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Stéphane LE FOLL renouvelle son engagement en faveur de l’apiculture

A l’occasion d’un déplacement dans le Var pour inaugurer l’Observatoire français d’apidologie aux côtés de SAS le Prince Albert II de Monaco, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement, est venu présenter le bilan et les perspectives de son plan de développement durable de l’apiculture lancé en 2013.


Il s’est également exprimé sur l’importance des abeilles dans notre écosystème. La Ministre chargée de l’environnement Ségolène Royal a en complément des actions conduites par Stephane LE FOLL, lancé fin mai un plan national d’actions, « France, terre de pollinisateurs », qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs sauvages (abeilles solitaires, bourdons, papillons…).

Par ces deux plans complémentaires, l’un relatif à l’abeille domestique et à l’apiculture et l’autre relatif aux pollinisateurs sauvages, le Gouvernement est pleinement engagé dans la préservation du service rendu par la pollinisation sur le territoire.

Le plan de développement durable de l’apiculture articulé en 17 axes déclinés en 115 actions compte 70% de ses actions complètement mises en œuvre en trois ans.

Les pouvoirs publics ont pleinement joué leur rôle pour favoriser le développement de la production (lutte contre les prédateurs notamment le frelon asiatique, santé des colonies, nouvelles méthodes d’évaluation de l’impact des produits phytosanitaires au niveau communautaire…).

Par ailleurs les outils sont désormais en place pour que la filière apicole se développe pleinement (notamment via la création d’instances spécifiques de décision). Le Ministre a appelé la profession à se saisir de ce cadre désormais très favorable en rappelant que seule la création d’une interprofession permettrait de s’engager autour d’objectifs partagés avec une véritable stratégie pour répondre à la demande du consommateur. Le potentiel de croissance de cette filière étant très fort, le Ministre souhaite que ce rendez-vous ne soit pas manqué par un défaut d’organisation collective.

Depuis 2013, Stéphane LE FOLL a rappelé que seule une approche globale permettrait de répondre aux enjeux d’une filière apicole forte.

Le Ministre a annoncé la poursuite du Plan pour 2 ans en le recentrant sur les axes les moins aboutis. il s’est dit favorable au classement du frelon asiatique en danger sanitaire de catégorie 1 (après l’avoir déjà classé en catégorie 2 en décembre 2012) si les apiculteurs y sont prêts.

Il a également annoncé la mise en place par les pouvoirs publics d’un certificat de compétence pour professionnaliser le métier d’apiculteur (« certi api »), destiné aux apiculteurs professionnels et aux apiculteurs prestataires auprès de tiers (collectivités et services de pollinisation auprès des agriculteurs).

Le Ministre a également rappelé que les GIEE créés par la loi d’avenir agricole étaient de formidables outils pour encourager des démarches collectives entre agriculteurs et apiculteurs au service de la pollinisation ou entre apiculteurs pour une gestion plus solidaire des reines et des essaims.

Stéphane LE FOLL demande aux acteurs de la filière de se mettre en ordre de marche pour qu’un pacte apicole notamment autour d’une démarche « miel de France » soit signé à l’automne.

« La très large mobilisation autour de l’abeille et de l’apiculture témoigne d’un élan de solidarité nécessaire à l’avenir de l’humanité » a conclu le Ministre.

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Un plan national d’actions « France, terre de pollinisateurs »

Un plan national d’actions, « France, terre de pollinisateurs », qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs et à susciter la mobilisation des acteurs vient d être mis en place. Ces pollinisateurs rendent des services estimés à 1,5 milliard d’euros par an en France.

La pollinisation est vitale

Le déclin des abeilles et autres insectes pollinisateurs sauvages ( Hyménoptères : abeilles, bourdons, guêpes … ; Diptères : syrphes, mouches … ; Lépidoptères : papillons ; Coléoptères : scarabées, coccinelles …) est incontestable. Même si la chute des effectifs est plus ou moins marquée selon les espèces.

Les causes du dépérissement des insectes pollinisateurs sauvages sont multiples, et insuffisamment expliquées aujourd’hui. Mais, l’homme, en dégradant leurs habitats et en détruisant les espèces de plantes à fleurs qui constituent leurs ressources alimentaires, pourrait en être largement responsable.

