Archive | pastoralisme

Création de la fédération des acteurs ruraux

Une centaine d’éleveurs, chasseurs, et autres habitants de la montagne se sont réunis à Serres, commune des Hautes Alpes.

Ils ont répondu à l’invitation des jeunes agriculteurs et de la fédération ovine des Hautes-Alpes. Le président de cette dernière, Joseph Jouffrey  à exposé les raisons de ce rassemblement : la création d’une fédération rassemblant toutes les structures qui oeuvrent contre la présence des prédateurs dans les territoires pastoraux et de toutes celles qui se sentent concernés par les conséquences de la prédation.

Cette fédération à pour objet de :

-participer au maintien de l’élevage et de son expression traditionnelle, le pastoralisme, pour le rôle qu’il joue dans la conservation de l’environnement et de la biodiversité.

-veillez à l’entretien des paysages et à la préservation de la biodiversité dans le cadre du développement durable

-aider si besoin tous ces adhérents, le cas échéants en utilisant les recours juridiques

Les participants ont décidés que serait créée la Fédération des Acteurs Ruraux.

Un groupe de volontaires à été charger de la rédaction des statuts, de la fixation du montant des cotisation et des démarches administratives  pour la création de la fédération .

Contact :  federation.acteurs.ruraux@hotmail.fr

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Loup et pastoralisme: retour sur l’amendement Guillaume

Certains estiment que ce texte n’a « qu ’une portée déclaratoire ». D’autres le considèrent comme une pièce à verser à l’actif des anti-loup. L’amendement n°201 de Didier Guillaume, président du CG26 et sénateur (Drôme-SOC), devrait modifier néanmoins le code rural. Il a en effet été adopté.

Avec cet amendement 201, l‘article L. 113-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 8° Assurer la pérennité des exploitations et le maintien du pastoralisme en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup dans les territoires exposés à ce risque.»

Ces deux lignes de texte ont donné lieu, il y a quelques jours, à des échanges soutenus que retranscrit sillon38 .

orateurM. Didier Guillaume. Par cet amendement, nous posons très clairement la question essentielle de la cohabitation du pastoralisme avec les prédateurs, parmi lesquels le loup. L’année 2010 est l’année de la biodiversité dont, en tant que parlementaires, représentants de la nation, nous sommes tous porteurs.

Mme Nathalie Goulet. Nous avons tous un loup en nous ! (Sourires.)

M. Didier Guillaume. Le 3 décembre 2009, lors de la discussion budgétaire, je posais, une nouvelle fois, dans cette enceinte, la question suivante : le pastoralisme et la présence du loup sont-ils compatibles sur un même territoire et sur un même espace ? Pour moi, la réponse est claire : non. Aujourd’hui, il faut faire les choix qui s’imposent : tel est l’objet de l’amendement que je vous propose, visant à modifier le code rural et de la pêche maritime.

Ainsi, la protection et le maintien du pastoralisme, qui est menacé par la réintroduction du loup sur certains territoires, deviendraient un axe d’action complémentaire auquel le Gouvernement doit s’attacher.

Le pastoralisme est reconnu d’intérêt général comme activité de base de la vie montagnarde dans l’article L. 113-1 du code rural et de la pêche maritime. Il convient de veiller à protéger cette pratique et, à ce titre, nous proposons de compléter la liste des actions à mener en faveur des activités agricoles en montagne.

Il est, en effet, plus facile de défendre la biodiversité d’un bureau parisien que sur le terrain. Comment ne pas entendre, écouter les bergers, dont le travail est si dur, si passionnant et si indispensable pour nos zones montagneuses, lorsqu’ils nous exposent leur détresse ?

M. Yvon Collin. Bien !

M. Didier Guillaume. On ne saurait rester sourd à l’appel au secours lancé par les éleveurs des Alpes, qui remettent en cause l’existence même de leur profession, en particulier ceux qui ont des petits et moyens troupeaux.

La situation française n’est en rien comparable au pastoralisme d’Italie, où les troupeaux sont dix fois plus grands qu’en France. Les troupeaux résidant dans les Alpes du nord, qui comptent entre 300 et 1 000 têtes, sont souvent constitués d’animaux en pension provenant de petits élevages de brebis de pays habitués à la liberté. De ce fait, ils sont difficiles à regrouper et sont donc exposés à la prédation du loup.

Croyez-vous vraiment, mes chers collègues, que l’indemnisation des attaques d’un loup soit une réponse satisfaisante à la détresse des éleveurs découvrant leurs bêtes égorgées ? Je préférerais que nous mobilisions ces crédits pour favoriser l’installation des jeunes agriculteurs.

Par cet amendement, je vous propose de soutenir le pastoralisme en montagne et d’encourager la protection des troupeaux face aux attaques du loup.

