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Tabac: aide de 11,4 millions d’euros pour les producteurs

Près de 600 producteurs de tabac ont manifesté aux abords de l’assemblée Nationale afin d’alerter les pouvoirs publics sur les difficultés que traverse la profession. Ceci depuis que l’Europe a supprimé toute aide. Voir notre précédent article.

Une délégation des producteurs présents à Paris a été reçue au ministère de l’agriculture. La rencontre ne s’est pas trop mal passée puisqu’il a été annoncé que l’Etat, soucieux du problème avait décidé d’aider la filière à hauteur de 11,4 millions d’euros sur 3 ans.

Ceci de la façon suivante: une mesure d’aide à l’investissement de 10 millions d’euros sur le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) pour la période 2010-2013 et 1,4 million d’euros sur des fonds France Agrimer pour 2010 et 2011.

Mesures qui ont satisfait les producteurs de tabac…

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Colère des producteurs de tabac

Près de 500 producteurs de tabac ont manifesté aujourd’ hui dans les rues de paris et plus principalement devant l’assemblée nationale. Parmi ces producteurs en colère on a dénombré une délégation isèroise importante.

Les manifestants ont souhaité se faire entendre par rapport à la crise qu’ils supportent et réclamer à l’Etat une compensation financière suite au retrait des aides européennes.

L’Etat va augmenter les tarifs des cigarettes de 6% avant la fin de l’année. Pour les producteurs il est tout à fait normal qu’une partie des bénéfices engrangés leur reviennent. Ils avancent le chiffre de 5 centimes par paquet. Cela ferait un total de 15 millions d’euros. Chiffre à comparer avec les 700 millions d’euros que rapportera la très prochaine hausse.

De nombreux tabaculteurs présents à Paris ont fait part de leur inquiétude et ont annoncé l’arrêt de cette production si aucune aide ne leur est apportée. Ceux ci ont également évoqué le fait que le tabac est gourmand en main d’oeuvre et que de nombreux emplois seront de fait supprimés.

Une délégation a été reçue par un groupe de députés et devait rencontrer le ministre de l’agriculture.

Affaire à suivre

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Tabac: les producteurs réclament 0,5 centime par paquet

Le prix des cigarettes augmentera de l’ordre de 6%, et ce avant la fin de cette année. Les producteurs de tabac souhaitent avec conviction que sur cette hausse, ils puissent en récupérer une partie: 0,5 centime par paquet. Ils le feront savoir en manifestant le 3 novembre.

Ils l’ont fait savoir par un communiqué diffusé par France Tabac.

« « Plus d’un millier d’exploitants agricoles de toute la France se sont donnés rendez-vous mercredi prochain, devant l’Assemblée, en plein examen du projet de loi de finances. Ils se retrouveront place du Président Edouard Herriot, à Paris entre 12h et 16h. »

« Privés des aides de la Pac depuis cette année et confrontés de plein fouet à la concurrence déloyale de pays tiers aux règles sociales, sanitaires et environnementales des plus légères, les planteurs de tabac français ont demandé au gouvernement une aide conjoncturelle qui pourrait être financée par les achats de paquets de cigarettes, de manière quasi indolore. »

« Alors que, dans quelques jours, une nouvelle augmentation substantielle du prix des cigarettes (6% environ) va permettre à l’Etat d’engranger près de 700 millions d’euros supplémentaires, les planteurs auraient besoin de moins de 0,5 centime d’euro par paquet de cigarettes pour assurer la survie de leurs exploitations familiales et des 10.000 emplois qui y sont liés, contribuant ainsi au maintien de l’activité en milieu rural, dans des régions souvent fragilisées. »

« Les moyens existent, les solutions juridiques euro-compatibles également. Pourtant, aucune alternative crédible n’est proposée aux planteurs pour compenser la baisse de revenus dramatique qu’ils enregistrent et, ainsi, éviter la faillite de leurs exploitations. »

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La filière tabacole en difficulté

orateurDans sa question orale du 17 /12/2009, M. Bernard Cazeau (Dordogne-SOC) attire l’attention sur la situation préoccupante de la filière tabacole. Ce secteur compte 2 800 exploitants dans notre pays. Il emploie près de 10 000 salariés saisonniers et représente plusieurs centaines d’emplois dans la recherche et le développement technique. La diminution brutale des aides directes de l’Union européenne destinées aux producteurs de tabac, à compter du 1er janvier 2010, plonge la filière dans une difficulté profonde.

