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Les apiculteurs en guerre contre le Cruiser

Manifestation nationale des apiculteurs qui luttent contre l’autorisation d’utiliser le Cruiser. Ils étaient une petite centaine à Grenoble.

Les apiculteurs ont manifesté ce samedi à Dijon, Agen, Grenoble pour montrer leur colère face l’autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser, qu’ils accusent d’affaiblir de manière chronique les abeilles, entraînant une surmortalité inquiétante.

« Nous disons non à l’insecticide CRUISER !
Non aux insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.
 » seront leur slogan principal.

Il faut préciser que malgré l’annulation des autorisations de mise sur le marché du pesticide Cruiser® sur le maïs pour 2008, 2009 et 2010 par le Conseil d’Etat, le Ministère de l’agriculture continue non seulement à autoriser ce produit mais il a délivré en juin 2011 une autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser OSR® de Syngenta en traitement des semences de colza.

Les apiculteurs sont inquiets car ils craignent la perte de leur cheptel et par conséquence leur outil de travail d’ou cette manifestation afin d’alerter les pouvoirs publics, la population de « l’absurdité » d’une telle décision.


« Si l’abeille venait à disparaître de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que 5 années à vivre »

C’est une déclaration d’Albert Einstein, fort sérieuse, et qui donne à réfléchir …L’abeille exerce plusieurs rôles : nourricière, infirmière, sentinelle de l’environnement, véritable indicateur biologique, elle est aussi indispensable à l’homme pour sa survie. Elle assure la pollinisation des plantes à fleurs et donc de la reproduction des espèces végétales. L’abeille est un maillon essentiel de la chaîne qui contribue à maintenir l’équilibre des écosystèmes. Depuis une dizaine d’années, on constate des mortalités importantes de colonies d’ abeilles. Les causes sont multiples : pesticides, affaiblissement des ressources en pollen, uniformisation des paysages … La situation est inquiétante.

Gilbert Precz

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Cruiser OSR: manifestation des apiculteurs samedi à Grenoble

Une manifestation concernant la mise sur le marché du Cruiser OSR portant atteinte à l’apiculture est organisée ce samedi 15 octobre à Grenoble. Voici le communiqué des organisateurs: Le Groupement de défense sanitaire apicole Isère,  le syndicat d’apiculture de l’Isère: l’abeille dauphinoise et le syndicat apicole dauphinois.

« Mobilisation générale samedi 15 octobre 2011, Journée d’action

Nous invitons toute la population à venir nous rejoindre pour dire,
Non à l’insecticide CRUISER !
Non aux insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles

Malgré l’annulation des autorisations de mise sur le marché du pesticide Cruiser® sur le maïs pour 2008, 2009 et 2010 par le Conseil d’Etat, le Ministère de l’agriculture continue non seulement à autoriser ce produit mais il a délivré en juin 2011 une autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser OSR® de Syngenta en traitement des semences de colza.

L’Isère : c’est 2500 apiculteurs, pour 7500 ruches, mais aussi :
- La crainte est grande pour les apiculteurs : perte de leur cheptel et de leur outil de travail.
- La crainte est grande pour l’agriculture : Sans abeilles plus de pollinisation possible
-  La crainte est grande pour les populations : 65% du contenu de son assiette disparaîtra sans pollinisation…

Samedi, c’est le Sud-Est de la France qui sera représenté à Grenoble.

Il est important également de rappeler que ces revendications ne stigmatisent ni nos collègues agriculteurs, ni leurs pratiques.

Nous souhaitons surtout dénoncer le système, qui nous a TOUS piégé, nous rendant ensemble victimes de l’industrie agrochimique et dont la toute-puissance est renforcée par le Ministre de l’Agriculture rendant les décisions.

D’ailleurs, nous invitons tous les agriculteurs qui se sentent concernés à venir dans la rue avec nous.

Des actions de sensibilisation seront organisées samedi envers le grand public (tracts, dégustation de miel …)

Rendez vous place Grenette à Grenoble samedi 15 octobre à partir de 14 heures. »

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Moins d’apiculteurs en Rhône-Alpes

Le recensement agricole de 2010 met en évidence une une forte diminution du nombre d’apiculteurs en région Rhône-Alpes.recens

La baisse moyenne d’apiculteurs étant, entre 2000 et 2010 de 54%. Baisse plus maitrisée en ce qui concerne les ruches: -13%.

