Archive | pastoralisme

Plaidoyer pour un code pastoral

Le deuxième jour du festival est un jour dense… Il commence « très fort » avec les rencontres internationales du pastoralisme.

Bien entendu, ces rencontres programmées à chaque édition a fait salle pleine. Il faut dire qu’une large place est faite aux participants à ces rencontres. Ils peuvent s’exprimer sans problème.

Le thème choisi cette année :  » plaidoyer pour un code pastoral ». Il s’agit de voir comment faire entrer les gestions pastorales en gouvernance. Durant le débat, animé, il a été question de rechercher de nouvelles solidarités pour mieux concilier sédentarité, nomadismes et saisonnalités.

Il a été rappelé que dans l’ensemble des pays concernés, les acteurs pastoraux de par leurs capacités à valoriser les ressources naturelles renouvelables contribuent fortement aux économies locales et participent activement à la construction de l’identité des territoires. Pourtant ils se trouvent de plus en plus éloignés de centres de décisions, subissent divers aléas, conjoncturels, économiques, climatiques…sont sujets à la précarité voire à l’exclusion.

La réflexion a donc portée sur les outils, nouveau systèmes à mettre en place, dans chaque pays, région… afin que le pastoralisme garde sa raison d’être.

Cette année les étudiants de plusieurs lycées de la région ont participé au festival. Nous avons rencontré ceux du lycée agricole de Roanne. Ils devaient décrire le festival à travers un dessin…

bien entendu les indiens ont toujours attiré la sympathie des festivaliers. Il faut dire qu’ils ont fait le maximum pour… Musique, travail sur place… ont rythmé leur journée.

C’est une tradition. en fin d’après midi, les fermes de Belledonne présentent leurs produits, excellents bien sûr.

Pendant ce temps festivaliers et jury ont continuer à découvrir les films en compétition. Un jury qui nous a apparu bien embarrassé pour commencer à faire ses choix….Mais on peut leur faire confiance!

Une journée ou les échanges, la convivialité ont été omniprésentes…

Cette année, le repas du soir a eu une saveur toute particulière, Xème anniversaire oblige…!

Voici le déroulé de la journée de vendredi en images…

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AG de l’Association pastoralisme du monde

L’une des fiertés de l’association pastoralisme du monde est, outre celle d’organiser le festival international du film pastoralisme et grands espace, de regrouper des adhérents en provenance du…. monde! Des adhérents qui ne cessent d’augmenter et cette année ce sont des indiens, perchés sur les pentes de l’Himalaya qui ont rejoint l’association.

Jean Pichioni président a rappelé que celle ci a pour mission première de promouvoir et d’aider le pastoralisme. Ceci se voit à travers le festival qui connait édition après édition un succès grandissant.
Pour ce dixième anniversaire les organisateurs ont reçu pas moins de 51 films. 17 ont été sélectionnés. Cela représente 13 heures de diffusion.

Chacun a apprécié la qualité des films en compétition, leurs diversités et les difficultés qu’aura le jury pour les départager.

Ce sera une première, la solidarité, déjà très présente lors du festival sera mise au grand jour. Ceci à travers une table ronde qui aura lieu le samedi matin. Cette présence forte de la solidarité internationale sera une façon de partager avec le territoire du Grésivaudan à travers le collectif « solidarité internationale » et de mobiliser les habitants de ce territoire du Grésivaudan.

Le festival a 20 ans d’âge. On en est à sa dixième édition. Les membres de l’association pastoralisme du monde ont longuement échangé sur la façon dont cette manifestation « indispensable » peut évoluer… Une multitude d’idées ont vu le jour. « Reste maintenant au conseil d’administration à les étudier…  » a conclu le président Pichioni.

Il ne restait plus qu’à rejoindre la salle prévue pour le fameux et attendu apéritif des bergers ou la convivialité était une fois de plus de mise.

Voici le compte rendu de ce jeudi après midi en images…

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31ème AG de la Fédération des Alpages de l’Isère

L’assemblée générale de la Fédération des Alpages de l’Isère s’est tenue à Villard de Lans. Les alpagistes sont venus nombreux assister à cette assemblée pour se tenir informés de l’actualité des alpages et du rapport d’activités de l’année 2011.

Le département compte aujourd’hui 9 plans pastoraux territoriaux (PPT): Beaumont, Belledonne,  Chartreuse,  Mathéysine, Oisans, Trièves, Valbonnais, Vercors 4 montagnes et les hauts plateaux du Vercors qui rassemblent plus de 350 alpagistes, partenaires publics et associatifs. Ils sont en charge d’examiner les différents projets d’aménagement et de développement des espaces pastoraux en Isère.

