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Boycott de la concertation sur le plan national Loup !

Ce 12 décembre devait se dérouler, à Lyon,  une réunion de concertation sur le plan national loup 2018/2023.. Boycott général du syndicalisme agricole!

La FNSEA, la FNO, les JA, la Coordination rurale, la Confédération paysanne, mais aussi l’APCA ne se sont pas présentés à la réunion organisée par les ministère de l’écologie et de l’agriculture.

Pour arguments, la coordination rurale précise:  »

la Coordination Rurale boycotte ce simulacre de concertation pour manifester sa profonde insatisfaction.

Il est impossible d’échanger et d’être constructifs au sein de ce groupe national Loup qui n’a aujourd’hui plus sa raison d’être. En ouvrant sa gouvernance à de trop nombreuses associations de défense du loup, il s’est éloigné de sa mission première à savoir réunir les acteurs professionnels du milieu pour permettre la médiation et la discussion. Conséquence : aucune des mesures de ce plan ne permettra de protéger efficacement les élevages.

Alors que le Parlement européen vient de reconnaître le préjudice causé par les loups sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales et notamment sur le pastoralisme, la Coordination Rurale demande au gouvernement français de se saisir de cette opportunité en demandant la modification du statut du loup afin de rejoindre la dizaine de pays ayant prévu une protection simple non absolue pour le prédateur.

La Coordination Rurale demande également une réunion du groupe national Loup uniquement en présence des membres de la profession agricole, des chasseurs et des élus concernés. »

Pour la FNSEA

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Loup: les Maires de l’USAR reçu au Ministère de l’agriculture

Communiqué de l Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales ( USAPR)

« Ce mardi 5 décembre, les Maires de l’USAPR étaient reçus par Mme Le Bigot, conseillère du
Ministre de l’agriculture, pour échanger sur la contribution de l’association au prochain « Plan
Loup », plan loup encore une fois, encore, bien loin des retours du terrain et de ceux qui
vivent la prédation au quotidien. Une impression de plan Hors Sol !
Nous prenons acte que le Ministère de l’agriculture aurait souhaité un plan loup plus
volontaire et plus protecteur des élevages.
Nous prenons acte que le « COMPROMIS » qui nous est présenté est en deçà de leurs
espérances.
Mais pour nous ce « compromis » ne tient pas compte de l’avertissement des Maires de
l’USAPR qui, il y a quelques jours, fusils en main, lançaient un cri symbolique d’alerte : « ne
nous obligez pas à faire ça… » Ce plan loup s’oriente vers une gestion lourde de risques :
conflits d’usage, abandon d’espaces entretenus, perte économique pour les nombreuses
communes exposées à la prédation ou en passe de le devenir, crise sociale, problèmes de
sécurité civile : une gestion à l‘italienne, pays où 200 à 300 loups (selon Mr Boitani) sont tués
chaque année par braconnage
Les maires soulignent l’incohérence des politiques publiques qui contractualisent avec les
éleveurs pour des mesures agri-environnementales reconnaissant ainsi la nécessité du
pastoralisme pour conserver les milieux, mais par ailleurs imposent des mesures de protection
qui vont exactement à l’encontre de ces objectifs. Rappelons que même l’Europe s’en
inquiétait il y a quelques jours !
Nous affirmons que les tirs de défense doivent être inclus inconditionnellement dans les
mesures de protection pour redonner aux loups, animaux capables d’apprentissage, la peur de
l’homme ! Nous ne voulons pas éliminer des loups sans discernement mais ceux qui attaquent
les troupeaux. La notion de quota ou la gestion comptable de la seule population lupine est un
non sens. Nous n’ignorons pas les documents européens qui imposent un état de conservation
favorable de l’espèce, mais au regard des chiffres présentés par l’ONCFS, elle prospère
comme jamais.
Nous ne comprenons pas la conditionnalité justifiée par les règles européennes de non
distorsion de la concurrence alors que les sommes versées aux éleveurs ne sont que réparation
d’un préjudice qui leur est imposé…
Nous demandons que la non concordance des résultats des deux analyses ADN produites par
l’oncfs d’une part et des éleveurs d’autre part, soient expertisés et expliqués dans un langage
accessible à tous, en toute transparence et sans délai.
Nous avons bien conscience que les clés de ce plan loup sont maintenant dans les mains du
Ministre de la Transition Ecologique et nous demandons avec force et insistance un rendez
vous pour échanger sur notre vision de maire et de représentant de l’Etat dans nos communes.
A quelques jours du 12 décembre, ultime étape dans la rédaction de ce plan loup, il est encore
temps d’entendre les Maires qui portent la voix des territoires ! Notre absence dans ce débat
serait le signe qu’il n’y a jamais eu une volonté de comprendre pourquoi les mesures de
protection se sont dévaluées dans le temps ainsi que Mr Hulot l’affirmait il y a quelques mois.
Le prochain Plan Loup ne doit plus être à la seule charge des éleveurs, il doit avoir en son
coeur l’existence et la survie des hommes qui rendent nos espaces vivants et accessibles à
tous !

