Archive | fruits-légumes

Une année aux prix records

Familles Rurales publie les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes 2016 portant sur deux relevés effectués durant l’été. Ces résultats mettent en évidence :

  • Une année aux prix records : depuis le début de l’observatoire, les prix n’ont jamais été aussi élevés : 4.10 € pour 1kg de fruits et 2.30 € pour 1kg de légumes
  • Entre 2015 et 2016, les fruits ont augmenté de + 18% et les légumes de + 10%.
  • Les produits qui ont le plus augmenté sont : la pomme de terre + 37%, la fraise + 36%, le melon + 17%, la cerise + 17%, la courgette + 17%…
  • Les hard-discounts restent toujours moins chers en termes de prix, même si l’écart avec les hyper et supermarchés se resserre.
  • Des fruits et légumes « Origine France » qui restent compétitifs par rapport à leurs homologues étrangers. La différence de prix reste très relative (inférieure ou égale à 10 centimes d’euros dans un cas sur deux).
  • Les fruits et légumes bio restent globalement plus chers que les fruits et légumes conventionnels, avec un écart qui s’accentue par rapport à 2015 : pour les fruits (+ 2.85 €) et les légumes (+ 1.80€).
  • Manger des fruits et légumes de saison à maturité est moins cher.
  • Acheter des fruits et légumes français n’est pas forcément plus cher.

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Référentiel sur la segmentation de la tomate

Acteur majeur du secteur des fruits et légumes, l’AOPn Tomates et Concombres de France (Association d’Organisations de Producteurs nationale) a vu validée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) sa proposition de « Référentiel sur la Segmentation de la Tomate ».

Cet outil d’information visant à clarifier l’offre Tomate actuelle annule et remplace le projet de code des usages sur lequel  l’AOP, l’UFS (Union Française des Semenciers) et la DGCCRF travaillaient depuis 2013 et a vocation à devenir le document de référence pour l’ensemble des acteurs de la filière tomate (des semenciers jusqu’au consommateur final).

Une segmentation clarifiée, une offre mieux cadrée

A la mention « nature du produit » (obligatoire) pourra désormais s’ajouter le nom d’un « segment ». Ainsi, il sera par exemple possible d’indiquer Tomate Côtelée (obligatoire) Segment : aumônière (facultatif).  Ce référentiel offre en effet la possibilité de classer les variétés de tomates en 13 segments différents : Les Grappes, Les Rondes, Les Cerises rondes, Les Cerises allongées,  Les Cocktails grappes, Les Allongées, Les Aumônières, Les Cœurs, Les Charnues, Les Côtelées, Les Cornues, Les Latines et les Zébrées.

« Je suis très satisfait de cette décision » souligne Laurent Bergé, président de l’Association Tomates et Concombres de France. « Il était primordial de pouvoir proposer une offre tomate plus structurée et donc plus claire pour les consommateurs. Les producteurs de l’AOPn Tomates et Concombres de France pourront ainsi continuer, sereinement, à élargir leur offre de tomates pour répondre aux attentes gustatives et qualitatives. »

Fruit d’un  travail commun entre les fédérations professionnelles et la DGCCRF au profit de l’ensemble des acteurs de la filière, cet outil d’information complémentaire de la norme spécifique relative à la tomate clarifiera l’offre de ce produit sur le marché permettant une meilleure information du consommateur.

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Lait et fruits à l’école

De nouvelles mesures visant à renforcer et à stimuler le financement d’un programme de l’Union Européenne pour fournir des fruits, des légumes et des produits laitiers dans les écoles ont été soutenues en commission de l’agriculture .

Elles mettent davantage l’accent sur l’éducation des enfants à manger sainement, augmentent le budget et fusionnent des régimes aujourd’hui distincts pour le lait et les fruits dans les écoles.

« Une alimentation saine et équilibrée est le fondement d’une bonne santé, mais la consommation de fruits, de légumes et de lait a diminué au sein de l’UE. C’est pourquoi il est de la plus haute importance de renforcer le régime de fruits, légumes et lait à l’école en augmentant son budget et en l’axant davantage sur l’éducation à une alimentation saine.
Le Parlement a également assuré la stabilité financière du programme en empêchant les États membres de réduire unilatéralement son budget ou de modifier les critères d’attribution des fonds de l’UE entre eux », a déclaré Marc Tarabella, chef de file de ce dossier au Parlement et meneur de l’équipe de négociation du PE.

Partager 250 millions d’euros par an pour des mesures alimentaires saines de façon plus équitable entre les États membres

Le Parlement a remporté une somme supplémentaire de 20 millions d’euros par an pour les mesures concernant le lait. Cela porte le financement annuel pour le lait et les produits laitiers à 100 millions d’euros, tandis que 150 millions d’euros sont dévolus aux fruits et légumes.

