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Comment créer son compte télépac ?

Voir ci dessous la nouvelle  procédure de création du compte télépac.
Autre point important, la manière de déclarer ses références bancaires est changée, qu’il s’agisse de la connexion à télépac, il faut désormais inscrire les 5 derniers caractères de l’IBAN (qui correspondent aux 3 derniers du RIB + la clef rib) et à l’intérieur des dossiers d’aide.

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EVOLUTION DU FORMAT DES COORDONNEES BANCAIRES
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A compter de 2012, la nouvelle norme bancaire SEPA (Single Euro Payments Area) est mise en place. Cette norme modifie le format d’identification des banques et des comptes bancaires.
Ainsi, les agriculteurs doivent désormais déclarer leurs coordonnées bancaires au format « Bic/Iban » et non plus au format « Rib » :
* l’Iban permet d’identifier le compte bancaire du bénéficiaire,
* le Bic permet d’identifier la banque.
Ces informations figurent sur tous les relevés d’identité bancaires fournis par les banques.

La mise en oeuvre de cette nouvelle norme a comme conséquence que l’application demande lors de l’authentification d’un agriculteur sous TelePAC (création d’un compte) non plus les 3 derniers caractères du compte bancaire et la clé Rib, mais les 5 derniers caractères de l’Iban de l’agriculteur (les chiffres à renseigner sont les mêmes, mais l’expression de la question est différente).

télépac

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Aide ovins-aide caprins

Attention, aucun dossier papier ne sera systématiquement envoyé par la DDT, les demandeurs doivent privilégier la télédéclaration. La DDT effectuera l’envoi des dossiers papier sous réserve de lui faire parvenir une enveloppe suffisamment affranchie et libellée au nom du demandeur.
Pour l’année 2012 le ratio de prolificité est de 0,7 agneaux nés sur l’exploitation par brebis et par an.

ovins

La télédéclaration sera ouverte à partir du 7 janvier 2012

Les demandes doivent être effectuées en ligne sur le site télépac http://www.telepac.agriculture.gouv.fr/ que ce soit directement de chez vous, à l’atelier télépac de la DDT, sur l’un des sites de la chambre d’agriculture ou d’autres sites d’accès internet.

Dépôt de la demande, du 1er janvier 2012 et au plus tard le 31 janvier 2012

Vous pouvez déposer vos demandes d’aide à la DDT au 17 Boulevard Joseph Vallier 38000 Grenoble ou les faire parvenir en recommandé.
La date limite de dépôt est le 31 janvier 2012, qui correspond à la date de réception du dossier papier à la DDT ou du passage au statut « signé » du dossier télédéclaré.
Toute demande déposée à partir du 01er février 2012 entraînera 1% de pénalité par jour de retard, et toute demande reçue à partir du 26 février 2012 sera irrecevable.
Les modifications d’effectifs après le dépôt du dossier sont autorisées sous certaines conditions.

Contact DDT Christine BOENINGEN 04 56 59 45 06
Adresse DDT : 17 boulevard Joseph Vallier 38000 GRENOBLE (entrée par la place R. FRAPPAT)

télépac

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Les Régions pleinement mobilisées sur la future politique agricole commune

