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Le dossier Isère Amont fait des vagues

Le projet d’aménagement de l’Isère Amont pour la protection contre les crues de l’Isère, de Pontcharra à Grenoble, est en chantier depuis quatre ans. Le maître d’ouvrage en est le  syndicat mixte du bassin hydraulique de l’Isère, le SYMBHI, créé en mars 2004 par le Conseil général de l’Isère.

Le projet Isère Amont (1) qui vise à assurer la protection des populations et de leurs biens contre les risques d’inondation (crue centenale) fait l’objet d’une concertation soutenue mais toujours très tendue avec la Chambre d’agriculture. Le nœud du problème et le point majeur d’achoppement est l’indemnisation des terres situées en zone inondable.

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C’est cette question de la réparation des préjudices subis par l’activité agricole en cas d’inondation qui n’est toujours pas résolue et reste dans l’impasse. D’où la mobilisation ce matin, devant la préfecture puis dans les locaux du Département, d’une centaine d’agriculteurs et de propriétaires fonciers du Haut-Grésivaudan, venus pour certains d’entre eux en tracteurs place de Verdun et avec quelques remorques chargées de bottes de foin et une citerne de purin (qui n’a pas servi).

André Mollaret, président de l’association des maraîchers de la ceinture verte de Grenoble et Elisabeth Perrot, agricultrice à Murianette, étaient aux avant-postes pour expliquer les revendications des manifestants.

Quelles sont-elles, ces revendications ?

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Occupation pacifique ce matin des locaux du Conseil général de l'Isère, avant de s'expliquer devant les conseillers généraux réunis pour débattre des orientations budgétaires 2010

Ce que réclament avant tout les agriculteurs et propriétaires fonciers, c’est la signature sans modifications du protocole prévoyant l’indemnisation des préjudices subis en cas d’inondation des « casiers » créés à cet effet tout le long de l’Isère.

Ils souhaitent également le report des travaux de réalisation d’espaces de loisirs et d’aménagement environnementaux, estimant que la priorité doit être la préservation de l’activité agricole.

La Chambre d’Agriculture de l’Isère collabore depuis 3 ans avec le SYMBHI que préside Robert Veyret, conseiller général, à la rédaction de ce protocole qui devait être signé il y a un an, en février 2009. Il ne l’a pas été.

Ce qui bloque, c’est l’une des dispositions prévues dans le protocole, à savoir l’indemnisation à hauteur de 40% des préjudices subis en cas d’inondation. Le CG38 s’y refuse. L’échange a été assez vif, au sein de l’hémicycle Aubert-Dubayet où les élus étaient en session DOB (débat d’orientations budgétaires). Les commentaires fusent :

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"Vous allez nous mettre sur la paille!"

« Vous allez mettre tous les agriculteurs sur la paille ».

« On nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour indemniser les risques que nous courons. Pourtant, on en trouve pour créer des corridors écologiques ! ».

« Tous ces travaux sont censés nous protéger. Mais rien ne nous garantit contre le risque de rupture de la digue ».

« Nous tenons à ce que nos biens conservent leur valeur ».

Christian Nucci a souligné que « la protection des biens et des personnes est une compétence régalienne de l’Etat » (2) et que le CG38 ne peut du jour au lendemain endosser seul cette compétence. « Nous allons le 5 février, avec Robert Veyret, rencontrer la Métro et la Communauté de communes du Grésivaudan pour aborder ce sujet et tenter de mettre au point un dispositif capable de répondre à vos demandes ».

L’ambiance dans la salle est toujours houleuse.

André Mollaret interpelle le président du CG38, André Vallini. « Pourquoi n’avez-vous pas signé le protocole ? » Vallini reste muet. Puis, visiblement énervé, il répète plusieurs fois : « C’est une compétence de l’Etat, vous comprenez ? ». Il quitte l’hémicycle dans le tumulte.