Aujourd’hui, ce débat est passionné et passionnel. Nous avons déposé un amendement de sérénité et de bon sens ; ce projet de loi doit protéger le pastoralisme, sans mettre à mal la biodiversité.

Mme la présidente. Quel est l’avis de la commission ?

M. Gérard César, rapporteur. Notre collègue Didier Guillaume pose un réel problème. À titre personnel, je suis assez proche de sa position, mais, je tiens à le dire d’emblée, l’avis que je vais exprimer au nom de la commission sera différent.

Par le biais de plusieurs amendements, nous avons été alertés sur la menace que représente le loup pour les troupeaux dans certains territoires.

Le présent amendement n’a qu’une portée déclaratoire et ne semble donc pas indispensable.

Surtout, il est contraire aux dispositions de la directive 92/43/CEE du Conseil concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages.

En effet, aux termes de l’article L. 113-1 du code rural et de la pêche maritime, le Gouvernement, reconnaissant les rôles fondamentaux de l’agriculture, du pastoralisme et de la forêt de montagne, s’attache à répondre à différents objectifs, sous réserve de leur conformité avec les dispositions communautaires.

Rappeler l’objectif de protection des troupeaux est louable, mais cela ne peut consister en la destruction du loup, car cette action serait précisément en contradiction avec le droit communautaire.

Pour ce qui est des autres mesures de protection, je vous rappelle que le droit actuel autorise les éleveurs à effectuer des tirs de défense, donne la possibilité de procéder à des prélèvements lorsque l’importance des dégâts le justifie et permet, chaque année, de fixer, par arrêté interministériel, les conditions et les limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction du loup peuvent être accordées par les préfets.

Je rappelle enfin que l’État mobilise 5,2 millions d’euros par an pour protéger les troupeaux contre les attaques du loup.

Même si je partage, à titre personnel, je le répète, l’argumentation développée par Didier Guillaume, j’aimerais connaître l’avis du Gouvernement, car il s’agit d’une question récurrente. Si notre collègue Gérard Bailly avait été présent, il aurait lui aussi, nous le savons, avancé les mêmes arguments. Que faire lorsque tout un troupeau de brebis est poussé par un loup dans un précipice et succombe à cette attaque ? Faut-il exiger que chaque berger ait un pataud – un pataud, c’est un chien, comme chacun sait ?

Voilà donc, monsieur le ministre, un réel problème, qui nous inquiète depuis plusieurs années et suscite le désarroi de nombreux éleveurs de moutons.

Mme la présidente. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Bruno Le Maire, ministre. C’est un avis défavorable, madame la présidente, parce que nous estimons que l’amendement est satisfait par la politique que finance le ministère de l’agriculture à hauteur de 5,5 millions d’euros pour accompagner le pastoralisme et mettre en place les mesures de protection nécessaires face aux loups.

Cela dit, je souscris largement à l’argumentation de M. Guillaume, étant moi-même basque d’adoption, voire demi-basque, comme vous le savez. Je vois ce qui peut se passer dans les montagnes basques, et j’entends ce que m’en disent les bergers de la région. Le problème est réel, je le sais.

M. Charles Revet. Je suis quant à moi normand, et chacun sait qu’il n’y a pas encore de loups en Normandie… (Sourires.) mais nous avons nos propres problèmes. Je pense en particulier à l’augmentation anormale du nombre de cerfs dans la forêt bretonne, qui a concouru à la reprise de la fièvre aphteuse dans le département.

Cela montre qu’une régulation est nécessaire. Comme le disait à l’instant Gérard César – et notre collègue Gérard Bailly nous a rappelé bien des fois, avec force, combien il était préoccupé par ce problème –, nous devons bien entendu protéger les espèces, mais nous devons en même temps prendre en considération la situation des familles et des élevages.

Je suis donc, monsieur le ministre, plutôt d’avis de soutenir cet amendement, et je le voterai. Ce sera un signal qui montrera que le Parlement se préoccupe tout à la fois du maintien des espèces et de la protection de l’outil de travail des éleveurs… et que les brebis, même si elles ne sont pas les seules, méritent qu’on leur prête attention !

Mme la présidente. La parole est à M. Didier Guillaume, pour explication de vote.

M. Didier Guillaume. Monsieur le ministre, cet amendement n’a pas pour vocation d’éradiquer le loup des Alpes. Aujourd’hui, les loups ont proliféré. Regardez cette photo, qui illustre un article de journal récent (M. Didier Guillaume brandit une page de journal.) rapportant qu’un loup a été tué à l’entrée de Grenoble ! Il y a un an, un loup a été tué à l’entrée de ma ville, sur la voie rapide !

Aujourd’hui, l’existence du loup n’est pas menacée. Les loups ont traversé les Alpes, et ils sont nombreux. Le loup, aujourd’hui, est en meute ! Et combien de troupeaux de mouflons, combien de biches ont été touchées dans nos montagnes ?