Les députés ont également insisté sur une répartition plus juste des fonds communautaires entre les États membres en fixant deux critères de base pour l’ensemble du système (la part d’enfants de six à dix ans dans la population et le degré de développement de la région au sein de l’État membre). Les niveaux passés des fonds du régime du lait seront pris en compte et éventuellement revus après les six premières années du nouveau régime et seront complétés par un nouveau montant minimum annuel d’aide européenne par enfant.
Davantage d’accent sur l’éducation

Pour rendre le système scolaire de l’UE plus efficace, les États membres doivent faire davantage pour promouvoir de saines habitudes alimentaires, les chaînes alimentaires locales, l’agriculture biologique et la lutte contre le gaspillage alimentaire, ont insisté les députés. Les mesures éducatives doivent aussi favoriser le contact des enfants avec l’agriculture, par exemple à travers des visites de fermes et la distribution de spécialités locales comme le miel et les olives.
Produits admissibles à un financement de l’UE

Le Parlement a insisté pour que les denrées alimentaires distribuées dans les écoles soient en priorité des produits sous-consommés, frais et locaux plutôt que des aliments transformés. Les États membres seront en mesure de distribuer les aliments transformés comme les soupes, compotes, jus de fruits, yaourts et fromages seulement en plus de fruits et légumes frais et du lait ou du lait sans lactose.
Le Parlement Européen a assuré que seuls les produits ayant un contenu nutritionnel sain puissent être distribués. Les édulcorants et exhausteurs de goût artificiels ajoutés seront interdits.

La distribution de produits avec du sucre, du sel et de la graisse ajoutés ne devrait être autorisée qu’à titre d’exception, ont insisté les députés. Des limites strictes pour les quantités de ces additifs dans le produit final seront définies au niveau de l’UE et le produit devra être approuvé par une autorité nationale de la santé avant qu’il puisse être mis à disposition des enfants de l’école dans le cadre du système de l’UE. Des produits contenant des fruits, des noix ou du cacao ajoutés tels que le lait au chocolat ou des yaourts aux fruits, et des produits alimentaires aromatisés seront toujours admissibles à un financement de l’UE au titre du régime scolaire. Mais les eurodéputés ont assuré que l’UE n’interviendra que pour la partie du lait de celui-ci, qui devra représenter au moins 90%, ou dans des cas exceptionnels, au moins 75% du produit final.

Prochaines étapes
Le texte convenu doit encore être approuvé par le Parlement dans son ensemble lors de la session plénière de mars ou avril avant d’aller au Conseil pour approbation en première lecture.

Le programme en faveur du lait dans les écoles a été créé en 1977. Le programme en faveur des fruits à l’école, qui inclut des mesures éducatives, a été introduit en 2009. Les deux programmes ont été mis sur pied afin d’encourager la consommation de fruits, de légumes, de lait et de produits laitiers.

Jusqu’à présent, ils opéraient cependant selon des dispositions juridiques et financières différentes. Les 28 États membres participent au programme en faveur de la consommation de lait à l’école alors que le programme en faveur de la consommation de fruits est appliqué dans 25 États membres (le Royaume-Uni, la Finlande et la Suède n’y prennent pas part).

La consommation de fruits, de légumes et de lait continue de chuter en Europe. Plus de 20 millions d’enfants sont en surpoids dans l’UE et les adolescents consomment en moyenne 30 à 50% seulement de l’apport journalier recommandé en fruits et légumes.

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Halte à la manipulation !

Le Collectif Sauvons les fruits et Légumes communique:

« Dans une communication médiatique, l’association environnementaliste Générations Futures dénonce la présence de « pesticides », dont certains seraient « perturbateur endocrinien », sur les salades mises en vente dans les grandes surfaces françaises.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce la vaste manipulation que constitue cette pseudo-enquête. Jouant encore une fois sur les peurs, Générations Futures n’avance strictement aucun chiffre. L’ONG ne fait que lister un certain nombre de molécules.
Or, tout scientifique sérieux sait bien qu’il faut bien distinguer les notions de « détection » et de « quantification ».
Grâce aux outils ultra-performants de laboratoire, on peut désormais détecter tout et n’importe quoi sur n’importe quel produit, y compris des produits interdits depuis 40 ans comme le DDT. Quant au « seuil de quantification », il permet d’avoir une idée beaucoup plus exacte des résidus effectivement présents. Cette distinction fondamentale, Générations Futures la met aux oubliettes pour les besoins de sa communication.

Générations Futures « oublie » de rechercher le cuivre, 1er pesticide utilisé en agriculture !
Premier pesticide en quantité utilisé en bio (et dans une moindre mesure en conventionnel), le cuivre est bizarrement « oublié » par Générations Futures. Pour quelle raison ? Le cuivre (molécule dite « naturel ») est très utilisé en bio comme substitut à des molécules de synthèse. Faut-il y voir une certaine prudence vis-à-vis de certains sponsors de l’association ?
Quelle que soit la réalité, l’oubli du cuivre est une erreur majeure pour qui veut faire une analyse réaliste des potentiels résidus de produits phytosanitaires sur fruits et légumes. Il est également stupéfiant de voir que l’ONG n’a pas réalisé la moindre étude sur les agents microbiologiques qui sont pourtant les premières préoccupations sanitaires. Rappelons la crise sanitaire dramatique provoquée en Allemagne en 2011 par la présence de la bactérie Escherichia coli sur des graines germées (pousses de soja bio) consommées en salade.