La FAI souhaite renouveler sa convention avec la région Rhône-Alpes jusqu’en 2013 avec des axes stratégiques liés au renforcement des PPT, à l’accompagnement économique des espaces montagnards mais également à l’emploi et la formation, pour ainsi favoriser un ancrage fort avec les acteurs locaux.

La fédération se félicite du bon fonctionnement des plans pastoraux territoriaux qui répondent aux objectifs de soutien de l’activité pastorale. Les revenus issus de l’agro-pastoralisme n’étant pas suffisants pour tous les alpagistes, la FAI souhaite développer d’autres activités socio-économiques comme la culture et le tourisme en continuant à accompagner la création d’activités pour soutenir l’économie montagnarde.

La FAI a constaté de nombreux dégâts importants dus aux sangliers et aux loups toujours plus nombreux dans les alpages. On recense en Isère, plus de 278 chiens de protection, les « Patous » pour lutter contre les pertes zootechniques et économiques. Cependant le rôle des Patous n’est pas toujours bien compris par tout le monde, il est en particulier considéré comme un frein au développement d’activités touristiques, piliers de l’économie montagnarde.
En ce qui concerne le rapport économique, la FAI a annoncé des résultats rassurants grâce notamment à la consolidation des accords trouvés en 2010 mais note cependant une nette baisse des subventions du conseil régional.

La FAI souhaite ainsi trouver le bon compromis entre le maintien du pastoralisme dans la montagne et l’émergence d’une nouvelle économie touristique pour que les alpages de l’Isère restent des lieux vivants.

Alex Duclaux


Contact :
Fédération des Alpages de l’Isère
La Grange
38190 LES ADRETS
Tel : 04 76 71 10 20
Fax : 04 76 71 10 29

federation@
alpages38.org

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L’économie alpestre: l’expérience du Vercors 4 Montagnes

ph VercorsUn débat sur l’économie alpestre du Vercors 4 Montagnes a eu lieu à Villard de Lans à la suite de l’assemblée générale de la Fédération des alpages de l’Isère.

Les nombreux participants avaient à cœur de débattre de l’avenir du Vercors et en particulier de l’avenir des alpages. Avec l’arrivée du tourisme de masse dans le Vercors, les alpagistes ont peur de voir leurs belles montagnes se transformer rapidement en dépotoir comme dans la vallée.

Pour certains, le tourisme est devenu prioritaire sur l’agriculture alpestre où les agriculteurs reprochent le coût trop élevé de l’exploitation dans les alpages comparé aux terrains en plaine.

Selon eux leurs causes ne sont pas souvent défendues durant les réunions publiques et ils s’offusquent d’être considérés uniquement comme des jardiniers de la nature!

Pour d’autres, le tourisme doit financer les alpages. il faudrait éduquer les touristes au respect de la nature car certains alpagistes se plaignent du placement de plusieurs chemins de randonnées dans le Vercors qui traversent leurs alpages et qui engrangent certains problèmes de pollution ou de respect du territoire.

Ils veulent trouver le bon compromis entre le tourisme qui est indispensable pour l’économie locale et l’agriculture, qui fait partie des racines les plus profondes du Vercors. Pour ainsi sauver le pastoralisme dans les montagnes du Vercors et contribuer au bon équilibre des exploitations entre la plaine et la montagne.

Les alpagistes ont façonné les paysages du Vercors depuis des siècles et ont inventé des systèmes d’exploitations durables qui respectent la montagne, l’herbe et les animaux. A ce titre, ils souhaitent pouvoir vivre de leurs activités et être soutenus dans leurs pratiques. L’économie alpestre pour évoluer dans le bon sens, doit réussir à faire cohabiter le tourisme et l’agriculture en un seul lieu de partage et de production.

Alex Duclaux

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1er Salon des entrepreneurs en alpages

La Fédération des Alpages de l’Isère en Marge de son AG annuelle a organisée pour le 1er Salon des entrepreneurs en alpages devant la salle de la coupole de Villard de Lans.

Le but de ce salon est de rassembler les principaux entrepreneurs économiques montagnard. Pour mettre en avant leur savoir faire en faveur du Pastoralisme. Le salon se veut être la réunion des talents des agriculteurs et des entreprises pour la recherche de nouvelles techniques d’innovations toujours plus accessibles.

