs dans l’UE, mais ce nombre diminue depuis des années. Les principaux pays européens producteurs de miel en 2016 étaient la Roumanie, l’Espagne et la Hongrie, suivis par l’Allemagne, l’Italie et la Grèce.

Environ 84% des espèces végétales et 76% de la production alimentaire en Europe dépendent de la pollinisation. Cependant, dans certains États membres, le nombre de colonies d’abeilles a diminué de plus de 50%. Selon l’Institut National de la Recherche Agricole, la mortalité des abeilles, si elle n’est pas combattue, pourrait coûter 150 milliards d’euros dans le monde.

L’UE importe environ 200 000 tonnes de miel par an, soit 40% de sa consommation. En 2015, le miel importé était en moyenne 2,3 fois moins cher que le miel produit dans l’UE. Les tests effectués par le Centre commun de recherche de la Commission européenne ont montré que 20% des échantillons prélevés aux frontières extérieures de l’UE ou dans les locaux des importateurs ne respectaient pas les normes de l’UE. Les principaux exportateurs de miel vers l’UE sont la Chine, l’Ukraine, l’Argentine et le Mexique.

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Les lavandiers sauvegardent les abeilles avec le soutien du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes

Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, à travers son association Mécénat et six de ses Caisses locales de la Drôme provençale, a offert un système dit de « chasse-abeilles » aux lavandiers pour la préservation des abeilles lors de la récolte.

L’innovation

Un dispositif de chasse-abeilles a été réalisé par le Centre Régionalisé Interprofessionnel dExpérimentation en Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (CRIEPPAM), en collaboration avec l’Association de Développement de l’Apiculture Provençale (ADAPI), afin dépargner les abeilles lors de la récolte des lavandes et des lavandins.

Ce principe simple est composé de deux tubes montés sur chacun des cueilleurs afin de faire fuir les abeilles avant passage dans le rotor. La récolte des lavandes peut piéger un grand nombre dabeilles en train de butiner.

Face aux questions des apiculteurs, lADAPI et le CRIEPPAM ont réalisé des comptages et validé lefficacité de ce dispositif de chasse abeilles à monter sur les machines de récolte. Les résultats sont efficaces et montrent une diminution de 50 % de la mortalité des abeilles lors de la récolte.

Ce projet est d’intérêt économique et écologique en permettant la préservation de l‘environnement et des abeilles, avec un double enjeu de préservation des abeilles et dimage de la lavandiculture.

En Provence, la lavandiculture et lapiculture ont toujours été étroitement liées : aujourdhui, la production de miel de lavande représente un marché équivalant à celui de lhuile essentielle.

Le financement

Le Fonds de dotation pour la Sauvegarde du Patrimoine Lavandes en Provence (SPLP) a recueilli des financements pour faire en sorte que les chasse-abeilles puissent être distribués gratuitement aux producteurs qui sengagent à respecter la charte dutilisation.

Plusieurs organisations se sont mobilisées pour soutenir cette action : la Fondation Crédit Agricole Alpes Provence, L’Occitane et Mécénat Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.


Le soutien du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes s’est concrétisé grâce à son association Mécénat Crédit Agricole Sud Rhône Alpes qui a accordé une subvention pour lachat de sept chasse-abeilles en 2017.

Ce soutien sera renouvelé en 2018 pour équiper jusqu’à vingt chasse-abeilles supplémentaires. Léquipement de 30 machines de récolte peut permettre de sauvegarder environ 9 millions dabeilles, soit léquivalent de la population de 225 ruches en production. Six Caisses locales (Die, Dieulefit, Grignan-Taulignan, Montélimar, Nyons, Séderon) se sont regroupées pour participer à cette action.


Créée en 2006, Mécénat Crédit Agricole Sud Rhône Alpes soutient des opérations de mécénat dans de nombreux domaines :

- l’aide au développement des cantons situés sur le territoire du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes (Isère, Drôme, Ardèche, Sud-Est lyonnais), par la mise en œuvre d’actions d’ordre économique, social, éducatif ou culturel ;

- les actions de solidarité envers les sociétaires en situation de détresse ;

- ou tout objet permettant, au niveau local, le développement et le maintien du tissu économique ou du patrimoine social, sportif ou culturel.

