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Connaissez-vous la Romanche

Connaissez-vous la Romanche ? Jusqu’au 13 août 2018, les personnes qui fréquentent la plaine du Bourg-d’Oisans sont invités à répondre à une enquête portant sur la connaissance et la perception des paysages et du territoire de la plaine, des bords de la Romanche et de l’ENS de Vieille Morte.
Cette enquête s’inscrit dans une démarche partenariale entre la LPO Isère, le Département de l’Isère et le SYMBHI, avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et du fonds EDF CLE Drac Romanche.

Menée dans le cadre du projet de restauration et de renaturation des habitats aquatiques et terrestres de la plaine du Bourg-d’Oisans, elle leur permettra d’enrichir leurs analyses respectives en cours sur plusieurs sujets : connaissance du territoire, usages des rives de la Romanche, sport et étude éco-paysagère.

Ainsi, sous la forme d’un formulaire de vingt questions, l’enquête a plusieurs objectifs :

  • Perception du paysage (bords de la Romanche et plaine de l’Oisans)
    Observer les usages des bords de la Romanche, la fréquentation et la perception de ses différentes séquences afin d’évaluer la connaissance du territoire et le rapport à l’eau dans la plaine.
  • Marais de Vieille Morte
    Connaître la perception de l’espace naturel sensible (ENS) du marais de Vieille Morte.

Jusqu’au 13 août, cliquez ici pour répondre à l’enquête.
Le lien est également disponible sur le site de la LPO Isère : isere.lpo.fr.

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ROMANCHE-GAVET: une nouvelle étape importante

La centrale hydraulique de Romanche-Gavet, en cours de construction depuis 2010, va remplacer les cinq
barrages et les six centrales de la Romanche, presque centenaires, par un aménagement souterrain et un unique
barrage « prise d’eau ». La future centrale produira 30% d’électricité de plus que les anciennes centrales qui seront
mises à l’arrêt puis démantelées, à l’exception de l’une d’entre elles, classée au patrimoine. Le paysage de la
vallée de la Romanche restaurée. La nouvelle usine est quant-a-elle entièrement souterraine.

La construction de l’aménagement de Romanche-Gavet a débuté en 2010. Aujourd’hui, il est bien avancé.
Le barrage prise d’eau, situé à Livet est achevé depuis 2016 et la Romanche, qui avait été temporairement déviée
dans un chenal provisoire, a retrouvé son lit. Contrairement à d’autres types de barrages, celui-ci ne contient
qu’une faible quantité d’eau. Sa fonction est de maintenir une hauteur d’eau constante au niveau de la prise d’eau
de la galerie pour assurer le bon fonctionnement de la centrale hydroélectrique. C’est pour cela qu’on l’appelle
« barrage prise d’eau ».

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Les autres aménagements sont tous souterrains :
- deux cavernes, excavées à l’explosif entre 2012 et 2015, hébergeront les turbines, les alternateurs et les
transformateurs dont la fin de l’installation est prévue en 2019 ;
- la galerie d’amenée, longue de dix kilomètres, destinée à conduire l’eau du barrage à la centrale vient
d’être entièrement percée par deux tunneliers ;
- deux puits – le puits blindé et la cheminée d’équilibre – vont être forés au premier semestre 2018. Le
premier aura une hauteur de 160 mètres, le second de 180 mètres.
Depuis le démarrage du chantier, EDF privilégie le savoir-faire local en faisant appel à des entreprises de la région,
en direct ou en sous-traitance.
EDF a aussi intégré dans ce projet hydroélectrique un volet de préservation et d’amélioration des milieux naturels,
d’abord pour concilier la conduite des travaux avec la sauvegarde de la biodiversité et pour « renaturer » une
grande partie de ses berges mais aussi pour restaurer la continuité hydraulique et piscicole sur la Romanche.