Ces insectes rendent pourtant un service écologique inestimable à la reproduction d’une grande partie des plantes à fleurs sauvages ou cultivées : environ 70% des plantes à fleurs sauvages et cultivées en France métropolitaine et 80% des cultures dans le monde (soit 35% du tonnage que nous mangeons) dépendent fortement de la pollinisation par ces insectes.

On estime que la pollinisation représente une valeur économique d’1,5 milliard d’euros par an en France.

Un plan pour connaître, diffuser les bonnes pratiques et mobiliser les acteurs

Aussi, ce plan propose-t-il une vingtaine d’actions visant à mieux connaître les insectes pollinisateurs et la pollinisation, et également à promouvoir de bonnes pratiques dans tous les espaces fleuris et dans tous les secteurs concernés, notamment les territoires ruraux et forestiers, les espaces protégés (parcs naturels régionaux) et même les territoires urbains.

L’appropriation de ces bonnes pratiques, leur mise en œuvre favorisée par des actions de communication et de sensibilisation des gestionnaires d’espaces, mais aussi du simple particulier, sont une condition de réussite de ce plan.

Abeilles en ville : un exemple de mobilisation

La diffusion du guide issu du programme européen Urbanbees (les abeilles en ville), que le Ministère de l’Ecologie a co-financé, est un des exemples de mobilisation, voulu dans plan d’actions pour la protection des insectes pollinisateurs.
Il est l’aboutissement d’un long travail qui s’est déroulé de janvier 2010 à mars 2015, dans lequel la Région Rhône Alpes et la métropole du Grand Lyon se sont activement engagées avec l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique, et l’association Arthropologia.

Fauchage tardif et jachères fleuries sur le bord des routes : ça marche !
L’Etat veut agir dans la préservation des pollinisateurs sauvages : il appliquera sur les 12 000 kilomètres du réseau routier national non concédé le fauchage tardif et les jachères fleuries sur les dépendances vertes. Après une expérimentation longue de trois ans, ces « bonnes pratiques » ont en effet montré une augmentation de 30% de la diversité des insectes pollinisateurs.

Elle va donc être généralisée.Les autres gestionnaires (Réseau Ferré de France, SNCF, Voies Navigables de France, Conseils départementaux etc.) ont été sollicités pour appliquer ces bonnes pratiques à partir du guide « les accotements routiers au service de la biodiversité ».

Pour en savoir plus : lire la brochure sur les accotements routiers

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Ballade butineuse…

Une balade butineuse est organisée par la médiathèque de Vézeronce-Curtin. Balade qui se déroulera le samedi 25 avril de 14 à 17 heures. sur Sermérieu et Passins .

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Départ et arrivée près de la « Madone ». Sur place, des bénévoles remettront un petit carnet qui sera utile pour la balade.

Tout au long du parcours, divers ateliers et animations seront proposés sur le thème de l’Abeille : contes, activités manuelles, devinettes, jeux,… qui permettront de découvrir l’abeille et l’apiculture de façon ludique.

A la fin de la balade, un goûter sera offert par l’équipe de la médiathèque.

Animation gratuite et tout public.

Quelques recommandations :

- prévoir une tenue adaptée à la météo du jour (chaussures de marche ou baskets)

- les enfants devront être accompagnés et seront sous la responsabilité des parents

- animation annulée en cas de pluie

Mail : mediathequevezeronce@wanadoo.fr ou Tél : 04-74-80-42-53.

http://plaisirdelirecouleurs.blogspot.com/


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Un rucher en ville

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Les meilleurs miels du Sud Est récompensés

De nombreux apiculteurs du Sud Est de la France ont reçu des médailles d’or, des médailles d’argent, des médailles de bronze pour la qualité de leurs miels.

Huit jours avant l’ouverture du salon de l’agriculture de Paris, et du traditionnel concours général agricole qui valorise les terroirs et l’authenticité, le concours régional des miels du Teil constitue une belle répétition du savoir-faire des terroirs, dont les miels restent les fleurons.

Les échantillons ont été appréciés, le 14 février 2015 au matin, par un jury de professionnels et de connaisseurs, en partenariat avec « Ardèche le Goût ».

