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Revenir à une bonne qualité écologique des cours d’eau

La concurrence plus vive pour l’utilisation des ressources en eau dans les régions a conduit les décideurs à passer d’une politique de l’offre à une logique d’ajustement des prélèvements aux ressources disponibles. Dans le même temps, la montée des préoccupations vis-à-vis de la qualité de l’eau et des milieux, et l’objectif fixé par la Directive européenne de l’eau de revenir à une « bonne qualité écologique » des cours d’eau en 2015, posent la question d’un contrôle de l’impact des activités humaines, agricoles ou non, sur la qualité des milieux et de l’eau les parcourant.

L’intensification de l’agriculture liée à l’augmentation de la demande internationale de produits alimentaires, le développement de productions agricoles à usages « énergétiques », la forte croissance attendue de la population mondiale et le changement climatique annoncé, en particulier concernant les températures et la pluviosité, renforcent l’acuité de cette question. L’Inra mobilise sa capacité de recherche, d’expertise et d’anticipation, en partenariat avec le monde socio-économique pour y répondre.
Cinq types d’objectifs:

Les travaux menés sur l’eau au sein de l’Institut répondent de ce fait à cinq grands types d’objectifs de recherche finalisée:

- connaître le rôle et le devenir de l’eau dans le système nappe, sol, plante et atmosphère en présence de couverts végétaux naturels et cultivés ;

- optimiser le fonctionnement des écosystèmes agricoles et forestiers quant à leur production et leur pérennité dans les situations de sécheresse ou d’excès d’eau par des méthodes agronomiques et génétiques ;

- étudier l’incidence de la composition et de la dynamique des paysages sur la genèse de la ressource en eau, en quantité comme en qualité.

- maîtriser les impacts des activités rurales et de l’usage des terres sur le milieu tant sur la qualité des ressources en eau superficielles, souterraines, et des milieux aquatiques, que sur la disponibilité en eau dans un contexte de compétition entre usages ;

- contribuer au développement de dispositifs et d’outils de la gestion de la ressource et de suivi de la qualité de l’eau.

L’Inra dispose pour ce faire d’un savoir faire particulier dans la mise en œuvre des études couplant la question de la production à celles des impacts environnementaux. L’Institut possède en effet une communauté de chercheurs ayant une double culture, physicochimique et biologique, indispensable à l’appréhension de phénomènes physiques faisant intervenir des régulations biologiques, à l’étude des cycles de l’eau, du carbone, de l’azote… ainsi qu’à l’élaboration d’une modélisation du fonctionnement des couverts végétaux avec la double vocation agronomique et environnementale. L’Institut est ainsi un spécialiste de la connaissance des sols, de l’usage des terres et de ses conséquences sur les flux d’eau et de matière concernant les milieux cultivés et les forêts qui représentent une partie importante des surfaces continentales.
Un deuxième point fort de l’Inra tient à ses capacités en biologie intégrative pour associer biologie moléculaire, physiologie végétale, analyse des ressources génétiques, phénotypage et modélisation. Cette compétence permet une approche originale de la tolérance des plantes à la sécheresse et à la salure.
L’Institut est ensuite en mesure de traduire de façon explicite des gestes techniques dans des modèles de fonctionnement et, par là, de pouvoir mettre en œuvre une approche d’ingénierie agri-environnementale. L’articulation de travaux dans le domaine biotechnique avec ceux conduits dans le domaine socio-économique permet aujourd’hui de construire des modèles bioéconomiques d’évaluation de la ressource en eau en conditions limitées.
En tant qu’institut de recherches finalisées, l’Inra est enfin à même d’articuler des travaux de recherche sur le fonctionnement biologique des cultures et la gestion de l’eau pour la production avec des instituts techniques, des chambres d’agriculture ou des entreprises, afin d’atteindre les acteurs concernés.

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Huîtres: les souris ne décideront plus de leur vente

Depuis plusieurs années, les méthodes de surveillance sanitaire des coquillages font l’objet de difficultés soulignées par les professionnels conchylicoles.
Dès sa prise de fonction comme ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire a rencontré les ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon, le 11 juillet dernier. Il s’est alors engagé à mobiliser l’ensemble des experts scientifiques concernés pour faire évoluer les moyens de cette surveillance, dans des conditions qui assurent un niveau de sécurité sanitaire optimal pour les consommateurs.

