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Pour des politiques publiques à la hauteur des enjeux !

Dans un contexte de crise agricole sans précédent, la bio s’impose comme la véritable alternative pour un système agricole à bout de souffle. En témoigne l’ampleur de la vague de conversion à l’agriculture biologique en 2016 : en Auvergne-Rhône-Alpes, 700 nouvelles fermes se sont engagées en bio au 1er semestre. A cet égard, les soutiens publics à la bio restent, eux, clairement insuffisants. Retard de paiement des aides bio, enveloppes budgétaires sous-estimées,… les signaux d’alerte sont nombreux et contredisent les annonces faites par les responsables politiques. Face à ce constat, le réseau des agriculteurs bio d’Auvergne-Rhône-Alpes demande à la Région et à la DRAAF* davantage d’anticipation et de concertation.
Malgré une demande sociétale en hausse, un agriculteur conventionnel touche en moyenne plus d’aides de la Politique Agricole Commune (PAC) qu’un agriculteur bio. La bio n’est donc pas l’agriculture la plus subventionnée. Pourtant, les aides à la conversion, accessibles pendant les cinq années qui suivent l’engagement d’une ferme en bio, représentent un soutien indispensable pour sécuriser cette phase de transition parfois difficile. Les aides au maintien sont nécessaires, par la suite, pour rémunérer les conséquences positives des pratiques bio sur l’environnement et la santé publique.
Les aides à la bio issues de la PAC sont financées par l’Europe (à 75%) et l’Etat (à 25%). Mais aujourd’hui, deux problèmes majeurs sont à déplorer :

  • Le compte n’y est pas : en dépit des objectifs volontaristes annoncés par l’Etat comme la Région, l’enveloppe budgétaire calibrée en 2014 pour la période 2015-2020 a été largement sous-estimée, et ce malgré les alertes lancées par le réseau FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique) qui demandait des moyens budgétaires permettant de répondre aux besoins des nombreuses fermes qui s’engagent en bio. Aujourd’hui, au vu de la forte dynamique de conversion en Auvergne-Rhône-Alpes, cette enveloppe pourrait se révéler insuffisante en 2017, voire dès 2016. De fortes incertitudes pèsent donc sur la possibilité d’accompagner les fermes bio d’Auvergne-Rhône-Alpes jusqu’en 2020.
  • La gestion du dossier « aides à la bio » est loin d’être prioritaire : manque d’anticipation et de coordination entre les différents interlocuteurs (Etat, Région, Agence de Service et de Paiement…), problèmes informatiques… Les aides bio sont versées en dernier, après l’ensemble des autres aides à l’agriculture. Ainsi, le solde des aides bio de la PAC 2015 ne sera vraisemblablement pas versé avant début 2017. Et ces retards mettent à mal les trésoreries des fermes nouvellement engagées en bio.

Une concertation nécessaire pour accompagner le changement d’échelle de la bio
Alors qu’en 2015 nous avions déjà connu une hausse de la consommation en produits bio de +20%, tous les indicateurs font aujourd’hui état d’une croissance exponentielle pour 2016 et les années à venir. Cette tendance de fond touche tous les modes de commercialisation, de la vente directe aux grandes surfaces en passant par les magasins spécialisés. Côté amont, producteurs et éleveurs sont de plus en plus nombreux à franchir le pas vers l’agriculture biologique. Bien que les profils restent diversifiés et touchent l’ensemble des productions, un grand nombre des conversions en Auvergne-Rhône-Alpes concerne des secteurs agricoles en crise tels que le lait et la viande.

Face à ce constat, le réseau des agriculteurs bio d’Auvergne-Rhône-Alpes demande à la Région et à la DRAAF* davantage d’anticipation et de concertation, afin de mettre en œuvre les solutions qui permettront un paiement en urgence des aides 2015 et un engagement au versement des aides 2016-2020 en Auvergne Rhône-Alpes.


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5ème édition de la Quinzaine de la Bio

Alors que l’agriculture bio continue son développement en Rhône-Alpes, avec plus de 425 nouveaux producteurs bio depuis le début de l’année, soit plus de 3 542 fermes bio au total, la Quinzaine de la Bio est un événement incontournable pour tous les professionnels et futurs paysans !