Si aucune décision compensatoire n’est prise en faveur de la filière tabacole dans des délais rapides, il n’y aura plus de planteurs en Périgord comme dans toute la France dès l’année prochaine. À la fin des années 1960, la Dordogne comptait 1 500 producteurs; ils ne sont plus que 350 aujourd’hui alors que cette culture garantit la survie des petites exploitations de sa région.

Pour les tabaculteurs, les perspectives de reconversion sont étroites, voire inexistantes, compte tenu de la structure des exploitations et de la situation économique générale de l’agriculture. À ce jour, l’Europe ne produit que 25 % du tabac qu’elle consomme. Demain, si rien n’est fait, elle en importera 100 %, mais elle aura au passage supprimé des milliers d’emplois.

Dans un contexte agricole extrêmement difficile, le risque est grand de voir disparaître une filière particulièrement bien organisée, employeuse de main-d’œuvre et qui participe au maintien des actifs dans le monde rural. En conséquence, il lui demande les mesures qu’il compte prendre pour éviter la disparition de cette filière.

Réponse de M. Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation (en l’absence de Bruno Lemaire, ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture) publiée dans le JO Sénat du 03/02/2010.

Monsieur le sénateur Cazeau, je confirme les chiffres que vous avez cités. Avec plus de 2 200 exploitations sur une surface supérieure à 6 700 hectares en 2009, la filière tabacole joue un rôle important pour nos territoires et notre économie. Cependant, elle est confrontée cette année, pour la première fois, aux conséquences de la diminution des aides à la production de tabac : l’Organisation commune des marchés, l’OCM, allouait en effet depuis 2006 des aides aux producteurs, pour un budget total de 80 millions d’euros.

Le compromis qui a été obtenu à l’issue du bilan de santé de la politique agricole commune à la fin de 2008, reprend le transfert, prévu en 2004, de la moitié des aides allouées au secteur au financement des actions qui sont cofinancées par le Fonds européen agricole pour le développement rural, le FEADER. Tout au long de l’année 2009, les contacts pris entre les professionnels et le ministère de l’agriculture ont permis de préciser un certain nombre de mesures d’aides disponibles à partir de cette année.

Tout d’abord, la France, durant sa présidence du Conseil de l’Union européenne, a obtenu un dispositif transitoire d’aide à la restructuration, qui prévoit une aide forfaitaire pour les exploitations perdant plus du quart des aides en 2010. Le montant de cette aide sera de 4 500 euros au maximum en 2011, de 3 000 euros en 2012 et de 1 500 euros en 2013. Le budget global de cette aide sur ces trois années est de 18,6 millions d’euros. Près de 60 % des exploitations sont ainsi éligibles à cette aide.

La production de tabac pourra aussi bénéficier dans le cadre du programme de développement rural hexagonal, ou PDRH, de deux mesures agro-environnementales : la MAE « rotationnelle », d’une part, et la MAE « territorialisée », d’autre part.

Les exploitations qui seront concernées peuvent également bénéficier de subventions à la modernisation des exploitations et à l’investissement, d’une part, dans le cadre des mesures communautaires destinées à favoriser le développement de cultures régionales spécialisées, d’autre part, par le dispositif national d’aide à l’investissement qui vient d’être reconduit.

En 2009, les tabaculteurs ont investi massivement dans leur outil de production. Les demandes de subvention ont atteint un montant deux fois supérieur au montant de l’enveloppe qui avait été allouée initialement. C’est la raison pour laquelle, afin d’optimiser ce dispositif, une analyse plus précise du nombre de dossiers, des montants nécessaires et des critères de sélection est en cours avec les représentants de la filière.

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Manifestation à Bruxelles

La profession se mobilise à l’heure même où les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne font un bilan d’étape de la Politique agricole commune (Pac), en vigueur jusqu’en 2013. Elle a décidé de manifester aujourd’hui dans les rues de Bruxelles avec comme point de rencontre : le Conseil Européen.