Après plusieurs réunions scientifiques européennes qui se sont tenues depuis septembre 2009, un avis favorable a été donné pour que le bio-essai sur souris ne soit plus utilisé comme méthode officielle de surveillance des zones conchylicoles. L’ouverture ou la fermeture des bassins conchylicoles sera donc, dorénavant, décidée à partir des nouvelles méthodes chimiques (CL-SM/SM) établies au niveau communautaire.


Les laboratoires(1) français ont été équipés du matériel nécessaire pour que ce changement de méthode soit opérationnel sur l’ensemble du territoire national, dès le 1er janvier 2010.
Auparavant il s’agissait d’injecter des extraits d’huître aux rongeurs afin de déceler la présence de micro-algues toxiques pour l’homme.
Si deux souris sur trois mouraient dans les 24 heures, les coquillages étaient interdits à la vente! Méthode critiquée par l’ensemble de la profession ostréicole.

Le premier test chimique sera organisé le 18 janvier sur le bassin d’Arcachon.

Parallèlement à cette nouvelle méthode officielle de surveillance, un dispositif de vigilance vis-à-vis des toxines inconnues ou émergentes sera mis en place conformément à l’avis de l’AFSSA en date du 4 décembre 2009. Les observations de ce réseau de vigilance permettront d’orienter les travaux de recherche et d’affiner les techniques de laboratoire utilisées dans le suivi des toxines marines susceptibles de contaminer les coquillages.

1- Le Laboratoire National de Référence pour le contrôle des biotoxines marines (AFSSA-LERQAP) et le laboratoire Phycotoxines (PHYC) de l’IFREMER de Nantes sont chargés de la mise en en œuvre de ces analyses chimiques.

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L’INRA recrute plus de 50 chercheurs

Quelle que soit leur discipline de formation, les chercheurs s’appuient sur des activités de laboratoire ou de « terrain ». Ils sont fortement impliqués dans des réseaux scientifiques, répondent à des questions environnementales, économiques, sociales. En visant l’excellence ils découvrent et font naître des applications concrètes, utiles à la société.

Recherche personnelle et projet collectif s’imbriquent alors étroitement pour faire progresser les connaissances et pour participer au développement de l’innovation, qu’il s’agisse de produire durablement, de préserver l’environnement ou d’améliorer l’alimentation humaine. Cette année, l’Inra propose à plus de 50 chargé(e)s de recherche de venir renforcer les équipes en place. Les recrutements seront ouverts du 19 janvier 2010 au 26 février 2010.

Les recrutements seront ouverts dans de nombreuses thématiques scientifiques telles la biochimie, la biologie moléculaire, la génomique, la génétique, la nutrition humaine et animale, la microbiologie, l’écologie, l’agronomie, la biologie cellulaire, la physiologie, la modélisation, les mathématiques, l’économie, la sociologie, l’immunologie, les milieux naturels…

Le calendrier ci-après est donné sous réserve de la publication au Journal Officiel, en temps utiles, de l’arrêté d’ouverture des concours de Chargés de recherche :

- Ouverture des inscriptions : 19 janvier 2010
- Date limite de dépôt des dossiers : 26 février 2010
- Admissibilité : avril-mai 2010
- Admission : mai-juin 2010
- Prise de fonction : à compter du 1er juillet 2010

Les profils et toutes les informations nécessaires pour postuler seront disponibles, à compter de l’ouverture des inscriptions.

Pour toute question sur les concours CR, vous pouvez écrire à l’adresse électronique suivante : concours_chercheurs@paris.inra.fr

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Les nanotechnologies entraînent-elles des risques?

Une réunion publique autour des nanotechnologies se déroulera le mardi 1er décembre à 19h30 à Alpexpo Grenoble, amphithéâtre Dauphine .

Y sera abordé le thème des nanotechnologies associé à la question du développement durable et aux problématiques éthiques et sociétale, en relation avec les activités de la région grenobloise.