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Un loup a été abattu sur la commune de Bayon

Compte rendu des conditions dans lesquelles un loup a été abattu sur
la commune de Bayon 04250, le 01/12/2017

Après avoir été vu 3 fois en 4 jours, un loup a été abattu lors d’un tir de défense simple.
Le berger, Patrick Ailhaud, était en train de manger, son arme chargée à côté de lui, comme
à l’accoutumée, lorsque son chien de conduite couché à ses pieds s’est mis à gémir, en
regardant derrière. Lorsqu’il s’est retourné pour voir ce qui inquiétait son chien, il s’est
retrouvé nez à nez avec un loup de couleur sombre et de forte corpulence.
loup prélevé Bayon 4aL’animal l’observait à l’arrêt 15m dans son dos, malgré un tir d’effarouchement la veille et la présence de 4 chiens de protection, pris à revers sous le vent.
Au lieu de fuir quand le berger s’est retourné, le loup lui a fait face et s’est mis à grogner et
montrer les crocs. Craignant plus pour sa propre sécurité que pour son troupeau à cet
instant, l’homme a abattu l’animal.
Pas de dégâts à déplorer au niveau du troupeau.loup prélevé Bayon 1a
Des prédateurs étaient signalés dans la zone depuis plusieurs jours:
Le 28/11 : 3 loups en approche aperçus par un chasseur, berger prévenu par radio
le 30/11 : 2 loups vus par le berger, tir d’effarouchement (trop loin)
le 1/12 : 2 loups vus, 1 tué,
le 2/12 : à nouveau des traces dans la neige autour du troupeau.


Précisions de Yann Souriau maire de Chichilianne

Suite à la conférence de presse du 22 novembre 2017 à Grenoble présentant les résultats des analyses génétiques réalisées par le laboratoire FORGEN, la nécessité de comparer les méthodes et conclusions avec celles de l’ONCFS s’impose pour mettre fin à la défiance installée.

Lors du Comité Loup du 27 novembre 2017, j’ai demandé au Préfet de l’Isère et à l’ONCFS d’engager concrètement cette mise au clair.

Le 1er décembre 2017, un loup mâle de 32 kg a été abattu dans le cadre d’un tir de défense simple sur la commune de Bayon dans le 04.

A la demande des éleveurs et du collectif engagé dans cette action, je me suis rendu sur les lieux et j’ai réalisé, devant journalistes et témoins, une série de prélèvements de peau, salive et poils pour qu’ils soient analysés génétiquement par le laboratoire FORGEN.

Le 2 décembre, les agents de l’ONCFS, prévenus la veille, sont venus prendre l’animal pour analyse à Gap.

Je demande donc officiellement à l’ONCFS de communiquer les résultats d’analyse de cet animal pour établir une comparaison directe des méthodes et résultats des deux laboratoires.

Le responsable du laboratoire Antagène, contacté précédemment, m’a expliqué que les laboratoires échangeaient entre eux des échantillons de prélèvements pour être sûrs de l’identité de l’individu.

Pour encourager cette démarche, nous l’avons mis en contact avec le laboratoire FORGEN et demandons une diffusion conjointe et rapide des résultats et conclusions.