En savoir plus

www.crieppam.fr

Vidéo du chasse-abeilles du CRIEPPAM : www.youtube.com/watch?v=e_TDplKJoZs

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Ruches : la déclaration annuelle peut se faire sur Internet

L’arrêté du 11 août 1980 impose à tout apiculteur de déclarer chaque année (entre le 1er septembre et le 31 décembre) les ruches dont il est propriétaire ou détenteur. Le déclarant doit préciser notamment leur nombre et leurs emplacements. Un récépissé de déclaration est délivré.

Chaque exploitation déclarée reçoit, à titre permanent, un numéro d’immatriculation composé de 8 chiffres, dont les trois premiers reproduisent le numéro minéralogique du département du domicile du déclarant, les autres composent le numéro d’identification du rucher dans ce département. Le numéro d’immatriculation est porté sur le récépissé de la déclaration.

Il doit être reproduit en caractères apparents et indélébiles, d’au moins huit centimètres de hauteur et cinq centimètres de largeur, en ménageant une séparation par un tiret d’un centimètre entre les deux groupes de chiffres, sur au moins 10 % des ruches ou sur un panneau placé à proximité du rucher.

Toutefois, lorsque la totalité des ruches est identifiée par le numéro d’immatriculation, la hauteur des lettres peut être limitée à trois centimètres.

Chaque transport d’abeilles à l’extérieur du département d’origine doit être déclaré par l’apiculteur, dans les jours qui précèdent ou qui suivent le transport, au directeur en charge des services vétérinaires du département de destination. Cette déclaration comprend les mentions suivantes :

  • nom du propriétaire ou du détenteur des ruches ;
  • domicile du propriétaire ou du détenteur des ruches ;
  • département, commune et lieu de provenance ;
  • département, commune et lieu de destination ;
  • nombre de ruches, reines ou essaims déplacés ;
  • numéro d’immatriculation.

Cette formalité n’est pas requise lors du retour des abeilles dans le département d’origine.

La déclaration annuelle de détention de ruches peut être effectuée :


1Delphine GAVEND,
Juriste et formatrice


Sources :

  • Arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles
  • Arrêté du 29 septembre 2016 relatif à la création d’un service de déclaration en ligne par internet pour la déclaration annuelle de détention et d’emplacement de ruches

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Nouvelles formations pour les apiculteurs

Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a visité le lycée d’enseignement général et technique agricole de la Côte Saint André qui compte parmi les 9 établissements publics d’enseignement agricole qui dispensent d’ores et déjà des formations à l’apiculture comme par exemple le brevet professionnel responsable d’exploitation agricole option apiculture.

Lors d’une table ronde en présence de l’équipe pédagogique du lycée, d’anciens élèves, des représentants de la Chambre d’agriculture de l’Isère et de l’Association pour le développement de l’Apiculture en Rhône‐Alpes (ADARA), le  ministre de l’Agriculture a annoncé :

  • La création d’un Certificat de Spécialisation « apiculture » : ce certificat de spécialisation permettra à des apiculteurs ou futurs apiculteurs de suivre une formation spécialisée et diplômante d’environ 600 heures. Orientée vers le volet  technique de l’élevage, cette formation facilitera l’installation des nouveaux apiculteurs, en particulier celle des jeunes, dans un métier complexe nécessitant un haut niveau de technicité ;
  • Le développement d’un MOOC (module de formation ouvert en ligne) sur l’apiculture, en partenariat avec les instituts de recherche, l’enseignement supérieur et l’enseignement technique : ce nouveau mode d’apprentissage, accessible à tous les professionnels ou porteurs de projet  d’installation en apiculture, a fait ses preuves comme l’a déjà démontré le succès du MOOC développé sur l’agro‐écologie.

Le développement des compétences et la professionnalisation des apiculteurs répondent à un enjeu sanitaire national, en promouvant des bonnes pratiques d’élevage. La mise en place de ces formations s’inscrit pleinement dans les objectifs du Plan de développement durable de l’apiculture initié en 2013.

