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Droits des agriculteurs sur leurs semences: réaction de la confédération paysanne

C’est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Un point important de l’ordre du jour de la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l’application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner… le directeur des relations extérieures du GNIS :

  • qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d’une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l’industrie semencière,
  • qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n’est presque plus utilisée depuis l’adoption en 1994 d’un règlement européen qui les autorise,
  • et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du « privilège du sélectionneur » d’utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d’échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd’hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle.

En effet, seule l’adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d’abandonner l’usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l’environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles.

La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d’échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d’une poignée de multinationales productrices d’OGM.

Les droits des agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l’indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l’environnement et la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d’engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l’ensemble de la population et non le représentant d’un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

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OPG: régulation mondiale des marchés, relance de l’agriculture

Le congrès de l’organisation des producteurs de grains vient de se tenir à Troyes.

Si le cours des céréales a doublé en 6 mois, ce n’est pas une « flambée » des prix mais une correction du marché car les prix d’aujourd’hui ont simplement retrouvé leur niveau de 1987 en euros courants en Europe. Après deux années sans revenu, les producteurs de grains retrouvent certes un niveau de prix indispensable pour une agriculture durable mais restent dans l’angoisse de voir à nouveau les prix s’effondrer d’ici quelques mois, face à l’absence totale de régulation aux niveaux européen et mondial.

Les intervenants, Françoise Girard du CIRAD et Alain Le Boulanger du CER France ont démontré que la libéralisation du commerce international a, contrairement à l’objectif de ses promoteurs, accru la volatilité des prix des grains depuis 20 ans et que les contrats, chers au ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, ne permettront en rien de réguler les marchés.
Nicolas Jaquet, président de l’OPG, analysant le déficit global de la production européenne de grains (20 mio t d’exportations de blé et 50 mio t d’importations de soja), annonce un risque d’une pénurie mondiale de soja d’ici quelques années si les assolements évoluent sur le continent américain en fonction de l’attractivité des prix des différentes cultures. Les conséquences au niveau européen seraient catastrophiques. Comme mesure préventive, l’OPG demande un rééquilibrage des cultures au sein de l’UE : moins de blé et plus de protéines végétales (soja, pois, luzerne).

Les producteurs de grains sont stupéfaits de voir que face à l’augmentation du prix du blé de nombreuses voix s’élèvent pour demander encore « plus de libéralisation du commerce » pour lutter contre l’envolée des prix alimentaires. C’est un véritable aveuglement idéologique des artisans d’une forme ultralibérale de décroissance qui ne cesse de détruire les agricultures. C’est tout le contraire que propose l’OPG : au lieu de tirer sur la locomotive de l’agriculture qui redémarre, il faut y raccrocher les wagons des autres secteurs de l’économie.

Pour réguler la production mondiale, il faut en priorité augmenter la production agricole dans les pays déficitaires en mettant en place des politiques de prix élevés et différenciés en fonction des grands ensembles géographiques. Pour lutter contre la spéculation, il suffit de revenir à des prix plus stables ; elle n’aura plus d’intérêt et disparaîtra d’elle-même.

Enfin les producteurs de grains s’opposent à toute forme de charcutage en France des prix des céréales pour permettre d’approvisionner à un prix inférieur au marché les éleveurs ou les usines d’éthanol. Cette déconnexion au sein du marché européen serait digne de Cuba ou de la Corée du Nord ?
Seule une libéralisation définitive du commerce des céréales, hélas très administré en France, permettrait aux éleveurs d’acheter directement aux céréaliers, supprimant les intermédiaires et redonnant ainsi de la compétitivité.

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Chrysomèle: d’une stratégie d’éradication à une stratégie de confinement sur tout le département

arton618La réglementation évolue

L’arrêté ministériel du 28 Juillet 2008 vient d’être modifié par l’arrêté du 23 septembre 2010. Il prévoit la possibilité de définir des zones de confinement, c’est à dire des zones où la présence de la chrysomèle a été mise en évidence dans une partie du territoire au cours de trois années consécutives et où l’éradication n’est plus envisageable. C’est le cas en Rhône-Alpes avec un foyer comme celui de l’Est lyonnais où les captures sont nombreuses depuis 2007.