Les principales installations de la centrale
Dans un souci de clarté et de pédagogie, les huit principales installations de l’aménagement sont énumérées en
suivant le cheminement de l’eau, de l’amont à l’aval : du point de captation aux turbines et jusqu’à son retour en
contrebas dans la Romanche.
- Le barrage « prise d’eau » se situe en amont de l’usine, à Livet, à une altitude de 705 mètres. Sa
construction est achevée depuis 2016. C’est là que sera captée l’eau de la Romanche, indispensable à la
production d’électricité.
- La galerie d’amenée, longue de dix kilomètres, relie le barrage prise d’eau à la centrale de production
hydroélectrique. Dans cette galerie circulera l’eau captée au barrage, nécessaire à la production d’électricité. Son
percement par deux tunneliers vient de s’achever.
- Le puits blindé ou le puits de chute, haut de 160 mètres, boucle la connexion de la galerie d’amenée avec la
centrale souterraine. L’eau acheminée dans la galerie s’y engouffrera pour faire tourner les deux turbines de
l’usine. Le forage de ce puits va commencer début 2018 puis il sera blindé sur l’ensemble de sa hauteur.
- La caverne usine est un ouvrage monumental et impressionnant ! Avec sa hauteur de 35 mètres, elle est
souvent comparée à la nef de la cathédrale Notre-Dame à Paris. Un bâtiment de sept étages est venu remplir cette
« grotte » monumentale. Il abritera les deux turbines et les alternateurs qui produiront l’électricité. Les travaux de
génie civil ont pris fin en 2017 et l’installation des grosses pièces électromécaniques qui a déjà commencé se
poursuivra tout au long de l’année 2018.
- La caverne des transformateurs, plus petite que la précédente, mesure 15 mètres de haut. Comme son
nom l’indique, elle abritera les transformateurs, des pièces lourdes et imposantes. Ce sont eux qui élèvent la
tension de l’électricité produite par les alternateurs pour pouvoir l’injecter sur les lignes à haute tension.
L’installation des transformateurs est prévue en 2019.

– La galerie de fuite mesure une centaine de mètres. Elle sert à évacuer l’eau qui vient de passer par les deux
turbines vers la Romanche. La construction de cet aménagement souterrain est également achevée.
- Les organes de sécurité :
- la cheminée d’équilibre est un autre puits vertical foré dans la montagne mais avec une ouverture à ciel
ouvert. Son rôle : absorber les variations de pression. Comme le puits de chute, il sera foré en 2018.
- les dissipateurs d’énergie ressemblent à de gros tambours de lave-linge. Ils sont installés pour amortir la
force de l’eau en cas d’avarie. Lorsque l’une des turbines s’arrêtera inopinément, l’eau qui arrivera de la
galerie sera évacuée jusqu’aux dissipateurs et passera par leurs orifices. L’eau perdra ainsi son énergie et
rejoindra le cours de la Romanche sans occasionner de dommages dans la rivière. Les quatre dissipateurs
d’énergie sont installés depuis l’automne 2017.

Des retombées pour l’économie régionale
Ce chantier a procuré une augmentation d’activités pour plusieurs entreprises de la région Rhône-Alpes et pour les
salariés du secteur des travaux publics. Lors des pics d’activités, 300 personnes ont travaillé simultanément sur le
chantier.

Un environnement restauré
Le projet hydro-électrique d’EDF Romanche-Gavet intègre un volet important d’amélioration des milieux naturels,
des paysages, de l’environnement urbain et des milieux aquatiques. Après la requalification des centrales et
barrages actuels, la continuité piscicole sera rétablie sur 25 kilomètres, de Bourg-d’Oisans à Gavet. EDF a
construit également des passes à poissons sur le nouveau barrage à Livet, en montaison comme en dévalaison

La construction de la centrale s’achèvera début 2019, les essais de fonctionnement se dérouleront en 2019 et la
centrale sera mise en service en 2020.



Performance humaine, industrielle et technique, la nouvelle centrale, d’une puissance de 92 mégawatts (MW),
alimentera en électricité l’équivalent de la moitié de l’agglomération grenobloise, soit 230 0000 habitants, à partir
d’une ressource d’énergie propre et renouvelable : l’eau.
Enfin, le chantier Romanche-Gavet est pour EDF la vitrine du développement en France de l’hydroélectricité pour
faire connaître son savoir-faire en matière d’énergie renouvelable au niveau national et international.

