Archive | pastoralisme

AG de l’Association pastoralisme du monde

L’une des fiertés de l’association pastoralisme du monde est, outre celle d’organiser le festival international du film pastoralisme et grands espace, de regrouper des adhérents en provenance du…. monde! Des adhérents qui ne cessent d’augmenter et cette année ce sont des indiens, perchés sur les pentes de l’Himalaya qui ont rejoint l’association.

Jean Pichioni président a rappelé que celle ci a pour mission première de promouvoir et d’aider le pastoralisme. Ceci se voit à travers le festival qui connait édition après édition un succès grandissant.
Pour ce dixième anniversaire les organisateurs ont reçu pas moins de 51 films. 17 ont été sélectionnés. Cela représente 13 heures de diffusion.

Chacun a apprécié la qualité des films en compétition, leurs diversités et les difficultés qu’aura le jury pour les départager.

Ce sera une première, la solidarité, déjà très présente lors du festival sera mise au grand jour. Ceci à travers une table ronde qui aura lieu le samedi matin. Cette présence forte de la solidarité internationale sera une façon de partager avec le territoire du Grésivaudan à travers le collectif « solidarité internationale » et de mobiliser les habitants de ce territoire du Grésivaudan.

Le festival a 20 ans d’âge. On en est à sa dixième édition. Les membres de l’association pastoralisme du monde ont longuement échangé sur la façon dont cette manifestation « indispensable » peut évoluer… Une multitude d’idées ont vu le jour. « Reste maintenant au conseil d’administration à les étudier…  » a conclu le président Pichioni.

Il ne restait plus qu’à rejoindre la salle prévue pour le fameux et attendu apéritif des bergers ou la convivialité était une fois de plus de mise.

Voici le compte rendu de ce jeudi après midi en images…

Cliquer sur les photos pour les agrandir

Catégorie coopération internationale, festival du film des 7 Laux, pastoralismeCommentaires fermés

31ème AG de la Fédération des Alpages de l’Isère

L’assemblée générale de la Fédération des Alpages de l’Isère s’est tenue à Villard de Lans. Les alpagistes sont venus nombreux assister à cette assemblée pour se tenir informés de l’actualité des alpages et du rapport d’activités de l’année 2011.

Le département compte aujourd’hui 9 plans pastoraux territoriaux (PPT): Beaumont, Belledonne,  Chartreuse,  Mathéysine, Oisans, Trièves, Valbonnais, Vercors 4 montagnes et les hauts plateaux du Vercors qui rassemblent plus de 350 alpagistes, partenaires publics et associatifs. Ils sont en charge d’examiner les différents projets d’aménagement et de développement des espaces pastoraux en Isère.

La FAI souhaite renouveler sa convention avec la région Rhône-Alpes jusqu’en 2013 avec des axes stratégiques liés au renforcement des PPT, à l’accompagnement économique des espaces montagnards mais également à l’emploi et la formation, pour ainsi favoriser un ancrage fort avec les acteurs locaux.

La fédération se félicite du bon fonctionnement des plans pastoraux territoriaux qui répondent aux objectifs de soutien de l’activité pastorale. Les revenus issus de l’agro-pastoralisme n’étant pas suffisants pour tous les alpagistes, la FAI souhaite développer d’autres activités socio-économiques comme la culture et le tourisme en continuant à accompagner la création d’activités pour soutenir l’économie montagnarde.

La FAI a constaté de nombreux dégâts importants dus aux sangliers et aux loups toujours plus nombreux dans les alpages. On recense en Isère, plus de 278 chiens de protection, les « Patous » pour lutter contre les pertes zootechniques et économiques. Cependant le rôle des Patous n’est pas toujours bien compris par tout le monde, il est en particulier considéré comme un frein au développement d’activités touristiques, piliers de l’économie montagnarde.
En ce qui concerne le rapport économique, la FAI a annoncé des résultats rassurants grâce notamment à la consolidation des accords trouvés en 2010 mais note cependant une nette baisse des subventions du conseil régional.