Les raisons de la colère: à partir de 2010, les tabaculteurs européens pourraient voir l’intégralité des aides dont ils bénéficient découplées de la production. Cela signifie que ce « découplage total » est un encouragement à ne plus produire tout en bénéficiant de primes jusqu’en 2013. En France, 40 % des aides européennes ne sont déjà plus liées à la production.

L’Union européenne souhaite  réduire  les subventions de l’agriculture. La décision prise pour le tabac pourrait avoir des conséquences graves pour la profession. On parle même de sa disparition en France.

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tout est réuni et pourtant…

L’assemblée générale d’Agritabac a démontré la belle vitalité de la filière mais de nombreuses inquiétudes demeurent et plusieurs points sont en attente de réponses.
Au niveau de la production, les surfaces utilisées sont de 724 hectares en 2006, -5% par rapport à 2005. Le virginie avec 362 hectares gagne 1% tandis que le burley perd 6% avec 355 hectares cultivés. La production du tabac brun devient anecdotique ( 7ha). Le nombre total des producteurs est de 319 si on tient compte des membres des gaec et associés. Pour les collectes, elles sont de 1024 tonnes en virginie, 1051 tonnes en burley, 21 tonnes en brun; soit un total de 2097 tonnes.

Virginie

Quantité récoltée stable par rapport à 2005 le virginie a une qualité d’ensemble moyenneà bonne en étages bas, bonne à très bonne sur les étages hauts. Ceci grâce a de bonnes conditions climatiques.

Burley

Sur le plan qualitatif, avec 81% de lot 1 la récolte est très bonne et même supérieure à 2005. Le rendement est également très bon.

2006 a vu l’engagement de la quasi-totalité des adhérents à Agritabac dans la démarche de traçabilité et la poursuite de l’introduction de la machine à récolter ( cuma de La Côte- St-André).
Le conseil d’administration a vu l’arrivée de 3 nouveaux membres: J.M. Enselme, d’Aoste, Denis Rebatet, de Chateauneuf- de-Galaure, Y. Bouvier, de Marcillolles.

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Michel Bouvagnat, président de la structure : « Cette campagne 2007 a été marquée par une forte montée en puissance de la mécanisation du Virginie »
Pour que la mécanisation du Virginie soit une une réussite il faut:
- des conditions de sol optimales et régulières
- une parfaite maîtrise de la culture en récolte traditionnelle
- des compétences techniques et humaines mises en commun
- des moyens importants mis en œuvre pour que le projet soit une réussite

Il faut admettre que les volumes en Virginie produits demain seront issus pour une bonne partie de la mécanisation, cela semble une évidence.

Autre avancée de taille, la généralisation de l’emballage carton à l’ensemble des producteurs intéressés. Ainsi, la totalité des tabacs machine et la totalité des tabac issus de l’atelier de triage de Beaurepaire ont été conditionnés en cartons au cours de cette campagne.

Une réflexion de fond a également été menée à l’atelier triage pour optimiser au mieux le flux de tabac, diminuer les charges de personnel et ainsi maîtriser les coûts de triage malgré le tonnage moindre.

Et le Burley dans tout cela !
Certes, point de chantiers aussi importants qu’en Virginie.
Une machine à effeuiller testée l’an passé est de nouveau en phase d’essai après modifications, mais il est aujourd’hui trop tôt pour en tirer des conclusions définitives.

Les responsables professionnels sont sensibles à la problématique de l’emballage pour le Burley.

A noter que la totalité des Burley préparés à Beaurepaire s’emballera en cartons et en vrac dès cette saison. Le président de dire sous forme de boutade « Sans mauvais jeu de mot, ne nous emballons pas , mais qui aurait dit cela ne serait-ce qu’il y a un an ?