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La déclaration des ruches évolue en 2016

A compter du 1er septembre 2016, un site de télédéclaration rénové sera mis en place. La possibilité de déclarer les ruches par Cerfa sera maintenue entre le 1er septembre et le 31 décembre 2016, mais ce dispositif a vocation à disparaître.

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année les ruches dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre et leurs emplacements (article 33 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement et article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles).

La Commission européenne a décidé d’harmoniser les périodes de recueil des déclarations de ruches dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne à compter de 2016 (règlement délégué 2015/1366 de la commission du 11 mai 2015 et règlement d’exécution 2015/1368 de la commission du 6 août 2015). Afin de répondre à cette nouvelle réglementation européenne, la Direction générale de l’alimentation a défini une nouvelle période de déclaration obligatoire: dès 2016, les déclarations réalisées au titre de l’année n le seront entre le 1erseptembre et le 31 décembre de l’année n.

Il est essentiel pour la filière apicole de se conformer à ces nouvelles dispositions européennes. Elles permettent :

  • L’obtention d’aides européennes dans le cadre du plan apicole européen (PAE) ; l’enveloppe communautaire est distribuée à chacun des États membres au prorata du nombre de ruches (3,575 millions d’euros en 2014/2015) ;
  • La gestion sanitaire du cheptel apiaire français ; la connaissance de l’emplacement des ruchers est d’autant plus importante que la menace d’introduction d’Aethina tumida en France suite à son arrivée en Italie en septembre 2014 persiste (un nouveau foyer à été découvert le 16 septembre 2015 dans ce pays).

Les déclarations 2015 sont closes depuis le 31 octobre 2015. En cas de besoin avéré, une procédure spécifique sera mise en place pour que les apiculteurs devant impérativement actualiser ou effectuer une première déclaration (en cas de démarrage d’activité par exemple), soient en mesure de le faire. Les modalités de cette procédure seront diffusées  via le site du ministère.

Pour en savoir plus sur la déclaration des ruches : www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr

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Miel : la production repart à la hausse

La production de miel hexagonal, qui a été divisée par deux en vingt ans, est repartie à la hausse en 2015, malgré une mortalité toujours élevée chez les abeilles

Selon les estimations de l’Unaf, entre 15 et 17.000 tonnes de miel ont été produites en France l’an passé. La production était tombée à un niveau historiquement bas en 2014 avec moins de 10.000 tonnes.

Biassu en fait son actu…

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Miel des Ecrins

Pour bénéficier de la marque Esprit Parc national, les producteurs de miel et de produits de la ruche des Écrins sont invités à déposer leur candidature d’ici le 20 février.

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Cinq apiculteurs des Ecrins bénéficient déjà de la marque Esprit parc national pour onze miels et produits de la ruche.

Créé en 2015, la marque « Esprit Parc national » est commune aux acteurs économiques des dix Parcs nationaux français. Cette marque collective est conçue pour soutenir et valoriser les activités économiques, touristiques et agricoles s’inscrivant dans le respect et la valorisation des patrimoines locaux des Parcs nationaux.

Le Parc national des Écrins propose un deuxième appel à candidature pour les miels et autres produits de la ruche.

Il concerne les exploitations agricoles à titre principal ou secondaire, les cotisants solidaires et les apiculteurs amateurs produisant du miel et des produits dérivés de la ruche tels que : la gelée royale, la propolis, la cire d’abeilles.

Parmi les critères, on notera que les ruches doivent être situées dans le cœur ou dans l’aire d’adhésion du Parc national des Écrins, au minimum pendant la période de miellée. De plus, la production doit être issue de fleurs sauvages ou de fleurs cultivées « patrimoniales » du Parc national.