Suite à l’adoption, mercredi 12 octobre, des propositions législatives sur la politique agricole commune pour 2014-2020, par la Commission européenne, les Régions de France, réunies en séminaire à Clermont-Ferrand , en présence des représentants des Institutions européennes et des organisations professionnelles agricoles, ont réaffirmé les positions suivantes :
- Elles soutiennent la volonté de la Commission européenne de rendre la PAC plus juste et plus équitable entre les différentes exploitations, productions et territoires mais aussi plus respectueuse des ressources naturelles. A ce titre, elles approuvent la fin du modèle des références historiques pour le calcul et l’attribution des aides du premier pilier et le verdissement de ces dernières ;
- Elles prônent la mise en oeuvre d’un nouveau modèle de calcul et d’attribution des aides au niveau régional afin de prendre en compte les spécificités et les besoins des territoires et adapter ainsi l’intervention publique en vue de la rendre plus efficace;
- Elles demandent la mise en place au niveau régional d’un dispositif de gouvernance partenariale pour mettre en oeuvre ce nouveau modèle et à en assumer le pilotage en tant qu’autorité coordinatrice ;
- Elles appuient le plafonnement des aides directes par exploitation et l’application d’une dégressivité au-delà d’un certain montant, mais considèrent que les seuils envisagés par la Commission européenne sont trop élevés ;
- Elles soulignent le manque d’ambition des propositions en faveur des territoires à handicap naturel permanent telles que les zones de montagne ;
- Elles regrettent la quasi-disparition des outils de régulation des marchés agricoles alors qu’ils sont plus que jamais, dans un contexte de mondialisation croissante des échanges, indispensables pour limiter la volatilité des prix et des revenus;
- Elles réaffirment la nécessité de mettre en oeuvre de véritables programmes régionaux pour le second pilier (FEADER) et réitèrent leur volonté d’en devenir les autorités de gestion ;
- Elles enjoignent le Conseil et le Parlement européen de soutenir la proposition de cadre financier pluriannuel formulée le 29 juin dernier par la Commission européenne afin de permettre la poursuite d’une véritable politique agricole commune.

Les Présidents de Régions françaises ont conclu cette journée, qui a rassemblé plus de 500 participants, en rappellant qu’ils resteront fortement mobilisés au cours des prochains mois sur les négociations du cadre financier et des règlements de la politique agricole commune, en liaison étroite avec le Parlement européen et le Comité des Régions.

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Versement d’une avance sur les aides PAC de 3,7 milliards d’euros

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a obtenu de la Commission européenne, suite à la sécheresse du printemps 2011, l’autorisation de verser de façon anticipée, certaines aides de la politique agricole commune (PAC).

Conformément à cet engagement, plus de 3,7 milliards d’euros sont ainsi versés par anticipation aux agriculteurs, à partir d’aujourd’hui.

Cette avance exceptionnelle sur les aides de la PAC, qui sont habituellement versées à partir du 1er décembre, constitue un apport de trésorerie important pour les agriculteurs :

  • 337.000 exploitations agricoles – soit 98,5 % des demandes potentiellement éligibles vont bénéficier d’une avance de 50 % de l’aide découplée, pour un montant de 3,28 milliards d’euros.
  • 27.000 éleveurs d’ovins et de caprins – soit 97 % de ceux qui en ont fait la demande – vont percevoir une avance de 50 % sur les aides aux ovins et aux caprins pour un montant de près de 60 millions d’euros.
  • 39.700 éleveurs bovins bénéficient également d’une avance de 80 % sur la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) et de 60% sur l’aide nationale complémentaire pour un montant total de 250 millions d’euros.
  • 45.000 agriculteurs vont également percevoir une avance de 75% du montant de la prime herbagère et agroenvironnementale (PHAE) pour un montant de 151 millions d’euros.

Par ailleurs, près de 85 000 agriculteurs ont déjà perçu une avance de 75 % de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN) correspondant à un montant d’environ 400 millions d’euros.

La forte mobilisation des services déconcentrés du Ministère l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire ainsi que des services de l’Agence de Services et de Paiement (ASP) ont permis de procéder au versement anticipé de ces aides.


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Droits à primes animales

Attention: date limite de dépôt des demandes le 30 novembre 2011 pour les droits à primes animales.

Depuis la réforme de la politique agricole commune de 1993, les primes au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) ne sont versées qu’aux éleveurs détenteurs des droits à primes animales correspondants. Ces primes sont plafonnées aux droits détenus par campagne qu’ils soient définitifs ou temporaires.

Les droits concernant le secteur ovin sont supprimés à partir de la campagne 2010 en raison du découplage total de la prime à la brebis dans le cadre du bilan de santé de la PAC.

Les droits sont affectés aux éleveurs, dans un GAEC aux associés, dans les autres formes sociétaires qui ne bénéficient pas du principe de transparence, à la société.