PRIME UNIQUE, GRILLE UNIQUE

« Après toutes ces avancées technologiques, qu’en est-il des primes ou des prix commerciaux ?
En 2006, nous avons pu constater un retour de prime recouplée d’un niveau différencié entre les variétés Virginie et Burley du fait d’un taux de sinistre différent. Je vous rappelle qu’il y avait une prime lot 1 et une prime lot 2 gérées dans 2 enveloppes distinctes.
Aussi, pour pallier à cela, l’Interprofession a décidé d’affecter une prime unique à tous kg de tabac produit, quelle que soit la variété, en supprimant au passage le différentiel de 0,126 €/kg qui subsistait .
Son corollaire étant une grille de prix commerciaux unique pour les 2 variétés ainsi qu’un nouveau mode de rémunération de la chimie revu à la baisse. Tout ceci est rentré en application pour la campagne en cours.
Nous constaterons une fois de plus cette année que le niveau de prime recouplée sera bonifié du fait des rendements exceptionnellement bas France entière.
Mais qu’en est-il des prix commerciaux ? Hormis les hausses des classes A et B que nous avons décidées nous professionnels, force est de constater que les industriels rechignent toujours à donner le petit plus qui nous encouragerait à produire plus »

GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

Dans un tout autre ordre, mais au demeurant un sujet brûlant d’actualité et qui ne sera pas sans conséquences sur l’agriculture en général et la tabaculture en particulier : l’environnement

« Même si le fond du problème est légitime, c’est une réalité qu’il ne faut plus occulter, il n’en est pas moins exagérément amplifié par nos politiques qui ne manquent jamais une occasion de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Mais que de temps passé, que d’inepties écrites ou entendues ! »
Pour illustrer cela, Michel Bouvagnat prend modèle sur l’automobile:

« Biocarburants au bilan environnemental pas si bon que l’on voudrait nous le faire croire, éco-vignette, système de bonus-malus en fonction des émissions de CO2, réduction de la vitesse et j’en passe, toutes ces mesures pour influer sur les 11% d’émissions de CO2 nationales générés par l’automobile. Certes, l’idée est louable. Mais lorsque l’on analyse leur impact au niveau de la planète, ce qui me semble-t-il est le but recherché, la France n’émettant que 1,4% du CO2 mondial, merci les centrales nucléaires, toutes ces mesures disais-je pour 1,4 millièmes, oui vous avez bien entendu, 1,4 millièmes des émissions mondiales de CO2 ! De qui se moque-t-on ? Comme d’habitude, nous devons laver plus blanc que blanc ! Tout en n’omettant pas de nous taxer un maximum au passage !

Dans un tout autre domaine, la réduction de 50% des matières actives des produits phyto en agriculture. Certes, il a pu y avoir par le passé des abus, mais aujourd’hui aux coûts actuels des produits!
Pour ce qui est de la tabaculture, des efforts considérables ont déjà été faits et les agriculteurs n’ont pas attendu l’arrivée de Mr Borloo pour se soucier des pratiques agricoles ou de la préservation de la ressource en eau.

Bon nombre de mesures préconisées par le « Grenelle de l’environnement » sont déjà pratiquées telles:
- la réduction des doses des produits phyto et la recherche de méthodes alternatives.

Autres mesures déjà mises en pratique :
- le développement d’une stratégie d’irrigation économe en eau qui se traduit sur notre région par la mise en place de l’irrigation raisonnée IRRINOVE en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Isère.
- la pratique du bilan azoté amenant à une réduction des taux de nitrates
- les économies d’énergie, diagnostics des fours, chaudières à polycombustibles
Il sera remis à l’ensemble des producteurs lors de la signature de son contrat de production 2008 ce document édité par l’ANITTA intitulé « Guide des bonnes pratiques culturales dans la production du tabac » reprenant l’ensemble des préconisations prenant en compte entre autres les aspects environnementaux.

Autre mesure phare du Grenelle, la certification des exploitations agricoles. Démarche volontaire dans un premier temps dès 2008, l’objectif avoué est d’avoir 50% des exploitations certifiées en 2012. S’ajoute à cela la notion de « conseil agricole ». Tout technicien devra demain détenir un Certificat de Qualification Professionnelle lui permettant de délivrer un conseil agricole intégrant les problématiques environnementales .
Le président Bouvagnat s’inquiète de l’intérêt soudain que portent les politiques à la gestion des primes agricoles.
« Notre Président de la Région Rhône Alpes, porte parole des autres Présidents de Régions, semble souhaiter que les primes agricoles transitent et soient gérées par lesdites Régions.