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ACCORD-CADRE DE PARTENARIAT POUR UNE AGRICULTURE DURABLE EN VALLEE DU RHÔNE MERIDIONAL

Elisabeth Ayrault, Présidente directrice générale de CNR (Compagnie Nationale du Rhône) ; Olivier de Lachapelle, Président de l’ISARA-Lyon (Ecole d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement) ; Claude Rossignol, Président de la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône ; Dominique Granier, Président de la Chambre d’agriculture du Gard ; et André Bernard, Président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, ont signé  un nouvel accord-cadre destiné à développer une agriculture durable à haute valeur économique et environnementale en Vallée du Rhône.

Engagés sur 3 ans, les partenaires ont souhaité formaliser leurs objectifs communs dans un accord-cadre de partenariat, afin d’œuvrer conjointement au développement et au soutien d’une agriculture durable conjuguant performance économique, respect de l’environnement et réponses aux attentes de la société.

Un socle commun pour mettre en œuvre une agriculture durable

Déjà réunis par un accord-cadre signé en 2015 avec les chambres d’agriculture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, CNR et l’ISARA-Lyon ont décidé de conforter et renforcer leur collaboration pour développer une agriculture durable, et de l’étendre aux trois Chambres d’Agriculture du Rhône méridional : Bouches-du-Rhône, Gard et Vaucluse.

Avec ce nouvel accord-cadre, les partenaires poursuivent trois grandes orientations :

-   Contribuer à la prise en compte du changement climatique et accompagner les adaptations nécessaires de l’agriculture et de ses filières

Face aux effets du changement climatique, l’agriculture doit s’adapter pour maintenir des exploitations performantes et une production locale, préserver les ressources naturelles, notamment l’eau, et limiter le recours aux énergies d’origine fossile en améliorant l’efficacité énergétique des exploitations.

-   Favoriser une activité agricole durable et diversifiée en lien avec la valorisation du territoire rhodanien

La dynamique des activités agricoles envisagées couvrira notamment l’information sur l’agriculture durable, la valorisation patrimoniale, touristique et culturelle, et poursuivra la réduction des vulnérabilités agricoles face aux inondations.

-   Préserver la qualité et la multifonctionnalité des milieux agricoles à proximité du fleuve

L’objectif est de préserver la biodiversité animale et végétale et les continuités écologiques du corridor rhodanien, par des pratiques et systèmes de production à haute performance économique et environnementale.

Des actions variées émanant de tous les acteurs du monde agricole

Les projets sélectionnés permettront d’améliorer et de partager les connaissances, de mener des expérimentations, de développer des innovations pour économiser l’eau et l’énergie, de développer et diversifier les pratiques et activités agricoles (nouveaux réseaux d’irrigation, agritourisme, utilisation de l’énergie solaire sur des exploitations…), de sensibiliser le grand public, et favoriser l’installation ou le maintien d’agriculteurs sur le domaine CNR…

Pour Elisabeth Ayrault, « ce nouvel accord vient renforcer notre mission historique en faveur du développement agricole en tant que concessionnaire du fleuve, qui apporte l’eau nécessaire à l’irrigation des terres. Il concrétise l’engagement de CNR en faveur d’une agriculture durable dans le cadre de ses Missions d’Intérêt Général pour maintenir et développer l’emploi agricole et favoriser des pratiques agro-écologiques notamment plus économes en eau dans un contexte de changement climatique ».

Pour Olivier de Lachapelle, « L’agroécologie et  les systèmes alimentaires durables sont au cœur même de la politique d’excellence de l’ISARA-Lyon dans nos formations, nos recherches et nos expertises. La signature de ce partenariat permet d’amplifier les actions menées avec la CNR et les chambres d’agriculture en faveur d’une agriculture durable en Vallée du Rhône ».

Pour les Présidents des trois Chambres d’agriculture, « cette ouverture à de nouveaux partenaires permettra au monde agricole d’aller plus loin dans l’innovation et dans l’adaptation aux nouveaux enjeux posés à l’agriculture. Au-delà de la production et de l’entretien des territoires, les agriculteurs sont appelés à contribuer à l’adaptation au réchauffement climatique, au partage des ressources, à la qualité de l’eau, de l’air, des sols et de la biodiversité, à la production d’énergies renouvelables, à la captation de CO2, à la réponse à de nouveaux marchés très diversifiés et évolutifs… Autant de défis pour lesquels nous nous réjouissons de pouvoir compter sur de nouveaux partenaires, avec la CNR et l’ISARA ».