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Agro-pastoralisme, territoires, loups : l’illusoire équilibre

Les Maires réunis au sein  de l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales sont intervenus au congrès des maires de France. Intervention concernant le loup..

Sans titre

Le « Plan détaillé du Plan National d’Actions 2018-2023 sur le loup, dans le respect des
activités d’élevage » pose comme objectif premier « la préservation du loup », affichant un
objectif chiffré (500 spécimens) à son terme. Ce Plan Loup affirme une volonté d’équilibre
entre « enjeux pastoraux et enjeux écologiques ».
Mais de quels enjeux écologiques s’agit-il ?
Une récente résolution du Parlement Européen, adoptée le 15 novembre 2017, « déplore que
la PAC n’ait pas été conçue pour protéger le pastoralisme, mode d’exploitation agricole
traditionnel en voie de disparition, un outil historique important pour la gestion de l’habitat et
la conservation de la nature ».
L’élevage pastoral n’est ni industriel, ni concentrationnaire, ni même utilisateur de
glyphosate. Ces éleveurs et bergers sont parmi les agriculteurs les plus respectueux de
l’environnement : sols, eaux, espèces sauvages. Mieux encore, ils contribuent chaque jour à
entretenir la richesse écologique de nos campagnes.
Le Plan Loup doit afficher la volonté première de maintenir et de renforcer l’agropastoralisme,
de s’en servir comme un outil essentiel pour la sauvegarde de la
biodiversité.
Il doit tirer les conclusions de ce que vivent depuis des années les acteurs de terrain :
- éleveurs et bergers, comme scientifiques et pastoralistes reconnus : un loup strictement
protégé ne craint plus l’Homme. Il faut remettre le loup à distance des troupeaux !
- élus locaux, comme agents de l’Etat confrontés à la réalité de la prédation et des mesures
de protection : les conflits d’usage se multiplient dans les territoires de montagne, et plus
généralement dans tous les territoires ruraux.
Le Plan Loup doit garantir un traitement équitable de tout le territoire national :
l’objectif ne peut être de « freiner l’expansion du loup » sur les seuls « fronts de colonisation,
où la mise en oeuvre des mesures de protection présente des difficultés importantes ». La mise
en oeuvre des mesures de protection présente des difficultés sur les zones « foyers d’attaque »
comme sur les « fronts de colonisation ». Accentuer encore les obligations pesant sur les seuls
éleveurs en conditionnant les indemnisations à de nouveaux contrôles sur les mesures de
protection alors même que l’on constate leur inefficacité à terme, serait inutile et source
d’iniquité.
Le Plan Loup doit apporter un soutien puissant à l’agro-pastoralisme : il est impératif
d’agir sur la prédation avec toute la réactivité nécessaire. Tout éleveur, sur le territoire
national, doit donc pouvoir se défendre, et être aidé pour cela. Les tirs de défense doivent
être considérés comme partie intégrante des mesures de protection. Ils doivent en devenir
le fondement, toutes les autres mesures, y compris d’effarouchement, retrouvant alors du sens.
Nous demandons que chaque troupeau menacé puisse être défendu, par des tirs de défense,
mais aussi par des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure des
meutes de loups.
Ce soutien doit être porté par l’Etat. L’appel indirect lancé en direction des communes
dans le projet de Plan loup pour financer des « brigades locales » frise l’indécence pour qui
connaît les restrictions budgétaires que subissent les collectivités territoriales.
Nous voulons une biodiversité et des paysages préservés. L’agro-pastoralisme y contribue
grandement.
Nous voulons des éleveurs et des bergers qui puissent conduire leurs troupeaux sans craindre
à tout moment une attaque de loups, des éleveurs et des bergers qui puissent exercer leur
métier de base, c’est-à-dire organiser l’alimentation de leurs troupeaux et la bonne
distribution de l’impact du pâturage, sans devoir se convertir en vigiles.
Nous voulons que nos communes puissent accueillir les visiteurs, touristes et randonneurs
respectueux des usages, sans qu’ils soient effrayés par de gros chiens de protection ou
encadrés par de hautes clôtures électrifiées.
Nous voulons une économie montagnarde forte du maintien de l’élevage de plein air et de ses
produits.
Nous voulons qu’au coeur du Plan loup 2018-2023 il y ait les femmes et les hommes qui font
vivre nos territoires et entretiennent nos paysages. »