Du lundi 10 au dimanche 21 octobre, le réseau des agriculteurs bio de Rhône-Alpes (Agri Bio Ardèche, Agribiodrôme, ARDAB, ADABio et Corabio), l’Atelier Paysan, Coop de France Rhône-Alpes Auvergne et la FRCUMA Auvergne Rhône-Alpes organisent la 5ème édition de la Quinzaine de la Bio.

Une trentaine d’événements
La Quinzaine de la Bio est l’occasion pour les agriculteurs, les porteurs de projets et les jeunes en formation agricole de découvrir l’agriculture biologique, à travers une trentaine d’événements dans tous les départements rhônalpins. Les clés d’une conversion bio réussie, les techniques de production, les débouchés économiques… autant de sujets qui seront abordés avec l’appui des conseillers des GAB (Agri Bio Ardèche, Agribiodrôme, ARDAB, ADABio), des référents techniques régionaux conseillers des Chambres d’agriculture départementales, et des techniciens de coopératives.

Découvrez les fermes de démonstration bio de Rhône-Alpes* pendant la Quinzaine de la Bio :

- Le 11 octobre : La Ferme Besson, Saint Galmier (42)
- Le 18 octobre : La Ferme de Marpin, à Boyer (42)
- Le 18 octobre : GAEC la Pensée sauvage, à Lucinges (74)
- Le 20 octobre : chez Marc Dumas, à Saint Symphorien de Lay (42)
- Le 20 octobre : La Ferme de l’Epi Vert, à Rive de Gier (42)
- Le 20 octobre : La Ferme aux 1000 Fruits, à Maclas (42)
- Le 28 octobre : La Ferme des Collines, à Chatillon Saint Jean (26)

Le guide des fermes de démo 2016-2017 est téléchargeable sur www.corabio.org

*Un réseau de 82 fermes pour découvrir l’agriculture biologique toute l’année

Plus d’infos sur le programme de la Quinzaine de la Bio : quinzainedelabio.wordpress.com
www.corabio.org

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MANGER BIO ET LOCAL EN ISERE

Manger bio et local, c'est l'idéal ® 2016Les producteurs, artisans, magasins bio d’Isère et de l’Ain se sont mobilisés cette année, en collaboration avec l’ADABio (Groupement des agriculteurs biologiques de l’Ain, l’Isère et les Savoie) pour organiser des animations à l’attention du grand public. 16 rendez-vous auront ainsi lieu en Isère et dans l’Ain pour découvrir l’agriculture bio et ses circuits courts de distribution !
10 ans de « Manger Bio et Local, c’est l’idéal » en Auvergne-Rhône-Alpes
La Fédération régionale des agriculteurs bio d’Auvergne-Rhône-Alpes (FRAB AURA), en partenariat avec Bioconvergence, fête les 10 ans de sa campagne « Manger Bio et Local, c’est l’idéal » et vous invite à plus de 130 événements sur la région du 17 au 25 septembre 2016.

Retrouvez le programme complet Ain-Isère sur : www.corabio.org

Visites de fermes, dégustations, marchés bio, conférences, débats…. Découvrez les événements prévus près de chez vous dans le cadre de la campagne « Manger Bio et Local c’est l’idéal ! » et consultez le programme en Auvergne Rhône-Alpes sur la carte interactive du site : www.bioetlocal.org

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MANGER BIO ET LOCAL EN AUVERGNE-RHONE-ALPES

Les producteurs, artisans, magasins bio d’Auvergne-Rhône-Alpes se sont mobilisés cette année pour organiser des animations à l’attention du grand public. 130 rendez-vous auront ainsi lieu dans la région du 17 au 25 septembre 2016 pour découvrir l’agriculture bio et ses circuits courts de distribution ! La FRAB AURA (Fédération régionale des agriculteurs biologiques Auvergne-Rhône-Alpes), en partenariat avec Bioconvergence, fête cette année les 10 ans de sa campagne « Manger Bio et Local, c’est l’idéal ».

Le Petit guide pour vos amis biosceptiques
remet le couvert !