« Ce concours s’inscrit dans la volonté du syndicat apicole de valoriser l’ensemble des miels des départements de Rhône-Alpes et du Sud Est, et de mieux faire connaître les produits naturels et sains élaborés par les abeilles » devait rappeler Francis Gruzelle, Président du syndicat d’apiculture « l’Abeille Ardéchoise et Drômoise » et administrateur de la Fédération Apicole Rhône-Alpes (FARA) en accueillant le jury, samedi matin à la salle des fêtes de la mairie du Teil.

PALMARES

- Miel de sapin : or à Francis Gruzelle (07 Annonay) ;

- Miel d’acacia : or à Stéphane Polnard (26 Marsanne) ;


- Miel de châtaignier : or à Joël Cortial (07 Viviers) ; argent à André Laplanche (07 Barnas) ; bronze à Francis Gruzelle (07 Annonay) et à Jérôme Vigne (07 Alba la Romaine) ;


- Miel de montagne : or à Marie-Jeanne et Michel Riffard (07 Intres) ; argent à Francis Gruzelle (07 Annonay); bronze à Georges Astoin (07 Bozas) ;


- Miel de forêt : or à Francis Gruzelle (07 Annonay) ; argent à Stéphane Polnard (26 Marsanne) ;


- Miel de garrigues : or à Joël Cortial (07 Viviers) ; argent à Francis Gruzelle (07 Annonay) et à Pascal Milesi (30 Saint Julien de Cassagnas) ;


- Miel de lavandes : or à Francis Gruzelle (07 Annonay) ;  argent à Joël Cortial (07 Viviers) et à Georges Astoin (07 Bozas) ; bronze à Larissa Leydier (26 La Coucourde) ;


- Miel du Haut-Vivarais : or à Francis Gruzelle (07 Annonay) ;


- Miel toutes fleurs clair : or à Larissa Leydier (26 La Coucourde) ; argent à Jérôme Vigne (07 Alba la Romaine) ; bronze à Michel Ardail (07 Vesseaux) ;

- Miel toutes fleurs foncé : or à Marie-Jeanne et Michel Riffard (07 Intres) ; argent à Francis Gruzelle (07 Annonay);

- Miel du Plateau Ardéchois : or à Joël Cortial (07 Viviers) ;
- Miel de tilleul : or à Georges Astoin (07 Bozas) ;
- Miel de printemps : or à Larissa Leydier (26 La Coucourde) ; argent à Joël Cortial (07 Viviers) ;

Tous les apiculteurs médaillés ont été chaleureusement félicités par les responsables de l’Abeille Ardéchoise et Drômoise, soucieux de défendre et de valoriser l’apiculture…
En fin de séance, les adhérents présents à l’AG ont renouvelé le tiers sortant du conseil d’administration à l’unanimité (André Laplanche, Francis Gruzelle, Jean-Michel Leydier, Bernard Schoeffert), puis ont élu Laurence Vaujany au conseil d’administration.
Le conseil d’administration a reconduit, à l’unanimité, Francis Gruzelle (07 Annonay) à la présidence ; Joël Cortial (07 Viviers) à la vice-présidence ; Jean-Michel Leydier (26 La Coucourde) comme trésorier ; a élu Stéphane Polnard (26 Marsanne) comme trésorier adjoint ; Laurence Vaujany (07 Chalençon) comme secrétaire ; Louis Thezier (26 Anneyron), André Laplanche (84 Cavaillon), Bernard Schoeffert (07 Saint Laurent du Pape) comme membres du bureau.

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30 ème Concours régional des miels Rhône-Alpins et Sud Est de la France

Le jour de la Saint Valentin, 30 ème Concours régional des miels pour les apiculteurs Rhône-Alpins et du Sud Est de la France, organisé par le syndicat des apiculteurs d’Ardèche, de la Drôme, de la Loire, de l’Isère, du Gard et du Vaucluse le 14 février 2015 au Teil (salle des fêtes de la mairie)

Défenseur de nombreux apiculteurs professionnels, pluri-actifs et familiaux de l’Ardèche, de la Drôme, du Nord du Gard, du Sud Isère et du Vaucluse, le syndicat « L’Abeille Ardéchoise et Drômoise», affilié à l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française), organise son traditionnel concours régional des miels, avec un jury de spécialistes et de connaisseurs le 14 février 2015 au Teil, à la salle des fêtes de la mairie.
Ce concours est ouvert à tous les apiculteurs possédant des ruches en Ardèche, en Drôme, dans le Sud Isère, la Loire, le Gard ou dans le Vaucluse et aux apiculteurs des autres départements qui transhument leurs ruches dans ces belles régions.