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La remise en eau du Drac, un projet essentiel au territoire qui se concrétise enfin

Le projet est en test depuis 2014 mais c’est aujourd’hui qu’il est officiellement lancé : Le Drac est enfin remis en eau.

Responsables et élus se sont réunis Lundi 10 Juillet au barrage EDF de Notre Dame de Commiers pour assister à la remise en eau symbolique. Parmi eux se retrouvaient Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère et présidente de la commission locale de l’eau et Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. En effet, une nouvelle vanne a été construite permettant à 4 mètres cube d’eau supplémentaires d’être turbinés (soit utilisé pour entraîner une turbine générant de l’électricité) par seconde. Le total du débit est désormais quasiment 4 fois plus important qu’avant.

Ces travaux étaient essentiels, le Drac s’avérait être asséché sur 4km de long plus de 300 jours par an depuis la construction du barrage en 1960. Ainsi ça n’est pas seulement une production accrue pour EDF qui est en jeu, mais également un fort impact sur la biodiversité locale, comme l’expliquait Laurent Perotin, directeur de la production hydro-électrique des Alpes pour EDF.

Après qu’ils aient assisté à l’ouverture de la vanne, les élus ont été guidés jusqu’au site de la Rivoire par Jessica Bruggeman, conservatrice de la réserve naturelle régionale des Isles du Drac et Guy Genet, président du SIGREDA. Ceux ci ont alors pu présenter un vaste projet de réaménagement de la réserve, grande de plus de 800 hectares sur 15 Km de long, aux portes de la métropole. En effet, depuis le tragique accident de 1995, le site est interdit d’accès. L’augmentation du débit au niveau du barrage de Notre Dame de Commiers permet aujourd’hui de pouvoir réaménager certains espaces en sécurité. L’objectif est d’en faire des lieux d’éducation ou des observatoires de la biodiversité. La création de sentiers de promenade est également prévu, mais la baignade demeurera interdite pour préserver la sécurité de tous. Dans un même objectif, de nombreux outils de sécurisation du public vont accompagner ces aménagements.

Enfin, tout le monde s’est réuni sur le site de captage de Rochefort pour la cérémonie publique. Christophe Ferrari y a rappelé que Grenoble était avec Mulhouse la seule ville française qui bénéficiait dune eau naturelle non traitée, et la seule métropole avec Nice à posséder une réserve naturelle régionale sur son territoire. Marie-Noëlle Battistel, elle, a salué ce magnifique projet qui ne présentait aucun impact négatif.

Paul Savary

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Un bilan positif pour les hydroguides en Isère et dans le Nord de la Drôme !

Vous les avez peut‐être croisés, les hydroguides, véritables ambassadeurs et fers de lance de la
campagne sûreté d’EDF, ont dressé leur bilan pour la saison 2015. Présents aux abords des cours
d’eau du 29 juin au 30 août, ils n’ont cessé de sensibiliser les touristes, pêcheurs, adeptes de sports
d’eau vive… aux mesures de précaution à prendre pour assurer leur sécurité à proximité des cours
d’eau.

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Cette année, 10000 personnes ont ainsi été sensibilisées par l’un des 18 hydroguides en Isère et dans
le Nord de la Drôme !

« Grâce à nos actes de prévention, nous avons pu modifier certaines idées reçues. Nous avons réussi le
plus souvent à répondre à toutes les interrogations. Nous nous sommes sentis utiles dans cette mission
puisque nous avons pu participer de manière active à la sûreté hydraulique tout en profitant d’un cadre
de travail exceptionnel. C’était une expérience très enrichissante. » Témoignages de Laura, Elsa et Kevin
hydroguides en Isère, qui résument leur mission à l’occasion de leur bilan de la saison 2015.

Au‐delà de leur mission de prévention, les hydroguides ont également relayé des informations observées sur le terrain sous la forme d’un bilan (fréquentation des sites, état des panneaux de prévention,…).
Ce bilan a permis d’apprécier plus particulièrement le nombre d’interventions des hydroguides auprès de personnes qui étaient dans une situation potentiellement dangereuse.
En 2 mois, en Isère et dans le Nord de la Drôme, les hydroguides ont ainsi alerté près de 73 personnes se trouvant dans une situation à risque !