« Manger bio, c’est trop cher ? Le bio, ça vient de loin… je préfère le local ! La bio à quoi ça sert si tout est pollué autour des champs ? »… Ces interrogations ou affirmations souvent entendues soulignent à quel point les consommateurs se montrent aujourd’hui de plus en plus attentifs aux conséquences de leurs actes d’achat.
Pour répondre à celles-ci, la FRAB AURA réédite en 2016 une nouvelle version de son Petit guide pour vos amis biosceptiques qui sera distribuée sur les événements de la campagne « Manger Bio et Local, c’est l’idéal » du 17 au 25 septembre.

Le guide est  téléchargeable sur www.corabio.org


Vente à la ferme, AMAP et paniers, magasins de producteurs, marchés… Manger bio et local n’a jamais été aussi facile ! Avec à la clé : la garantie d’une nourriture saine à un juste prix, un environnement préservé, une relation directe avec les producteurs et un réel soutien à l’économie locale. Organisée dans toute la France par les agriculteurs bio du réseau FNAB (Fédération nationale d’agriculture biologique), en partenariat avec Biocoop, la campagne « Manger Bio et Local, c’est l’idéal ! » vous invite à découvrir ces nouveaux circuits de distribution avec cette année un mot d’ordre :

« Du local oui, mais en bio ! »

Le mouvement bio a, en effet, fait partie des pionniers dans le développement des circuits courts de distribution. Ceux-ci sont aujourd’hui mis en avant par certains élus, producteurs et distributeurs. Mais le local seul n’est pas un label. Seuls les produits bio des fermes et entreprises de nos régions offrent les garanties d’une agriculture vraiment locale et respectueuse de l’environnement :

La garantie de produits locaux sans OGM, sans pesticides ni engrais chimiques

Alors que l’agriculture conventionnelle française détient le record de consommation de pesticides en Europe et que 80% des animaux des fermes conventionnelles sont nourris avec des OGM.

La garantie de produits vraiment locaux

Pas de produits chimiques élaborés dans de lointaines usines, pas d’OGM importés d’outre-Atlantique. Pour fertiliser les sols, les agriculteurs bio utilisent fumier, compost et engrais organiques souvent issus de leur exploitation ou élaborés en proximité. Idem pour les animaux qu’ils élèvent et nourrissent avec des aliments bio qui doivent provenir en majorité de leur exploitation.

La garantie d’un mode de production favorable à l’économie locale

Consommer bio favorise davantage l’économie locale puisque le mode production ne nécessite pas l’achat de produits coûteux qui viennent de loin (pesticides, OGM…). L’agriculture bio génère aussi plus d’emplois : avec 5 % des surfaces cultivées en France, elle représente déjà 10 % de l’emploi agricole !

La garantie d’un mode de production qui préserve les paysages et la biodiversité locale

Parce qu’elle favorise les exploitations à échelle humaine et la diversité des cultures, l’agriculture biologique préserve les paysages. Parce qu’elle n’utilise pas de pesticides et d’engrais chimiques elle préserve les nappes phréatiques, la biodiversité et la chaîne alimentaire naturelle (insectes, oiseaux, petits mammifères…).


Visites de fermes, dégustations, marchés bio, conférences, débats…. Découvrez les événements prévus près de chez vous dans le cadre de la campagne « Manger Bio et Local c’est l’idéal ! » et consultez le programme en Auvergne-Rhône-Alpes sur la carte interactive du site :

www.bioetlocal.org

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Foire bio de Méaudre

Foire aux produits bio avec autour des exposants, espace restauration bio, conférences, animations enfants, mini ferme, ludothèque..

Plus de 120 exposants dans les domaines aussi variés que l’alimentation, l’habillement, l’habitat et la santé.
Espace artisans du Vercors avec tout type d’artisans (poterie, cuir, bijoux, vêtements, vannerie…)

Sans titre

Pour découvrir le programme:

http://static.sitra-tourisme.com/filestore/objets-touristiques

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Fête du Lait Bio

RENDEZ-VOUS LE DIMANCHE 5 JUIN 2016 POUR UNE NOUVELLE ÉDITION
DE LA FÊTE DU LAIT BIO EN AUVERGNE RHÔNE-ALPES

A cette occasion, nous vous convions à un petit déjeuner à la ferme. Cette année encore, à l’heure où bon nombre
d’agriculteurs entament la conversion de leur ferme en agriculture biologique et où les consommateurs de produits
bio sont de plus en plus nombreux, la Fête du lait est l’occasion de venir partager un petit déjeuner bio à la ferme.