L’application en Isère

En Rhône-Alpes, ce sont les cinq départements de l’Ain, l’Isère , le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie qui sont concernés et définis dans leur totalité comme zone de confinement par des arrêtés préfectoraux qui prévoient les mesures de lutte suivantes qui en découlent dès la campagne 2011 et jusqu’en 2016 (traitements larvicides et rotations) :

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Les conditions d’implantation du maïs en 2011 en Isère

Au niveau des traitements larvicides :

  • en dehors des zones de 1 km autour des captures 2010, toute parcelle qui était en maïs en 2009 et en 2010 ne peut être implantée en maïs en 2011 que si elle fait l’objet d’un traitement contre les larves ;
  • dans les zones de 1 km autour des captures 2010, toute parcelle qui était implantée en maïs en 2010, ne peut être implantée en maïs en 2011 que si elle fait l’objet d’un traitement contre les larves. (se reporter aux cartes de localisation des parcelles sur le site internet de la DRAAF)

Pour l’Isère, les communes concernées par les zones de 1 km autour des captures sont AOSTE, LES AVENIERES, BOURGOIN-JALLIEU, CHAMAGNIEU, LA COMBE-DE-LANCEY, CORBELIN, FROGES, GRANIEU, L’ISLE-D’ABEAU, LAVAL, SAINTE-AGNES, SAINT-ISMIER, SAINT-MARCEL-BEL-ACCUEIL, SAINT-MURY-MONTEYMOND, SAINT-NAZAIRE-LES-EYMES, SATOLAS-ET-BONCE, LE VERSOUD, VILLARD-BONNOTLA-PORTE, SAINT-PIERRE-D’ALBIGNY, SAINT-PIERRE-DE-SOUCY, SERRIERES-EN-CHAUTAGNE, VIONS, VOGLANS

Au niveau des rotations, sur l’ensemble des parcelles de l’exploitation cultivées en maïs en 2010, au moins un sixième de ces surfaces doit faire l’objet d’une autre culture que le maïs en 2011. Les autres parcelles de l’exploitation peuvent être implantées en maïs, quelles soient comprises dans la sole 2010 ou non et à condition de respecter les conditions de traitements larvicides. En 2016, aucune parcelle de l’exploitation ne doit avoir été implantée en maïs plus de 5 années consécutives.

Les modalités de traitement au stade larvaire en 2011

Utilisation de produits phytopharmaceutiques à base de téfluthrine autorisés selon usage “maïs traitement du sol contre les insectes”.

Contacts utiles :

DRAAF SRAL, Chambres départementales d’agriculture, organismes de stockage, DDT.

www.draaf.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr

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Silo de Hières sur Amby…

Le silo de Hières sur Amby, devenu trop étroit, même s’il collectait 1800 tonnes de céréales annuellement, demandait d’être agrandi. C’est fait avec la récente mise en service de deux nouvelles cellules de stockage d’une capacité de 2500 tonnes chacune.

L’inauguration de ce nouvel outil s’est déroulée le 21 septembre en présence de nombreux agriculteurs et de  Pierre Fayolle (Responsable du marché de l’Agriculture au Crédit Agricole Sud Rhône Alpes) et Yves Moly (Chargé de clientèle Agricole).

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L’investissement est supporté par la SARL DETRIEUX (associés le père et ses 2 fils) qui exploitent 294 hectares de céréales dans l’est lyonnais, à Verna.

Ils ont par ailleurs signé une convention de partenariat avec la Coopérative La Dauphinoise, leur permettant d’offrir une prestation de stockage à leurs adhérents.

La Caisse Régionale du Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes est intervenue à hauteur de 899 000 Euros dans ceprojet qui va permettre d’optimiser le stockage des céréales sur tout le canton.

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Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a joué un rôle primordiale dans cette opération. On reconnait de gauche à droite: Raphaël Comte, Coopérative Dauphinoise, Pierre Fayolle et Yves Moly, Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, Marie et Pierre Détrieux, ainsi que leurs enfants Christophe et Julien, devant les silos qui pourront traiter jusqu’à 10000 de maïs en 30 jours.

CARSA


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Lutte contre l’ambroisie en grandes cultures

Du point de vue agronomique, la nuisibilité de l’ambroisie a conduit depuis longtemps les agriculteurs et les organismes techniques qui les accompagnent à rechercher et à mettre en œuvres les moyens de lutte disponibles dans les cultures de printemps (tournesol, soja, sorgho, pois, …).