Une étude pour déstabiliser les producteurs français
Un mois après les manifestations massives d’agriculteurs, cette communication est une nouvelle tentative de déstabilisation des producteurs de fruits et légumes français. On remarquera d’ailleurs que l’association PAN Europe, soutien européen Générations Futures pour cette enquête, n’a publié aucune étude similaire dans les autres pays européens.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce enfin le silence coupable du Ministère de l’Agriculture et de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Ces deux instances officielles, respectivement en charge de la réglementation et du contrôle de la qualité sanitaire de l’alimentation devraient dénoncer avec force cette étude biaisée et prendre la défense des producteurs. Ceux-ci peuvent être fiers de leur travail, et de leurs démarches de progrès incessantes.

Les consommateurs français peuvent être également fiers de la production issue de leur terroir comme le montre la toute dernière étude Vigie F&L 2015 qu’a publié le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France. Au cœur de cette étude, les salades et tomates de nos étalages, issues de l’agriculture bio et conventionnelle ont été analysées par 6 laboratoires français.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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Les exploitants agricoles de la vallée du Rhône au cœur de la filière fruits

La région Rhône-Alpes est un gros producteur de fruits. La filière, avec 9 000 emplois permanents, est dominée par le segment amont de production fruitière qui concentre 5 000 emplois. Le segment « transformation-conserve » représente 2 300 emplois. Il est concentré dans quelques établissements de 100 à 300 salariés dont les principales productions sont les jus et les sirops.

Le commerce de gros emploie 1 700 salariés permanents dans des établissements de plus petite taille. À partir du mois d’avril, les activités de cueillette et de conditionnement occupent de nombreux saisonniers. La filière est principalement localisée dans la vallée du Rhône, en Ardèche ainsi que dans la vallée de l’Isère et le sillon alpin.

Rhône-Alpes est l’une des principales régions productrices de fruits, et plus particulièrement de fruits à noyau, de fruits à coque et de petits fruits . D’après l’Argreste, la moitié de la production française de noix, de châtaignes et d’abricots est rhônalpine, comme un quart de la production de cerises, et quasiment autant de la production de pêches et de nectarines (20 %).

La noix est cultivée au sein d’un millier d’exploitations, sur une surface agricole de 10 000 hectares (ha). L’abricot occupe 7 000 ha, la pêche et la cerise respectivement 2 000 et 2 600 ha. Pour les fruits à pépins, Rhône-Alpes pèse moins au niveau national, mais pommes et poires regroupent malgré tout un peu plus de 4 000 ha de surfaces agricoles. Rhône-Alpes est également un gros producteur de petits fruits, production moins visible en raison des faibles volumes liés à la taille des fruits, et de modes de cultures moins consommateurs de surfaces agricoles.

La majorité des cultures fruitières sont localisées dans les départements de la Drôme (40 %), de l’Isère (27 %) et de l’Ardèche (20 %) qui concentrent ainsi 87 % des 37 000 hectares du verger régional. Les pêchers et les abricotiers sont plus présents dans la Drôme, les cerisiers dans une aire comprise entre les Monts du Lyonnais et le Nord-Ardèche. Le noyer est concentré dans la vallée de l’Isère et le châtaignier est essentiellement présent en Ardèche.

Le verger régional a perdu 14 % de ses surfaces en 10 ans. La noix est le seul fruit dont la surface de production progresse entre 2007 et 2013. Plus généralement, la tendance est favorable aux espèces qui se conservent facilement. Ainsi, la production de pommes se maintient, tandis que celles de l’abricot et de la cerise sont en recul, et que celles de la pêche, de la poire et de la prune s’effondrent.

Pour la profession, maintenir le potentiel de production et favoriser le renouvellement des générations sont des enjeux centraux. Alors que la consommation de fruits frais s’érode au niveau national, cela passe, d’une part, par le développement des marchés de proximité, d’autre part, par celui de relations plus étroites avec l’industrie agroalimentaire pour mieux répondre à ses besoins, dans un contexte de forte concurrence internationale.

Les différences de législation sur le plan social et fiscal créent des écarts de compétitivité dans la production de fruits, secteur qui a recours à une main d’œuvre abondante, notamment de travailleurs saisonniers. Enfin, face aux aléas climatiques et aux attaques des organismes nuisibles (la sharka sur le pêcher ou la drosophila suzukii sur les petits fruits et cerises), le choix des variétés et la protection des cultures sont des enjeux pour lutter contre l’érosion des volumes et favoriser les reprises d’exploitations ou les installations.

La plupart des cultures fruitières sont localisées dans la Drôme, l’Isère et l’Ardèche

Figure 2 - La plupart des cultures fruitières sont localisées dans la Drôme, l'Isère et l'ArdècheSource : Insee, Clap 2012, Agreste, Statistique agricole.