On distingue deux types de droits : les droits définitifs et les droits temporaires (mobilisables sur la seule campagne en cours).
Les droits détenus par chaque éleveur peuvent évoluer par :

  • attribution définitive ou temporaire depuis la réserve départementale,
  • cession définitive ou temporaire à la réserve départementale,
  • cession reprise pour les agriculteurs reprenant à l’identique une exploitation détentrice de droits.

Transfert de droits
Les agriculteurs qui souhaitent augmenter leurs droits en font la demande à l’aide du formulaire de demande d’attribution définitive du ministère de l’agriculture, accompagné du questionnaire départemental pour les droits définitifs, lors de leur demande de prime à l’aide du questionnaire départemental pour les attributions temporaires.

Ces demandes sont ensuite examinées en groupe technique spécialisé de la commission départementale d’orientation agricole (CDOA) et validées par la CDOA en fonction des règles du projet agricole départemental (PAD).

Les éleveurs qui diminuent ou cessent leur activité d’élevage peuvent offrir définitivement, soit vendre (formulaire cession définitive du ministère de l’agriculture), ou temporairement soit prêter, leurs droits à la réserve départementale. Un agriculteur ne peut offrir temporairement ses droits plus de 3 années consécutives. Au-delà il devra soit les utiliser personnellement au moins à 90% ou les vendre à la réserve départementale, faute de quoi ses droits inutilisés seraient confisqués. Un agriculteur ayant reçu des droits définitifs gratuits ne pourra céder ses droits pendant les trois campagnes suivantes et sera donc dans l’obligation de faire valoir directement au moins 90 % du total de ses droits détenus.

Les droits cédés définitivement à la réserve départementale le sont pour 85% contre compensation (payés) et pour 15% sans compensation (gratuits).
La compensation est de 7,50 € pour les droits PMTVA.

Les agriculteurs qui reprennent une exploitation agricole à l’identique (totalité des terres exploitées, cheptel, bâtiment d’élevage) peuvent reprendre les droits détenus par l’exploitant antérieur si celui-ci accepte de les transmettre par cession reprise (formulaire cession reprise du ministère de l’agriculture). Dans ce cas les droits repris sont gratuits pour le repreneur mais conservent leur possibilité de prêt.

Formulaires et notices

Contact DDT Didier Moreau 04 56 59 45 20

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Une PAC mal verdie et toujours moins d’agriculteurs

La coordination rurale réagit face aux propositions de Bruxelles concernant la future PAC

L’indécence de la publication des aides PAC face à la crise agricole

« Les propositions présentées aujourd’hui même par le Commissaire européen à l’Agriculture sont à l’opposé de ce qu’exigent les défis du XXIème siècle et symbolisent la déshérence de l’Union vis-à-vis de son agriculture. Alors que les traités de Rome et de Lisbonne abordaient de façon équilibrée les préoccupations économiques, sociales et environnementales, désormais la démesure prévaut ! De compromis en renoncements, la PAC ne raisonne plus qu’en termes d’environnement et de budget, et ce de manière très artificielle…

Pour une agriculture forte, il faut des agriculteurs. Hélas, ce sont bien les réformes de la PAC depuis 1992 qui ont conduit à leur disparition progressive. L’UE devrait s’interroger sur cet état de fait et conduire une analyse prospective chiffrée pour augmenter ou stabiliser le nombre des actifs agricoles. En lieu et place, ce sont encore les agriculteurs qu’on accuse en les pénalisant sur les aides s’ils n’emploient pas assez de main d’œuvre ou si leurs pratiques ne sont pas assez « vertes » au goût de nos fonctionnaires.

Ce n’est pas en conditionnant les aides à des pratiques jugées plus vertueuses, tout en soumettant les agriculteurs à la concurrence mondiale qui se soucie bien peu d’environnement et encore moins de social, que l’on parviendra à maintenir et à fortifier ce secteur stratégique majeur qui détermine notre sécurité alimentaire.