Les récentes études concertées, notamment l’action de recherche menée de 2005 à 2007 dans la région de Bourgoin-Jallieu et les campagnes de luttes soutenues par la Communauté d’agglomération du Pays Viennois, ont mis en évidence l’intérêt de lutter également précocement dans les intercultures d’été, sur les chaumes, juste après récolte des cultures d’hiver (blé, orge, colza), pour mieux maîtriser le risque agronomique (multiplication des graines) et le risque de santé constitué par l’émission de pollen.

ambroisie

Inventaire des moyens de lutte en grandes cultures

A ce jour, 3 types de lutte, agronomique, mécanique et chimique, sont inventoriés pour agir en substitution ou en complémentarité selon les cas, au niveau des intercultures après la récolte des cultures d’hiver ou au niveau des cultures de printemps.

- La lutte agronomique : il s’agit notamment de pratiquer d’une part des assolements diversifiés, c’est-à-dire de varier les espèces cultivées en tenant compte des moyens de lutte disponibles selon l’infestation historique des parcelles, et, d’autre part, de mettre en œuvre, autant que les conditions le permettent, la technique du faux semis, avant l’implantation des cultures de printemps et après les cultures d’hiver (déchaumage).

Le faux semis consiste à préparer finement le sol, mais sans semer immédiatement à la suite, de manière à favoriser les levées d’ambroisies, quitte à retarder un peu l’implantation de la culture, qui seront ensuite détruites et ainsi contribuer à l’épuisement du stock semencier du sol.

Enfin, il convient de prendre le maximum de précaution au moment de la récolte d’une parcelle ou d’une partie de parcelle infestée pour limiter la disséminations des graines matures, notamment en nettoyant autant que possible la moissonneuse batteuse.

- La lutte mécanique : sur les intercultures estivales, il s’agit de déchaumer le plus tôt possible après la récolte des cultures d’hiver (courant juillet). Cette pratique permet à la fois de détruire les jeunes ambroisies levées sous couvert des cultures en place, avant leur récolte, et de favoriser d’éventuelles nouvelles levées.

Sur les cultures de printemps, 3 types d’outils (bineuse, houe rotatitive ou herse étrille)  peuvent être utilisés selon les cultures en place et les conditions de milieu (présence plus ou moins importante de pierres ou graviers, conditions météo des périodes auxquelles elles peuvent être mise en œuvre, stade de développement des plantes). La contrainte première de faisabilité qui est apparue comme un frein à leur mise en œuvre dans nos études régionales est leur disponibilité sur les exploitations, qui engendre un investissement conséquent en matériel.

- La lutte chimique: sur les intercultures, il s’agit d’appliquer relativement tôt après la récolte des cultures d’hiver, et dans tous les cas avant floraison de l’ambroisie, un désherbant total permettant de détruire les jeunes plantes levées sous couvert des cultures d’hiver. Le choix entre l’option mécanique ou l’option chimique intègre la facilité d’intervention mais aussi la présence de plantes vivaces tel le chardon.

Dans les cultures de printemps, la lutte chimique met en œuvre des désherbants autorisés, culture par culture, c’est-à-dire sélectifs de cette culture et qui ont montré dans une évaluation préalable leur intérêt contre l’ambroisie. Trois périodes d’emploi sont à distinguer :

- l’application de présemis, c’est-à-dire une pulvérisation au moment des dernières préparations de sol, juste avant semis,

- l’application de post-semis – prélevée : le produit est pulvérisé après le semis mais avant la levée de la culture,

- les applications de post-levée : le produit est pulvérisé après la levée de la culture et, la plupart du temps, c’est le stade des mauvaises herbes qui guide le moment du traitement.

- La lutte mixte: des techniques d’association des luttes chimique et mécanique ont été mises au point. On parle de désherbage mixte au semis lorsqu’on embarque un système de pulvérisation sur le semoir qui permet d’appliquer un désherbant de post-semis – prélevée juste derrière l’élément semeur et seulement sur une largeur réduite correspondant à la ligne de semis.

Dans cette pratique, l’enherbement de l’inter-rang sera contrôlé par un binage. On parle aussi de désherbinage quand le système de pulvérisation est embarqué sur la bineuse, ce qui permet d’associer la pulvérisation d’un désherbant de post-levée au passage seulement au niveau du rang de semis au binage de l’inter-rang.

Ces techniques associées nécessitent un équipement approprié mais permettent aussi de limiter de plus de moitié les quantités de désherbants appliquées à l’hectare de culture.