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Plan loup: l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales réagit

Le plan loup 2018-2023 doit prendre toute mesure possible pour la défense active des troupeaux, appuyée
par les tirs nécessaires, afin que personne ne soit obligé de recourir au braconnage et à l’illégalité.
Il faut entendre la voix des élus locaux, des éleveurs, des bergers, des organisations professionnelles agricoles et
des acteurs de terrain !


aNON – L’indemnisation des victimes des loups ne peut être conditionnée au bon usage des mesures de protection,
parce que nombre de troupeaux ne sont tout simplement pas efficacement protégeables, malgré les bergers, les
clôtures et les chiens !
NON – Les tirs d’effarouchement ne sauraient suffire à éloigner les prédateurs de leurs proies !
OUI - Il faut que chaque troupeau puisse être activement défendu, par des tirs de défense ciblés mais aussi par
des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure le prélèvement de groupes de loups en
situation d’attaque.
Cela implique une souplesse administrative dans la définition du plafond de prélèvement, qui doit prendre en
compte, au fil de l’année, la réalité vécue par nos éleveurs et leurs troupeaux, par nos communes et leurs élus.
Cela implique des moyens renforcés, en Hommes et en matériel, pour secourir une profession, des activités
économiques, des territoires en détresse. Il y a urgence.
Le 6 novembre une réunion de travail rassemblera des élus de la Nation, des représentants des organisations syndicales agricoles, des scientifiques, des maires. Qu’en sortira t-il???

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Position inter OPA sur le plan loup 2018/2022

Lettre ouverte sur le sujet de la prédation de Mme Michèle Boudoin, présidente de la Fédération Nationale Ovine, adressé à M. le Premier Ministre Edouard Philippe, avec copie adressée à MM. les Ministres Travert, Hulot, Mézard et Le Maire.

Monsieur le Premier Ministre,
Le 11 octobre dernier, à Rungis, le Président de la République demandait aux professionnels des filières agricoles de se tourner vers l’avenir. A travers la construction de plans de filière, il les poussait à imaginer, collectivement, leur « offre » de demain.
Nous, éleveurs de brebis, partageons pleinement cette volonté de regarder plus loin que l’urgence du présent. Cette ambition de fixer un cap à nos productions.
Après avoir traversé, il y a 40 ans, une crise qui nous privait de la moitié de notre cheptel et d’un tiers de nos producteurs, c’est, en effet, le choix que nous avons fait. Nous nous sommes engagés dans la contractualisation, nous avons développé nos filières sous signes officiels de qualité, nous nous sommes investis dans un grand chantier visant à adapter, toujours mieux, nos produits aux attentes des consommateurs.

Seulement voilà, dans notre situation, aujourd’hui, l’urgence que nous avons à combattre pourrait bien nous priver de tout lendemain.
Car cette urgence est « vitale » : au-delà des difficultés économiques que nous rencontrons, au-delà de la fragilité de nos exploitations, c’est la survie même de nos troupeaux, face aux attaques incessantes des prédateurs, qui est aujourd’hui en question !
Plus que jamais, en 2017, en France, le loup fait des ravages dans nos élevages. Plus que jamais, nous, éleveurs, nous sentons seuls, désespérés, abandonnés face à ce danger.
Plus que jamais, nous avons besoin de sentir un Etat solidaire à nos côtés. En plein coeur des Etats Généraux de l’Alimentation, nous souhaitons voir la France miser sur son élevage et tout mettre en oeuvre pour en assurer la pérennité.

Et c’est donc une politique ambitieuse de lutte contre la prédation – au travers du « Plan Loup », dont les lignes directrices pour la période 2018-2023 devraient prochainement être dévoilées – que nous attendons de votre Gouvernement.
C’est un plan d’actions national visant un objectif « zéro attaque » que nous sollicitons. C’est un droit permanent des éleveurs à se défendre, une simplification des procédures et un renforcement des outils de défense à notre disposition que nous sollicitons.