La réflexion sur la PAC doit se détacher de l’obsession budgétaire et retrouver du bon sens : un budget ne fait pas une politique, mais une politique bien pensée doit engendrer un budget adapté. Les propositions de la CR pour une PAC souveraine, basée sur des prix rémunérateurs (donc se passant des aides) et protégée d’une mondialisation sauvage, entraîneraient une économie budgétaire très conséquente.

La CR appelle à un réveil politique de la France qui doit maintenant tenir un discours responsable et éclairer les autres pays sur les erreurs accumulées par la PAC depuis 20 ans. Il s’agit de rappeler aux États membres leurs obligations de respecter les traités censés les unir, tout particulièrement en ce qui concerne la politique agricole. »

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La France pour une PAC forte

Via un communiqué, le ministère de l’agriculture fait savoir que la France présentera le détail de sa position à l’occasion du Conseil des ministres de l’agriculture du 20 octobre, elle veut une PAC forte…

« Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, prend note de la proposition législative de la Commission européenne sur la Politique agricole commune (PAC) pour 2014-2020. Elle constitue la base de travail pour la négociation qui s’engage avec les Etats membres et le Parlement européen.

La France présentera le détail de sa position à l’occasion du Conseil des ministres de l’agriculture du 20 octobre, dans le fil de « l’appel de Paris » du 11 décembre 2009 en faveur d’une PAC forte lancé par 22 Etats membres à l’initiative de la France et de la position franco-allemande sur l’avenir de la PAC du 14 septembre 2010. Mais d’ores et déjà, Bruno LE MAIRE souhaite insister sur les points suivants :

  • Comme l’OCDE le reconnaît dans son rapport publié la semaine dernière, la PAC, qui est au cœur de la stratégie européenne pour la croissance « UE 2020 », s’est déjà profondément réformée. Elle répond ainsi aux nouvelles attentes des Européens qui souhaitent une alimentation sûre et de qualité et une agriculture compétitive, diverse et durable. La PAC doit également assurer aux agriculteurs des revenus décents dans un contexte de volatilité accrue des marchés. C’est pourquoi la PAC doit être dotée d’un budget à la hauteur de ses ambitions : à cet égard, la reconduction du budget de la PAC proposée par la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2014-2020 constitue un minimum absolu, en dessous duquel aucune réforme ne sera possible.

  • La France est très attentive à préserver la légitimité de la PAC. C’est ainsi que le Président de la République a été le premier à proposer un débat sur la redistribution des aides entre les différents Etats. Mais celle-ci doit être soutenable et équitable et tenir compte de la situation de chacune des agricultures européennes.

  • Dans le même esprit d’innovation, la France soutient le principe du verdissement des aides de la PAC. Mais celui-ci doit être simple et incitatif et tenir compte du contexte budgétaire. Il doit correspondre à la réalité économique des exploitations et être accompagné de simplifications nécessaires à une PAC plus verte et plus efficace. En l’état, les propositions de la Commission ne répondent pas à ces objectifs.

  • La convergence des aides directes au sein de chaque Etat membre est également un objectif de long terme permettant à la PAC de gagner en légitimité et d’être plus verte. Mais il est essentiel qu’une large flexibilité dans les modalités comme dans le calendrier soit laissée à chaque Etat membre pour mener à bien ce processus, sauf à le mettre en péril.

  • La proposition de la Commission met un coup d’arrêt à une longue période de démantèlement progressif des outils de régulation. Pour mieux anticiper et gérer les crises de marché, la Commission fait des propositions, notamment une clause générale d’urgence et des outils nouveaux de gestion des risques pour les agriculteurs, qui méritent d’être examinées. Mais cette réforme doit aussi permettre de renforcer le pouvoir de négociation des producteurs. Elle devra aussi préserver les outils de maîtrise de la production dans certains secteurs, qui ont fait leur preuve. Enfin, la France veillera à préserver des aides ciblées pour certains secteurs ou régions fragiles.