NB : entre 2000 et 2010, la déclaration obligatoire des ruches auprès des services de l’Etat a été abrogée. Réinstaurée en 2010, quel est l’impact de cette décision sur les chiffres de 2010 ? Il se peut qu’un nombre non négligeable d’apiculteurs n’ait pas été enquêtés.

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Le Conseil d’État annule la décision autorisant la mise sur le marché de l’insecticide «Cruiser» pour l’année 2010

L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) demandait l’annulation de la décision du ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche du 15 décembre 2009 autorisant, du 1er janvier au 31 décembre 2010, la mise sur le marché du produit phytopharmaceutique « Cruiser » pour un usage en traitement de semences pour la culture du maïs. Ce produit est un insecticide appliqué directement sur la graine pour lutter contre les insectes ravageurs du maïs.

La procédure d’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques est encadrée par les dispositions de la directive 91/414/CEE du 15 juillet 1991 concernant la mise sur le marché de ces produits et, au niveau national, par celles des articles L. 253-1 et R. 253-38 et suivants du code rural. Ces dispositions prévoient que le ministre chargé de l’agriculture ne peut autoriser la mise sur le marché d’un produit phytopharmaceutique que si l’instruction de la demande présentée a établi l’innocuité à court comme à long terme du produit, son efficacité et sa sélectivité. Dans le cadre de cette procédure, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA1) doit délivrer un avis, qui ne lie cependant pas le ministre, sur la satisfaction de ces conditions. L’article R. 253-38 du code rural prévoit que les autorisations sont délivrées pour une durée de 10 ans, sauf hypothèses particulières prévues aux articles R. 253-44, R. 253-49 et R. 253-50.

En l’espèce, le Conseil d’Etat a jugé que la décision d’autorisation provisoire de mise sur le marché pour un an était illégale.

Pour ce faire, il a d’abord relevé que la demande d’autorisation n’entrait dans aucune des hypothèses limitativement énumérées par le code rural dans lesquelles il pouvait être dérogé à cette durée de 10 ans.

Il a ensuite estimé que, lorsque la demande n’entre pas dans ces hypothèses particulières, le ministre, qui doit se prononcer au vu de l’ensemble des éléments d’appréciation dont il dispose, notamment de l’avis délivré par l’AFSSA, ne peut que choisir entre deux décisions :

- soit, s’il juge que l’innocuité à court et long terme du produit ou son efficacité ne sont pas suffisamment établies, un refus d’autorisation ;

- soit, dans le cas contraire, une autorisation pour 10 ans.

En l’espèce, le Conseil d’Etat a jugé qu’en autorisant le Cruiser seulement pour une durée d’un an et en annonçant un réexamen complet du dossier à l’issue de cette année pour étudier la possibilité d’un renouvellement, le ministre devait nécessairement être regardé comme ayant justifié sa décision par le fait qu’au vu des éléments dont il disposait, il ne pouvait tenir pour suffisamment établie l’innocuité, notamment à long terme, du produit, motif qui ne pouvait le conduire qu’à prendre une décision de refus d’autorisation. Le Conseil d’Etat a en outre relevé que la succession de décisions d’autorisation valables pour un an seulement, accordées à la préparation Cruiser puis à la préparation, identique, Cruiser 350, était justifiée par le ministre en des termes contradictoires, par le fait que l’innocuité de ce produit était suffisamment établie mais qu’il était néanmoins indispensable de décider que l’autorisation serait réexaminée au bout d’un an, même en l’absence de tout élément nouveau. Il a jugé que cette manière de procéder était contraire au régime d’autorisation des produits phytopharmaceutiques.

En conséquence, le Conseil d’Etat a annulé la décision du 15 décembre 2009.

CE, 3 octobre 2011, Union nationale de l’apiculture française, n°336647.