La FAI souhaite ainsi trouver le bon compromis entre le maintien du pastoralisme dans la montagne et l’émergence d’une nouvelle économie touristique pour que les alpages de l’Isère restent des lieux vivants.

Alex Duclaux


Contact :
Fédération des Alpages de l’Isère
La Grange
38190 LES ADRETS
Tel : 04 76 71 10 20
Fax : 04 76 71 10 29

federation@
alpages38.org

Catégorie agriculture, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

L’économie alpestre: l’expérience du Vercors 4 Montagnes

ph VercorsUn débat sur l’économie alpestre du Vercors 4 Montagnes a eu lieu à Villard de Lans à la suite de l’assemblée générale de la Fédération des alpages de l’Isère.

Les nombreux participants avaient à cœur de débattre de l’avenir du Vercors et en particulier de l’avenir des alpages. Avec l’arrivée du tourisme de masse dans le Vercors, les alpagistes ont peur de voir leurs belles montagnes se transformer rapidement en dépotoir comme dans la vallée.

Pour certains, le tourisme est devenu prioritaire sur l’agriculture alpestre où les agriculteurs reprochent le coût trop élevé de l’exploitation dans les alpages comparé aux terrains en plaine.

Selon eux leurs causes ne sont pas souvent défendues durant les réunions publiques et ils s’offusquent d’être considérés uniquement comme des jardiniers de la nature!

Pour d’autres, le tourisme doit financer les alpages. il faudrait éduquer les touristes au respect de la nature car certains alpagistes se plaignent du placement de plusieurs chemins de randonnées dans le Vercors qui traversent leurs alpages et qui engrangent certains problèmes de pollution ou de respect du territoire.

Ils veulent trouver le bon compromis entre le tourisme qui est indispensable pour l’économie locale et l’agriculture, qui fait partie des racines les plus profondes du Vercors. Pour ainsi sauver le pastoralisme dans les montagnes du Vercors et contribuer au bon équilibre des exploitations entre la plaine et la montagne.

Les alpagistes ont façonné les paysages du Vercors depuis des siècles et ont inventé des systèmes d’exploitations durables qui respectent la montagne, l’herbe et les animaux. A ce titre, ils souhaitent pouvoir vivre de leurs activités et être soutenus dans leurs pratiques. L’économie alpestre pour évoluer dans le bon sens, doit réussir à faire cohabiter le tourisme et l’agriculture en un seul lieu de partage et de production.

Alex Duclaux

Catégorie agriculture, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

1er Salon des entrepreneurs en alpages

La Fédération des Alpages de l’Isère en Marge de son AG annuelle a organisée pour le 1er Salon des entrepreneurs en alpages devant la salle de la coupole de Villard de Lans.

Le but de ce salon est de rassembler les principaux entrepreneurs économiques montagnard. Pour mettre en avant leur savoir faire en faveur du Pastoralisme. Le salon se veut être la réunion des talents des agriculteurs et des entreprises pour la recherche de nouvelles techniques d’innovations toujours plus accessibles.

Ainsi le Salon a regroupé une quinzaine d’exposants dans différents domaines comme le débroussaillage, les travaux forestiers, la constructions, l’énergie, les matériaux d’élevage et divers services.

Sillon38 salue cette belle initiative de la FAI et souhaite une longue vie au Salon des entrepreneurs en alpages!

Alex Duclaux

alexduclaux@sillon38.com

P1020043

P1020046

P1020048

P1020056

P1020059

P1020035

Catégorie agriculture, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

Loup: élus de montagne et La Ministre de l’écologie recoivent une lettre…

La fédération des acteurs ruraux se joint aux associations des éleveurs et bergers du Vercors Drome Isère et solidarité pastorale qui ont transmis une lettre aux élus concernant les problème posés par les loups vis à vis du pastoralisme.
Un exemplaire de cette lettre ouverte a été remise en mains propres à la Ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko Morizet, lors du congrès de l’ANEM à Bonneville.

Voici le contenu de cette lettre.

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES ELUS DE LA MONTAGNE.

Vous n’êtes pas sans connaître la problématique de la prédation lupine dans les Alpes. Localement vos administrés mènent multiples actions pour vous sensibiliser.