Un simple exemple parmi tant d’autres, mais qui met en évidence une notion commune: le manque chronique d’argent. L’objectif de la Région Rhône Alpes étant de tripler les surfaces en bio, il faudra pour cela une enveloppe de 75 millions d’€ d’ici 2012, soit 12 fois ce qui était programmé initialement! On comprend mieux ainsi que les primes versées à l’agriculture attisent des convoitises.
Mais que représentent nos malheureux petits 48 millions d’€ annuels d’enveloppe recouplée France entière pour la culture du tabac! Et que l’on voudrait nous spolier en la faisant transiter par le second pilier ! Une goutte d’eau dans le budget de la politique agricole européenne ! Une goutte d’eau comparés aux 300 à 400 milliards d’€ infligés à notre économie nationale par 9 jours de grève ! »

Contraintes

« Toutes ces mesures envisagées sont perçues par le monde agricole comme de nouvelles contraintes sans que l’on puisse en discerner un quelconque profit en terme de revenu.

Mais la filière dispose de nombreux atouts pour s’adapter aux réalités du moment .
En effet, nous disposons d’une Interprofession par le biais de l’ANITTA, interlocuteur privilégié des Pouvoirs Publics, d’une organisation syndicale nationale efficace en prise directe elle aussi avec les Pouvoirs Publics nationaux mais aussi avec les instances Bruxelloises, ainsi qu’un outil de première transformation à SARLAT qui ne demande qu’à traiter des volumes. En outre, la même ANITTA chapeaute la recherche au niveau national mais a pris récemment une dimension européenne en participant activement à la création de l’AERET qui regroupe les différents centres expérimentaux européens.

Nos tabacs sont recherchés par les industriels que ce soit en Virginie ou en Burley, et il semble que le tabac à mâcher ou MALAWI soit demandé. C’est ainsi que nous souhaiterions en faire produire une vingtaine d’ha dès 2008.

Aussi, ceux d’entre vous qui voudront demain rester agriculteurs sur des structures de taille moyenne où le tabac aura toute sa place devront se spécialiser.
De plus, comme cela a été le cas lors de la mise en place du découplage basé sur les campagnes 2000 à 2002, n’hypothéquons pas nos futures références alors même que l’évaluation de la réforme à mi-parcours fin 2008 se dessine. »

C’est pourquoi la Coopérative a décidé une politique incitative et volontariste d’aide au développement et à la création de nouveaux ateliers tabac, ceci sur ses fonds propres.

« Toutes les conditions sont donc réunies pour que l’on produise durablement demain du tabac en France . »

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Appui sans réserves du conseil général

Lors de l’assemblée générale d’Agritabac, Christian Nucci a indiqué que le Conseil général de l’Isère soutenait la filière tabacole.

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Le vice-président du Conseil général en charge de l’agriculture précisant que la tabaculture faisait partie intégrante de l’agriculture, « elle est donc intégrée de fait dans des opérations telles que la charte départementale d’installation ». De plus, le Conseil général apporte son appui « dans des domaines tels que l’expérimentation et tout ce qui touche à l’amélioration de la qualité du produit ».

A propos du Grenelle de l’environnement : « Vous étiez précurseurs, en utilisant par exemple les pièges à nitrates, il faut continuer sur cette lancée, le Conseil général sera toujours à vos côtés à chaque fois que vous parlerez de respect de l’environnement, d’une utilisation raisonnée de produits phytos, d’intrants, tout en assurant une bonne récolte en qualité mais aussi en quantité ».

Christian Nucci a enfin abordé l’emploi et la tabaculture. « Cette production demande beaucoup de saisonniers. C’est parfait. Cela permet aux jeunes, aux étudiants de se faire quelques sous mais surtout de découvrir le monde du travail, de l’effort. A ce niveau là, je dis OK pour un partenariat entre le Conseil général, la coopérative et les producteurs ».

Et de conclure: « Le Conseil général de l’Isère croit en son agriculture, donc en sa tabaculture. »

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peu de soutien

Lors de l’ assemblée générale de la fédération régionale des producteurs de tabac, il a été souligné que l’activité 2006 a été dominée par l’actualité communautaire.