(Voir également pour les autorisations du même produit sur les années 2008 et 2009, CE, 16 février 2011, Confédération paysanne et autres, n°s 314016, 314044, 314144, 325193, 325318, 325328).

Depuis, l’AFSSA a été remplacée dans cette mission par l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – Anses, créée en juillet 2010.

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Pathogènes et insecticides: un cocktail mortel pour les abeilles

L’infection par Nosema ceranae, un parasite responsable de la nosémose (1), entraîne une plus forte mortalité des abeilles lorsque celles-ci sont exposées à de faibles doses d’insecticides. C’est ce que viennent de mettre en évidence des chercheurs du Laboratoire Microorganismes : Génome et Environnement (LMGE, CNRS/Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2) et du Laboratoire de Toxicologie Environnementale (LTE, INRA Avignon). Ces résultats sont publiés dans la revue PLoS ONE.

En France, les abeilles domestiques de l’espèce Apis mellifera représentent l’outil de travail d’environ 70 000 apiculteurs professionnels et amateurs. Leur influence directe sur la qualité et la quantité des récoltes, ainsi que sur le maintien de la biodiversité florale, est aujourd’hui largement reconnue et souligne le rôle prépondérant des abeilles, domestiques et sauvages, dans le fonctionnement des écosystèmes.

Cependant, depuis plus de 15 ans, les colonies d’abeilles sont en proie à un mal étrange et peu compris des apiculteurs et des scientifiques, avec chaque année, des milliers de colonies qui disparaissent.

Pour expliquer ce phénomène, observé principalement par les apiculteurs européens et américains, de nombreuses pistes sont avancées : l’appauvrissement de la diversité et de la qualité des ressources alimentaires (en lien avec les changements climatiques), l’intensification des monocultures et la modification des paysages, l’action d’agents pathogènes responsables de maladies comme la varroase (2), les loques (3) et la nosémose, le stress chimique provoqué par l’exposition des abeilles aux produits phytosanitaires et vétérinaires ou encore certains prédateurs tels que le frelon asiatique.

Bien que de nombreuses données soient disponibles sur l’influence des stress nutritionnel, parasitaire et chimique sur la santé des abeilles, aucun d’entre eux n’a pu être isolé comme unique responsable du déclin des populations d’abeilles. Aujourd’hui, les spécialistes du domaine s’accordent pour orienter les recherches sur les effets combinés de plusieurs de ces facteurs.

C’est dans ce contexte que des équipes de recherche du CNRS, de l’INRA et de l’Université Blaise Pascal ont associé leurs compétences respectives en parasitologie et en toxicologie pour évaluer l’influence des interactions pathogène-toxique sur la santé des abeilles.

En laboratoire, les chercheurs ont exposé de façon chronique des abeilles naissantes saines et d’autres contaminées par Nosema ceranae à de faibles doses d’insecticides. Résultat : les abeilles infectées par Nosema ceranae puis exposées de façon chronique aux insecticides succombent, même à des doses se situant en dessous du seuil entrainant la mort, ce qui n’est pas le cas de leurs congénères non infectées.

Cet effet combiné sur la mortalité des abeilles apparaît pour une exposition quotidienne à des doses pourtant très faibles (plus de 100 fois inférieures à la DL50 (4) de chaque insecticide). La synergie observée ne dépend pas de la famille d’insecticides puisque les deux molécules étudiées, le fipronil et le thiaclopride (5), appartiennent à des familles différentes. Le mode d’action responsable de cette synergie n’a cependant pas été encore identifié.

Cette étude montre donc que l’interaction entre nosémose et insecticides constitue un risque significatif supplémentaire pour les populations d’abeilles et pourrait expliquer certains cas de surmortalité.

Ce travail indique également que des doses d’insecticides considérées comme ne pouvant entrainer la mort expriment pourtant un potentiel toxique létal pour des organismes parasités et donc fragilisés.

Par conséquent ces résultats montrent la nécessité d’améliorer la gestion et la protection du cheptel apicole face au danger que représentent les pollutions environnementales et les pathogènes (seuls ou en combinaison) sur la santé de l’abeille. L’équipe « Interactions Hôtes-Parasites » du Laboratoire Microorganismes : Génome et Environnement (LMGE, CNRS/Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2) travaille justement à rechercher de nouveaux moyens de lutte contre cet agent pathogène.

mort abeillr



© Philippe Poirier et Cyril Vidau.