Cet événement, gratuit et ouvert à tous, est l’occasion pour l’ensemble des citoyens et acteurs locaux de s’informer et de s’exprimer sur les nanotechnologies, ces techniques qui permettent de créer des objets 500 000 fois plus petits qu’un cheveu. A cette échelle les propriétés de la matière changent, permettant de nouvelles applications (santé, électronique, transports, etc.), mais produisant aussi des risques potentiels.

Cette réunion aura lieu dans le cadre du débat public autour des nanotechnologies, qui a lieu du 15 octobre 2009 au 24 février 2010. Des réunions publiques se tiendront en effet dans 17 villes durant cette période, et le débat a également lieu en continu sur le site qui lui est consacré : http://www.debatpublic-nano.org/

Chacun peut dès aujourd’hui s’informer au sujet des nanotechnologies sur ce site, et poser ses questions ainsi que d’y proposer ses contributions.

Le débat sur les nanotechnologies a été demandé par le Gouvernement en application des engagements du Grenelle de l’environnement. La Commission Particulière du Débat Public (CPDP) conduit ce débat depuis sa conception jusqu’à sa clôture.

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Pesticides et Parkinson: l’INSERM confirme le lien

Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuroépidémiologie » et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Ce risque augmente avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré.

Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans Annals of Neurology.
La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. On admet que, dans la plupart des cas, elle trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux.
Parmi les facteurs d’environnement suspectés, des études épidémiologiques ont montré une association entre la survenue de la maladie de Parkinson et une exposition professionnelle aux pesticides. Toutefois, aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet).

En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) a étudié un groupe de 224 patients atteints de maladie de Parkinson, qu’ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, toutes affiliées à la MSA, de même âge et sexe et habitant dans le même département.

L’exposition aux pesticides durant toute la vie professionnelle des participants a été reconstituée de manière très détaillée à l’occasion d’entretiens avec des médecins du travail de la MSA permettant de recueillir un grand nombre d’informations telles que la surface des exploitations, le type de cultures et les pesticides utilisés, le nombre d’années et la fréquence annuelle d’exposition, ou encore la méthode d’épandage.
Les résultats montrent que les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins ; les chercheurs ont alors estimé que les agriculteurs exposés aux pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson que ceux qui n’en utilisaient pas.
Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille de pesticides qui regroupe par exemple le lindane et le DDT a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 et se caractérise par une persistance dans l’environnement de nombreuses années après
l’utilisation. Les chercheurs précisent toutefois qu’on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés.
Les auteurs soulignent alors l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs
agricoles.
Enfin, au-delà du rôle de l’exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d’une exposition à plus faibles doses. Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question.

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Lutte biologique: les micro-guêpes arrivent

Comme nous en informe L’Echo Drôme Ardèche-Le Valentinois, la société Biotop SAS, une PME d’une quarantaine de personnes, va investir 3M€ dans la construction, à Livron (Drôme), d’une unité de production et de conditionnement d’insectes –trichogrammes et coccinelles entre autres- utilisés comme auxiliaires dans la protection des cultures.

Les trichogrammes sont des insectes hyménoptères.Ils sont de la même famille que les abeilles ou les guêpes mais complètement inoffensifs et surtout de très petite taille (environ ½ mm). C’est pourquoi on parle souvent de micro-guêpe ou micro-hyménoptère.

Cette filiale du groupe InVivo, premier groupe coopératif agricole européen, créée en 1991 à la suite d’une coopération avec l’INRA visant à élaborer une méthode de lutte biologique contre la pyrale du maïs, a donc choisi la Drôme pour développer son activité. Une activité en plein boom –les alternatives aux produits phytosanitaires d’origine chimique sont très demandées- et un marché porteur.
L’unité de production de Biotop SAS , actuellement en travaux sur le site de l’ancienne station fruitière Lorifruit, sera en mesure de produire des quantités industrielles de ces précieux et minuscules insectes, gros mangeurs de larves, pucerons et autres parasites. Produit leader de Biotop, les trichogrammes sont utilisés chaque année sur plusieurs dizaines de milliers d’hectares de cultures en Europe et leur emploi est en augmentation constante (plus de 86 000 hectares en 2005).