Sur tournesol, de nouvelles solutions viennent compléter les possibilités de lutte en post-levée, période d’intervention jusque là non possible sur cette culture

Depuis 2009, les producteurs disposent d’innovations en matière de désherbage du tournesol après la levée, créneau d’intervention jusque là non pourvu pour cette culture au niveau des dicotylédones. Le produit PULSAR 40 (BASF Agro) dispose d’une AMM sur tournesol tolérant CLEARFIELD® et soja à la dose de 1,25 l/ha. Le produit Express SX (DuPont Solutions) dispose d’une AMM sur tournesol tolérant EXPRESS SUN™ à la dose de 45 g/ha et 60 g/ha sur ambroisie. Ce dernier doit être utilisé en mélange extemporané avec Trend90 à 0,1%.

Ces solutions permettent désormais d’opérer en post-levée, à 4 feuilles du tournesol ou du soja, soit environ 1 mois après le semis. Le mode d’action est celui des inhibiteurs de l’acétolactate synthétase (ALS ou AHAS), commun aux sylfonylurées, aux triazolo-pyrimidine (florasulam, pyroxulam), à la propoxy-carbazone (Attribut) et aux imidazolinones. Ces herbicides agissent au niveau des zones méristématiques en inhibant la division cellulaire. Ce mode d’action est assez long avant de voir disparaître les plantes (nécrose des zones méristématiques puis mort de la plante). Express SX ne montre aucun manque de sélectivité sur tournesol tolérant. L’application de Pulsar 40 peut parfois s’accompagner de jaunissements passagers sans aucune incidence sur le rendement.

L’apparition de ces nouvelles solutions représente pour les producteurs un réel atout. Le désherbage de post-levée devient une réalité sur flore classique, ce qui permet de s’affranchir de conditions climatiques sèches affectant parfois les produits à action racinaire. En bonnes conditions, sur flore classique, les efficacités de ces nouveaux produits apparaissent comparables à celles de ces solutions anciennes.

Mais la nouveauté se manifeste surtout contre les flores difficiles avec de très bon niveaux d’efficacité : ambroisie, ammi-majus, bidens, datura, liseron des haies, tournesol sauvage et xanthium. Express SX permet également un contrôle du chardon.

Dans certaines conditions de flores, les programmes associeront prélevée et post-levée. C’est en particulier le cas avec Express SX qui ne présente aucune efficacité sur graminées. Il devra s’intégrer à un programme contenant Mercantor Gold, Prowl ou Atic Aqua.

Profiter de ces bénéfices à long terme passe par la gestion de la durabilité de ces solutions. En effet, s’agissant d’herbicide à site d’action unique (famille des ALS), l’apparition d’adventices résistantes ne peut être exclue (des cas ont déjà été observés en culture de céréales suite à l’utilisation systématique de sulfonylurées).

L’apparition d’une adventice résistante (par mutation de cible ou par détoxification) est un phénomène qui n’est pas lié à l’utilisation de l’herbicide, mais ce dernier, par pression de sélection, peut finir par révéler une population résistante.

Pour assurer cette bonne gestion, l’évaluation du risque et le respect de quelques mesures d’accompagnement sont de mise. Ainsi leur utilisation doit prendre en compte non seulement la culture traitée mais aussi l’ensemble de la rotation.

Le CETIOM propose en ligne un outil :

http://www.cetiom.fr/to_tolerant_durabilite/ qui évalue le risque d’apparition d’adventices résistantes dans chaque situation et apporte les préconisations adaptées parmi lesquelles l’alternance des matières actives, l’application des méthodes agronomiques et mécaniques décrites plus haut.

Contre les fortes populations d’ambroisie, en situation de rotation courte avec tournesol, un programme associant Nikeyl en prélevée puis Pulsar 40 ou Express SX est également un moyen d’assurer cette durabilité.

Ces homologations ont été accompagnées cette campagne de la première offre variétale adaptée. Le potentiel des premières variétés tolérantes est à relier avec celui des premières variétés oléiques lorsqu’on les comparait aux meilleures variétés classiques, les efforts de sélection pour reconvertir des lignées élites présentant un petit décalage dans le calendrier du progrès génétique.

Les premières variétés Clearfield testées au CETIOM en 2009 (variétés ES Balistic – oléique, Rustica et LG5668 CL – Semences LG) présentent un niveau de rendement de l’ordre de 95 % de la moyenne du rendement, soit un recul de -5 à -7 % du potentiel des meilleures variétés. La teneur en huile peut, elle aussi, être affectée par cette reconversion. Les autres semenciers n’ont pas souhaité confier leurs variétés en évaluation en 2009.