Une filière structurée selon trois segments d’activité

Hors emplois saisonniers, la production de fruits en Rhône-Alpes occupe 5 000 personnes de manière permanente, salariés et non-salariés. Première région ex æquo avec Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes concentre 18 % des emplois nationaux de ce segment d’activité.

En aval de la production, la filière s’organise autour de deux autres segments : la transformation-conserve de fruits et le commerce de gros.

Les activités de transformation et de conserve sont réparties principalement entre préparations à base de fruits, jus et sirops. Les établissements industriels de la région ne sont pas forcément alimentés par la production locale; les échanges interrégionaux ou internationaux sont fréquents. Ce segment compte 2 300 emplois, soit un quart des emplois permanents de la filière.

Le commerce de gros de fruits, pas nécessairement implanté dans la région de production lui non plus, emploie 1 700 personnes de façon permanente, soit un peu moins de 20 % des emplois de la filière.

Dans le segment de la production, une majorité d’emplois permanents sont non-salariés (3 700 sur 5 000) ; ils correspondent pour la plupart à l’activité des chefs d’exploitation. Sur l’ensemble de la filière, quatre emplois sur dix sont non-salariés.

Le couloir rhodanien concentre les effectifs de la filière

Zone de production fruitière et voie de communication, la vallée du Rhône concentre l’activité de la filière, de Lyon jusqu’à Montélimar, avec l’Ardèche du Sud (Aubenas) et la zone d’emploi de Grenoble. Les zones d’emploi de Vienne-Roussillon, Romans-sur-Isère, Valence, Montélimar et Aubenas représentent à elles seules plus de la moitié de l’emploi permanent de la filière régionale.

Ces zones sont principalement orientées vers l’activité de production, qui représente 89 % de l’emploi de la filière dans celle de Montélimar, et 70 % dans celle d’Aubenas.

La zone de Grenoble est plus spécialisée dans la transformation et la conserve. La production de fruits et le commerce de gros se partagent les emplois de la zone d’emploi de Lyon ; celle de Romans-sur-Isère est tournée vers la production de fruits et la transformation-conserve de fruits.

Le couloir rhodanien concentre les effectifs de la filière

Figure 3 - Le couloir rhodanien concentre les effectifs de la filièreSource : Insee, Clap 2012.

L’établissement Teisseire (plus de 300 salariés en Isère) est le plus gros employeur de la filière régionale. Parmi les principaux établissements, seulement quatorze comptent plus de 50 salariés.

Ils sont principalement implantés le long du couloir rhodanien et dans le sillon alpin à proximité des infrastructures routières. Outre Teisseire, on retrouve d’autres grands noms de la transformation et de la conserve de fruits. Certains de ces établissements comptent entre 150 et 250 salariés : Refresco, Andros ou encore Charles et Alice dans la Drôme, Routin en Savoie, Fruité en Haute-Savoie et l’Européenne d’embouteillage dans le Rhône. Ces établissements produisent et commercialisent essentiellement jus, compotes et sirops que l’on trouve sur nos étals, tandis que d’autres sont spécialisés dans l’élaboration de produits destinés aux professionnels ; il s’agit d’Agrana, de Cap’Fruits et Ravifruit, tous trois situés dans la vallée du Rhône et comptant entre 100 et 150 salariés.

Parmi les établissements de plus de 50 salariés, quatre autres sont de plus petite taille : le siège social de Materne à Dardilly et le producteur de fruits SCA domaine Conquet, ainsi que Métral Fruits et le siège de Natura’Pro (Montélimar) dans le commerce de gros.

Des activités saisonnières dans la production de fruits et le commerce de gros

La cueillette, le triage, le lavage et le conditionnement des différentes variétés de fruits sont des activités saisonnières qui s’étendent sur une période comprise entre le début du mois d’avril et la fin du mois d’octobre, avec un pic d’activité au mois d’août. Dans leur ensemble, les emplois saisonniers dans la filière fruits représentent l’équivalent de 1 400 personnes qui travailleraient à temps plein entre avril et octobre. Ces Équivalents Temps Plein (ETP) se traduisent dans la réalité par une multitude de travaux de courte durée : 19 000 contrats saisonniers sont signés pour une durée moyenne de 46 jours.

Au quotidien, les saisonniers travaillent en moyenne une demi-heure de plus que les salariés permanents. Ils gagnent le SMIC, tout comme les ouvriers et les employés permanents. Les segments de la filière concernés par le travail saisonnier sont la production de fruits (1 000 ETP) et le commerce de gros (400 ETP). Sept saisonniers sur dix sont recrutés en tant qu’ouvriers agricoles, et trois sur dix en tant qu’ouvriers du tri, de l’emballage, de l’expédition et de la manutention. Les hommes sont majoritaires dans la production, tandis que les femmes le sont dans le commerce de gros. Les saisonniers sont en moyenne plus jeunes dans le commerce de gros (23 ans) que dans la production de fruits (31 ans).