LA SECURITE : UNE PREOCCUPATION MAJEURE POUR EDF

Dans le cadre de sa campagne annuelle « Calme apparent, risque présent », EDF Unité de Production Alpes place la sécurité du public au coeur de ses préoccupations. 46 hydroguides, recrutés pour la saison, sont intervenus dans les Alpes du Nord depuis le début de l’été, dont 18 pour l’Isère et le nord de la Drôme.

La mise à disposition d’une application mobile (EDF Prudence), l’organisation de conférences dans les écoles et l’installation de panneaux aux abords des rivières viennent compléter ce dispositif de prévention.

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Barrage du Chambon : fin des travaux de confortement

Dans le prolongement des travaux de confortement menés entre 1992 et 1997, EDF a conduit, de janvier
2013 à décembre 2014, des opérations de maintenance pour conforter la sécurité du barrage du Chambon
et pérenniser son exploitation. Tout au long des diverses étapes du chantier, EDF a veillé à limiter autant
que possible la gêne occasionnée et à assurer la sécurité sur et aux abords du chantier. Cette coopération
de tous (collectivités, entreprises et EDF) a permis sa réussite. Pendant toute la période de travaux, la
production d’électricité s’est poursuivie à la centrale hydroélectrique de St Guillerme 2.

Pour réaliser les quatre étapes de travaux, 8 km d’échafaudages ont habillé le barrage, rendant possible le travail
conjoint de près de 70 salariés, quelles que soient les conditions climatiques.

La première phase d’intervention a consisté à réduire la pression liée au phénomène d’alcali-réaction (gonflement
du béton). Pour diminuer et anticiper ses effets à venir, 7 sciages verticaux, ont été effectués avec un câble
diamanté de 16 mm de diamètre. Réutilisant les empreintes de ceux réalisés de 1995 à 1997, ils sont plus larges
et plus profonds.

Lors de la deuxième phase, afin de consolider la partie supérieure du barrage, 415 tirants horizontaux ont été
installés. Ils traversent le barrage de l’amont vers l’aval. Une des particularités de ces tirants est que leur tension
peut être réglée pour s’adapter aux évolutions du béton. 62 d’entre eux sont équipés de capteurs de tension reliés
au système de télé-auscultation du barrage, pour surveiller le fonctionnement du dispositif.

Ensuite, le dispositif des tirants a été complété à l’amont par un maillage fibre de carbone permettant de relier les
têtes deux à deux afin de confiner l’intégralité de la zone. Il est constitué de 6000 mètres linéaires de bandes de
tissu en fibres de carbone de 20 à 30 cm de largeur, collées au béton du parement amont.

Ultime étape, 9000 m2 d’une nouvelle membrane d’étanchéité ont été posés pour recouvrir l’ensemble du parement
amont.

Le bon déroulement de ce chantier résulte du travail de concertation réalisé en amont avec l’ensemble des acteurs
territoriaux. Ainsi, durant les vacances scolaires, lors des 3 passages du Tour de France et lors d’événements
locaux tels que le derby de la Meije, l’emprise du chantier a été neutralisée pour faciliter les flux de circulation. La
bonne réalisation du chantier, dans le respect des délais et de la sécurité des intervenants, est aussi le résultat de
la coopération entre les entreprises et EDF UP Alpes, appuyé par son Centre d’Ingénierie Hydraulique (CIH).
En 2015, EDF prépare la remontée progressive de la côte de la retenue.

Comme tous les grands barrages exploités par EDF, le barrage du Chambon* fait l’objet d’une surveillance
permanente. Les dispositifs d’auscultation adaptés aux spécificités de cet ouvrage permettent à EDF de suivre
régulièrement l’évolution de sa structure.

*le barrage du Chambon a été construit en 1935 ; son exploitation a été transférée à EDF en 1946.