Pour les semis 2010, ces nouvelles solutions ont plutôt été réservées aux situations dans lesquelles les solutions de désherbage actuelles étaient insuffisantes (flores difficiles dont l’ambroisie). Mais on peut parier sur un élargissement rapide de l’offre variétale tolérante.

Ces herbicides de post-levée vont permettre de modifier significativement le désherbage.

Le désherbage de post-levée se raisonne non plus sur une flore supposée, mais sur des adventices présentes. C’est aussi une pratique sécurisante qui devrait permettre une prise de risque plus importante en prélevée. Ainsi, le désherbage sur le rang en prélevée ou l’impasse suivis d’un binage pourraient plus volontiers se développer, en particulier dans les zones où le focus est mis sur la qualité de l’eau (MAE territoriales, etc.). Globalement, le recours aux solutions de post-levée devraient réduire l’emploi de produits de prélevée présentant un plus fort grammage à l’hectare (20 à 50 g/ha contre 1500 à 2400 g/ha).

Elles permettent aussi d’envisager une réponse ciblée en intervenant à vue sur les zones de bordure des parcelles que toutes nos études régionales montrent comme fréquemment nettement plus infestées par l’ambroisie que l’intérieur des parcelles et pour lesquelles aucune solution pertinente ne permettait d’obtenir un contrôle ciblé différencié jusqu’à maintenant.

Enfin, il convient de souligner que le potentiel semencier de l’ambroisie de certaines parcelles est tel – possibilité de levée de 100 voire 200 ambroisies par m² – que même lorsque l’efficacité du/des désherbant(s) utilisé(s) peut être qualifiée d’excellente (90 à 95 % d’efficacité par rapport au témoin non désherbé), l’indice de satisfaction vis-à-vis des moyens de lutte mis en œuvre peut être jugé beaucoup plus mitigé dès lors qu’il reste quelques ambroisies présentes, vu le développement que celles-ci peuvent atteindre.

On constate toutefois dans le cas de l’emploi des nouveaux produits proposés en post-levée du tournesol que, dans de telles circonstances, le développement des ambroisies non complètement détruites demeure très réduit, limitant leur nuisance tant au niveau concurrentiel vis-à-vis de la culture qu’au niveau de l’émission de pollen.

Franck Duroueix et Didier Chollet  – CETIOM

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Céréales: bonne campagne 2010

FranceAgriMer / ARVALIS – Institut du végétal viennent de publier, le premier bilan de la récolte de céréales 2010. Celui ci est positif dans son ensemble. Voici ce bilan détaillé.

Blé tendre : rendements hétérogènes, mais qualité au rendez-vous

Les récoltes sont terminées dans la majeure partie de la France, elles sont toujours en cours dans l’Est, dans le Nord et sur la bordure maritime de la Manche.
Au 10 août, l’estimation de la production est légèrement supérieure à 35 Mt. Le rendement moyen national, évalué à 71 q/ha, serait proche de la moyenne quinquennale (71,2 q/ha).
La récolte 2010 est marquée par une grande hétérogénéité de rendements à l’intérieur des
régions, en raison principalement des conditions climatiques en cours de campagne. La
sécheresse survenue durant la montaison a ainsi impacté les cultures et n’a pas toujours permis une bonne valorisation des apports d’azote. L’effet type de sol est donc marqué : les parcelles en sols séchants ont été plus particulièrement pénalisées, tandis que les terres plus profondes obtiennent de meilleurs résultats.
Dans les 2/3 sud du pays, le rendement moyen se situe autour de 65 q/ha avec des extrêmes à 40 et à 90 q/ha. Ils déçoivent notamment en Poitou-Charentes et Pays de la Loire. En revanche, les résultats sont meilleurs qu’attendu en Bourgogne et en Franche-Comté. Quant au Sud-Ouest, après des résultats décevants en 2009, il retrouve cette année un très bon niveau de rendement.
Les rendements moyens sont compris entre 70 et 90 q/ha, de la Beauce au nord du pays, avec là encore des écarts importants.
En termes de qualité, 2010 s’annonce être un bon cru. Dans la plupart des régions, les teneurs en protéines sont ainsi supérieures à 11 % en moyenne, voire même 12 %. Elles sont toutefois un peu plus faibles qu’habituellement dans le Sud-Ouest, en raison d’apports d’azote parfois insuffisants. Sur l’ensemble du pays, les poids spécifiques sont très bons, dépassant généralement 78 kg/hl en moyenne. Quelques baisses sont constatées pour les blés récoltés après des passages pluvieux. Enfin, il n’y a pas à ce jour de problème signalé de germination sur pied.