Il est certes hors de question – à cet égard, je remercie Charles Revet de son intervention – de revenir sur la biodiversité et sur la réintroduction du loup dans nos montagnes. Je comprends votre position, monsieur le ministre. L’objectif de cet amendement, c’est de dire clairement dans la loi qu’il faut protéger le pastoralisme en modifiant le code rural.

Les éleveurs que je rencontre, qui n’en peuvent plus, qui sont en pleurs parce qu’ils ont tout perdu, ne sont pas des excités. Ce que je voudrais éviter par cet amendement, c’est que la passion qui entoure ce sujet ne vous crée, monsieur le ministre, à vous et à vos préfets bien des problèmes !

On sait très bien ce qui se passe actuellement sur le terrain. C’est pour empêcher cela que je souhaiterais qu’il y ait une possibilité de faire des prélèvements supplémentaires, sous l’autorité du Gouvernement et des préfets, afin de rassurer les éleveurs.

Dans mon département, on a dénombré, l’année dernière, soixante-douze attaques et deux cent dix-huit brebis tuées pendant la campagne estivale. Cela ne peut pas continuer, et l’argent qui est employé à indemniser serait plus utile s’il servait à installer de nouveaux agriculteurs. Il s’agit de plusieurs millions d’euros…

M. Bruno Le Maire, ministre. Cinq millions !

M. Didier Guillaume. Cinq millions : ce n’est pas rien !

Cet amendement, disais-je, n’a vraiment pas pour but d’opposer les uns et les autres. J’ai eu, pendant de nombreux mois, des débats dans mon département et dans ma région sur le sujet. Les défenseurs de la biodiversité ont leur mot à dire ; la convention de Berne est là, elle est claire, et je ne souhaite pas revenir dessus.

J’estime simplement qu’au moment où, par cette loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, on veut soutenir les agriculteurs, il serait opportun d’envoyer un signal aux éleveurs français pour leur faire savoir que nous entendons leur détresse.

Tel est le sens de cet amendement, qui est vraiment mesuré et qui, loin de faire en sorte que les uns et les autres s’affrontent, vise au contraire à apaiser la tension, à calmer la situation et à faire en sorte que les éleveurs, qui font un très beau métier, puissent continuer à le faire en toute sérénité, et surtout sans risque juridique.

Mme la présidente. La parole est à M. le président de la commission.

M. Jean-Paul Emorine, président de la commission de l’économie. Alors que les directives européennes nous parlent du bien-être animal, on peut aussi penser à ces ovins qui sont précipités chaque année dans les montagnes et y disparaissent ! (Sourires.)

J’ai de nouveau vérifié la rédaction de cet amendement : il ne remet pas en cause la convention de Berne, mais affirme tout simplement la nécessité de préserver le pastoralisme.

Dès lors, je pense que nous pouvons le voter.

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Apprenez à utiliser un chien de troupeau

Vous êtes agricultrices, agriculteurs, chefs d’exploitations, conjoints collaborateurs, aide familial, personne engagée dans une démarche d’installation (sur présentation d’une attestation du point info installation). La Fédération des Alpages de l’Isère vous propose les 30 septembre, 2 novembre et 19 novembre une formation « Dressage et utilisation du chien de troupeau » à la  Côte-St-André (Isère).

Les objectifs de cette formation sont de savoir choisir un chiot, connaître les règles pour éduquer et dresser son chien dans le but de l’utiliser efficacement et dans des conditions de sécurité, lors des manipulations de troupeau, y compris lors de chargement en bétaillère.

Le tarif de cette formation est de 60 euros par participant (pour les 3 journées). Pensez à vous inscrire dès maintenant.

A prévoir: une laisse, une chaine et gamelle d’eau pour votre chien,

- Les équipements nécessaire pour vous, pour l’intervention sur troupeaux

- Environ 12 euros par repas pour ceux qui souhaitent manger au restaurant à midi.

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Pour plus d’information, vous pouvez contacter la Fédération des Alpages de l’Isère

Adresse : La Grange, 38190 Les Adrets – Tel : 04 76 71 10 20 – Fax : 04 76 71 10 29 –

Email : federation@alpages38.org

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Les liens Maroc Oriental-Isère renforcés

La coopération entre les éleveurs du Maroc oriental et ceux de notre département se poursuit, se renforce même. Voila pourquoi une visite de travail, au Maroc, organisé par la fédération des alpages de l’Isère et l’association pastoralismes du monde vient de se dérouler. Afin de mieux répondre aux attentes des éleveurs marocains, qui souhaitent se lancer dans la diversification à travers le tourisme rural, Bruno Bernabé, directeur des Gîtes de France Isère faisait partie  de la délégation emmenée par Yves Raffin.