Le produit fini, pour l’agriculteur, a la forme d’un petit sachet qu’il placera au pied des plants de maïs. Les insectes sont en effet conditionnés dans des diffuseurs plats, sécables ou de petites capsules, en carton biodégradable, qui les protègent contre les intempéries et les prédateurs et simplifient les manipulations.
A terme, le site Biotop de Livron est appelé à commercialiser toute une gamme de produits connexes en direction des agriculteurs mais également des jardiniers amateurs.

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La vache de A à Z: son génome a été décrypté

La vache est le troisième animal domestique dont le génome est entièrement séquencé, après celui du poulet et du chien. Conduit par un consortium international, le séquençage du génome bovin a nécessité 6 années de travail et a impliqué plus de 300 scientifiques issus de 25 pays, pour le séquençage proprement dit mais surtout pour l’assemblage, l’annotation et l’analyse des résultats.

Ces travaux sont publiés dans  la revue « Science » de ce 24 avril. Il s’agit de la première analyse détaillée de la séquence du génome bovin, à laquelle a contribué l’INRA de Jouy-en-Josas. Des informations considérables sur la biologie de cette espèce et sur l’évolution et l’analyse comparée des mammifères. Un consortium international conduit par le Centre de séquençage du Baylor College of Medicine à Houston (USA) publie dans la revue « SCIENCE » la première analyse détaillée de la séquence du génome bovin, à laquelle a contribué l’INRA de Jouy-en-Josas. Ce travail apporte des informations considérables sur la biologie de cette espèce et sur l’évolution et l’analyse comparée des mammifères. Il aura des applications nombreuses pour les filières bovines, en élargissant les outils et les critères pour la sélection des animaux. Le détail de ces résultats est publié dans Science du 24 avril 2009.

Outre la séquence d’une vache femelle de race Hereford parue dans un premier article, un second portant sur la structure des populations bovines décrit plus spécifiquement le projet HapMap bovin, visant à produire une cartographie de la diversité génétique dans les différentes populations, entre grands rameaux taurins et zébus, et ce jusque dans les différentes races bovines.

Des résultats déterminants pour comprendre l’évolution des espèces

Conclusion importante issue de ce séquençage, le génome bovin est beaucoup plus proche de celui de l’homme que peut l’être celui de la souris ou du rat. Il comprend au moins 22 000 gènes, dont la plupart se retrouvent chez l’homme. La majorité des chromosomes bovins correspondent à de grands fragments de chromosomes humains, parfois des chromosomes entiers. La grande conservation du génome entre ces deux espèces est expliquée par l’existence d’un ancêtre commun à l’homme et au bovin remontant à environ 95 millions d’années. Les réarrangements survenus ultérieurement sont principalement localisés dans les gènes impliqués dans l’immunité, le métabolisme et la digestion. Ces changements pourraient expliquer l’efficacité des ruminants à convertir des fourrages pauvres énergétiquement en viande et lait.
En parallèle du séquençage, le projet HapMap bovin, a dessiné une cartographie de la diversité génétique dans les différentes populations bovines. L’analyse de près de 500 animaux de 17 populations, y compris la race française Limousine, montre que les bovins constituaient une population originelle très diverse qui s’est structurée sous l’effet de la domestication, la formation des races et la sélection. La diversité globale reste cependant aujourd’hui considérable sur l’ensemble de l’espèce bovine. Depuis la domestication il y a 8000 à 10 000 ans, la conduite des populations de bovins par l’homme a débouché aujourd’hui sur plus de 800 races d’aptitudes variées. Les zébus sont plus diversifiés que les taurins, ce qui est cohérent avec l’hypothèse de foyers de domestication distincts et d’une base initiale plus large pour les zébus.

Améliorer les processus de sélection des populations bovines

Les connaissances acquises par ce séquençage ont des implications considérables pour les filières bovines tant pour le lait que pour la viande mais aussi en matière de reproduction ou d’adaptation des espèces (robustesse, bien-être), de techniques d’élevage et d’impacts environnementaux. La sélection génomique des meilleures populations pratiquée par les éleveurs sera ainsi optimisée. Elle consiste à sélectionner des reproducteurs sur la base de leur valeur génétique prédite à partir de marqueurs génétiques répartis sur tout le génome. Cette approche est rendue possible par la disponibilité, pour un nombre croissant d’espèces, de puces à ADN constituées de 50 000 à 60 000 marqueurs.