Blé dur : une récolte globalement de très bonne qualité

Les récoltes sont terminées.
Avec un rendement moyen de 49 q/ha, la production estimée est proche des 2,5 Mt.
On observe, comme en blé tendre, une hétérogénéité de rendements dans la plupart des régions.
Dans le Centre et l’Ouest, le climat sec durant la montaison a fortement contribué à diminuer le nombre d’épis et les rendements sont généralement compris entre 50 et 60 q/ha. Dans le Sud-Est, les rendements dépassent 35 q/ha en moyenne, avec des extrêmes de 20 à 70 q/ha. Les moins bonnes parcelles ont été pénalisées par l’excès d’eau hivernal, le piétin échaudage en blé sur blé, mais aussi par une moindre utilisation de fongicides et d’azote par les agriculteurs. Enfin, comme en blé tendre, le Sud-Ouest obtient de très bons rendements en blé dur, compris entre 50 et 60 q/ha en moyenne.
La récolte est globalement de très bonne qualité. Les poids spécifiques dépassent ainsi 80 kg/hl en moyenne dans la plupart des régions. Les teneurs en protéines sont également d’un bon niveau dans les régions de l’Ouest et du Centre, de 14 % à plus de 15 % en moyenne. Elles sont en revanche plus faibles dans le sud de la France, avec des teneurs généralement comprises entre 13 et 14 %. Dans tous les cas, peu de mitadinage est signalé et la moucheture est très peu présente.

Orges : rendements variables, mais bonne qualité

Toutes orges confondues, la production est évaluée à 10,4 Mt.

Orges d’hiver : 7,7 Mt. Les récoltes sont terminées.
Comme les autres céréales, les orges ont été impactées par les conditions séchantes en cours de montaison et d’importants écarts de rendements sont constatés au sein des régions. Ces derniers sont donc en retrait par rapport à 2009 sur la majeure partie du territoire, même s’ils apparaissent plutôt bons en Midi-Pyrénées. Les meilleurs résultats sont observés en bordure maritime de la Manche, ainsi qu’au nord et à l’est de la France, avec des moyennes proches des 70 voire 80 q/ha.
Les orges brassicoles sont globalement de bonne qualité. Les teneurs en protéines sont
généralement contenues entre 9 et 11,5 %, mais quelques lots peuvent dépasser 11,5 %. Les poids spécifiques sont très bons, presque toujours supérieurs à 65 kg/hl en moyenne voire supérieurs à 68 kg/hl. Les calibrages dépassent 70 % et même souvent 80 %.

Orges de printemps : 2,7 Mt. Les récoltes sont en cours dans le nord de la France.
Là encore, les rendements apparaissent généralement inférieurs à ceux de 2009 et hétérogènes. Sur le plan qualitatif, les calibrages sont bons à très bons, souvent supérieurs à 90 %. Les teneurs en protéines moyennes sont souvent situées autour de 11 %, mais quelques valeurs supérieures à 11,5 % peuvent être observées dans le Centre et le Centre-Ouest. Les poids spécifiques sont toujours d’un bon niveau.

Pois : plus de 1 Mt de production

Les récoltes sont en cours dans le nord de la France et sur la bordure maritime de la Manche.
Du fait de la forte augmentation des surfaces, la production devrait dépasser 1 Mt.
Les rendements se situent entre 20 et près de 60 q/ha sur l’ensemble des régions de production avec une moyenne nationale à 45 q/ha. Les cultures ont été pénalisées en Poitou-Charentes qui affiche un rendement moyen de 35 q/ha. Les meilleurs résultats sont observés dans le nord du pays avec des moyennes dépassant toujours 45 q/ha. Dans tous les cas, des hétérogénéités sont constatées dans les régions.

Colza : une production estimée à 4,6 Mt

Les récoltes sont toujours en cours dans le nord de la France et sur la bordure maritime de la Manche.
Les rendements sont en retrait par rapport au record de 2009 et des écarts importants sont observés dans les régions. Ceci est particulièrement vrai en Poitou-Charentes, où le rendement moyen atteint à peine 25 q/ha du fait de problèmes d’implantations de parcelles et de parasitisme.
Dans le reste de la France, les rendements sont compris entre 30 et 40 q/ha, les maxima étant observés en Picardie et Nord-Pas-de-Calais.

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Journée « Grandes cultures » organisée par Corabio

Corabio organise une journée technico-économique « Grandes cultures » mardi 18 mai à Brangues (salle des fêtes), de 9h à 16h. Inscription indispensable (1).