Nos exploitations, nos emplois, nos troupeaux, ne disposent pas, contrairement au loup, d’un statut visant à assurer leur « conservation ». Ils rendent, pourtant, des services irremplaçables aux populations, aux territoires, à l’environnement et, plus largement, à la société. C’est pourquoi nous comptons, Monsieur le Premier Ministre, sur votre pleine détermination à les protéger.

Je vous remercie pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à cet appel et vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

Michèle BOUDOIN,
Présidente de la FNO

Proposition des OPA..

cliquer ici_Document de position inter OPA sur le plan loup 2018-2022_VF

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1OOO éleveurs, 1000 brebis pour demander 0 attaques

Un bon millier d’éleveurs accompagnés d’un bon millier de brebis, venus de l’ensemble des département de notre région Auvergne Rhône-Alpes ont envahi les rues de Lyon pour alerter les pouvoirs publics des attaques de loups et de leurs conséquences.

Lire la suite sur sillon Auvergne Rhône-Alpes: cliquer ici:

sillon-aura.com/1ooo-eleveurs-1000-brebis-demander-0-attaques

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Plus de 140 feux en Europe, une forte mobilisation, une lueur d’espoir

Il y a quelques jours, de nombreux citadins pouvaient voir les sommets et les villages
s’illuminer au soir du 15 septembre… Des feux ici, des signaux lumineux là et des mairies qui
s’éclairent pour soutenir les éleveurs, les bergers et les professions agricoles face à la
prédation des loups.

Les maires de l’USAPR en font le constat tous les jours, attaque après attaque : cette
prédation met gravement en danger les équilibres territoriaux.
Nous voulons être entendus, être écoutés. Nous avons sollicité des rendez-vous auprès des
ministres de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Agriculture : nous n’avons pas
obtenu de réponse. La situation des acteurs de terrain, de ceux qui subissent chaque jour les
effets de la prédation s’aggrave, la colère des éleveurs grandit et notre inquiétude est grande.
Plus de 140 points lumineux en Europe (en Allemagne, en Suisse, en Italie et même en
Turquie). Le constat est sévère. La prédation est aussi un problème chez nos voisins. Les
documents qui régissent le loup doivent évoluer rapidement et prendre en compte la situation
avec des loups en pleine phase de colonisation laissant derrière eux déjà plus de 10 000
victimes. Un prédateur qui ne semble plus être en danger !


Les maires de l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales en tirent le bilan.

« Les maires de l’USAPR en font le constat tous les jours, attaque après attaque : cette
prédation met gravement en danger les équilibres territoriaux.
Nous réclamons le droit à défendre les troupeaux sans notion de quota, aujourd’hui dépassée.
Mais nous avons à coeur de travailler avec les acteurs du territoire et nous préparons une
réunion nationale des partenaires de terrains, des pastoralistes, de ceux qui connaissent
l’élevage et qui depuis de nombreuses années font le constat que les mesures de protection
ne sont plus assez efficaces, qu’elles génèrent aussi de nombreux problèmes d’usage et que
dans biens des cas, elles ne sont pas adaptées au territoire.
Nous aurons donc à coeur de construire un plan loup que nous porterons ensemble vers les
ministères pour qu’enfin soit entendue la voix de ceux qui vivent avec le loup et qui ont une
légitimité de parole. Comprendre le pastoralisme et l’élevage, mesurer leur impact sont pour
nous des enjeux majeurs. Il s’agit là d’une nouvelle action d’envergure.

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Prédation : Le pastoralisme dans l’impasse !

La saison d’estive 2017 restera malheureusement gravée, dans les esprits de nombre de paysan-nes et de berger-es, comme une profonde blessure, sans espoir de cicatrisation durable au vue des réponses, ou plutôt de l’absence de réponses de la part de l’Etat.

À l’heure où l’État méprise encore et toujours la situation intenable dans laquelle il laisse les éleveur-ses et berger-es soumis-es aux prédations, ceux-ci ont depuis longtemps perdu le sommeil à trop compter leurs brebis, ou du moins ce qu’il en reste !