Les données issues du séquençage permettent le développement d’un très grand nombre de marqueurs génétiques et d’outils de génotypage à haut débit, renouvelant complètement les méthodes de gestion des populations pour une sélection de nouveaux caractères. Ainsi les méthodes d’élevage pourront être plus justement adaptées à la physiologie des animaux et de fait plus durables.
La connaissance du génome va aussi faciliter l’identification des mutations responsables de pathologies chez les bovins.

L’ensemble de ces résultats est entièrement disponible pour les scientifiques de tous pays par l’intermédiaire de bases de données publiques. Le consortium international a permis l’accès à la séquence de la vache, depuis août 2006, par l’intermédiaire de plusieurs sites internet qui ont déjà été utilisés par les chercheurs, notamment pour la sélection génomique.
Les chercheurs vont désormais continuer à explorer en profondeur cette séquence.

Le Consortium international conduit par différentes institutions nord-américaines (Baylor College, USDA, Universités) a été financé principalement par des fonds nord-américains (NHGRI, USDA, Etat du Texas, Genome Canada) ainsi que par quelques autres Etats (Australie, Nouvelle Zélande, Norvège). Les associations de race, dont France Limousin Sélection, ont participé au financement du programme HapMap. L’INRA a contribué par ses réalisations préalables au séquençage, en particulier une carte physique complète du génome, par des cartes d’irradiation de haute densité, par la production de marqueurs génétiques et par son travail d’annotation. Ces données sont le fruit d’un long travail de cartographie débuté dans les années 80 et qui a mobilisé de nombreux chercheurs.

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Agrocarburant: l’huile de bois ou de paille à l’étude

Le Cirad héberge le premier pilote opérationnel en France de préconditionnement de la biomasse par pyrolyse flash. L’huile extraite servira de base à des agrocarburants de seconde génération. Les résultats des tests précisent également les spécifications attendues d’une huile de pyrolyse pour des applications à grande échelle.
Une installation pilote qui permet de transformer du bois ou de la paille en une huile de densité énergétique dix fois plus importante que le matériau brut de départ : c’est ce dont le Cirad dispose aujourd’hui dans le cadre du projet Précond, une étude sur le préconditionnement de la biomasse menée en partenariat et qui s’achèvera dans les mois à venir. Cette installation permet d’obtenir plusieurs litres d’huile par jour destinés à la synthèse d’agrocarburants de seconde génération.

La biomasse lignocellulosique – bois et résidus agricoles comme la paille, la bagasse, la balle de riz, etc. – constitue une ressource énergétique prometteuse pour l’avenir. Sa valorisation énergétique présente en effet un bilan carbone bien meilleur que les voies de biocarburants de première génération.

Néanmoins, la viabilité de cette voie n’est possible que si de très grandes quantités de ressources ligneuses sont mobilisables. Du fait de la dispersion géographique de ces ressources et pour limiter l’impact économique et environnemental du transport, les chercheurs développent des techniques de préconditionnement de la biomasse sur sites décentralisés, à proximité de la récolte.

La pyrolyse flash est une de ces techniques. Elle permet de transformer la biomasse en une huile intermédiaire. Celle-ci peut ensuite être amenée vers une installation centralisée pour la production de gaz et la synthèse de carburants. Avant d’en arriver là, les huiles obtenues doivent revêtir certaines caractéristiques, notamment en termes de viscosité, de stabilité, de teneur en eau mais aussi en particules solides et en cendres. L’installation pilote dont dispose aujourd’hui le Cirad a été sélectionnée et améliorée de façon à répondre au mieux à ces spécifications. Elle sert de point d’entrée à un travail de modélisation et d’extrapolation vers l’échelle industrielle.

Les chercheurs obtiennent ainsi à partir du bois – d’abord du hêtre puis des résineux – des huiles aux caractéristiques proches de l’idéal. La paille, au rendement énergétique moins élevé – 50 % au lieu de 70 % pour le bois –, passera également au crible de l’analyse dans un proche avenir. Les chercheurs testeront pour finir des biomasses tropicales. Cette voie n’a, en effet, été étudiée principalement que dans les pays du Nord où existent des installations à l’échelle de démonstration. Elle intéresse toutefois, de plus en plus, des pays émergents comme le Brésil.