Ainsi le Salon a regroupé une quinzaine d’exposants dans différents domaines comme le débroussaillage, les travaux forestiers, la constructions, l’énergie, les matériaux d’élevage et divers services.

Sillon38 salue cette belle initiative de la FAI et souhaite une longue vie au Salon des entrepreneurs en alpages!

Alex Duclaux

alexduclaux@sillon38.com

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Loup: élus de montagne et La Ministre de l’écologie recoivent une lettre…

La fédération des acteurs ruraux se joint aux associations des éleveurs et bergers du Vercors Drome Isère et solidarité pastorale qui ont transmis une lettre aux élus concernant les problème posés par les loups vis à vis du pastoralisme.
Un exemplaire de cette lettre ouverte a été remise en mains propres à la Ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko Morizet, lors du congrès de l’ANEM à Bonneville.

Voici le contenu de cette lettre.

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES ELUS DE LA MONTAGNE.

Vous n’êtes pas sans connaître la problématique de la prédation lupine dans les Alpes. Localement vos administrés mènent multiples actions pour vous sensibiliser.

De 2 loups détectés en 1992 dans le Mercantour à 164 en 2009 (chiffre officiel de la DREAL), la croissance de la population est de 29,5% par an.  Ces chiffres  laissent  à penser  qu’il y a aujourd’hui un minimum de 210 loups et que sans intervention humaine ils seront 600 à 700 en 2015 et plus de 2500 en 2020 (progression mathématique).

Parallèlement, le nombre de victimes ne cesse de croître :  4186 en 2010 et pour 2011, le bilan est à ce jour  déjà plus élevé,  sans compter les bêtes disparues, de plus en plus nombreuses et  non indemnisées.

L’élevage ovin paye un lourd tribut mais toutes les espèces sont touchées, vaches, veaux, chèvres, chevaux, ânes et même chiens.

Contrairement à ce qui est souvent argumenté cette prédation peut représenter un très fort pourcentage de perte pour les troupeaux, elle ne devrait pas s’apprécier  sur la totalité du cheptel alpin mais sur les  seuls troupeaux victimes qui le sont parfois de manière injustement répétitive.

A titre d’exemple, c’est  trois élevages  ont cessé leur activité ovine depuis le début de l’année dans le département de la Drôme dont une jeune éleveuse de 24 ans.

Comme vous le savez aussi, la désertification des campagnes est une réalité. Dans beaucoup de nos territoires qui n’ont pas étés touchés par la fée du tourisme, l’élevage reste la dernière  activité  économique, aux cotés de quelques artisans, des résidences secondaires et des retraités.

L’élevage est  la seule activité a entretenir l’ouverture des paysages, a ralentir,  la progression des friches  et de la forêt.

La dynamique d’évolution est bien connue : abandon de la pâture, friche, enrésinement, incendie. Le massif des Maures nous en donne périodiquement l’exemple.

Or depuis 1992, le débat sur le retour du loup et sur ses conséquences n’a pas lieu.

Certes il existe un pseudo-débat entre deux minorités. D’un coté les association pro-prédateurs parlant mesures de protection, de ré acquisitions de savoir faire perdus, s’appuyant sur une biodiversité de façade dans laquelle le loup( qui n’est pourtant qu’une espèce parmi tant d’autres,) écrase toutes les autres espèces, et argumentant «  Convention de Berne et directives habitats »

D’un autre coté une partie des éleveurs, ceux qui habitent dans les zones de présence, parlant d’incompatibilité, de biodiversité eux aussi et réclamant le droit de vivre de leur métier dans des conditions dignes du  XXIème siècle.

L’avenir de la montagne ne peut pas être décidé par quelques-uns (dans des bureaux parisiens ou bruxellois).

La question qui est posée est de savoir ce que les français veulent pour ces territoires ruraux. Comment ils veulent l’obtenir, comment ils le financeront.

Pour cela il faut que des études réelles et impartiales soient menées, que les conséquences soient rendues publics. Il faut que des débats aient lieux dans les assemblées et que des décisions soient prises et appliquées.

Certains pensent que l’élevage ovin pourrait disparaître sans provoquer de gène.

Cette perspective  nous surprend car nous connaissons l’impact de l’élevage sur les paysages, dans le maintien d’une biodiversité équilibrée, sur la vie de nos campagnes (rôle économique, social, maintien d’un tissu humain), sur les avalanches, les incendies etc.