Des producteurs de fruits relativement âgés

En amont de la filière, le segment production est constitué d’exploitations spécialisées dans l’arboriculture, ou qui produisent des fruits de façon significative. Il comprend 4 000 exploitations, dont les personnels permanents sont principalement des non-salariés, les chefs d’exploitation, auxquels il faut ajouter 1 300 salariés permanents, et 1 000 ETP durant la période saisonnière.

Les non-salariés sont pour trois quarts d’entre eux des hommes et sont relativement âgés (43 % ont plus de 50 ans). Les salariés permanents sont pour leur part majoritairement des ouvriers (89 %), des hommes (75 %), et sont en moyenne plus jeunes que les exploitants (55 % ont moins de 40 ans). Les saisonniers sont tous ouvriers agricoles, plus souvent des femmes en comparaison (40 %), et sont relativement jeunes (31 ans en moyenne).

La transformation-conserve de fruits : un segment industriel…

En aval de la production de fruits, le segment transformation-conserve de fruits est constitué d’une centaine d’établissements qui emploient 2 200 salariés, et produisent principalement des jus, des sirops, de la confiture et des desserts à base de fruits.

On constate une triple concentration dans ce segment : des effectifs, où la moitié des salariés est concentrée dans cinq établissements (Teisseire, Refresco France, Andros, Charles et Alice, Routin) ; de l’activité, où la moitié des emplois est dédiée à la production de boissons et sirops à base de fruits ; de la localisation enfin, où les plus grands établissements sont localisés le long du couloir rhodanien et dans le sillon alpin.

Dans ce segment industriel, plus de la moitié des actifs sont ouvriers (56 %), plus que dans l’ensemble des industries agroalimentaires (IAA) rhônalpines (47 %)1. Les cadres (13 %) et les professions intermédiaires (21 %) y sont également plus présents (respectivement 7 % et 15 %). Ces différences de structure de l’emploi expliquent des salaires plus élevés dans la transformation-conserve de fruits que la moyenne des IAA : le salaire net horaire moyen est de 14 euros (contre 12 euros).

Le segment n’est pas spécialement féminisé : un tiers des emplois est occupé par des femmes (35 %), soit 8 points de moins que l’ensemble des IAA. Enfin, les individus sont, en moyenne, relativement plus jeunes que l’ensemble de la filière : 28 % ont moins de 30 ans (contre 36 %).

Dans la transformation-conserve de fruits, le taux de valeur ajoutée (rapport entre la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires hors taxes) est plus favorable que celui des IAA rhônalpines (+ 1,3 points) et de France entière (+ 2,5 points). Le taux d’exportation (part du chiffre d’affaires réalisé à l’export) est quant à lui deux fois supérieur à celui de l’ensemble des IAA rhônalpines (19,1 % contre 10,8 %), avec près d’une centaine d’entreprises concernées. L’exportation de produits transformés est un enjeu majeur, compte tenu du manque de compétitivité des fruits français à l’export.

… dont les principaux établissements appartiennent à des groupes

Dans le segment de la transformation-conserve, les établissements industriels appartiennent pour la plupart à des groupes français (dont certains ont des activités à l’étranger, comme Andros) ou étrangers. Dans le giron de groupes étrangers, Teisseire et Fruité appartiennent au britannique Britvic PLC, Agrana au groupe allemand Sudzucker, Ravifruit à l’irlandais Kerry, et Cap’Fruits au groupe allemand Martin Braun Backmittel und essenzen. Côté français, Materne appartient au groupe Materne Mont Blanc, Andros à Andros et Cie, et l’entreprise Charles et Alice au groupe Charles et Alice.

Au final, un quart des salariés de la filière occupent un emploi dans un établissement appartenant à un groupe français (1 270 salariés), dont la moitié dans la transformation-conserve (570 salariés), et l’autre moitié dans le commerce de gros (610 salariés). 9 % des salariés de la filière travaillent par ailleurs dans un établissement appartenant à un groupe étranger (460 salariés), dont l’essentiel dans la transformation-conserve (430 salariés).

Le commerce de gros de fruits : huit actifs sur dix sont des ouvriers ou employés

Dernier maillon de la filière, le commerce de gros de fruits occupe 1 700 personnes (19 % des emplois de la filière), essentiellement salariées, auxquelles il faut ajouter 400 ETP saisonniers d’avril à octobre. On compte 230 établissements dans ce segment, en moyenne de plus petite taille que les établissements de la transformation-conserve (8 emplois en moyenne contre 25).

Une dizaine des cinquante plus gros établissements spécialisés dans le commerce de gros de fruits sont localisés au marché de gros de Corbas, au sud de l’agglomération lyonnaise. Ce marché est le premier marché de gros privé français en fruits et légumes. Plus de 300 000 tonnes de marchandises y transitent chaque année, et il dessert plus de 2 500 clients, pour la plupart implantés dans la région Rhône-Alpes.

Lorsqu’ils ne sont pas à Corbas, les gros établissements du segment sont installés au plus près des producteurs, comme Métral Fruits à moins de 70 km des 250 producteurs auprès desquels il s’approvisionne. Enfin, une autre partie significative des gros établissements de ce segment partagent leur activité entre la production de fruits et le conditionnement, sur le lieu de production.