Tous les détails et dossiers de candidature à télécharger sur le site internet du Parc national des Écrins
http://www.ecrins-parcnational.fr/actualite/miel-ecrins-appel-candidature-marque

Contact, renseignements
Marion Digier, Chargé de mission agriculture et marque

Parc national des Écrins
Tél : 04 92 40 20 20
candidature.marque@ecrins-parcnational.fr

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7 fruits et légumes «amis» des abeilles

Les abeilles pollinisent un tiers de ce que nous mangeons et jouent un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes de la planète. Environ 84 pour cent des cultures destinées à la consommation humaine dépendent des abeilles ou d’autres insectes pour leur pollinisation en vue d’accroitre leurs rendements et leur qualité.

La pollinisation par les abeilles permet non seulement d’obtenir plus de fruits, de baies ou de graines, mais également d’améliorer la qualité des produits.

Que vous soyez expert en apiculture ou tout simplement passionné par les abeilles, découvrez 7 fruits et légumes qui bénéficient tout particulièrement de la pollinisation par les abeilles.

Les amandes – Elles sont bonnes pour la ligne et offrent suffisamment d’avantages en matière de santé pour que nous leur réservions une place de choix dans notre liste. La culture des amandes dépend fortement de la pollinisation par les abeilles mellifères.

Les recherches ont démontré que l’absence d’abeilles et autres insectes sauvages pour polliniser les amandes était plus néfaste pour le rendement des cultures qu’un manque d’engrais ou d’eau. Lorsque les amandes sont suffisamment pollinisées, les arbres produisent plus de fruits et leur contenu nutritionnel évolue, notamment une hausse de la teneur en vitamine E.

Les pommesLa Chine est le plus grand producteur de pommes au monde, suivie par les États-Unis, la Turquie, l’Italie et la France. Crues ou dans une tarte aux pommes, elles sont un vrai délice, mais sans abeilles, la pollinisation croisée, indispensable pour produire les pommes, ne peut pas avoir lieu sur une échelle suffisamment grande pour répondre à la demande actuelle.

En règle générale, les ruches doivent être introduites au tout début de la floraison (quand environ 5 pour cent des bourgeons ont fleuri),  afin d’encourager les abeilles à travailler immédiatement. Une moyenne de 2-3 ruches/ha est suffisante pour la pollinisation des pommiers. Une fleur de pomme peut avoir besoin d’être butinée quatre ou cinq fois afin de recevoir suffisamment de grains de pollen pour que la fécondation soit complète.

Les myrtillesLes États-Unis sont le plus grand producteur de myrtilles au monde; en 2013 ils ont récolté un total de 132 000 tonnes de myrtilles sauvages et cultivées.

Les bourdons butinent plus de fleurs par minute que les autres pollinisateurs, et n’éprouvent aucune difficulté à extraire le nectar des fleurs de myrtilles grâce à leurs longues langues. C’est important car la corolle de la fleur de myrtille est en forme de cloche. Le nectar est sécrété à la base du style, obligeant l’insecte à enfoncer sa langue entre les filaments des anthères pour l’atteindre.

Les concombresIls rencontrent un vif succès pendant les mois d’été en raison de leur effet rafraîchissant. Leur saveur fraîche et leur côté croquant font qu’ils sont non seulement très appréciés dans les salades et les sandwichs, mais également dans les boissons. Sans abeilles, il n’y aurait quasiment pas de récolte de concombres.

L’introduction de cinq ruches contenant environ 12 500 abeilles tous les 1/15 ha, permet d’augmenter jusqu’à 40 pour cent les rendements de concombres cultivés en serre. Il est recommandé de disposer les ruches au niveau de la partie supérieure des plantes. Les abeilles doivent également avoir suffisamment d’espace pour se déplacer. Au sol, il convient de disposer entre les légumes des assiettes contenant de l’eau pour que les abeilles puissent boire.

Les oignonsSi vous n’avez jamais vu d’abeilles en train de polliniser une ombelle d’oignon (la tête florale), c’est un réel plaisir pour les yeux.

Les abeilles butinent les fleurs d’oignons en vue de recueillir le nectar et le pollen, mais seules les butineuses de nectar visiteront aussi bien les lignes de mâles stériles que celles de mâles fertiles dans les systèmes hybrides de production d’oignon.

Généralement, les abeilles ne sont pas très attirées par les oignons, c’est la raison pour laquelle des colonies d’abeilles conséquentes, d’au moins 30 ruches, ont plus de chances de succès.