Pourtant   et par voie de conséquences, l’élevage ovin pourrait bien disparaitre,  dans une certaine indifférence. Il  nous apparaît invraisemblable que les pouvoirs publics laissent faire sans réaction.

Il est de votre responsabilité, à vous, élus de la montagne, en charge de ces territoires fragiles d’agir en conséquence.

C’est la demande que nous vous adressons aujourd’hui.

JL FLEURY

Président de Solidarité Pastorale

M.CURT

Président de l’Association des Eleveurs et Bergers du Vercors Drôme Isère


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L’actu selon Biassu: le loup aux portes de Grenoble

La FDSEA de l’Isère s’inquiète des nombreuses attaques de loup sur les troupeaux de brebis. Celles ci ayant lieu à une vingtaine de kilomètres de Grenoble..Les dernières concernent  les communes de Revel, de La Combe-de-Lancey et de Sainte-Agnès…

Fin juin on dénombrait 17 attaques provoquant la mort d’au moins 58 brebis.

Biassu n’est évidemment pas resté insensible à cette information qui met en péril tout un pan de l’économie montagnarde.

Une réunion est programmée au ministère de l’écologie pour tenter de trouver une solution à ce problème qui met en péril tout un pan de l’économie montagnarde.

Biassu a réagi à cette actu….

Le loup aux portes de Grenoble 25.07

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Accompagnons les moutons !

L’été arrive et il est temps pour le bétail d’aller rejoindre les pâturages verdoyants.
Des éleveurs-producteurs de la plaine de Bourg d’Oisans (Isère) conduisent chaque année à pareille époque les troupeaux vers leurs lieux d’estive en empruntant routes et sentiers.
L’usage des camions a été abandonné au profit d’une marche de plusieurs jours, renouant avec les traditions d’autrefois.
C’est l’occasion pour ces hommes et ces femmes de faire partager ce moment important dans leur vie de paysans et de montagnards.
Pour les animaux, c’est le départ pour une longue période de liberté en altitude , dans les alpages du Parc des Ecrins.

Pour accompagner et découvrir la transhumance en Oisans
Deux solutions :

- Jeudi 9 juin 2011
Karine et Joël GANOT, éleveurs-producteurs à Bourg d’Oisans, invitent leurs clients des marchés de la région à suivre la montée vers la cabane de la Lavey.
Chaque année, ils sont une centaine de participants à vivre ce moment insolite.
Départ à 8h00 à Champhorent (St Christophe en Oisans) Marche entre 2h et 2h1/2.
Partage d’un casse-croute à l’arrivée.

- Les 11, 12 et 13 juin 2011
Didier GIRARD, éleveur-producteur à Bourg d’Oisans, propose à ses clients et amis de suivre la transhumance en trois étapes :
Le samedi 11 juin : Rochetaillée (Bourg d’Oisans ) – Venosc. Départ 7h00, arrivée env. 17h00
Le dimanche 12 juin : Venosc – Les Etages (St Christophe en Oisans). Départ 7h00, arrivée env.13h00
Le lundi 13 juin : Les Etages – Vallon du Soreiller. Départ 7h00, arrivée env.12h00
Partage d’un casse-croute chaque jour.

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Les éleveurs face au loup: et demain?