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Acompte ICHN versé

Comme l’a annoncé Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la
Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, lors de l’inauguration de la 25e
édition du Salon International de l’Élevage (SPACE), le 13 septembre, à Rennes, l’acompte
de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) a été versé ce jour.

83 400 exploitants ont perçu l’acompte de 75% de l’ICHN. Ces premiers paiements s’élèvent à
397,9 millions d’euros. Le versement de l’acompte concerne 4300 bénéficiaires de plus qu’en
2010. Pour la première année, les agriculteurs situés dans les départements d’Outre-mer
bénéficient de ce paiement anticipé.

Le paiement du solde interviendra à compter du 15 octobre prochain. Le montant prévisionnel
total des indemnités pour la campagne 2011 est de 552 millions d’euros.
Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, le montant de l’indemnité
compensatoire versée aux agriculteurs des zones défavorisées est préservé, traduisant la
volonté du Gouvernement de soutenir les systèmes d’exploitation situés dans les territoires
difficiles.

L’ICHN est une aide annuelle, cofinancée par l’Union européenne, versée aux exploitants en
zone défavorisée, notamment en zone de montagne. Elle a pour objectif de compenser les
surcoûts liés aux difficultés d’exploitation dans ces territoires. Elle joue un rôle majeur dans
l’occupation du territoire en favorisant le maintien d’un tissu dense d’exploitations agricoles
dans des zones difficiles, contribuant ainsi à leur dynamique économique.

Le versement de l’acompte de l’ICHN constitue le premier rendez-vous du processus de
paiement anticipé des aides de la politique agricole commune (PAC) aux agriculteurs. Bruno
LE MAIRE a en effet obtenu de la Commission européenne l’autorisation de verser de façon
anticipée certaines aides de la PAC.

Ainsi, le versement anticipé de 50% des droits à paiementunique (DPU), de 50 % de l’aide aux ovins et aux caprins ainsi que de 80% de la prime au
maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) interviendra dès le 15 octobre prochain.
Ces aides sont indispensables à l’équilibre économique des exploitations agricoles.

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Le maïs à la conquête des territoires et des marchés

L’organisation  MAIZ’EUROP’, dont l’A.G.P.M. est la structure centrale, a tenu ses Journées Maïs annuelles du 5 au 7 septembre 2011 en région Rhône-Alpes à Grenoble avec ses différentes structures et sections spécialisées : A.G.P.M. Maïs Doux, A.G.P.M. Maïs Semence, Section Maïs de l’U.F.S., F.N.P.S.M.S. (Fédération Nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho), Irrigants de France et C.E.P.M. (Confédération Européenne de la Production de Maïs).

Outre un débat sur la prochaine réforme de la PAC, avec Xavier Beulin (Président FNSEA / Vice – Président Copa) et Michel Dantin (Député européen membre de la commission agriculture du Parlement Européen) et une conférence de Sylvie Brunel « Le maïs à la conquête des territoires et des marchés « , que retenir de ces journées ?

Campagne maïs 2011

De bons résultats en perspective pour le maïs grain dont le rendement moyen pourrait atteindre 10 tonnes/ha conjugué à des prix attractifs.

Une production 2011 qui ne manquera pas et qui sera donc en capacité de satisfaire ses marchés traditionnels (France et UE) mais aussi de répondre à la demande croissante des pays tiers, notamment au sud de la Méditerranée. L’offre française est aujourd’hui compétitive.

La récolte de maïs fourrage sera bonne (en qualité comme en quantité) malgré la sécheresse. Elle démontre, encore une fois, que cette production est irremplaçable pour les éleveurs et l’alimentation des troupeaux bovins.

Par contre, la production 2011 en maïs semence ne devrait pas atteindre ses objectifs techniques du fait des conditions climatiques particulières de cet été (fortes pluies et manque d’ensoleillement). Il en résultera une nouvelle réduction du stock de semences disponible pour la prochaine campagne, voire des ruptures sur certaines variétés telles qu’annoncées par la filière en juillet 2011. Néanmoins, la filière française de production de semences de maïs confirmera très largement son rang de premier producteur européen et de premier exportateur mondial.