Les courges – De la citrouille d’halloween aux ragoût de bœuf au potiron chilien (Cazuela de Vaca), le monde passerait à coté de traditions et de nombreux plats délicieux si les courges venaient à disparaître.

Les pratiques de travail du sol qui créent des conditions de couverture du sol particulières peuvent influer sur la multiplication des pollinisateurs. En général, les courges sont pollinisées par des abeilles qui nichent au sol. L’abeille femelle recueille le pollen et le nectar des fleurs de cucurbitacées (comme les potirons et les citrouilles). Elles sont actives très tôt le matin et leur activité ralentit en milieu de matinée.

Les fraises Une fraise parfaitement mûre est une expérience cosmique et nostalgique. L’intensité et la complexité de leur saveur sucrée résultent principalement de la pollinisation.

Pour arriver à maturation une fraise a besoin d’être butinée environ 21 fois. Une seule fraise, peut contenir de 400 à 500 graines (ou petits pépins) sur sa surface. Plus le nombre de graines complètement développées est important, plus la fraise sera grosse, savoureuse et bien formée.

Il était un temps où la nature s’occupait seule de la pollinisation, sans coût explicite pour les communautés humaines. Cependant, des données en provenance de nombreux pays du monde montrent qu’à mesure que les champs agricoles sont devenus plus grands et que l’utilisation de produits chimiques agricoles a augmenté, les populations de pollinisateurs ont décliné.

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Stéphane LE FOLL renouvelle son engagement en faveur de l’apiculture

A l’occasion d’un déplacement dans le Var pour inaugurer l’Observatoire français d’apidologie aux côtés de SAS le Prince Albert II de Monaco, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement, est venu présenter le bilan et les perspectives de son plan de développement durable de l’apiculture lancé en 2013.


Il s’est également exprimé sur l’importance des abeilles dans notre écosystème. La Ministre chargée de l’environnement Ségolène Royal a en complément des actions conduites par Stephane LE FOLL, lancé fin mai un plan national d’actions, « France, terre de pollinisateurs », qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs sauvages (abeilles solitaires, bourdons, papillons…).

Par ces deux plans complémentaires, l’un relatif à l’abeille domestique et à l’apiculture et l’autre relatif aux pollinisateurs sauvages, le Gouvernement est pleinement engagé dans la préservation du service rendu par la pollinisation sur le territoire.

Le plan de développement durable de l’apiculture articulé en 17 axes déclinés en 115 actions compte 70% de ses actions complètement mises en œuvre en trois ans.

Les pouvoirs publics ont pleinement joué leur rôle pour favoriser le développement de la production (lutte contre les prédateurs notamment le frelon asiatique, santé des colonies, nouvelles méthodes d’évaluation de l’impact des produits phytosanitaires au niveau communautaire…).

Par ailleurs les outils sont désormais en place pour que la filière apicole se développe pleinement (notamment via la création d’instances spécifiques de décision). Le Ministre a appelé la profession à se saisir de ce cadre désormais très favorable en rappelant que seule la création d’une interprofession permettrait de s’engager autour d’objectifs partagés avec une véritable stratégie pour répondre à la demande du consommateur. Le potentiel de croissance de cette filière étant très fort, le Ministre souhaite que ce rendez-vous ne soit pas manqué par un défaut d’organisation collective.

Depuis 2013, Stéphane LE FOLL a rappelé que seule une approche globale permettrait de répondre aux enjeux d’une filière apicole forte.

Le Ministre a annoncé la poursuite du Plan pour 2 ans en le recentrant sur les axes les moins aboutis. il s’est dit favorable au classement du frelon asiatique en danger sanitaire de catégorie 1 (après l’avoir déjà classé en catégorie 2 en décembre 2012) si les apiculteurs y sont prêts.

Il a également annoncé la mise en place par les pouvoirs publics d’un certificat de compétence pour professionnaliser le métier d’apiculteur (« certi api »), destiné aux apiculteurs professionnels et aux apiculteurs prestataires auprès de tiers (collectivités et services de pollinisation auprès des agriculteurs).