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L’aménagement du Chambon en quelques chiffres
-Bassin versant : 336 km2
- Barrage du Chambon : mise en service 1936
-Hauteur de chute : 298 m
- Centrale de Saint-Guillerme 2 : 2 groupes verticaux à turbine Francis qui permettent de turbiner jusqu’à 45 m3/s
-Production annuelle moyenne : 250 000 GWh
- Équivalence consommation résidentielle : une ville de 200 000 habitants
- CO2 économisé : 203 000 tonnes/an
- Groupement d’Usines de St Guillerme (Centrales : Pont Escoffier, St-Guillerme II, Bâton Basse Chute, Bâton Haute Chute -
Barrage : Chambon) : 19 salariés

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Innover, préserver et valoriser

Ce samedi 13 décembre, marque la réouverture du musée EDF Hydrélec. Après trois ans de fermeture, pour rénovation, le musée retrouve sa jeunesse.

Charles ZURCHER, conservateur et président de l’association pour le développement du musée EDF Hydrélec (ADMH) a inauguré ce nouveau musée, unique en France, entouré de  Marie-Noëlle Battistel députée, Yves Genevois maire de Vaujany, Jean-François Marguerin directeur à la direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes (DRAC) et de Michel Vogien directeur de l’Unité de Production Hydraulique Alpes.

Ce projet ambitieux s’est articulé en deux grands chantiers. Le premier, celui de la rénovation du bâtiment, une partie de l’installation électrique a été refaite, ainsi que de nombreux aménagements permettant de garantir l’accès à tous. Le second, la mise en place d’une toute nouvelle muséographie, interactive et moderne en lien direct avec les différentes pièces exposées au musée.

Pour ce chantier, près de 40 entreprises, dont la plupart originaire de l’Isère ont été nécessaire à la rénovation du musée pour un budget de 1,7 million d’euros. Et ce projet n’aurai pas vu le jour sans le concours d’EDF qui a financé en grande partie les rénovations et qui est le propriétaire de la majorité des pièces de la collection du musée.

Classé Musée de France depuis 1988, date de la création du musée, l’enjeu était de taille pour la réouverture. Et le pari est réussi.

Unique en France pour la taille de sa collection : 450 objets, que ne sont, bien sur, pas tous exposés, faute de place, dû à leur taille assez imposante.

Un espace de 1000 mètres carrées est consacré à l’exposition de 72 objets de collections,   retraçant toute l’histoire de l’hydroélectricité de la préhistoire à nos jours. Mais ce n’est pas tout, une scénographie impressionnante a été installé pour que nous soyons au plus proche de ce milieu si peu commun.

Le musée Hydrélec a pour vocation de s’adapter à tous les publics, que se soit aux touristes français ou étranger, avec des possibilités de traduction, mais aussi chercheur avec le fonds documentaire bien construits et notamment aux scolaires, qui représente 30% des visiteurs, en mettant en place des formules spécialement adaptées pour eux, c’est à dire des programmes construits avec des partenaires de l’enseignement primaire et secondaire pour des explications simples et pédagogique

L’exposition permanente des collections est complétée par la programmation d’expositions temporaires lors des journées du patrimoine entre autres.

En définitive, le musée EDF Hydrélec c’est transmettre son patrimoine exceptionnel, au plus grands nombre, qu’ils soit connaisseurs ou pas et faire découvrir l’hydroélectricité, tous ça dans un encadrement magnifique car il domine la retenue du Chambon. A découvrir d’urgence.

Antoine Perrin-Céline Richard

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Une rivière, un territoire… tout un programme!

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Etat des nappes d’eau souterraine au 1er septembre 2014

La très grande majorité des nappes phréatiques (87%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. La situation des nappes en cette fin de période estivale est liée à des précipitations au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre 2013 et à des précipitations notables en août 2014.

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er septembre 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

La très grande majorité des réservoirs (87%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. La situation est favorable (niveau supérieur à la normale) notamment sur la plus grande partie du bassin Adour-Garonne et à l’ouest du territoire, dans la vallée du Rhône, l’Alsace ou dans le bassin Artois-Picardie.