Cette visite d’une semaine au Maroc Oriental avait un programme bien chargé. En voici les grandes lignes:

- Faire le point sur l’opération Lichen et voir comment la pérenniser

- Cerner les attentes des éleveurs du Maroc Oriental dans le domaine du développement du tourisme rural

- Faire le point sur l’éventuelle possibilité de partenariat entre l’espace Belledonne et les Monts Benni-Snassen

- Répondre aux attentes, des élus et des éleveurs en matière de gestion de l’eau sur un secteur bien précis, autour de la ville de Ain Beni Mathar.

- Visite du salon international agricole de Meknes.

- S’informer de l’avancement du dossier festival international  du film pastoralismes et grands espaces qui se déroulera en octobre et qui aura comme invité d’honneur le Maroc.

visite

Bachir Labied, à gauche et Abderrahmane Mejdoubi, à droite, éleveurs ovins  exposent à Yves Raffin et Bruno Bernabé  les raisons pour lesquelles ils sont favorables à la mise en place d’un tourisme rural, raisonné, sur le territoire du Maroc Oriental.

Sillon38.com, présent tout au long de ce voyage, vous propose à travers une série d’articles de revivre les temps forts de cette visite qui a scellé davantage les liens qui unissent le Maroc Oriental et le département de l’Isère.

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Les rendez-vous de l’économie alpestre

Avec les beaux jours, l’économie alpestre reprend du poil de la bête. L’estive approche, la transhumance se prépare. L’occasion, pour les amateurs de grands espaces,  de mieux connaître les systèmes d’élevage et les activités pastorales du massif des Alpes. Un secteur symbole de notre civilisation alpine, tant pour les productions de qualité qui en résultent, que pour le pacte qui unit, depuis les temps les plus reculés, l’homme, l’herbe et l’animal.

Tout au long de l’année, les services pastoraux, les maisons des alpages, les associations, vous invitent à participer à de multiples manifestations pour découvrir le pastoralisme des Alpes. Au programme de 2010 :

AVRIL

Albertville (Savoie) : vendredi 23-dimanche 25 avril « La tarine, tout un terroir ». Samedi 24 avril, soirée des éleveurs et lancement du prix Maxime Viallet

Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône) : dimanche 25 avril, 8e conférence mondiale du Mérinos

MAI

Aoste : samedi 1er mai , concours reine du lait de race valdotaine, arènes Croix Noire

Menglon (Drôme) : dimanche 2 mai, concours de chiens de berger

Saint-Martin-de-Crau : samedi 8 et dimanche 9 mai, fête du printemps

La Motte-Servolex (Savoie) lundi 10 mai au CFPPA, rentrée de la 7e promotion des « Bergers d’alpage »

Saint-Rémy-de-Provence : lundi 24 mai, fête de la transhumance

Le Grand-Bornand (Haute-Savoie) : jeudi 27 mai, journée de mutualisation « Un berger dans mon école »

JUIN

Belledonne (Isère) : démarrage de la saison des alpages : rencontres entre bergers, conteurs, musiciens et artistes

Morzine samedi 5 et dimanche 6 juin : fête de la Poussine

Les Glières (Haute-Savoie) mardi 8, jeudi 10, vendredi 11 et mardi 15 juin, rando Glières

Diois (Drôme) : du vendredi 11 au dimanche 13 juin, 5e Transdioise, randonnée accompagnée à la rencontre des troupeaux et des éleveurs du Diois

Corps (Isère) : mi-juin, fête de la transhumance

Cornet de Roselend (Savoie) : mardi 15 juin ouverture du chalet du Cornet

Die (Drôme) : vendredi 18 au dimanche 20 juin, fête de la transhumance

Lavaldens (Isère) : dimanche 27 juin, fête de la transhumance

Minzier (Haute-Savoie) : jeudi 27 juin, fête des fromages

JUILLET

Parc des Bauges : itinéraires alpestres avec le PNR

Vallée d’Aoste : alpages ouverts

Besse-en-Oisans (Isère) : Maison des alpages, rencontres avec les bergers tous les jeudis et projections de films pastoraux

Argentière (Haute-Savoie) : samedi 3 juillet fête de la transhumance

Belledonne (Isère) : dimanche 4 juillet, itinéraires alpestres

Vercors : 10 juillet début des Fermades

Plateau des Glières (Haute-Savoie) : dimanche 18 juillet, Glières fête la liberté

Besse-en-Oisans (Isère) : du lundi 19 au mardi 27 juillet, semaine du pastoralisme en fête

Seez (Savoie) : jeudi 22 juillet, itinéraires alpestres sur l’alpage de Prariond

Saint-Jean-en-Royans : samedi 31 juillet et dimanche 1er août, fête du Bleu de Sassenage-Vercors