Les échantillons des différents miels seront appréciés, le 14 février au matin, par un jury de professionnels et de connaisseurs. Et le concours s’inscrit dans la volonté du syndicat de valoriser l’ensemble des miels laborieusement récoltés par les abeilles de ces départements, au cœur de Rhône-Alpes et de la Provence.

Il permettra à tous les bergers des abeilles de participer dans la catégorie lavande, acacia, toutes fleurs (clair), toutes fleurs (foncé), châtaignier, montagne, forêt, sapin, miellat, garrigues, miel du Haut Vivarais, tilleul, crucifères, fleurs sauvages, ainsi que dans une nouvelle catégorie, le miel en rayon (consommable dans ses rayons de cire, comme au siècle dernier).

Les apiculteurs qui souhaitent concourir doivent adresser dès maintenant, et avant le 13 février 2015, deux pots de miel de 250 grammes dans la catégorie concernée, leurs coordonnées complètes, l’indication du site où le miel a été récolté, ainsi qu’un chèque de vingt euros (pour les frais du concours), libellé à l’ordre de « L’Abeille Ardéchoise et Drômoise » à Francis GRUZELLE, Président du syndicat, 37 Bernaudin le Haut, 07100 ANNONAY,  tél 04 75 34 38 79.


Défenseur de nombreux apiculteurs professionnels, pluri-actifs et familiaux de l’Ardèche et de la Drôme, le syndicat « L’Abeille Ardéchoise et Drômoise », affilié à l’UNAF,  tiendra son assemblée générale annuelle le samedi 14 février 2015 à 15 h , à la salle des Fêtes (centre ville, sous la mairie) au Teil.

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Offres et demandes d’emploi en Rhône-Alpes, dans le secteur agricole

Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . GAEC recrute un salarié polyvalent. Vs assurerez l’alimentation et les soins des bovins pendant la saison hivernale. Vs réaliserez l’ensemble des travaux des cultures le reste de l’année. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.OVL72-01

Isère . Expl. caprine recherche un agent d’élevage caprin pr effectuer la traite et le pansage des animaux. Exp. et formation exigées. Logement provisoire possible. CDD tps plein 6 mois. Lieu de travail : Cornillon en Trièves. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OCA29-38

Isère . Ent. horticole cherche une pers. polyvalente. Missions : jalonnage, étiquetage, coupage, chargement, déchargement, mise en pot des sapins, préparation des livraisons. Bonne condition physique nécessaire pr assurer la manutention. Travail d’équipe. CDD tps plein 1 mois et demi. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OHO14-38

Savoie . SR, zone Savoie Centre recrute un salarié pr effectuer les remplacements ds les exploitations. Vs aurez en charge la traite, les soins aux animaux et ponctuellement les travaux des champs.  Facilité de logement. CDI tps plein avec période d’essai. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL59-73

Savoie . Expl. recrute un salarié pr réaliser la traite en extérieur 6 postes, 50 VL, la pose et dépose des parcs, le nettoyage des écuries, l’aide au rangement de l’alpage et la surveillance des génisses. Poste logé, non nourri. Autonomie en traite et permis B indispensables. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL60-73

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ardèche . Femme cherche emploi d’agent d’élevage caprin et/ou d’agent fromager. Titulaire BPREA élevage caprin. Stage de 6 mois en exploitation. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCA28-07

Hte-Savoie . Femme cherche emploi en horticulture. Titulaire BTS. Expériences de plusieurs mois en entreprises : rempotage mécanique, irrigation des cultures et installation du syst., distançage, préparation de commande, pincement, …. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DHO7-74

Loire . Femme cherche emploi d’agent d’élevage. Titulaire Bac pro agricole. Expériences en exploitation et en service de remplacement. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL79-42

Loire . Homme cherche emploi en mécanique agricole. Titulaire BTS Génie des équipements agricoles. Expériences acquises en stages. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DDI18-42

Rhône . Homme cherche emploi de chef d’équipe paysagiste. Titulaire BTS aménagements et commercialisation des produits horticoles. Expérimenté. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DPA25-69

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Languedoc Roussillon: l’apiculture en crise

En Languedoc-Roussillon, précédés de deux ou trois années de difficultés, les aléas climatiques de 2014 ont occasionné la perte moyenne de 50% de la production régionale de miel, soit un manque à gagner d’environ 10 millions d’euros.