Dix-huit groupes français contrôlent 37 % des emplois du segment (600 salariés au total). GF investissements contrôle à lui seul six établissements, pour un total de 200 salariés : Clédor la Provence, Clédor primeurs services, Provence Dauphiné, Provence Dauphiné Savoie, Société nouvelle Annemasse primeurs, Société nouvelle Viale et Dumay.

Le commerce de gros est quasiment deux fois moins féminisé que le commerce de détail (37 % contre 65 %2 ). Les femmes sont néanmoins plus présentes dans ce segment que dans l’ensemble de la filière régionale (7 points de plus). Elles occupent par ailleurs l’essentiel des emplois de saisonnier, occupées dans le tri, l’emballage et l’expédition. Le segment est plus âgé : la moitié des actifs a plus de 40 ans. Les saisonniers sont en revanche très jeunes (23 ans en moyenne). Enfin, l’emploi est peu qualifié : huit actifs sur dix sont ouvriers (49 %) ou employés (29 %).

L’arboriculture régionale sous le signe de la qualité

D’après le recensement agricole de 2010, près de 2 000 exploitations agricoles rhônalpines produisent des fruits dont la qualité et l’origine sont garanties par l’un des « signes de qualité » suivants :

- agriculture biologique ;

- appellation d’origine protégée : noix de Grenoble, châtaigne d’Ardèche, olive noire et huile d’olive de Nyons ;

- indication géographique protégée : pommes et poires de Savoie.

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Hausse du prix des fruits et baisse du prix des légumes

Familles Rurales publie les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes 2015 portant sur deux relevés effectués durant l’été.

Ces résultats mettent en évidence :

  • Une baisse des prix entre les relevés de juin et de juillet 2015, notamment 4 produits : la pêche, la nectarine, les haricots verts et la salade.
  • Par rapport à l’été dernier, les consommateurs ont payé leurs fruits plus chers (+4%) et leurs légumes moins chers (-2%).
  • Les hard-discounts restent toujours moins chers au niveau des prix, et l’écart avec les hyper et supermarchés se resserre.
  • Les produits étrangers sont en majorité moins chers que les français : sur les 16 produits du panel, 9 sont moins chers que leurs homologues nationaux. Cependant, la différence de prix est de l’ordre de 10 centimes dans la majorité des cas.
  • Les fruits et légumes bio sont de 50 à 60% plus chers que les produits conventionnels.

Familles Rurales incite les consommateurs à :

  • opter pour des fruits et légumes de saison
  • vérifier l’origine et comparer les prix selon la provenance et quand l’écart de prix est faible, valoriser la filière française.

Chaque été, les veilleurs consommation de Familles Rurales relèvent les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux reprises : en juin et juillet. Ils distinguent leur origine mais aussi la surface de vente (hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés). Un relevé de prix est aussi réalisé pour les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.

Durant l’été 2015, ce sont 69 veilleurs qui ont relevé les prix dans 37 départements français, pendant les semaines du 08 au 14 juin et du 06 au 12 juillet.

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Prolongation des mesures de «filet de sécurité» pour les produits laitiers et les fruits et légumes

Les mesures de «filet de sécurité» pour les secteurs des produits laitiers et des fruits et légumes seront prolongées jusqu’en 2016.

La Commission Européenne met actuellement au point les derniers détails en vue de l’adoption formelle des décisions législatives pertinentes dans les semaines à venir.

La Commission européenne a conscience des difficultés rencontrées par les producteurs européens et de la nécessité de leur apporter une aide. Pour le secteur des fruits et légumes, les mesures prévues pourraient entrer en vigueur dès la semaine prochaine, tandis que pour le secteur laitier, elles seront en place à partir du 1er octobre.

L’intention de proroger certaines des mesures existantes a été annoncée pour la première fois par M. Phil Hogan, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture et du développement rural, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres de l’agriculture qui s’est tenue le 13 juillet.

Le commissaire Hogan a déclaré à ce propos:

«Les mesures significatives qui ont été prises jusqu’à présent par l’Union européenne ont démontré la solidarité de l’Union avec les agriculteurs les plus touchés par l’embargo russe. Ces actions ont aussi sensiblement contribué à atténuer les effets de cet embargo. Aujourd’hui, près d’une année plus tard, le maintien de l’interdiction imposée par la Russie nous oblige à conserver un filet de sécurité pour protéger les producteurs qui restent confrontés à des difficultés liées à cette interdiction.»

Pour le secteur laitier, les mesures d’aide consistent en une intervention publique et en une aide au stockage privé pour le beurre et le lait écrémé en poudre (LEP). Ces mesures sont actuellement en place et, en l’absence de prolongation, arriveraient à expiration le 30 septembre 2015.

L’intervention sera prolongée du 1er octobre 2015 au 29 février 2016 afin d’éviter toute interruption (pour les produits laitiers, l’intervention est systématiquement ouverte chaque année du 1er mars au 30 septembre). Le stockage privé (pour lequel aucune ouverture automatique ne s’applique) sera également prolongé jusqu’au 29 février 2016.