L’impasse dans laquelle l’État a conduit, délibérément et depuis de longues années, l’agriculture paysanne de montagne avec sa politique de réintroduction et de conservation d’ours slovènes dans les Pyrénées est belle et bien là !

La Confédération paysanne demande une fois de plus au président et à ses ministres d’assumer leurs responsabilités en donnant suite aux propositions des éleveur-ses, et notamment celle lancée par l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège Pyrénées) le 14 septembre dernier.

Cette énième saison d’estive sous la pression des attaques d’ours suffira-t-elle enfin pour que l’Etat daigne faire une réponse claire sur sa volonté ou non d’abandonner l’agriculture paysanne dans toute une zone de montagne propice à l’élevage transhumant, à la production d’une alimentation de qualité et au maintien de la biodiversité dans ces éco-sociosystèmes ?

Les seules perspectives entrevues sont, d’un côté l’ensauvagement des espaces pastoraux et, d’un autre, l’industrialisation à marche forcée de l’agriculture. Sombre idée de l’aménagement du territoire et d’un projet de société qui est clairement contraire au développement local des zones de montagne et de l’agriculture paysanne. Notre syndicat ne peut admettre cette situation !

Aussi, la Confédération paysanne demande à l’Etat de prendre ses responsabilités et de rencontrer les éleveur-ses et acteurs des territoires concernés. Nous restons ouverts au dialogue pour de futures assises du pastoralisme ou autres échanges, à la seule condition que soient présents les représentants des ministères concernés jusqu’ici sourds à nos problèmes !

La balle est désormais dans le camp de l’État. Nous saurons le rappeler à ses représentants !

Communiqué de la confédération paysanne

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NOUVEAU Plan Loup : une provocation supplémentaire !

Communiqué de la FNSEA, JA, APCA, FNO

Alors que l’élevage en plein air est plébiscité par les Français, que penser d’un Etat qui souhaite que le métier d’éleveur cesse d’exister dans nos montagnes et nos territoires ruraux ?

Les annonces faites par le Ministère de la transition écologique et solidaire et le Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt ce mardi 12 septembre lors de la réunion d’information et d’échange à Lyon sur le plan loup 2018/2023 montrent sans nul doute que les éleveurs et l’élevage ne sont pas la priorité du gouvernement. Ils sont au contraire sacrifiés au nom de la protection et l’expansion du loup en France !

Alors que le nombre d’animaux domestiques tués par les loups est désormais annuellement supérieur à 10.000 et le coût budgétaire supérieur à 26 millions d’€, comment un Etat responsable peut-il encore encourager l’augmentation du nombre de loups ?

Les seules nouvelles propositions du plan loup qui consistent à :

  • Conditionner l’indemnisation des dommages dus au loup à la mise en oeuvre des mesures de protection
  • Prioriser les tirs d’effarouchement et de défense simple, restreindre la délivrance des tirs de défense renforcée
  • Interdire les tirs de prélèvement avant la fin de l’été avec la volonté affichée de fortement les réduire voire les supprimer …

sont une énième provocation envers les éleveurs et un mépris de leur métier !

Nous, FNSEA, JA, APCA, FNO, refusons catégoriquement de discuter dans ces conditions. Nos propositions pour le plan loup 2018/2022 ont été balayées d’un revers de la main !
Nous ne pouvons tolérer cette manière de travailler alors que les éleveurs se trouvent dans une profonde détresse à cause de ce prédateur et quittent le métier sans être remplacés !
Ces propositions des ministères nous ont conduits à quitter la réunion après avoir fait une déclaration. Nous avons réitéré nos propositions pour que l’éleveur et l’élevage soient désormais au coeur du prochain Plan.

Si les deux ministères refusent de nous écouter et de nous respecter, les éleveurs de France sauront faire entendre leur voix, leur lassitude et leur désespoir de quelle que manière que ce soit ! Notre objectif reste le même : la paix pour les éleveurs et zéro attaque sur leurs troupeaux !

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