De 2 loups détectés en 1992 dans le Mercantour à 164 en 2009 (chiffre officiel de la DREAL), la croissance de la population est de 29,5% par an.  Ces chiffres  laissent  à penser  qu’il y a aujourd’hui un minimum de 210 loups et que sans intervention humaine ils seront 600 à 700 en 2015 et plus de 2500 en 2020 (progression mathématique).

Parallèlement, le nombre de victimes ne cesse de croître :  4186 en 2010 et pour 2011, le bilan est à ce jour  déjà plus élevé,  sans compter les bêtes disparues, de plus en plus nombreuses et  non indemnisées.

L’élevage ovin paye un lourd tribut mais toutes les espèces sont touchées, vaches, veaux, chèvres, chevaux, ânes et même chiens.

Contrairement à ce qui est souvent argumenté cette prédation peut représenter un très fort pourcentage de perte pour les troupeaux, elle ne devrait pas s’apprécier  sur la totalité du cheptel alpin mais sur les  seuls troupeaux victimes qui le sont parfois de manière injustement répétitive.

A titre d’exemple, c’est  trois élevages  ont cessé leur activité ovine depuis le début de l’année dans le département de la Drôme dont une jeune éleveuse de 24 ans.

Comme vous le savez aussi, la désertification des campagnes est une réalité. Dans beaucoup de nos territoires qui n’ont pas étés touchés par la fée du tourisme, l’élevage reste la dernière  activité  économique, aux cotés de quelques artisans, des résidences secondaires et des retraités.

L’élevage est  la seule activité a entretenir l’ouverture des paysages, a ralentir,  la progression des friches  et de la forêt.

La dynamique d’évolution est bien connue : abandon de la pâture, friche, enrésinement, incendie. Le massif des Maures nous en donne périodiquement l’exemple.

Or depuis 1992, le débat sur le retour du loup et sur ses conséquences n’a pas lieu.

Certes il existe un pseudo-débat entre deux minorités. D’un coté les association pro-prédateurs parlant mesures de protection, de ré acquisitions de savoir faire perdus, s’appuyant sur une biodiversité de façade dans laquelle le loup( qui n’est pourtant qu’une espèce parmi tant d’autres,) écrase toutes les autres espèces, et argumentant «  Convention de Berne et directives habitats »

D’un autre coté une partie des éleveurs, ceux qui habitent dans les zones de présence, parlant d’incompatibilité, de biodiversité eux aussi et réclamant le droit de vivre de leur métier dans des conditions dignes du  XXIème siècle.

L’avenir de la montagne ne peut pas être décidé par quelques-uns (dans des bureaux parisiens ou bruxellois).

La question qui est posée est de savoir ce que les français veulent pour ces territoires ruraux. Comment ils veulent l’obtenir, comment ils le financeront.

Pour cela il faut que des études réelles et impartiales soient menées, que les conséquences soient rendues publics. Il faut que des débats aient lieux dans les assemblées et que des décisions soient prises et appliquées.

Certains pensent que l’élevage ovin pourrait disparaître sans provoquer de gène.

Cette perspective  nous surprend car nous connaissons l’impact de l’élevage sur les paysages, dans le maintien d’une biodiversité équilibrée, sur la vie de nos campagnes (rôle économique, social, maintien d’un tissu humain), sur les avalanches, les incendies etc.

Pourtant   et par voie de conséquences, l’élevage ovin pourrait bien disparaitre,  dans une certaine indifférence. Il  nous apparaît invraisemblable que les pouvoirs publics laissent faire sans réaction.

Il est de votre responsabilité, à vous, élus de la montagne, en charge de ces territoires fragiles d’agir en conséquence.

C’est la demande que nous vous adressons aujourd’hui.