Le 5 juin prochain, 19 fermes bio ouvriront leurs portes en Auvergne Rhône Alpes dont 2 fermes en Isère: la Ferme
de la Combe Bernard à Montseveroux et le GAEC de la Touche à Chichilianne.

Cette matinée conviviale, pédagogique et ludique sera placée sous le thème des « savoir-faire paysans », afin de
montrer la diversité du métier de paysan bio : production, transformation à la ferme, commercialisation… les producteurs
bio font souvent plusieurs métiers à la fois. La Fête du lait bio représente donc une opportunité de découvrir
l’agriculture biologique sous toutes ses facettes, de rencontrer et d’échanger directement avec les producteurs bio.

De nombreuses animations sont prévues lors de cette matinée : visites de ferme, balades champêtres, fabrication de
pain, marchés de producteurs bio locaux… Les plus matinaux pourront même assister à la traite !

Au-delà des produits laitiers bio, la Fête du lait bio est aussi l’occasion de porter un message fort :
Manger bio et local, c’est l’idéal !

Retrouvez le programme détaillé des animations sur la Ferme de la Combe Bernard en cliquant ici !

Retrouvez le programme détaillé des animations au GAEC de la Touche en cliquant ici !

Le programme des autres portes ouvertes en France et en Auvergne-Rhône-Alpes est disponible au lien suivant : http://fete-du-lait-bio.fr/lesfermes/

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Pierre Jamet maraîcher bio à Noyarey

Pierre Jamet est installé comme maraîcher, dans la plaine de Noyarey, depuis 2012. Il a récupéré  les terres de son grand oncle. Ce dernier étant lui même maraicher jusqu’ en 1990.  » Ensuite les terres ont été plantées de céréales afin de les entretenir.. Je n’ai donc pas eu de soucis de foncier pour m’installer.. Un gros stress en moins.. »

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Pierre Jamet a toujours voulu s’installer comme maraîcher..  » C’est une histoire de famille..et j’aime beaucoup cette filière. «   Parcours original, atypique même, avant de s’installer, il a tout d’abord travailler comme chef du rayon fruits et légumes dans la grande distribution,  » une bonne formation  » puis au magasin La charette bio,  » cela m’a permis de faire de belles rencontres, de développer un réseau qui me sera bien utile. « 

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Cela le poussera à s’installer en bio  en 2012 et sera rejoint par son épouse deux ans plus tard. L’exploitation est posée sur 3,5 hectares de terres. Les tunnels couvrent une superficie de 4000 m2.

La production est étalée sur l’année  » on a une gamme d’une quarantaine de fruits et  légumes qui vont de la salade aux carottes en passant par les aubergines, courgettes, tomates, fenouil, pommes de terres, melons et…pastèques.. »

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La vente se fait au marché bio de Meylan et à celui du marché hoche à Grenoble. Manger bio en Isère et Casabio de St Egrève sont aussi livrés.  » C’est largement suffisant pour écouler notre production.  » On pose la question : et la vente à la ferme ?  » On y a pensé mais c’est beaucoup d’investissement en temps, donc difficile à gérer. Il faut savoir que, uniquement les marchés, nous prennent 25 heures/semaine de notre temps. Nous sommes 3 à travailler sur l’exploitation à l’année, une quatrième personne nous rejoint l’été..Franchement on a assez de travail.. »

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L’emprise foncière est très forte sue Noyarey.. » L’endroit est idéal, proche de tout. Par chance on a un PLU qui bloque les terres. » Nous sommes 6 maraîchers sur la commune qui est très fortement ancrée agriculture. Que la Métro, la commune veuillent conserver ce dynamisme agricole est une excellent chose. Nous produisons local et nous vendons aux locaux, en circuits courts, quoi de mieux.. »

Gilbert PRECZ



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LA BIO EN AUVERGNE RHONE-ALPES

Une forte dynamique d’engagement en agriculture biologique marque le premier trimestre 2016 en Auvergne-Rhône-Alpes. Corabio (la Coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique) et Bioconvergence (l’association des transformateurs et distributeurs bio de Rhône-Alpes) reviennent sur la situation en Rhône-Alpes dans l’édition 2016 des chiffres de la production, transformation et distribution en bio et préparent le terrain pour le nouveau territoire d’action de la bio élargi à l’échelle Auvergne Rhône-Alpes.