Pour les fruits et légumes, la Commission propose de proroger jusqu’au 30 juin 2016 les mesures qui ont pris fin le 30 juin 2015, en couvrant les principaux groupes de fruits et légumes (y compris les pêches et les nectarines) affectés par l’embargo russe. Ces mesures consistent en des retraits du marché en vue de la distribution gratuite de fruits et légumes aux organisations caritatives ou à d’autres fins (telles que l’alimentation des animaux, le compostage ou la distillation) ainsi qu’en la «non-récolte» ou la «récolte en vert».

Les quantités seront allouées aux États membres qui ont exporté des quantités importantes vers la Russie au cours des trois dernières années. En outre, une quantité supplémentaire ne dépassant pas 3 000 tonnes peut être retirée du marché dans tous les États membres afin de stabiliser davantage le marché.

La demande mondiale de lait et de produits laitiers s’est détériorée tout au long de 2014 et au premier semestre de 2015, notamment en raison du ralentissement des importations effectuées par la Chine. De plus, le gouvernement russe a annoncé la prolongation pour une année supplémentaire, jusqu’en août 2016, de l’interdiction injustifiée et illégale des importations de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. En conséquence, la pression existante sur les prix du lait et des produits laitiers devrait perdurer dans les mois à venir. En ce qui concerne les fruits et légumes, le maintien de l’embargo russe signifie que les producteurs européens restent privés d’accès à un marché d’exportation important, ce qui pourrait entraîner des baisses de prix significatives.

Contexte

Secteur laitier

Dans le cas de l’intervention, les autorités publiques achètent les quantités proposées par les opérateurs privés à un prix fixe pour une quantité maximale de 109 000 tonnes de LEP et de 50 000 tonnes pour le beurre, et pour autant que les marchandises proposées soient conformes à certaines exigences de qualité. Une fois que ces volumes ont été épuisés, l’intervention se poursuit suivant un système d’adjudication. Le beurre et le LEP ayant fait l’objet d’une intervention publique sont ensuite vendus sur le marché libre par les pouvoirs publics une fois que les prix ont remonté.

Dans le cas du stockage privé, l’opérateur privé conserve la propriété des marchandises, mais s’engage par contrat à retirer les produits du marché pendant une certaine période. En échange, une aide destinée à couvrir une partie des frais de stockage lui est accordée.

Les projets législatifs relatifs à la prolongation de ces instruments ont déjà été examinés par la Commission avec des représentants des États membres. Les actes législatifs correspondants devraient être publiés et entrer en vigueur avant la fin du mois de septembre.

À ce jour, quelque 108 652 tonnes de beurre et 40 045 tonnes de LEP ont été proposées au titre du stockage privé depuis le début du régime en septembre 2014. 1 176 tonnes de LEP ont été proposées au titre de l’intervention.

Fruits et légumes

Les projets législatifs relatifs à la prolongation de ces instruments ont déjà été examinés par la Commission avec un groupe d’experts désignés par les États membres pour la prorogation des mesures exceptionnelles de soutien. Ces mesures devraient être publiées et entrer en vigueur d’ici la fin de la semaine prochaine.

Dans le cadre des mesures exceptionnelles de soutien qui ont été mises en œuvre jusqu’au 30 juin 2015, environ 770 000 tonnes ont été retirées du marché avec un soutien d’environ 155 millions d’euros.

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Union européenne: programme unique pour la distribution de lait et de fruits dans les écoles

Le Parlement européen s’est exprimé en faveur d’un renforcement du programme de distribution de fruits et de lait dans les écoles.

C’est en 1977 que le programme de distribution de lait dans les écoles a été mis en place ; depuis, il ne cesse d’être renforcé, et vise désormais à encourager la consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers chez les jeunes Européens, pour lutter contre l’obésité et promouvoir un régime alimentaire sain et équilibré.

Ce projet vise à encourager la consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers chez les enfants européens. Il devrait également réduire les charges administratives.

Marc Tarabella, député démocrate-socialiste belge et responsable de la rédaction du projet, estime qu’il est essentiel de promouvoir un régime sain et équilibré dès le plus jeune âge, ainsi que de renouer les liens entre les enfants et la nourriture, ses origines, ses saveurs et ses textures.

« Ce sont des produits que nous pouvons obtenir localement, sans qu’ils aient dû faire trois fois le tour de la planète avant d’arriver dans nos assiettes », a-t-il expliqué. « Je suis très satisfait que la Commission européenne, et grâce à elle le Parlement européen, soient en faveur de ce rapport important ».

La distribution de lait dans les écoles a été établie dès 1977 et tous les États membres y ont adhéré. Plus de 20 millions d’enfants âgés de 6 à 10 ans en bénéficient chaque année. La distribution de fruits a commencé en 2009 et a déjà convaincu 25 États membres, bénéficiant à près de neuf millions d’enfants.