JL FLEURY

Président de Solidarité Pastorale

M.CURT

Président de l’Association des Eleveurs et Bergers du Vercors Drôme Isère


Catégorie loup, pastoralismeCommentaires fermés

L’actu selon Biassu: le loup aux portes de Grenoble

La FDSEA de l’Isère s’inquiète des nombreuses attaques de loup sur les troupeaux de brebis. Celles ci ayant lieu à une vingtaine de kilomètres de Grenoble..Les dernières concernent  les communes de Revel, de La Combe-de-Lancey et de Sainte-Agnès…

Fin juin on dénombrait 17 attaques provoquant la mort d’au moins 58 brebis.

Biassu n’est évidemment pas resté insensible à cette information qui met en péril tout un pan de l’économie montagnarde.

Une réunion est programmée au ministère de l’écologie pour tenter de trouver une solution à ce problème qui met en péril tout un pan de l’économie montagnarde.

Biassu a réagi à cette actu….

Le loup aux portes de Grenoble 25.07

Catégorie Biassu, loup, pastoralismeCommentaires fermés

Accompagnons les moutons !

L’été arrive et il est temps pour le bétail d’aller rejoindre les pâturages verdoyants.
Des éleveurs-producteurs de la plaine de Bourg d’Oisans (Isère) conduisent chaque année à pareille époque les troupeaux vers leurs lieux d’estive en empruntant routes et sentiers.
L’usage des camions a été abandonné au profit d’une marche de plusieurs jours, renouant avec les traditions d’autrefois.
C’est l’occasion pour ces hommes et ces femmes de faire partager ce moment important dans leur vie de paysans et de montagnards.
Pour les animaux, c’est le départ pour une longue période de liberté en altitude , dans les alpages du Parc des Ecrins.

Pour accompagner et découvrir la transhumance en Oisans
Deux solutions :

- Jeudi 9 juin 2011
Karine et Joël GANOT, éleveurs-producteurs à Bourg d’Oisans, invitent leurs clients des marchés de la région à suivre la montée vers la cabane de la Lavey.
Chaque année, ils sont une centaine de participants à vivre ce moment insolite.
Départ à 8h00 à Champhorent (St Christophe en Oisans) Marche entre 2h et 2h1/2.
Partage d’un casse-croute à l’arrivée.

- Les 11, 12 et 13 juin 2011
Didier GIRARD, éleveur-producteur à Bourg d’Oisans, propose à ses clients et amis de suivre la transhumance en trois étapes :
Le samedi 11 juin : Rochetaillée (Bourg d’Oisans ) – Venosc. Départ 7h00, arrivée env. 17h00
Le dimanche 12 juin : Venosc – Les Etages (St Christophe en Oisans). Départ 7h00, arrivée env.13h00
Le lundi 13 juin : Les Etages – Vallon du Soreiller. Départ 7h00, arrivée env.12h00
Partage d’un casse-croute chaque jour.

Catégorie pastoralismeCommentaires fermés

Les éleveurs face au loup: et demain?