Dans un marché en forte croissance (+10 % depuis 10 ans), l’agriculture biologique est aujourd’hui reconnue pour  ses bénéfices environnementaux dans le cadre du Grenelle de l’environnement et du plan Barnier. Fondé sur des rotations longues, en grandes cultures, le mode production biologique permet de revoir la gestion de ses parcelles et de diversifier les espèces produites.

Cette journée sera l’occasion de faire un point sur le marché et la diversité des débouchés pour l’ensemble des espèces, mais aussi sur des aspects plus techniques, avec notamment une visite d’exploitation en fin de journée, la présentation des travaux conduits sur l’activité biologique des sols et des démonstrations de matériel.

corabio

Comment se rendre à Brangues :

Par l’A43, de Valence, sortie 9 La Tour du Pin >> direction N6 Chambéry / La Tour du Pin  direction D16 Morestel / Dolomieu via Morestel

de Chambéry, sortie 12 Aiguebelette-le-Lac

de Lyon, sortie 7 Morestel via Morestel

Par l’A48, sortie 10 Voiron (Rocade Ouest) >> direction N 75 Morestel / Bourg-en-Bresse

Par l’A42, sortie 8 Chambéry / Lagnieu / Ambérieu-en-Bugey direction D1075 Grenoble / Lagnieu / Villars-les-Dombes

……………………………………………

(1) Participation aux frais de la journée, repas inclus : agriculteurs : 35 € (25 € pour les adhérents de GAB) – Autres publics : 50 € – Pour les groupes, consulter Corabio.

Contacts Corabio 1 rue Marc Seguin BP 11150 Alixan 26958 Valence cedex 9

Tél : 04 75 61 19 35

Fax : 04 75 79 17 68

contact@corabio.org

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Les tracteurs bientôt sur les Champs Elysées

Lors du congrès de la FNSEA des 30, 31 mars et 1er avril derniers, plusieurs fédérations régionales ont décidé de se mobiliser pour dénoncer l’année noire qui menace les producteurs du secteur des grandes cultures. Pour la deuxième campagne consécutive, et sans perspectives de redressement à l’horizon, l’effondrement des prix ne leur permettra pas d’assurer la pérennité de leurs exploitations. Des compensations seront nécessaires.
Ces FRSEA ont également demandé que le comité de suivi « grandes cultures » annoncé par le Président de la République, arrête immédiatement des premières mesures d’urgence, en particulier pour dégager le marché et pour mettre fin aux distorsions de concurrence qui pénalisent lourdement la France.
La première réunion de ce comité s’est tenue dernièrement : les dispositions évoquées et la méthode de travail retenue traduisent la prise en compte d’une situation extrêmement difficile.
« Mais il faut maintenant aller vite. Les prochaines semaines seront déterminantes car le Ministre de l’agriculture devra batailler pour arracher des avancées concrètes tant à Bruxelles qu’auprès de ses collègues du Gouvernement », souligne les producteurs.
A l’appel de leurs FRSEA les producteurs du secteur des grandes cultures ont donc décidé de manifester le 27 avril. Ils convergeront par milliers sur Paris avec des centaines de tracteurs. La FNSEA soutient cette mobilisation.

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Lutte contre la chrysomèle: une aide à la rotation des cultures

Le traitement de la chrysomèle par épandage aérien de deltamétrine est une question que nous avons souvent abordée dans les colonnes de sillon38. M. Charles de la Verpillière, député UMP de l’Ain, a récemment posé, à l’Assemblée nationale, une question sur ce sujet à Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. Nous relayons ici la question et la réponse.

Question de M.Charles de La Verpillière
Cet été la chrysomèle qui est, comme nul ne l’ignore, un parasite du maïs, a été décelée en plusieurs endroits du département de l’Ain. Un traitement par épandage de Deltamétrine a été réalisé par hélicoptère fin août sur le territoire des communes de Léman et Château-Gaillard.