AOUT

Cantons de Fribourg, Vaud et Valais (Suisse), dimanche 1er août brunch dans les alpages

Drôme : dimanche 1er au dimanche 15 août, randonnées à la journée à la découverte du pastoralisme drômois

Saint-Jean-d’Arves (Savoie) : mardi 4 août, itinéraires alpestres en Maurienne

Canrton de Vaud (Suisse) :  samedi 21 août, alpage des fruitières de Nyon, journée des alpages du Jura vaudois

Gresse-en-Vercors (Isère) : samedi 21 et dimanche 22 août, fête des alpages

Chatel (Haute-Savoie) : dimanche 22 août, « La belle dimanche », alpage de Plaine Dranse

Le Grand-Bornand (Haute-Savoie) : dimanche 22 au dimanche 27 août, festival « Au bonheur des mômes » avec « Un berger dans mon école »

SEPTEMBRE

Les Houches (Haute-Savoie) : bataille des reines

Courmayeur (Vallée d’Aoste) : dimanche 5 septembre Lo Matson, marché des savoir-faire et du terroir valdôtain

Fribourg : samedi 25 septembre, Charmey et Plaffelen, désalpe

Marthod (Savoie) : dimanche 26 septembre, fête pastorale

Aoste : dimanche 26 septembre, la désarpa

OCTOBRE

Martigny (Valais) : vendredi 1er-dimanche 10 octobre, foire du Valais, finale des batailles de reines

Saint-Cergues (Vaud) : samedi 2 octobre, désalpe

Fribourg :  2 octobre, Albeuve et Semsales, désalpe

Servoz (Haute-Savoie) : dimanche 10 octobre foire aux moutons

Prapoutel les Sept-Laux (Isère) : mercredi 13-samedi 16 octobre, festival du film « Pastoralismes et grands espaces »

Romainmotier (Vaud) : vendredi 15-dimanche 17 octobre, foire d’automne et bourse aux sonnailles

Les Contamines  et Saint-Gervais (Haute-Savoie) : samedi 16 et dimanche 17 octobre, Rencontre des muletiers et foire agricole

Bourg-Saint-Maurice (Savoie) : samedi 23 octobre, désarpa

Aoste :  dimanche 24 octobre finale régionale des batailles de reines, arènes Croix Noire

Bulle (Fribourg) : jeudi 28-lundi 1er novembre, salon suisse des goûts et des terroirs

Morzine (Haute-Savoie) : samedi 30 et dimanche 31 octobre, saveurs d’alpage, fête des produits de montagne et du cochon

NOVEMBRE

Perloz (vallée d’Aoste) : dimanche 7 novembre finale régionale des batailles de chèvres

Chambéry (Savoie) : jeudi 18-dimanche 21 novembre, festival des métiers de montagne, Rencontre nationale des bergers, rendez-vous des saveurs à l’Alpage Café.

Pour en savoir plus www.suaci-alpes.com ou www.alpages38.org ou www.echoalp.com

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Formation de bergers d’alpage

Depuis huit ans, la formation « Bergers d’alpage » s’est donnée pour objectif de professionnaliser des berger(e)s novices ou peu qualifié(e)s, répondant ainsi à la demande de la profession en Rhône-Alpes.

Dispensée sur trois sites de formation (CFPPA de La Motte Servolex en Savoie, de La Côte Saint-André en Isère, et de Die dans la Drôme), et en association avec les services pastoraux de ces trois départements, la formation Bergers d’alpage alterne les périodes en Centres (cours théoriques et pratiques, interventions de professionnels et de spécialistes, 600H) et en entreprises (stage pratique en alpage, en exploitation, transhumance, 210H).

Ce partenariat permet aux stagiaires de découvrir, tant en bovin qu’en ovin, les principaux types de pastoralismes rhônalpins.

La prochaine promotion de bergers (et de bergères !), débutera sa formation le 10 mai 2010 pour la terminer le 17 décembre 2010. Inscription : avant le 15 mars 2010.

Recrutement : entretien préalable et test de positionnement.

Contact :
Responsable de Formation :
Perrine LEBLANC (CFPPA des Savoies et du Bugey) perrine.leblanc@educagri.fr
Par téléphone : 04 79 25 42 02

A La Côte Saint André :
Yannick CROISIER, yannick.croisier@educagri.fr
Par téléphone : 04 74 20 44 66

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Ah, la vache !

L'AlpeLe n° 48 de l’Alpe, revue trimestrielle éditée par la maison Glénat, vient de paraître. A l’affiche une bête à cornes , qui prend la pose, et un titre explicatif : Ah, la vache ! C’est vrai qu’il y a de quoi s’exclamer devant ce ruminant. Et qu’il y a beaucoup à dire, en long et en large.