Chacun est inquiet à la veille de la saison qui s’annonce. Bergers et éleveurs souhaiteraient être un peu plus entendus par les collectivités « qui sont bien loin de nos préoccupations ».
Le loup ne cesse de faire parler de lui, surtout depuis que son terrain de jeu s’est étendu au Haut Diois, Vesc , Boulc , Glandage et les environs de Bourdeaux. La montagne ne le retient plus, bien au contraire. De nouvelles meutes se constituent.
Mais fait nouveau, ce sont désormais les éleveurs résidents qui subissent des attaques. Comme Thomas Vernay: »Nous sommes éleveurs, pas bergers. Le loup est non seulement un problème car il augmente la charge de travail, mais pour moi,  c’est une perte économique considérable. »Thomas subit sa première attaque en novembre 2010, ou 17 de ses bêtes sont tuées, 6 blessées. «Je dois les importer de Nouvelle Zélande ce qui représente 46 000 €. On me propose 62 € par chevrette et 8 € pour les mères. On se fiche de nous. » Sans compter les frais inhérents aux bêtes rentrées tout l’hiver à la demande des autorités compétentes. « Je ne suis pas optimiste, et je me demande pourquoi je continue».
Florent SIMONDMême son de cloche de la part de Florent Simond de Vesc de la Solidarité Pastorale, ( notre photo) association regroupant une centaine de membres. «Au delà de tous les problèmes rencontrés avec les patous, les difficultés à les insérer dans nos troupeaux, on ne pourra plus honorer les conventions de laisser le passage sur les chemins de randonnée, car nous devons désormais tout fermer pour protéger nos bêtes. Au risque d’exclure les randonneurs »…Des promeneurs eux mêmes agressifs envers des bergers qui ne retiennent pas leur chien. « Ils font juste leur travail. »Incompatibilité sur le partage de l’espace, « incompréhension certaine de la part d’une population souvent urbaine qui ignore tout de nos métiers ».
Le sous-préfet de Die quant à lui, estime que la venue récente de Nathalie Kosciusko-Morizet du Ministre de
l’écologie et du développement durable a été importante, car « elle a entendue nos revendications ». Une nuance est ajoutée par les éleveurs, «nous sommes écoutés , pas entendus ». Certains se demandent même comment une institution locale comme le Parc du Vercors, dont l’une des missions est d’accompagner et permettre le développement de l’élevage reste bien muet. Certains osent avancer « on nous tolère tout juste ». Un comble pour des descendants de bergers depuis plusieurs générations, qui ont participé à l’entretien paysager de la réserve des Hauts plateaux par le pastoralisme. « Et demain, qui va entretenir?  »
Chacun restait donc sur ses positions, un statuPATOUM~2 quo auquel s’attendaient bien des éleveurs et bergers.
éleveur de chèvres cachemire à Glandage. «

Des constatations amères
Depuis le retour du loup dans les années 1995, les attaques sur les moutons n’ont cessé d’augmenter. Une accalmie était pourtant a noter dès les premières mesures de protection. Aujourd’hui on semble en avoir fait le tour, et d’autres problèmes sont engendrés par la présence des patous, notamment avec les randonneurs, qui multiplient les insultent envers les bergers.
En 2010, c’est un total de 4499 bêtes qui sont prédatées, malgré les parcs, les aide-bergers et les chiens. Une nouveauté, le loup ne se limite plus désormais aux ovins, mais s’attaque aux ânes, aux volailles et aux veaux.
Les deux associations des éleveurs bergers du Vercors Drôme-Isère et la Pastorale de Bourdeaux travaillent de concert sur ce dossier, mais personne ne se leurre quant au devenir de leurs professions respectives.

A savoir, selon eux, qui sera l’espèce à protéger demain, le loup ou les éleveurs?

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Une visite au goût amer

La Fédération des Acteurs Ruraux accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Le résultat de cette rencontre est décevant selon les participants à cette rencontre.

Voici le communiqué de la Fédération des Acteurs Ruraux.

« La FAR accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Cette visite se déroulait sur un fond de polémique par rapport à sa présence au Camp Vannier que certains accusent de fonctionner dans l’illégalité.

Pour les éleveurs qui constituent notre base, c’était avant tout une provocation que de venir chez l’un des plus célèbres promoteurs du loup, et ce dans un secteur où la survie des  exploitations et la pérennité de l’élevage extensif sont remis en cause par la prédation.

Compte tenu de cette situation et  de la décision de boycott des groupes de travail loup prise le 13 Décembre 2010, nous espérions que Madame le Ministre puisse nous annoncer enfin des mesures fortes et efficaces principalement pour établir une nouvelle façon de gérer le dossier. Notamment, en apportant des réponses et des propositions concrètes concernant la régulation et les prélèvements systématiquement attaqués au tribunal administratif et jamais appliqués.

Au contraire Madame le Ministre s’est contentée à rappeler la nature protégée du loup, et a invité les structures à se réunir à nouveaux au groupe national loup.
Paradoxalement, elle a été plus compréhensive avec la structure de Monsieur Vannier, déclarant qu’il fallait qu’il soit fait remède aux libertés qui ont été prises avec les procédures et que « en même temps l’environnement c’est aussi plus que le respect de la loi c’est une passion »

Doit-on comprendre que, puisque nous vivons une passion pour notre métier, nous pouvons prendre quelques libertés avec la loi et qu’il sera toujours temps de demander des protocoles de prélèvements après les avoir appliqué.

Cette visite laisse un goût amer dans nos campagnes et les éleveurs s’interrogent sur la suite à  donner, ne sachant plus comment se faire entendre. »

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