Notes :

(1) La nosémose est une maladie transmise par Nosema ceranae, un champignon microscopique colonisant l’intestin des abeilles.
(2) La varroase est une maladie due à un acarien (Varroa jacobsoni) qui se nourrit de l’hémolymphe des abeilles.
(3) Les loques sont des maladies du couvain transmises par des bactéries.
(4) Dose létale 50 = dose induisant 50% de mortalité dans la population.
(5) Ces deux molécules appartiennent respectivement aux familles des Phénylpyrazoles et des Néonicotinoïdes.

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L’Union Nationale de l’Apiculture Française saisit le Conseil d’Etat d’une demande en annulation de l’AMM du CRUISER OSR sur colza.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française, saisit ce jour en urgence, le Conseil d’Etat d’une demande d’annulation de l’AMM du CRUISER OSR sur colza avant que n’aient lieu les opérations d’enrobages des semences, puis les semis du mois d’août prochain.

Cet insecticide systémique utilisé en enrobage de semences et véhiculé par la sève jusque dans les fleurs, est composé de trois substances actives, thiaméthoxam  insecticide), fludioxonil et métalaxyl-M (foncigides), d’une extrême toxicité pour les abeilles.
Cette décision révélée par l’UNAF, le 16 juin, est d’autant plus grave que le colza restait avec le tournesol, une des rares cultures non traitées d’un attrait majeur pour l’avenir du cheptel apicole français.
Compte tenu de l’urgence qu’il y a à éviter ce nouveau désastre pour les abeilles, l’UNAF demande au Conseil d’Etat de suspendre immédiatement en référé l’autorisation du Cruiser OSR délivrée par le ministre le l’agriculture le 3 juin dernier.

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L’insecticide Cruizer autorisé sur le colza

Générations futures s’inquiète suite à une décision d’autoriser l’utilisation de l’insecticide Cruizer sur le colza.

« Selon un communiqué de l’UNAF (apiculture française), le ministre de l’Agriculture vient d’étendre l’autorisation du Cruiser au colza alors que le Conseil d’Etat a déjà annulé des autorisations sur maïs qui avaient été délivrées en 2008 et 2009 et qu’il se prononcera dans les prochains mois sur l’annulation de l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrées pour les années 2010 et 2011.

Après les quatre autorisations successives de mise sur le marché du Cruiser sur le maïs (de 2008 à 2011) et malgré l’annulation des autorisations de 2008 et 2009 par le Conseil d’Etat en février dernier, le Ministère de l’agriculture vient donc de délivrer une nouvelle autorisation de mise sur le marché à Syngenta pour le Cruiser pour le traitement des semences de colza (autorisation de mai 2011 par le Ministère de l’agriculture sur un avis favorable de l’ANSES d’octobre 2010). Le thiamethoxam, l’une des substances actives du Cruiser OSR, est à l’origine de cas avérés d’intoxication d’abeilles.

Or, nous pensons, comme l’UNAF, que cette décision est des plus regrettables d’autant que le colza est une plante qui attire fortement les abeilles. « Cette décision est en totale contradiction avec les décisions du Grenelle de l’environnement et notamment le plan Ecophyto ainsi que les recommandations de la DG SANCO de l’UE qui dans une déclaration de décembre 2010 insistait sur le fait qu’il était nécessaire de protéger la santé des abeilles de manière proactive » déclare François Veillerette, Porte parole de Générations Futures.

« Il faut absolument que le Ministre revoit sa décision sur ce dossier au risque de se discréditer alors que dans une réponse à une question d’Yves Cochet en décembre dernier il se disait « soucieux du respect de l’environnement et de la défense des populations d’abeilles » » Ajoute t’il. »

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APIdays: Vendredi 17 et Samedi 18 juin 2011

Partenaires et Apiculteurs du programme national « Abeille, sentinelle de l’environnement » fêteront les prochaines Journées Nationales APIdays VENDREDI 17 et SAMEDI 18 JUIN 2011.