Chacun est inquiet à la veille de la saison qui s’annonce. Bergers et éleveurs souhaiteraient être un peu plus entendus par les collectivités « qui sont bien loin de nos préoccupations ».
Le loup ne cesse de faire parler de lui, surtout depuis que son terrain de jeu s’est étendu au Haut Diois, Vesc , Boulc , Glandage et les environs de Bourdeaux. La montagne ne le retient plus, bien au contraire. De nouvelles meutes se constituent.
Mais fait nouveau, ce sont désormais les éleveurs résidents qui subissent des attaques. Comme Thomas Vernay: »Nous sommes éleveurs, pas bergers. Le loup est non seulement un problème car il augmente la charge de travail, mais pour moi,  c’est une perte économique considérable. »Thomas subit sa première attaque en novembre 2010, ou 17 de ses bêtes sont tuées, 6 blessées. «Je dois les importer de Nouvelle Zélande ce qui représente 46 000 €. On me propose 62 € par chevrette et 8 € pour les mères. On se fiche de nous. » Sans compter les frais inhérents aux bêtes rentrées tout l’hiver à la demande des autorités compétentes. « Je ne suis pas optimiste, et je me demande pourquoi je continue».
Florent SIMONDMême son de cloche de la part de Florent Simond de Vesc de la Solidarité Pastorale, ( notre photo) association regroupant une centaine de membres. «Au delà de tous les problèmes rencontrés avec les patous, les difficultés à les insérer dans nos troupeaux, on ne pourra plus honorer les conventions de laisser le passage sur les chemins de randonnée, car nous devons désormais tout fermer pour protéger nos bêtes. Au risque d’exclure les randonneurs »…Des promeneurs eux mêmes agressifs envers des bergers qui ne retiennent pas leur chien. « Ils font juste leur travail. »Incompatibilité sur le partage de l’espace, « incompréhension certaine de la part d’une population souvent urbaine qui ignore tout de nos métiers ».
Le sous-préfet de Die quant à lui, estime que la venue récente de Nathalie Kosciusko-Morizet du Ministre de
l’écologie et du développement durable a été importante, car « elle a entendue nos revendications ». Une nuance est ajoutée par les éleveurs, «nous sommes écoutés , pas entendus ». Certains se demandent même comment une institution locale comme le Parc du Vercors, dont l’une des missions est d’accompagner et permettre le développement de l’élevage reste bien muet. Certains osent avancer « on nous tolère tout juste ». Un comble pour des descendants de bergers depuis plusieurs générations, qui ont participé à l’entretien paysager de la réserve des Hauts plateaux par le pastoralisme. « Et demain, qui va entretenir?  »
Chacun restait donc sur ses positions, un statuPATOUM~2 quo auquel s’attendaient bien des éleveurs et bergers.
éleveur de chèvres cachemire à Glandage. «

Des constatations amères
Depuis le retour du loup dans les années 1995, les attaques sur les moutons n’ont cessé d’augmenter. Une accalmie était pourtant a noter dès les premières mesures de protection. Aujourd’hui on semble en avoir fait le tour, et d’autres problèmes sont engendrés par la présence des patous, notamment avec les randonneurs, qui multiplient les insultent envers les bergers.
En 2010, c’est un total de 4499 bêtes qui sont prédatées, malgré les parcs, les aide-bergers et les chiens. Une nouveauté, le loup ne se limite plus désormais aux ovins, mais s’attaque aux ânes, aux volailles et aux veaux.
Les deux associations des éleveurs bergers du Vercors Drôme-Isère et la Pastorale de Bourdeaux travaillent de concert sur ce dossier, mais personne ne se leurre quant au devenir de leurs professions respectives.

A savoir, selon eux, qui sera l’espèce à protéger demain, le loup ou les éleveurs?

Catégorie loup, pastoralismeCommentaires fermés

Une visite au goût amer

La Fédération des Acteurs Ruraux accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Le résultat de cette rencontre est décevant selon les participants à cette rencontre.

Voici le communiqué de la Fédération des Acteurs Ruraux.

« La FAR accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Cette visite se déroulait sur un fond de polémique par rapport à sa présence au Camp Vannier que certains accusent de fonctionner dans l’illégalité.

Pour les éleveurs qui constituent notre base, c’était avant tout une provocation que de venir chez l’un des plus célèbres promoteurs du loup, et ce dans un secteur où la survie des  exploitations et la pérennité de l’élevage extensif sont remis en cause par la prédation.

Compte tenu de cette situation et  de la décision de boycott des groupes de travail loup prise le 13 Décembre 2010, nous espérions que Madame le Ministre puisse nous annoncer enfin des mesures fortes et efficaces principalement pour établir une nouvelle façon de gérer le dossier. Notamment, en apportant des réponses et des propositions concrètes concernant la régulation et les prélèvements systématiquement attaqués au tribunal administratif et jamais appliqués.

Au contraire Madame le Ministre s’est contentée à rappeler la nature protégée du loup, et a invité les structures à se réunir à nouveaux au groupe national loup.
Paradoxalement, elle a été plus compréhensive avec la structure de Monsieur Vannier, déclarant qu’il fallait qu’il soit fait remède aux libertés qui ont été prises avec les procédures et que « en même temps l’environnement c’est aussi plus que le respect de la loi c’est une passion »

Doit-on comprendre que, puisque nous vivons une passion pour notre métier, nous pouvons prendre quelques libertés avec la loi et qu’il sera toujours temps de demander des protocoles de prélèvements après les avoir appliqué.