Au 1er janvier 2016 fusionnaient l’Auvergne et Rhône-Alpes, deux anciennes régions aux profils contrastés au regard de la bio, mais complémentaires ! C’est ainsi une région agricole au patrimoine naturel remarquable et au potentiel agrotouristique exceptionnel qui voit le jour.

Avec près des 2/3 des surfaces agricoles en zone de montagne, la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes devient une région importante de polyculture-élevage bio, aux productions animales diversifiées pesant lourd dans la balance nationale.

Sur le territoire rhônalpin en particulier, l’année 2016 commence fort ! Durant le 1er trimestre, ce ne sont pas moins de 146 nouvelles fermes rhônalpines qui ont choisi de s’engager en agriculture biologique. En 2015 déjà, le nombre d’exploitations bio avait augmenté de 6 %, avec 275 nouveaux engagements en bio. Corabio dénombre ainsi 3263 fermes bio à la mi-avril 2016 sur le territoire rhônalpin. Fin 2015, les surfaces certifiées et en conversion atteignaient 101 091 ha.

La part de bio y est supérieure à la moyenne nationale puisqu’elle représente 8 % des exploitations rhônalpines et 7 % des surfaces régionales. Selon Bioconvergence, le nombre de transformateurs bio maintient le cap avec 1075 opérateurs. La consommation de produits bio en Rhône-Alpes s’inscrit dans la tendance nationale largement à la hausse dans tous les circuits de distribution (+ 10 %). Les magasins bio se démarquent particulièrement (+ 15 %) avec de nombreuses ouvertures de magasins sur le territoire rhônalpin et un chiffre d’affaire en forte progression (+ 25 %).

Ce sont les départements Ardèche et Drôme qui observent les plus importantes dynamiques d’installation et de conversion vers la bio. Toutefois, les surfaces en bio augmentent particulièrement en Haute-Savoie (+ 16,6 %), dans le Rhône (+ 15,2 %) et dans la Loire (+ 9,5 %). Parmi les nouveaux engagements, les conversions représentent 72 % et les installations directement en bio 28 %. Côté filières, le lait de vache bio est en forte croissance, structuré sous l’impulsion d’importantes laiteries qui développent leur collecte en AB.

Chiffres clé de la bio en Auvergne-Rhône-Alpes – fin 2015 :

  • 145 992 ha certifiés bio ou en conversion
    (5 % de la surface agricole utile en bio),
  • 4 250 producteurs bio
    (7% des exploitations régionales),
  • 1 419 préparateurs en bio en 2015
    (y compris producteurs transformateurs),
  • 381 magasins bio
  • 430 distributeurs (grossistes et détaillants),
    dont 96 structures coopératives,
  • 2ème région française
    en nombre d’agriculteurs bio et d’opérateurs bio de l’aval des filières.

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Le lait bio : une opportunité pour les éleveurs du Nord Isère ?

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La bioéconomie, nouvelle vision du vivant

Agriculture, forêt, agroalimentaire, chimie du végétal…la bioéconomie est à la croisée de plusieurs secteurs d’activité qui traitent la biomasse. Innovante et verte, elle est une nouvelle manière de regarder l’économie. Petit tour d’horizon

La bioéconomie, késako?

C’est l’ensemble des activités économiques fondées sur la matière organique, c’est-à-dire les végétaux et les animaux, qu’ils soient marins ou terrestres.