Dossiers internationaux et réforme de la PAC

Les filières européenne (C.E.P.M.) et française de maïs alertent les autorités européennes et nationales de l’UE 27 sur les conséquences dangereuses d’un éventuel accord entre l’Union Européenne et le Mercosur en termes d’accès au marché européen.

Concernant la réforme de la PAC pour l’après 2013, il est nécessaire de gérer les transitions sur la durée en termes d’évolution des soutiens en tenant compte des réalités économiques nationales et parallèlement, la nécessité d’outils de gestion des marchés et des risques (assurances).

Facteurs de production

La C.E.P.M. et la filière française de maïs

  • dénoncent l’inertie européenne sur la réglementation OGM (notamment en matière de seuil de présence fortuite), la part belle faite aux importations alors que les producteurs français n’ont toujours pas accès aux OGM,
  • demandent un large accès aux produits phytosanitaires en particulier aux traitements de semences en attente d’homologation afin qu’ils soient tous également disponibles dans les différents Etats-membres.
  • estiment, pour le parasite Diabrotica, qu’il y a urgence à faire évoluer la réglementation (sortie du régime d’insecte de quarantaine au niveau européen) et à permettre l’accès aux différents moyens de lutte (produits phyto, rotation, OGM,  …).

L’agriculture : un secteur stratégique

Il est essentiel d’inscrire l’agriculture dans les priorités stratégiques face à  l’évolution des marchés et aux enjeux, notamment démographiques et énergétiques (biocarburants, biogaz,…). Il s’agit par conséquent de replacer la production agricole et ses leviers de développement au cœur des priorités gouvernementales.

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L’indécence de la publication des aides PAC face à la crise agricole

Selon la coordination rurale, la publication des aides PAC est indécent. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Alors que la Cour de justice européenne avait statué en faveur du respect de la vie privée quant à lpublication des aides PAC, la France contourne la difficulté. Elle s’en tient hypocritement à publier les aides des formes sociétaires, dont le gouvernement a largement fait la promotion à tel point qu’elles occupent aujourd’hui une place majeure dans le paysage agricole.

Une publication indécente
Alors que la crise agricole perdure et que la sécheresse aggrave la situation des éleveurs comme des céréaliers, cette publication relève de l’indécence.

Comment oser jeter ainsi en pâture ces informations, sans dire que ces aides ne sont pas un complément au chiffre d’affaires de l’exploitation mais en constituent le plus souvent au moins 80 % ? De nombreux agriculteurs ne tirent plus de revenu de leur exploitation. Accentuées par la sécheresse, les difficultés sont telles qu’en plus de se demander comment nourrir leurs bêtes, certains éleveurs n’ont pas de quoi nourrir leur famille !

Aujourd’hui, toutes les productions sont touchées, et la MSA continue d’ignorer les situations dramatiques qui lui sont présentées. Ceux qui ont le courage et la force de la contacter, espérant un peu de compréhension, si ce n’est une aide psychologique, se retrouvent le plus souvent face à un mur. Les banques n’étant pas plus compréhensives et les aides du gouvernement se résumant à des effets d’annonces, on craint le pire dans les campagnes.

Il faut réagir… vite
Les pouvoirs publics, par le contexte défavorable qu’ils ont entériné à travers la dérégulation, sont responsables de cette situation. La CR rappelle sa demande de cautionnement des prêts par Unigrains ou Sofiprotéol pour les agriculteurs à qui la banque les refuse pour insuffisance de garantie. Il s’agit aussi de constituer très vite un aliment sécheresse pour l’élevage, notamment en réquisitionnant les céréales prévues pour fabriquer du bioéthanol. La CR attend également la mise en place d’une cellule d’aide psychologique avec un numéro vert pour répondre aux agriculteurs en détresse.

Alors que les juilletistes sont sur la route et que les aoûtiens se réjouissent d’avance, certains agriculteurs se demandent ce qu’ils mangeront demain, ce qui est un comble quand on produit de la nourriture. Il est urgent d’agir. »

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