La situation des nappes en cette fin de période estivale est liée à des précipitations au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre 2013 et à des précipitations notables en août 2014. Quelques secteurs présentent une situation plus nuancée à l’image des aquifères du sud et sud-est du pays ou des nappes de l’est du Bassin parisien, jusqu’en régions Champagne et Lorraine.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La période habituelle de baisse des niveaux, en été, est désormais dépassée avec seulement 45% de points en baisse fin août. On se situe ainsi, en cette fin d’été, sur la période de bascule entre les basses eaux et une reprise de la recharge des nappes. On note fin août une proportion croissante de points qui deviennent à nouveau stables (29%) ainsi que de points orientés à la hausse (27%). Cette situation de bascule est assez exceptionnelle pour sa précocité par rapport aux années précédentes (en 2013 à la même époque, 77% des points étaient encore en baisse).

La situation des nappes au 1er septembre traduit assez clairement la période de bascule entre la période des plus basses eaux et la période d’une reprise progressive de la recharge des nappes avec des niveaux à nouveau croissants. La situation est ainsi favorable pour cette période de l’année.

La carte de France de la situation des nappes au 1er septembre 2014

La carte de France de l’état des nappes d’eau au 1er septembre 2014

Au cours de ce mois d’août 2014 les précipitations ont été fréquentes et abondantes sur un grand quart nord-ouest du pays avec une pluviométrie une fois et demie à trois fois supérieure à la normale, voire localement plus dans les Pays de la Loire. Proches des normales sur le reste de l’Hexagone, les précipitations ont été néanmoins localement très excédentaires sur le Bas-Rhin, des Hautes-Pyrénées aux Pyrénées-Orientales, sur le sud du Massif central et dans les Bouches-du-Rhône. Seule la Corse a connu un déficit important. En moyenne sur la France, les précipitations ont été excédentaires de près de 50%.

L’évolution du niveau des nappes traduit la période de bascule entre basses eaux et reprise d’une réalimentation des nappes.

On note en effet, fin août, une diminution du nombre de points en baisse (45%) par rapport au mois dernier (57%) et une augmentation du nombre de points en hausse (27% contre 18% fin juillet). Le nombre de points stables (29%) augmente également sur le dernier mois (+4%). Sur une grande partie du territoire, les niveaux de nappe sont assez hauts pour cette période de l’année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions favorables pour aborder la période d’automne sauf dans quelques secteurs du Languedoc-Roussillon où la situation est encore délicate.

Les niveaux de nappe à fin août 2014 sont en baisse pour 45% d’entre eux, stables pour 29% et en hausse pour les 27% restant.

L’état de remplissage des aquifères s’est amélioré depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (87%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin août 2014. Dans le détail, on note que 10% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 3% très inférieurs.

Pour plusieurs secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la plus grande partie du bassin Adour-Garonne et à l’ouest du territoire, dans la vallée du Rhône, en Alsace ou dans le bassin Artois-Picardie.

Les nappes du centre et de l’est du bassin Parisien, des régions Champagne, Lorraine, PACA et Corse présentent des situations plus habituelles pour la saison avec des niveaux normaux. Seuls quelques secteurs du Languedoc-Roussillon présentent des niveaux inférieurs aux normales.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l’année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d’épisodes marqués de recharge hivernale et de pluies récentes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, désormais orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie efficace ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présente des niveaux à la hausse grâce à des précipitations récentes importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux toujours en baisse mais qui, grâce aux précipitations excédentaires des derniers mois, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les nappes de la plus grande partie du bassin Adour-Garonne qui sont stables et dont les niveaux sont encore supérieurs à la normale sous l’effet des précipitations significatives de la période hivernale et du printemps.

Pour les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est effective pour un grand nombre de points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent, au nord, des niveaux inférieurs à la normale. La situation ne s’est pas vraiment améliorée sur l’ensemble du territoire avec un niveau de précipitation très déficitaire au mois d’août.
  • Les aquifères de Champagne et de Lorraine qui présentent des niveaux certes proches de la normale mais dont la situation n’est pas très favorable, en lien avec un déficit de précipitation relatif durant les derniers mois.
  • Les aquifères alluviaux de l’Hérault qui présentent des niveaux encore déficitaires en contexte de précipitations peu marquées sur les derniers mois et, globalement, sur le cumul annuel.

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Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juillet 2014

Les deux tiers des nappes phréatiques (73%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l’ouest, le sud-est et le nord.