Sillon38 ne s’en prive pas. De la vache fistulée qui a fait couler beaucoup d’encre sur la toile à la vache en pots de yaourts et briques de lait d’Eizo Sakata, en passant par les reines des comices et des combats, c’est un sujet qui prend de la place dans un journal du monde rural.

D’autres s’y intéressent. Cette pièce maîtresse du bestiaire alpin, ce monument quadrupède, cette mamelle nourricière, est à l’honneur dans ce numéro de L’Alpe. C’est l’occasion pour les différents auteurs qui contribuent à  cette livraison de vadrouiller sur les  alpages mais aussi de s’interroger sur l’avenir de l’élevage bovin en montagne.

« La vache s’inscrit dans le paysage des Alpes et participe depuis des siècles à l’économie montagnarde. Se pourrait-il qu’un jour, le son des clarines qui anime les prairies d’altitude pour le plus grand bonheur des touristes ne soit plus qu’un souvenir ? Aujourd’hui en effet, le rude métier d’alpagiste n’attire guère les jeunes. En Suisse notamment, on doit ainsi embaucher Polonais ou Kosovars pour la saison et nombre d’exploitations ferment faute de repreneurs, comme en témoigne notre enquête », écrit dans son édito la rédactrice en chef adjointe Dominique Vulliamy..

« Avec l’abandon des prairies d’altitude et « l’enforestation », on semble s’acheminer vers la fin du paysage alpin alors que, paradoxalement, les éleveurs de montagne s’en sortent moins mal que d’autres à l’heure de la crise du lait. Sans doute parce qu’ils ont su inventer et valoriser des spécialités fromagères fort appréciées, à l’image des diverses variétés du vacherin ».

Autant de problématiques que connaissent bien les lecteurs de sillon38.

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Pour FNE, la cohabitation homme-loup est possible

Décembre 2009 : battue au sanglier sur la commune d’Esparron dans les Hautes-Alpes. Surpris par l’arrivée d’une jeune louve, un chasseur l’abat. Surpris en flagrant délit, il sera jugé le 18 février prochain à Gap pour avoir détruit un individu d’une espèce protégée.
Ces faits poussent les associations de protection de la nature à se constituer partie civile et à rappeler le caractère emblématique du loup, symbole d’une nature sauvage et libre:
« Sans nier ou minimiser les difficultés qui subsistent pour le monde de l’élevage, notamment liés aux systèmes d’élevage et surtout au contexte économique de la filière ovine, nous voulons rappeler que les pertes subies par les troupeaux ne sont de loin pas le seul fait du loup (maladies, chiens errants, dérochements…) », explique FNE.

FNE, URVN et les associations de terrain SAPN, le CRAVE, Arnica Montana, conscientes des contraintes apportées à l’élevage extensif par le retour naturel des loups, ne sont pas opposées à des tirs exceptionnels résultant d’attaques répétées sur des troupeaux efficacement protégés ; elles l’ont affirmé et assumé par le passé.

Elles condamnent par contre tout acte de braconnage de loups, car la destruction d’un individu d’une espèce protégée n’est jamais anodine.

« Il faut comprendre que les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer : les évolutions des milieux et des espèces, depuis des décennies, ont créé chez nous comme partout dans l’arc alpin les conditions d’une présence permanente des prédateurs. La présence du loup est un fait durable, dans les Hautes-Alpes comme dans d’autres territoires alpins ; l’objectif numéro un doit être d’aider la filière ovine à faire face à cette difficulté et à s’adapter ».

« Car, affirme FNE,  le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :

- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (les troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato – conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne ».
« Aussi en cette année de la biodiversité, le loup devrait pousser tous les acteurs, professionnels de l’élevage, Etat, collectivités et associations de protection de la nature, à faire évoluer les pratiques vers des modes d’élevage adaptés au territoire, à ses capacités et contraintes, vers un tourisme plus respectueux des activités agricoles et d’élevage en montagne et plus respectueux de la nature », souligne FNE.

« Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales dont le loup, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions anti-prédateurs venues du 19e siècle ! »

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Alpages sentinelles: premières confrontations de données

Nous avons évoqué dans un précédent article le programme des « Alpages sentinelles » créé et mis en oeuvre par les partenaires de l’agriculture au sein du Parc national des Ecrins.  La gestion d’un alpage est un vrai métier,  qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs…A partir de cette réflexion, le programme « Alpages sentinelles » vise à se faire une idée globale de ces interactions grâce à une observation soutenue et une concertation étroite entre praticiens et scientifiques.
Fin janvier, à Champoléon, des éleveurs, des bergers et les organismes concernés ont fait le point sur les premières avancées de cette initiative qui commence à intéresser d’autres massifs et organismes professionnels.