Cette visite laisse un goût amer dans nos campagnes et les éleveurs s’interrogent sur la suite à  donner, ne sachant plus comment se faire entendre. »

Catégorie loup, ovins, pastoralismeCommentaires fermés

Cohabitation élevage pastoral-loup:

Lors de la visite de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, sur le Vercors la fédération des acteurs ruraux lui a remis une note de synthèse sur la problématique de l’élevage en montagne lié à la présence du loup.

Voici la note remise à Mme la ministre de l’écologie.

L’association dite Fédération des Acteurs Ruraux (FAR) regroupe des associations régies par la loi de 1901, des syndicats, des collectivités locales, des institutions consulaires… ayant pour but le respect de la nature, la protection de la biodiversité, des traditions ancestrales de pastoralisme, ainsi que tout acteur du monde rural.

Elle a pour objet de:

  • participer au maintien de l’élevage et de son expression traditionnelle, du pastoralisme, pour le rôle qu’il joue dans la conservation de l’environnement et de la biodiversité.
  • participer à la gestion de la faune et de la flore.
  • veiller à l’entretien des paysages et à la préservation de la biodiversité dans le cadre du développement durable.
  • être un interlocuteur auprès des instances locales, départementales, régionales, nationales et européennes pour le développement de la vie pastorale et environnementale des territoires ruraux dans le cadre du développement durable.
  • communiquer sur nos idées et nos actions auprès des visiteurs de nos territoires.
  • aider si besoin tous nos adhérents, le cas échéant en utilisant les recours administratifs et juridiques
  • s’associer à toutes les actions qui peuvent aider à bien vivre dans nos pays

Problématique

Alors que beaucoup s’alarment de l’élevage industriel, l’élevage pastoral et un mode de production respectueux de l’environnement. Il participe à l’entretien des paysages et au maintient d’une biodiversité héritée de 3000 ans de présence ovine dans nos territoires. Il est un pilier dans le maintient du tissus socio-économique dans des villages où il est parfois la seule activité.

La présence des loups entraîne l’abandon des terrains les plus difficile, la fermeture des milieux par la broussaille et une utilisation intensive des surfaces plus faciles à protéger, allant même jusqu’au surpâturage. Cette  présence de prédateurs met en péril l’avenir de l’élevage dans les territoires colonisés.

La prédation a plusieurs visages. Le plus visible d’entre eux est bien sur les animaux tués lors des attaques. Mais il ne faut pas oublier le stress, la fatigue liée à la marche sur  des terrains difficiles et parfois dangereux, l’absence de repos, les amplitudes de travail que peuvent provoquer les longues périodes de veille dues au harcèlement des prédateurs. Cet ensemble entraîne des prises de risques importantes pour le berger.

Pour l’éleveur il faut ajouter le coût de la protection, certes subventionné à 80 %, mais il reste encore 20 % et les avances de trésorerie. Il faut encore prendre en compte toutes les modifications que l’agriculteur doit faire pour adapter son exploitation avec des contraintes souvent contraires à la logique économique, commerciale, agronomique, zootechnique, et même environnementale.

Vos préconisations

Vos services nous proposent des mesures dites « de protections » celle ci sont très peu efficaces, inadaptées à la grande variété des situations. Leurs règlements et leurs applications sont très technocratiques et les rendent quelques fois inutilisables.

patou

Les chiens de protections posent des problèmes de conflit avec les autres utilisateurs de l’espace (7 % des 1500 chiens présent dans les Alpes ont déjà mordu un humain et les poursuites judiciaires sont de plus en plus fréquentes) au stress lié au loup il faut ajouter celui lié au chien, au randonneur et à la justice avec des coûts d’avocat sans parler des amendes qui mettent à mal notre équilibre physique, mental et financier.

Les regroupements nocturnes provoquent érosions, surpâturages, pollutions, maladies sans pour autant garantir la sérénité du troupeau et réduisent le temps de pâturage du troupeau dans les périodes chaudes d’où une perte d’exploitation jamais chiffrée.