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (73%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l’ouest (nord du bassin Adour-Garonne et ouest du bassin Loire-Bretagne), le sud-est (vallée du Rhône) et le nord (Bassin Artois-Picardie).

La situation des nappes en ce début d’été est liée à des précipitations normales voire au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre. Seul le département de l’Hérault et des secteurs côtiers du Languedoc-Roussillon présentent une situation plus nuancée.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

Après une recharge hivernale notable, on s’oriente désormais vers la période habituelle des niveaux les plus bas de l’année avec une baisse très généralisée des niveaux. Ceci est confirmé avec une forte majorité des points de suivi qui affiche un niveau en baisse (68%). Une proportion réduite de points reste stable (24%) et très peu de point (8%) présente encore des niveaux en hausse. Cette situation est assez normale pour la saison.

La situation des nappes au 1er juillet traduit assez clairement le passage progressif vers la période des plus basses eaux. La baisse généralisée des niveaux est actée et on devrait s’orienter prochainement vers une stabilisation sur les niveaux les plus bas de l’année.

La carte de France de l’état des nappes d’eau au 1er juillet 2014

carte

Le mois de juin 2014, très sec sur le quart nord-est du pays, a aussi été marqué par de forts épisodes orageux accompagnés de pluies intenses. Toutefois, globalement sur la France, la pluviométrie, très contrastée, est en moyenne déficitaire de 20 %. Les précipitations ont été excédentaires du Poitou à la Picardie, sur le sud de Midi-Pyrénées, ainsi que dans le sud-est et en Corse.

En revanche, le déficit pluviométrique est supérieur à 25 % du nord-est et du centre-est au nord de Midi-Pyrénées et aux Landes ainsi que le long des côtes de la Manche et dans le Roussillon avec des pluies rares et peu abondantes. De l’Alsace et de la Lorraine à la Bourgogne et à la Franche-Comté ainsi que dans le Roussillon, le déficit dépasse souvent 50 %.

L’évolution du niveau des nappes confirme, avec une proportion importante de points en baisse (68%) et une part encore notable de points stables (24%), l’orientation affirmée vers la période des basses eaux.

Seule une très faible proportion des points (8%) demeure orientée à la hausse. Sur une grande partie du territoire les niveaux de nappe demeurent assez hauts pour cette période de l’année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions assez favorables pour passer la période estivale sauf dans quelques secteurs du Languedoc-Roussillon, de l’est du bassin Parisien et du nord de l’Alsace.

Les niveaux de nappe à fin juin 2014 sont en baisse pour 68% d’entre eux, stables pour 24% et en hausse pour les 8% restant.

L’état de remplissage des aquifères n’a pas beaucoup varié depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (73%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin juin 2014. Dans le détail, on note que 19% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 8% très inférieurs.

Pour plusieurs secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la vallée du Rhône, dans le bassin Artois-Picardie, dans le nord du bassin Adour-Garonne ou l’ouest du bassin Loire-Bretagne.

Quelques nappes en Alsace, sur la plus grande partie du bassin Parisien, en Lorraine, en Languedoc-Roussillon et en Corse présentent, quant à elles, des situations plus nuancées avec des niveaux plus normaux, voire déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l’année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d’épisodes marqués de recharge hivernale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont certes orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie de l’hiver ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais qui ont bénéficié de précipitations très importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux toujours en baisse mais qui, grâce aux précipitations excédentaires de début d’année, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les nappes du nord du bassin Adour-Garonne qui sont encore stables et dont les niveaux sont encore supérieurs à la normale sous l’effet des précipitations significatives de la période hivernale et du printemps.

Les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est effective pour un grand nombre de points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent, au nord, des niveaux en baisse, inférieurs à la normale. La situation ne s’est améliorée que dans le sud avec des précipitations notables en juin.
  • Les aquifères de Lorraine et du nord de l’Alsace qui présentent des niveaux inférieurs à la normale et dont la situation s’est dégradée récemment en lien avec un déficit de précipitation relatif durant les derniers mois.
  • Les aquifères karstiques des régions montpelliéraines et nîmoises qui confirment, en contexte de précipitations déficitaires sur le cumul annuel, les tendances à la baisse des niveaux piézométriques déjà notées le mois dernier.

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