Pour les DPU, la fédération régionale a veillé à ce que les règles définies soient appliquées. L’enveloppe de recouplage, divisée en deux; une pour le virginie, une autre pour le burley; a permis, à cause d’une année fortement sinistrée au niveau national, une augmentation de la prime au kilo. Hélas cette augmentation n’est pas due du fait des multinationales qui n’augmentent pas leur prix commercial et ne soutiennent pas les tabaculteurs devant la commission européenne.

En ce qui concerne la prime recouplée, des inégalités entre les deux variétés ont été constatées, ce qui est normal car cette prime est dépendante des quantités livrées donc des sinistres. Pour 2007, le système sera modifié afin d’assurer une plus grande équité. Il a été décidé: une seule enveloppe pour les deux variétés, un même taux virginie-burley et augmentation des A et B afin de favoriser les belles récoltes.bon-tabac-n2.jpg

Les producteurs du sud-est ont également besoin d’évolutions dans la culture. Certaines d’entre elles demandent des investissements. La fédération régionale met au grand jour le peu de soutien des pouvoirs publics. « On les a rencontré, au niveau départemental, régional…sans grands résultats », s’offusque Jocelyne Revol, secrétaire de la fédération régionale. Cette dernière se disant satisfaite que l’OCM se poursuive jusqu’en 2013 avant de conclure: »Pour être présent demain, il faut produire aujourd’ hui. Nous avons les cartes en main, à nous d’avancer »

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assurance complémentaire

L’assemblée générale de la caisse d’assurance mutuelle agricole des producteurs de tabac du sud-est s’est déroulée dernièrement à La Tour du Pin. Première remarque, une salle pleine et les présents étaient en grande majorité des jeunes tabaculteurs.

L’année de culture 2006, qui se traduit dans l’exercice 2006-2007 de la mutuelle, a été la première année du découplage des aides. Cela a eu une incidence sur les valeurs des récoltes et les cotisations qui sont en baisse. Par conséquence, les indemnités et le niveau réglementaire des réserves ont diminué dans les mêmes proportions.

A propos des sinistres, le taux de perte se situe à 5,5% alors qu’il est plus du double au niveau national: 10,50%. L’année 2006, au niveau des cultures a confirmé la faible emprise des maladies cryptogamiques dans notre région. Pour exemple, le titre III ne représente que 0,03% des indemnités contre 1,67% au national. Jean Candy, président: « Notre climat tempéré allié aux progrès de la génétique et aux pratiques culturales en sont les principales raisons ».

Assurance complémentaire

Il a été décidé de faire évoluer l’assurance, suite aux doléances des adhérents concernant les répercussions des sinistres en virginie dans le cas d’une culture mécanisée. Le principe d’une assurance complémentaire a été adopté.

Elle sera totalement indépendante du régime de base, facultative, ouverte à tous, s’appliquera dès la récolte 2008 et ne s’appliquera que sur les destructions totales.

Jean Candy: « Nous avons fait le maximum pur rendre cette cotisation attractive pour qu’elle s’adapte aux besoins de couverture propres à notre production ». Cette assurance complémentaire » devrait répondre aux attentes de la production et apportera plus de sécurité et de sérénité aux producteurs…dans une région très affectée par les sinistres grêles ».

Aberration

Cela n’empêche, certains phénomènes restent inquiétants: la baisse du nombre de producteurs, la concentration des zones de production, la modification climatique; peu palpable des nos jours mais qui va aller en s’accélérant. Pour le président Candy, « les deux premiers facteurs sont consécutifs à la fois du découplage et de l’insuffisance des marges. si l’idée du couplage des aides pour les producteurs en activité peut se concevoir, le couplage des mêmes aides sur des bases historiques anciennes de cinq années et plus pour des producteurs qui ne sont plus en activité est totalement aberrant, même si le principe s’appuie sur un règlement européen ».

Seules solutions: « Rapidement enrayer la baisse des surfaces et retrouver la rentabilité que mérite cette production, compte tenu de son exigence en main d’oeuvre et en technicité ».

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