Les États membres sont libres de participer ou non à ces programmes. Grâce à ce projet commun, ils auront plus de flexibilité pour choisir les produits qu’ils souhaitent distribuer, tout en ayant la capacité de renforcer les aspects éducatifs.

« Les fonds disponibles vont passer de 197 à 250 millions d’euros : non seulement nous allons pouvoir assurer une distribution de fruits et légumes et de lait dans les établissements scolaires, mais aussi financer des mesures de pédagogie afin de favoriser une bonne hygiène de vie, par des actions de sensibilisation à la nutrition pouvant se traduire par des visites d’exploitations agricoles » expliquent Eric Andrieu et Jean-Paul Denanot.
« Autre point très positif du texte voté aujourd’hui, le Parlement européen donne clairement une priorité aux produits originaires de l’Union, et en particulier aux produits locaux et saisonniers, aux produits biologiques, et aux produits issus de circuits courts. Le sujet peut paraître anecdotique, mais nous faisons partie de ceux qui sont convaincus que l’Europe concrète de ces programmes constitue une réponse à la crise » concluent Eric Andrieu et Jean-Paul Denanot.

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soutien aux producteurs de fruits et légumes

Stéphane LE FOLL a reçu mercredi 18 février Luc BARBIER, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits, et Jacques ROUCHAUSSE, président des producteurs de Légumes de France. Cette rencontre visait à faire un point de situation sur les difficultés rencontrées par les producteurs après une année 2014 catastrophique, marquée par des conditions climatiques exceptionnelles et l’embargo russe.

Cet échange constructif et direct a permis aux professionnels de souligner leur volonté de relancer leurs activités en 2015, tout en exposant au Ministre les principaux sujets d’inquiétude de la filière : tensions dans les relations commerciales, réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, financement de l’innovation et à court terme, reconstitution des trésoreries.

Stéphane LE FOLL a rappelé son soutien aux démarches entreprises par les producteurs pour dialoguer avec leurs homologues espagnols, mais aussi avec les acteurs de la grande distribution ou avec les grossistes. Il s’est engagé à continuer, avec Carole DELGA et la DGCCRF, à exercer des contrôles renforcés, notamment à l’approche de l’été, pour que la réglementation en matière de prix et de relations commerciales soit respectée par tous.

Le Ministre a également rappelé son attachement à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires en agriculture, en s’appuyant notamment sur la diffusion à grande échelle de pratiques mises en œuvre par des producteurs déjà engagés dans ce type de démarches. A cet égard, il a salué les progrès accomplis par les arboriculteurs et les maraîchers, comme l’avait d’ailleurs noté le Député Dominique Potier dans son rapport.

Pour poursuivre dans cette voie, les deux présidents ont réaffirmé leur volonté de préserver et de consolider les actions du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL). Stéphane LE FOLL s’est engagé à accompagner techniquement et financièrement la mise en place d’une contribution volontaire obligatoire au niveau de l’interprofession pour aller dans ce sens.

Enfin, le Ministre a souligné sa volonté de simplifier la mise en œuvre du dispositif « Un fruit à la récré ». Il s’agit là d’éduquer les enfants au plaisir de consommer des fruits et des légumes, tout en leur donnant de bonnes habitudes alimentaires et en les initiant à la notion de saisonnalité.

S’agissant des problèmes de trésorerie, une réunion s’est tenue le 19 février au ministère avec MM. BARBIER et ROUCHAUSSE et les principaux opérateurs bancaires. Celle-ci a permis à tous les acteurs de réaffirmer leur mobilisation pour accompagner la relance de la production en 2015. Pour cela, il a été convenu que tous les outils disponibles seraient utilisés, en veillant à ce que les situations difficiles soient identifiées sur le terrain avec l’aide des services de l’Etat.

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Réouverture du marché américain aux pommes et poires françaises

Plus de 10 ans après la suspension des importations de pommes et de poires françaises par les Etats-Unis, les négociations bilatérales engagées par la France ont porté leurs « fruits » . Un premier lot de pommes vient d’être exporté vers les Etats-Unis. Plusieurs expéditions de pommes et de poires doivent suivre.

Cet embargo avait été mis en place par les Etats-Unis à la suite de la détection sur les fruits d’un organisme nuisible, la mineuse cerclée, qui affecte les feuilles des arbres et est réglementé aux Etats-Unis.

A l’été 2013, le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt avait engagé des négociations bilatérales avec les autorités américaines. Il a mis en place des mesures spécifiques pour sécuriser au niveau sanitaire l’exportation de pommes et de poires comme par exemple l’inspection des cultures avant la récolte, le contrôle des fruits avant l’exportation, le traitement par le froid des fruits pendant le transport. Ces dispositions ainsi que l’audit favorable des Services de la protection des végétaux et de la quarantaine américains ont conduit à la signature d’un protocole bilatéral pendant l’été 2014 permettant de réouvrir le marché américain.

Le Ministre salue ce premier envoi de pommes françaises aux Etats-Unis qui représente un nouveau débouché important pour les opérateurs de la filière arboricole.

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