Le gardiennage renforcé est une hérésie économique pour tous les petits troupeaux et il ne peut pas être envisagé une présence 24 heures sur 24 d’autant plus que la prédation touche aujourd’hui des secteurs où les exploitations sont multi-espèces et conduites en parcs. Quel salarié accepterait de vivre et travailler comme au 19éme siècle, au temps ou Zola écrivait La terre et de Germinal ?

D’autres encore plus fantaisistes n’ont étés d’aucunes utilités (âne, lama, musique, lumière,…) pour l’anecdote de la solution « âne » trois se sont fait tués récemment. La preuve que la solution proposée est inadaptée.

Les protocoles de prélèvements

Alors que la prédation est récurrente le dispositif prévoit la possibilité pour les préfets de déclencher des protocoles de prélèvements. Ceux-ci sont long est difficile à mettre en place à tel point qu’ils font presque systématiquement l’objet d’un recours devant un TA. Le résultat est qu’encore une fois en 2010  aucun loup n’a été abattu  alors que 6 étaient prévu. Le protocole n’est pas sérieux. Pour être efficace, le tir doit être immédiat, au pire sous 48 heures.

Toutes les autres préconisations ne sont que fantaisies administratives sans aucun intérêt. Néanmoins le principe du prélèvement a déjà prouvé son efficacité : suite à un prélèvement en Valdaine (38) en 2005 il n’y a pas eu d’autre prédation sur ce secteur pendant 4 ans. En Belledonne (38) en 2006 les 2 prélèvements de début septembre ont permis de finir la saison sans autre attaque. En 2009 les 2 prélèvements du Petit-Bornand-les-Glières n’ont pas fait baisser significativement les attaques cette année là mais la suivante (moins 70% en 2010). En suisse un prélèvement en 2010 a apporté la même tranquillité.

Nos demandes :

Le droit à l’autodéfense qui est d’ailleurs prévu par l’article L 427.9  du code de l’environnement. Les éleveurs et bergers n’iront pas à la chasse au loup mais il est indispensable qu’ils puissent se défendre lors des attaques. Ainsi les loups seront progressivement éduqués à ne plus s’approcher des troupeaux domestiques car ils retrouveront la peur ancestrale de l’humain. C’est pour cela qu’il est urgent de mettre en place

La formation accélérée du permis de chasser proposée par le Président Sarkozy a Noyé-sur-Jabron.

Une refonte totale du protocole de prélèvement doit être réalisée afin que celui ci soit plus réactif, et poursuivit jusqu’à réalisation. Il faut aussi penser à le protéger contre l’abus judiciaire des associations environnementaliste.

Il est important que la responsabilité des éleveurs ayant appliqué la mesure chien de protection de vos services soit revue : car ils ne peuvent en aucun cas être tenus pour  responsable des morsures de ces chiens à l’encontre de randonneurs et d’autres tiers. Il serait peut être intéressant de se rapprocher des services compétents de la jeunesse et des sports pour que des formations appropriées soient dispensées autant à l’encadrement bénévole que professionnel.

L’élevage étant aussi une activité économique il faut compléter les indemnisations à  100% pour ne pas nuire à la santé des entreprises et à leurs pérennités.

Les éleveurs n’étant pas des banquiers il faut rembourser les frais en temps réel et au plus tard sous 48 heures.

La réflexion et la mise en place de nouvelles mesures ne peuvent être réfléchies que par des professionnels de l’élevage qui ont l’expérience de ce travail si particulier, en rapport avec la nature. La présence du loup en France est un fait et on ne peut plus se permettre une gestion à la « médiator » avec des experts liés aux lobbies.

Pour approfondir les solutions nous vous convions à revenir dans ce département avant l’été pour visiter une exploitation symbolique de la problématique et sur laquelle nous pourrons vous exposer en détail la complexité du sujet.

Catégorie A la une, loup, ovins, pastoralismeCommentaires fermés

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

février 2019
L Ma Me J V S D
« jan    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+