Dans plus d’une cinquantaine de villes françaises, les abeilles lanceront leur « Appel » au travers de très nombreuses animations festives, pédagogiques et ludiques gratuites et grand public dont un quizz national.

Deux journées nationales dédiées à la sauvegarde de l’abeille, des pollinisateurs sauvages et à la préservation de notre biodiversité qui ont rassemblées en 2010 plusieurs milliers de personnes et de jeunes de plus en plus concernés et sensibles à cette cause.
Consultez les programmes sur plus de 50 lieux

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Santé des abeilles: meilleure surveillance

Le conseil des ministres de l’agriculture de l’Union européenne a mis en avant le rôle de la population des abeilles (Apis mellifera). « Celles ci  contribuent à la diversité biologique et exercent une fonction essentielle dans l’agriculture par la pollinisation. »

Il insiste également sur le fait « qu’il importe de se préoccuper de la santé des abeilles, dès lors que ces animaux délicats sont des indicateurs précoces des effets préjudiciables de la perte de biodiversité et de la pollution. »A1
Étant donné qu’un accroissement récent de la mortalité des abeilles a été constaté dans plusieurs pays, appartenant ou non à l’UE, et a suscité de vives préoccupations dans plusieurs États membres producteurs de miel, le Conseil estime « qu’il convient d’améliorer les systèmes de surveillance et de développer les données scientifiques concernant la santé des abeilles. »
Il est noté dans les conclusions que la communication couvre tous les aspects de la santé des abeilles, y compris la santé animale, les médicaments vétérinaires et la recherche, et qu’elle expose clairement les principaux problèmes liés à la santé des abeilles et les actions clés que la Commission a l’intention de mener pour les résoudre.

Toujours dans les conclusions, le Conseil soutient les actions qui devront être lancées rapidement, comme la création d’un laboratoire de référence de l’UE, et convient des problèmes à long terme concernant le suivi des maladies des abeilles ou le renforcement de la disponibilité des médicaments vétérinaires destinés aux abeilles.

Le Conseil rappelle que l’UE a institué certaines règles harmonisées pour protéger et préserver la santé des abeilles, alors que les États membres peuvent réglementer d’autres aspects de l’apiculture et des activités qui y sont associées.
Lors de la session du Conseil « Agriculture » qui s’est tenue en janvier 2011, plusieurs États membres avaient déjà souligné l’importance des abeilles pour l’agriculture de l’UE et s’étaient félicités des actions proposées dans la communication. Certaines délégations avaient insisté sur le fait qu’il importe de tenir compte des spécificités nationales et de s’appuyer sur la subsidiarité pour toute action en matière d’apiculture.

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Pour que les abeilles continuent à butiner

La disparition des abeilles est devenue ces dernières années un sujet qui mobilise. Sur les bases du rapport du député Martial Saddier pour une apiculture durable, de nombreuses actions se mettent en place actuellement afin d’endiguer ce phénomène complexe à traiter de part ses origines multifactorielles.

Le groupe Chambres d’Agriculture s’implique sur ce dossier à différents niveaux complémentaires. Au plan national, l’APCA participe aux travaux du nouvel Institut Technique de l’Abeille (ITSAP) mis en place il y a un an. Au plan local, des actions concrètent se mettent en place sur les liens entre agriculture et apiculture : projet de recherche sur les systèmes de productions agricoles respectueux des pollinisateurs, prise en compte de l’abeille dans le plan Ecophyto 2018, développement des cultures à potentiel mellifère et pollinique, …

Partant du constat que l’abeille joue un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité végétale, l’APCA a proposé à l’ITSAP de mobiliser son réseau en relayant la plaquette de sensibilisation sur les bonnes pratiques permettant une bonne cohabitation entre apiculture et agriculture. Cette plaquette intitulée «les abeilles butinent» reprend quelques conseils, règles et bonnes pratiques phytosanitaires à respecter et ce, que vous soyez agriculteurs, apiculteurs ou professionnels de l’agriculture.

butinePour consulter la plaquette: Les abeilles butinent_V7.qxp:Les abeilles butinent – www.itsap.asso.fr

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