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FCO: Michel Barnier en visite chez Merial

Le 15 décembre marquera le début de la campagne de vaccination massive contre le virus de la FCO (sérotypes 1 et 8), l’objectif étant de vacciner l’ensemble des animaux avant le 30 avril. A quelques jours de l’ouverture de cette campagne, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche,  se rendra mardi 9 décembre à Lyon où il visitera, notamment, le site industriel des laboratoires Mérial. Une discussion autour de la recherche appliquée dans le cadre de la FCO est au programme.

Merial est le premier laboratoire à fournir au gouvernement français les doses de vaccins contre le sérotype 8 de la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO). 200 000 doses ont ainsi été mises à disposition des autorités, cette année, dès la première semaine de mars. Ces doses sont actuellement sur le terrain.

Face à l’épizootie de FCO  chez les ruminants en France et en Europe, Merial  met à la disposition des autorités nationales et internationales ses connaissances, son expertise et ses moyens, et met tout en œuvre pour améliorer encore ses capacités de développement et de production.

Dès l’automne 2006 -année où est apparu le sérotype 8 en Europe- Merial a débuté ses recherches afin de développer et produire un vaccin pour protéger les bovins et les ovins contre ce sérotype. L’expérience antérieure de Merial dans le développement de vaccins contre d’autres sérotypes de FCO a été un acquis important pour disposer rapidement d’un vaccin performant et sûr contre le sérotype 8. Aujourd’hui, cette expertise permet de mettre à disposition les premières doses de ce vaccin dans des délais record.

Ce vaccin s’utilise comme les autres vaccins inactivés contre la FCO commercialisés par Merial : une seule injection en sous cutanée chez les ovins et deux chez les bovins à 1 mois d’intervalle en primo vaccination, avec ensuite un rappel annuel. Merial produit déjà quatre vaccins pour les sérotypes 2, 4 et 9, utilisés avec succès pour le contrôle de la FCO en France et en Europe depuis 2004.

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Les ruralistes en colloque à Lyon

L’Association des ruralistes français (ARF) et le Laboratoire d’études rurales (LER) organisent du 12 au 14 novembre à l’Université Lumière Lyon 2 Lyon, un colloque international sur le thème « Ruralités européennes contemporaines : diversité et relations sociales ».
L’Association des ruralistes français, fondée en 1974 dans le contexte de la remise en cause des schémas d’analyse de la « modernité aux champs », a depuis lors jalonné le développement des études rurales par une série de colloques qui, tout en saisissant les
questions centrales du moment (les associations au village, la pluriactivité, la pauvreté rurale, le néo-agrarisme…), ont su faire vivre une recherche critique, centrée sur l’observation fine des dynamiques sociales, et capable, par le croisement des regards disciplinaires, de faire surgir les décalages et les tensions entre réalités, représentations et choix politiques.

C’est à un nouveau rendez-vous scientifique que l’association, appuyée pour l’occasion sur le Laboratoire d’études rurales de Lyon, convie tous les chercheurs et acteurs intéressés par les évolutions des sociétés et des espaces ruraux européens.

À l’heure, où en France et dans les pays voisins, on voit se réinventer, tantôt dans le conflit et tantôt dans le compromis, tantôt dans la coïncidence et tantôt dans le décalage des calendriers et des espaces, des modes d’habiter, des systèmes d’activités, des formes d’appartenance au lieu, des organisations ou des structures prétendant impulser le développement des espaces ruraux, nous entendons en effet poser la question des enjeux de la diversité sociale et de son articulation avec la pluralité fonctionnelle des mondes ruraux, en proposant d’en étudier les manifestations dans le temps et dans l’espace à travers le prisme de la vie de relations dans l’espace rural.

Contacts
LER /ISH, Colloque Ruralités européennes contemporaines, 14 avenue Berthelot, 69363 Lyon cedex 07
courriel : arf-ler@ish-lyon.cnrs.fr
L’entrée au colloque est libre, sous réserve d’une inscription préalable par courriel.

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