Cette économie c’est le rassemblement de la production, de la transformation de la matière organique et des déchets qui en sont issus. La bioéconomie a donc un caractère renouvelable  : la matière organique peut être produite en continu grâce à la photosynthèse. Et de ce fait la bioéconomie s’inscrit dans le cadre de l’économie verte, c’est-à-dire une économie respectueuse de l’environnement et qui utilise de façon plus efficiente les ressources naturelles.

Elle est à l’intersection d’autres ensembles d’activités et elle offre des débouchées nouveaux aux secteurs primaires.

La bioéconomie regroupe plusieurs activités :

  • La production de bioressources rassemble les productions des ressources végétales et animales. Elle regroupe les secteurs de l’agriculture, la sylviculture, l’aquaculture et la pêche. A titre d’exemple, la production de lait de vache, de bois énergie ou d’algues entre dans la catégorie de production de bioressources.
  • L’agroalimentaire correspond à la transformation des produits que l’on peut consommer, comme la fabrication de fromage, de charcuterie, de plats cuisinés..
  • Les produits biosourcés sont des produits fabriqués à partir de sources végétales ou animales pour des usages en tant que matériaux ou dans la chimie. Des matériaux biosourcés comme le bois sont utilisés pour la construction ou encore le chanvre qui entre désormais dans la composition de certains bétons ou de matériaux isolants. La chimie du végétal permet de transformer la matière végétale en molécules utilisées pour fabriquer des plastiques, des emballages, des fibres textiles, des sacs plastiques, des pièces de véhicules, des peintures, des lubrifiants…
  • La valorisation des déchets organiques englobe notamment le compostage des déchets verts ou l’utilisation des effluents issus de l’élevage, pour la production d’énergie ou comme fertilisant pour les sols. Cette valorisation a pour but de donner une nouvelle vie au carbone organique et de limiter le recours à d’autres ressources.
  • Les bioénergies visent l’utilisation de l’énergie stockée dans la biomasse. Les bioénergies comprennent l’énergie qui vient de la combustion de matière comme le bois. La méthanisation est un autre procédé valorisant les déchets biologiques : ils sont stockés puis le carbone est transformé en gaz qui est ensuite brûlé pour produire de l’énergie. Le biocarburant est une autre forme de bioénergie où les matières végétales sont transformées en carburant pour alimenter les moteurs à combustion. Le bioéthanol est ainsi fabriqué à partir de céréales ou de betterave à sucre, et le biodiesel avec des oléagineux comment le colza.

Quels sont les enjeux de la bioéconomie ?

Aujourd’hui, la bioéconomie répond à des enjeux majeurs dans un monde où la démographie mondiale croît fortement, où l’épuisement de certaines matières fossiles comme le pétrole se dessine, et où le réchauffement climatique met en danger la production de matières premières. Face à ces différents enjeux, le développement de la bioéconomie est porteur de solutions : elle est en effet à la source de toute notre alimentation et elle peut remplacer des produits jusque-là issus des ressources fossiles.

Mais la bioéconomie doit pouvoir répondre de manière coordonnée à ces différents enjeux et elle doit dans le même temps s’assurer que les milieux naturels dans lesquels elle se développe soient préservés. Seul le rassemblement des secteurs par le biais de la bioéconomie peut apporter des réponses aux enjeux de la sécurité alimentaire, de la réductions des gaz à effets de serre, tout en assurant la prospérité économique.

Dans ce contexte, la France et l’Union européenne s’organisent pour préparer l’avenir et mettent en place des politiques publiques qui soutiennent le développement d’une bioéconomie équilibrée.

La Commission européenne a lancé en 2012 une stratégie dédiée à la bioéconomie avec notamment un partenariat public-privé appelé « bio-based industry » qu’elle finance à hauteur d’un milliard d’euros. De son côté, la France a décidé d’élaborer une stratégie nationale bioéconomie, avec pour objectifs de mieux coordonner ses politiques publiques, de créer des connexions entre les secteurs, de générer des projets à l’échelle des territoires et de renforcer la soutenabilité des productions.

La bioéconomie offre une nouvelle vision, plus intégrée de la production et de la valorisation de la biomasse, où la gestion des ressources et l’optimisation de leurs utilisations est un point crucial. Elle devient ainsi une réponse aux défis de demain.

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