De nombreux apiculteurs du Languedoc-Roussillon se posent donc des questions sur l’avenir de leur activité.

il faut en effet rajouter les problèmes récurrents de varroa, de frelon asiatique, d’intoxications, de maladies, l’arrivée du cynips du châtaignier, la carence en nectar et en pollen due à un printemps trop sec… Ce sont autant de coûts supplémentaires pour combler les besoins alimentaires des abeilles qui se répercutent aujourd’hui gravement sur le revenu des apiculteurs.

La FRSEA du Languedoc-Roussillon a alerté les différentes collectivités territoriales et l’Etat afin de demander un appui financier permettant à la fois d’éviter une trop grande fragilisation de la filière apicole et de continuer à approvisionner les consommateurs en miel local.

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Les chercheurs volent au secours des abeilles

Un monde sans abeilles ?

N’y pensons pas ! Bien sûr, les produits de la ruche, miel, pollen, cire, nous manqueraient.

Mais surtout, ces super-pollinisateurs sont indispensables à l’agriculture.

Si on parle de tonnage, 35% de ce que nous mangeons dépend directement de leur travail silencieux.

Si on parle de diversité, c’est 84% des espèces cultivées en Europe et plus de 80% des espèces sauvages qui ont besoin de leurs pattes et de leur toison pour s’échanger du pollen et se reproduire. Alors, seriez-vous prêt à vous passer de la plupart des fruits et légumes ?

Pourtant, on le sait, les abeilles connaissent des moments difficiles. Pesticides, pathogènes, prédateurs invasifs rendent leur survie difficile.

Facteurs auxquels il faut ajouter l’agriculture intensive qui uniformise les paysages et prive les abeilles d’une alimentation constante, accessible et variée.

La mortalité hivernale des ruches a de quoi inquiéter : entre 20 et 30% en France, autour de 40% pour la Belgique et la Suède. De quoi désespérer les apiculteurs. Nombreux sont ceux qui jettent l’éponge.

Ceci est d’autant plus inquiétant que le monde agricole manque cruellement de pollinisateurs. L’Europe aurait besoin de 13,4 millions de colonies d’abeilles en plus pour ses cultures. Que faire ? Les chercheurs fournissent d’intenses efforts pour mieux comprendre les causes du déclin des abeilles, et notamment pour trouver les synergies entre facteurs environnementaux, produits phytosanitaires et maladies.

Efforts payants non seulement en termes scientifiques, mais aussi en termes politiques: ce sont bel et bien les résultats de leurs recherches, notamment celles menées dans les labos Inra, qui ont abouti au moratoire européen sur les insecticides néonicotinoïdes.

Les efforts des chercheurs pour déterminer les causes du déclin ne peuvent se passer d’une meilleure connaissance de l’abeille mellifère : sa physiologie, son alimentation, ses extraordinaires formes de communication, la structure sociale des colonies, les pratiques apicoles et surtout, la relation des abeilles avec les divers environnements et écosystèmes qu’elles peuvent rencontrer.

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Usage des pesticides avec mention Abeilles

L’Anses a donné son avis sur l’utilisation des traitements phytosanitaires avec mention Abeilles : ceux-ci ne devront être appliqués qu’après le coucher du soleil. L’ITSAP-Institut de l’abeille, qui a été auditionné par l’Anses, a présenté un état des connaissances scientifiques aboutissant aux mêmes conclusions.

La prise en compte de ces conclusions représente une grande avancée pour la filière apicole, dans la prise en compte des abeilles et pollinisateurs dans l’environnement.

Dans le Plan de développement durable de l’apiculture (PDDA) de Stéphane LE FOLL, la mesure 2.3 proposait d’« ouvrir une réflexion sur la modification de l’arrêté du 28 novembre 2013 pour clarifier les modalités de traitement des cultures en fleurs ».

Pour éclairer ses décisions quant à l’opportunité de modifier l’arrêté, la Direction générale de l’alimentation du ministère chargé de l’Agriculture (DGAl) a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) le 19 décembre 2013 afin de mieux définir les conditions liées aux paramètres météorologiques, à l’heure et à la culture, qui garantissent l’absence d’abeilles sur les cultures et ainsi l’usage des produits ayant une mention Abeilles.