« Ce que nous voulons, c’est que nos alpages gardent leur potentiel et continuent de nourrir nos bêtes » : Charles Pelissier, président du groupement pastoral d’Ancelle (Champsaur), compte parmi les éleveurs qui suivent de près et contribuent aux travaux réalisés sur les « alpages sentinelles » du Parc national des Écrins.

Devant la maison du berger, à Chamopléon (photo PNE)

Devant la maison du berger, à Champoléon (photo PNE)

À Champoléon, dans les locaux de la maison du berger, une trentaine de personnes ont participé à une réunion de restitution des premiers « résultats » enregistrés sur les neuf alpages actuellement suivis dans ce programme expérimental. Voilà trois ans, le Parc et ses partenaires (1) ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l’évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l’effet des conditions climatiques, en tenant compte aussi des multiples événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d’élevage.

Si tout va bien, ils formeront à terme un réseau de 14 alpages « sentinelles », choisis dans les différents secteurs du Parc national des Écrins, dans les Hautes-Alpes et en Isère (2). Plusieurs paramètres y sont suivis : la ressource pastorale, les pratiques, la pluviométrie, les évènements marquants, la biodiversité, le déneigement…

Images satellites et parcours du troupeau

Éleveur dans la vallée de la Durance, Laurent Giraud partage les mêmes préoccupations que son homologue du Champsaur : « pour la profession, c’est important d’avoir des références pour faire évoluer les pratiques dans le bon sens ». Chaque été, pendant qu’il fait les foins en vallée, une partie de ses bêtes rejoint l’alpage de Crouzet, dans la vallée du Fournel (L’Argentière-la-Bessée). Voilà quelques années, constatant que la sécheresse avait eu un impact sur la végétation, il a réduit l’effectif du troupeau en estive. Une décision qui convient à son berger, Michel Bisson, lui aussi totalement engagé dans la gestion de cet alpage qui cumule à peu près toute la panoplie des mesures « agri-environnementales ».

Comme les autres bergers impliqués concrètement dans le programme des « Alpages sentinelles », Michel relève le pluviomètre installé près de sa cabane, il note et analyse les événements qui marquent sa saison d’estive, mentionne l’organisation des parcours du troupeau, le calendrier de pâturage…
Il est la mémoire concrète de l’alpage qu’il partage avec les techniciens pastoraux et les agents du Parc national des Écrins.

Toutes ces données vont être croisées avec les informations rassemblées par les autres partenaires du programme : les relevés des stations météorologiques, l’évolution du déneigement du territoire à partir d’images satellites, celle de la végétation, des milieux, des paysages… mais aussi les enquêtes réalisées auprès des éleveurs sur leur manière de s’organiser sur leur exploitation.

« L’alpage est la clef de voûte des systèmes d’élevage montagnards » souligne Jean-Pierre Legeard, directeur du CERPAM. Dans l’étude réalisée par les chambres d’agriculture et le CEMAGREF auprès des éleveurs retenus dans le programme, le pâturage d’estive représente jusqu’à 40% de l’alimentation des animaux. Et pendant que les bêtes se nourrissent de la bonne herbe des montagnes, les éleveurs ont le temps de faire les foins en vallée…

L’alpage, un lieu de dialogue

Quand la ressource en herbe manque, quelle est la marge de manœuvre du berger ou de l’éleveur ? S’ils expliquent leurs manières de s’adapter, les résultats observés sur les « alpages sentinelles » peuvent aussi leur donner d’autres perspectives.

Le travail des scientifiques et celui des praticiens sont au cœur de cet observatoire partagé. Et quand il s’agit de trouver un « moyen simple » d’estimer la ressource en herbe (phytomasse), les bergers et les éleveurs peuvent aussi avoir des idées. Car pour l’instant, les scientifiques n’ont pas encore résolu ce casse-tête…

D’ores et déjà, le programme « Alpages sentinelles » est une occasion supplémentaire d’échanger, de comprendre les préoccupations et contraintes des professionnels comme celles des gestionnaires d’espaces naturels… avec le souhait d’avancer ensemble.

Ainsi, dans les débats, les problèmes liés à la maîtrise du foncier et aux changements des politiques agricoles sont abordés avec ceux de l’évolution de la biodiversité et de la préservation des espèces… Des éléments fondamentaux à prendre en compte dans l’écriture de la charte du Parc national des Écrins.

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(1) Les partenaires du programme « alpages sentinelles »: Le Parc national des Écrins, le CERPAM (Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée), la FAI (Fédération des alpages de l’Isère), les éleveurs et bergers des alpages retenus dans l’étude, les chambres d’agriculture des Hautes-Alpes et de l’Isère, la DDT (Direction départementale des Territoires – Service Agriculture), le CEMAGREF de Grenoble : Organisme public de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, le LECA : Laboratoire d’écologie alpine, le LTHE : Laboratoire d’études des Transferts en Hydrologie et en Environnement,Olivier Senn, phytoécologue.