Le Ministre a également rappelé que les GIEE créés par la loi d’avenir agricole étaient de formidables outils pour encourager des démarches collectives entre agriculteurs et apiculteurs au service de la pollinisation ou entre apiculteurs pour une gestion plus solidaire des reines et des essaims.

Stéphane LE FOLL demande aux acteurs de la filière de se mettre en ordre de marche pour qu’un pacte apicole notamment autour d’une démarche « miel de France » soit signé à l’automne.

« La très large mobilisation autour de l’abeille et de l’apiculture témoigne d’un élan de solidarité nécessaire à l’avenir de l’humanité » a conclu le Ministre.

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Un plan national d’actions « France, terre de pollinisateurs »

Un plan national d’actions, « France, terre de pollinisateurs », qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs et à susciter la mobilisation des acteurs vient d être mis en place. Ces pollinisateurs rendent des services estimés à 1,5 milliard d’euros par an en France.

La pollinisation est vitale

Le déclin des abeilles et autres insectes pollinisateurs sauvages ( Hyménoptères : abeilles, bourdons, guêpes … ; Diptères : syrphes, mouches … ; Lépidoptères : papillons ; Coléoptères : scarabées, coccinelles …) est incontestable. Même si la chute des effectifs est plus ou moins marquée selon les espèces.

Les causes du dépérissement des insectes pollinisateurs sauvages sont multiples, et insuffisamment expliquées aujourd’hui. Mais, l’homme, en dégradant leurs habitats et en détruisant les espèces de plantes à fleurs qui constituent leurs ressources alimentaires, pourrait en être largement responsable.

Ces insectes rendent pourtant un service écologique inestimable à la reproduction d’une grande partie des plantes à fleurs sauvages ou cultivées : environ 70% des plantes à fleurs sauvages et cultivées en France métropolitaine et 80% des cultures dans le monde (soit 35% du tonnage que nous mangeons) dépendent fortement de la pollinisation par ces insectes.

On estime que la pollinisation représente une valeur économique d’1,5 milliard d’euros par an en France.

Un plan pour connaître, diffuser les bonnes pratiques et mobiliser les acteurs

Aussi, ce plan propose-t-il une vingtaine d’actions visant à mieux connaître les insectes pollinisateurs et la pollinisation, et également à promouvoir de bonnes pratiques dans tous les espaces fleuris et dans tous les secteurs concernés, notamment les territoires ruraux et forestiers, les espaces protégés (parcs naturels régionaux) et même les territoires urbains.

L’appropriation de ces bonnes pratiques, leur mise en œuvre favorisée par des actions de communication et de sensibilisation des gestionnaires d’espaces, mais aussi du simple particulier, sont une condition de réussite de ce plan.

Abeilles en ville : un exemple de mobilisation

La diffusion du guide issu du programme européen Urbanbees (les abeilles en ville), que le Ministère de l’Ecologie a co-financé, est un des exemples de mobilisation, voulu dans plan d’actions pour la protection des insectes pollinisateurs.
Il est l’aboutissement d’un long travail qui s’est déroulé de janvier 2010 à mars 2015, dans lequel la Région Rhône Alpes et la métropole du Grand Lyon se sont activement engagées avec l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique, et l’association Arthropologia.

Fauchage tardif et jachères fleuries sur le bord des routes : ça marche !
L’Etat veut agir dans la préservation des pollinisateurs sauvages : il appliquera sur les 12 000 kilomètres du réseau routier national non concédé le fauchage tardif et les jachères fleuries sur les dépendances vertes. Après une expérimentation longue de trois ans, ces « bonnes pratiques » ont en effet montré une augmentation de 30% de la diversité des insectes pollinisateurs.

Elle va donc être généralisée.Les autres gestionnaires (Réseau Ferré de France, SNCF, Voies Navigables de France, Conseils départementaux etc.) ont été sollicités pour appliquer ces bonnes pratiques à partir du guide « les accotements routiers au service de la biodiversité ».

Pour en savoir plus : lire la brochure sur les accotements routiers

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