Personne ne conteste la nécessité de lutter contre cet insecte nuisible mais la technique utilisée a suscité de nombreuses craintes et interrogations.
En premier lieu, il y a une grande incertitude, pour ne pas dire une grande inquiétude, quant aux caractéristiques de la Deltamétrine. Quels risques ce produit fait-il courir à la santé humaine, aux animaux, aux eaux de surface et souterraines, à l’environnement en général ?
En deuxième lieu, l’information des élus, des professionnels concernés et des riverains a parfois été jugée insuffisante et tardive.
Enfin, les coûts directs, pour les agriculteurs concernés et indirects par exemple pour les apiculteurs contraints de déplacer leurs ruches, paraissent excessifs et appellent une prise en charge par la puissance publique.
J’en viens donc à me demander si la destruction de la chrysomèle par épandage aérien de Deltamétrine est la bonne solution. Il y a d’autres méthodes préventives et plus respectueuses de l’environnement telles que les traitements au semis et surtout la rotation des cultures.

Dans ce dernier cas, il conviendrait, au moins les premières années, d’aider les agriculteurs à adapter leurs exploitations. Sur tous ces points je vous remercie, monsieur le ministre, d’apporter des précisions et de dire quelles sont les intentions du gouvernement.

Réponse de Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche
« Monsieur le député Charles de la Verpillière, vous avez tout à fait raison, le chrysomèle du maïs est un véritable fléau pour les cultures dans votre département, comme dans beaucoup d’autres départements en France. Comme vous l’avez indiqué, il y a deux méthodes pour éradiquer ce fléau.
La première est la méthode réactive par utilisation et épandage d’insecticides avec toutes les conséquences que vous avez indiquées, sur lesquelles j’ai demandé au laboratoire d’étude des végétaux de nous remettre des conclusions rapidement car je ne suis pas certain qu’effectivement ce soit la solution la plus adéquat en terme de coût, en terme de respect de l’environnement et en terme d’inquiétude de nos concitoyens à proximité des épandages.

La deuxième méthode est une méthode efficace mais coûteuse. Elle consiste à mettre en place une rotation des cultures sur l’ensemble des départements qui pourraient être touchés. J’ai décidé de débloquer une aide spécifique de l’État de 350 euros à l’hectare pour tous les agriculteurs qui s’engageraient dans la voie de la rotation des cultures.

Et je tiens à féliciter d’ailleurs les associations de cultivateurs qui ont mis en place des dispositifs pour soutenir les agriculteurs obligés de faire cette rotation. Je voudrais profiter de cette question pour vous dire qu’au-delà de la crise du lait que nous avons largement débattue aujourd’hui, c’est toute l’agriculture française qui souffre aujourd’hui.

Et notre objectif ici à tous, sur tous les bancs de cette assemblée, doit être de trouver des réponses structurelles pour permettre à tous les agriculteurs de France de faire face aux aléas climatiques, sanitaires, économiques, de plus en plus nombreux, de plus en plus difficiles, qu’ils ont à affronter dans les mois et dans les années à venir.

Je souhaite que le futur projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche apporte aux agriculteurs et aux pêcheurs de France les réponses qu’ils attendent ».

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Après le lait, les céréales?

La situation des grandes cultures est préoccupante. Les prix des céréales, des oléagineux et protéagineux, ne cessent de baisser et de nombreux producteurs vendent aujourd’hui leurs grains en dessous de leur coût de revient.

La coordination rurale et l’Organisation des producteurs de grains (OPG) n’excluent pas une grève européenne des semis…

Voici leur communiqué:

« Les céréaliers s’associent aux revendications des éleveurs laitiers et les soutiennent dans leur combat pour obtenir un prix décent de leur production.

La situation des grandes cultures est tout aussi préoccupante. Les prix des céréales, des oléagineux et protéagineux, ne cessent de baisser et de nombreux producteurs vendent aujourd’hui leurs grains en dessous de leur coût de revient.

Les systèmes de soutien des marchés, comme l’intervention et les restitutions, qui assuraient une protection – insuffisante certes – à nos marchés, ont été quasiment abandonnés au profit d’un libéralisme débridé. Par des autorisations d’OGM, interdits de culture sur nos territoires, Bruxelles a ouvert les portes à des maïs sud américains et des colzas canadiens qui, sous la pression des consommateurs, n’étaient pas autorisés en Europe.

En prévoyant au printemps une bien hypothétique hausse des marchés céréaliers qui ne s’est pas produite, Monsieur Barnier et ses experts économistes ont projeté de transférer 25 % des aides du secteur grandes cultures à l’élevage pour la campagne 2010. Une bien mauvaise décision qui va encore aggraver le déficit des producteurs de grains.

Dans toutes les régions de France, le mécontentement s’installe.

A l’image de leurs collègues laitiers, les céréaliers se posent la question d’engager une grève européenne des semis si la Commission ne revient pas sur ses mauvais choix de dérégulation généralisée. »

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