(2) En Isère, l’alpage du Sappey (Lavaldens, Valbonnais) et celui de Lanchâtra (Oisans) comptent d’ores et déjà dans ce réseau des alpages sentinelles.

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Chiens dangereux: permis de détention obligatoire

Depuis le 1er janvier 2010 les propriétaires ou détenteurs de chiens d’attaque (catégorie 1) et de chiens de garde et de défense (catégorie 2) doivent être titulaires d’un permis de détention.

Ce permis est délivré par les maires, sur présentation d’un certain nombre de pièces, notamment une évaluation comportementale du chien, réalisée par un vétérinaire, et une attestation d’aptitude du maître, délivrée par un formateur agréé.
De nombreux accidents dramatiques, survenant régulièrement et ayant fréquemment de jeunes enfants pour victimes, ont prouvé qu’un renforcement de la législation existante était devenu indispensable.

- Des chiens de catégorie 1 (chiens d’attaque, de type Pitbulls, Boerbulls ou Tosa) ou de catégorie 2 (chiens de garde et de défense, de race American Staffordshire Terrier ou Tosa, de race ou de type Rottweiler) sont le plus souvent impliqués dans ces graves incidents; c’est pourquoi les nouvelles dispositions concernent spécifiquement leurs propriétaires ou détenteurs.

Lle ministère de l’Intérieur à proposer une nouvelle loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux. Adoptée par le Parlement, cette loi a été promulguée le 20 juin 2008 et certaines de ses dispositions sont entrées en vigueur au 1er janvier 2010.

- L’élément le plus novateur de ce texte est que les propriétaires ou détenteurs de chiens de 1ère ou 2ème catégorie devront désormais être titulaires d’un permis de détention au lieu, comme actuellement, de faire une simple déclaration en mairie. Ce permis, obligatoire, leur sera remis par le maire de leur commune.
Seule exception : l’obtention du permis n’est pas requise pour les personnes qui détiennent un chien de ces catégories à titre temporaire, à la demande du propriétaire ou du détenteur habituel du chien.

Des critères qui prennent en compte le comportement du chien…

- La détention de chiens de 1ère et 2ème catégories, en raison de leurs caractéristiques morphologiques et de leur puissance, est désormais soumise à des règles particulières. Depuis le 1er janvier 2010, tout propriétaire ou détenteur de chien dangereux doit être titulaire d’un permis de détention, délivré par le maire de sa commune.

- Pour l’obtenir, outre les pièces habituelles (certificats d’identification, de vaccination antirabique, d’assurance responsabilité civile, et de stérilisation pour la 1ère catégorie), il faut disposer d’une évaluation comportementale du chien faite par un vétérinaire.

- L’évaluation comportementale des chiens concernés âgés de plus d’un an a déjà dû être effectuée, puisque leurs maîtres avaient jusqu’à fin 2008 pour les chiens de 1ère catégorie et jusqu’à fin 2009 pour les chiens de 2ème catégorie pour la réaliser.

- Pour ce qui est des chiens âgés de 8 mois à 1 an, leurs maîtres doivent faire réaliser cette évaluation comportementale par un vétérinaire inscrit sur une liste départementale pour obtenir le permis de détention.

- En fonction des résultats de l’évaluation, le propriétaire devra la renouveler à intervalles réguliers (1, 2 ou 3 ans) en fonction du niveau de dangerosité (de 1 à 4) dans lequel le vétérinaire a classé le chien.

- Quand le chien est trop jeune pour subir une évaluation comportementale (moins de 8 mois), il est délivré un permis provisoire valable jusqu’à son premier anniversaire.

… mais aussi l’aptitude du maître, reconnue à l’issue d’une formation


- La possession d’une attestation d’aptitude du maître, à l’issue d’une formation portant sur l’éducation et le comportement canins et sur la prévention des accidents, est obligatoire pour l’obtention du permis de détention de chiens de catégories 1 et 2.

Des sanctions sévères

La loi prévoit que les propriétaires ou détenteurs de chiens de 1ère ou 2ème catégorie non titulaires du permis de détention risquent jusqu’à trois mois de prison et 3 750 euros d’amende, ainsi que la confiscation et/ou l’euthanasie de l’animal.
- De plus, l’acquisition, la cession et l’importation de chiens d’attaque (catégorie 1) sont illicites et punies de 6 mois d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Toute détention de chiens d’attaque non stérilisés est punie des mêmes peines.

Les patous pas concernés

Bien entendu se pose la question des chiens de protection des troupeaux en général et des patous en particulier. Les choses sont claires: ceux ci ne sont pas concernés par ces nouveaux dispositifs. Ils n’entrent pas dans les catégories un et/ou deux. Leurs propriétaires n’ont donc aucune démarche à faire.

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