C’est dans ce cadre que l’ITSAP-Institut de l’abeille a été consulté pour apporter son expertise sur la fréquentation des parcelles agricoles cultivées par les abeilles.

Lorsqu’un risque pour l’abeille est identifié au cours de l’évaluation d’un produit phytosanitaire qui doit s’appliquer lors de la floraison d’une plante cultivée, des mesures de restriction de l’usage de ce produit peuvent être appliquées. Ces mesures de gestion conditionnent l’utilisation du produit dans un cadre restreint qui est censé protéger les abeilles.

C’est le cas des mentions « Abeilles » qui conditionnent l’utilisation d’insecticides et d’acaricides sur une culture en dehors de la présence d’abeilles butineuses.

Trois mentions Abeilles existent : « emploi autorisé durant la floraison en dehors de la présence d’abeilles », « emploi autorisé au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles » et « emploi autorisé durant la floraison et au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles ». Toutefois, l’intitulé de ces mentions est imprécis et sujet à différentes interprétations par les cultivateurs.

Afin d’émettre son avis sur cette question, l’Anses a auditionné l’ITSAP-Institut de l’abeille (Axel DECOURTYE, Directeur scientifique et technique et Cyril VIDAU, Écotoxicologue) le 21 mars dernier pour que l’institut lui restitue de façon synthétique un état des lieux des connaissances sur les principaux facteurs qui déterminent l’activité de butinage des abeilles (mellifères et sauvages) sur les parcelles cultivées.

Les données techniques et scientifiques recueillies par l’ITSAP-Institut de l’abeille dans la littérature et dans les projets menés par l’UMT PrADE rapportent les faits suivants :

la notion de « températures seuils » (minimales ou maximales) au-delà desquelles l’activité de butinage serait absente, est mise à mal par l’influence significative d’autres facteurs que la température, liés aux abeilles elles-mêmes (espèce, santé, cycle de développement) ou liés à la luminosité, au vent, à l’environnement (qualité, quantité et localisation des ressources), et à la période de l’année (durée d’ensoleillement) ;

les espèces sauvages plus corpulentes (bourdons) sont moins sensibles aux températures extrêmes, et peuvent donc butiner sur des plages horaires plus étendues que l’abeille mellifère ;

• des données sont disponibles pour attribuer un degré de fréquentation par l’abeille mellifère aux plantes cultivées (score d’attractivité, potentiel mellifère, voire pollinifère). Mais ces données sont inapplicables pour décliner les recommandations d’usage des pesticides par culture à titre générique dans l’ensemble des conditions.

En effet, de multiples facteurs (autres que ceux liés à l’abeille elle-même) vont moduler cette fréquentation (variété, pédo-climat, conduites des cultures, présence d’autre floraisons, d’autres pollinisateurs ou de bioagresseurs…) ;

la flore naturelle présente dans les parcelles cultivées ou à proximité de celles-ci représente une voie d’exposition des abeilles, mellifères ou sauvages, aux résidus de pesticides ;

• un emploi différencié des pesticides selon la zone de la parcelle (bordure non traitée) va à l’encontre des résultats obtenus chez le colza montrant que les abeilles mellifères et les bourdons sont plus abondants au centre des parcelles qu’en bordure (inverse des abeilles sauvages).

D’après l’état des lieux des connaissances réalisé par l’institut, aucun paramètre lié à la météorologie ou à la nature des cultures n’est utilisable à ce jour comme critère décidant ou non de l’usage d’un pesticide. C’est pourquoi, toute présence de plante en fleurs dans la parcelle (cultivée ou adventice) doit provoquer l’application du pesticide une fois le soleil couché.

À l’exception des abeilles sauvages nidifiant dans le sol, l’absence de luminosité représente la seule garantie permettant de s’assurer de l’absence de butineuses dans les cultures. La rémanence des produits sur les végétaux implique également de proscrire leur application en fin de nuit ou à l’aube.

L’ITSAP-Institut de l’abeille se réjouit d’avoir pu apporter son expertise et que son argumentaire ait été pris en compte dans l’avis émis par l’Anses. Cet avis représente une grande avancée pour la filière apicole car il permettra la révision de l’arrêté du 28 novembre 2003 relatif aux conditions d’utilisation des insecticides et acaricides à usage agricole, en vue de mieux protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

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