Le problème est de taille et résulte en grande partie du contexte socio-économique actuel. Les recettes du Département, on le sait, ont été fortement diminuées par la crise. André Vallini le rappelait il y a quelques jours à la préfecture :

« En Isère les recettes du Département sur les droits de mutation ont chuté de 43 % depuis deux ans entraînant une perte de 60 millions d’euros pour le Conseil général. A quoi il faut ajouter la non-compensation par l’Etat des charges qu’il nous a transférées : 66 millions d’euros en 2008 et 75 millions d’euros en 2009 ». Il ajoutait :  « Les Départements sont en grande difficulté et c’est Gérard Larcher, lui- même, le président du Sénat, qui déclarait récemment qu’une quinzaine d’entre eux risquaient d’être placés sous tutelle financière. En fait ce sont tous mes collègues présidents de Conseils généraux, quelle que soit leur orientation politique qui dressent le même constat et qui sont contraints de diminuer leurs subventions et de geler, voire d’annuler certains de leurs investissements ».

Dans ces conditions, l’élaboration du budget primitif 2010 est une épreuve plus que difficile qui explique sans doute la réaction du président du CG38.

Certes, le Département, comme l’a rappelé Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture, n’a jamais laissé tomber l’agriculture. Avec la Savoie, l’Isère est le département qui investit le plus dans ce domaine. Ce conflit autour du projet Isère Amont est une épine d’autant plus douloureuse.

La ceinture verte et maraîchère de Grenoble est une richesse pour la région urbaine de Grenoble, une vitrine de l’agriculture périurbaine, prise en compte dans le cadre du SCOT. Les agriculteurs du Haut Grésivaudan en sont les premiers responsables et ils savent qu’en cas d’inondation, ils ne se relèveront pas. Cela,  ils ne peuvent l’admettre. C’est ce qui explique leur mobilisation aujourd’hui et leur insistance pour obtenir une signature rapide du protocole prévoyant l’indemnisation de leurs biens en cas de crue.

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(1) Les travaux, estimés à 108 millions d’euros visent à contenir les petites crues par un dispositif de digues, et à étaler dans des zones naturelles et agricoles (2350 hectares) les crues supérieures à la crue trentenale, ne pouvant être contenues par les digues et risquant d’inonder les zones habitées.

(2) Le CG38, dans un communiqué, a tenu à le rappeler une fois de plus : « La protection des populations et des biens contre les crues est une responsabilité de l’Etat qui depuis des décennies n’a jamais été en mesure de faire aboutir les projets. Devant l’inertie de l’Etat et parce que les collectivités locales concernées ne parvenaient pas à se décider non plus, le Conseil général a décidé de créer le Symbhi pour porter le projet sur l’Isère amont qui vise à réduire un risque d’inondation, dont les conséquences sont évaluées à 500 millions d’euros de dommages sur l’agglomération grenobloise, et à préserver le développement des territoires impactés ».

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Prévention des crues: l’Etat veut décerner un label

Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a annoncé hier la mise en place d’un nouveau dispositif de labelisation des programmes contractuels d’action de prévention des inondations (PAPI), lors d’un séminaire réunissant l’ensemble des acteurs concernés : élus, associations, représentants de l’Etat et des collectivités territoriales.
Les programmes d’actions de prévention des inondations ont été déployés depuis 6 ans sur une cinquantaine de territoires. Ils constituent l’un des outils contractuels entre l’Etat et les collectivités locales de mise en œuvre de la politique de prévention des inondations.
Le nouveau dispositif, fondé sur l’évaluation des programmes conduits depuis 2003, prévoit la création en 2010 d’un comité de labellisation national, réunissant ONG, experts, représentants de l’Etat, élus, porteurs de projets. Il garantira la qualité des projets et le respect des critères de labelisation.
« L’objectif de l’Etat est de faire progresser la gestion des risques d’inondations en France dans une optique de développement durable, en intégrant l’ensemble des types d’inondation (submersions marines, ruissellement en milieu urbain ou rural…). Cela doit être une priorité. C’est dans cet esprit et avec cet objectif que nous menons également les travaux de transposition de la directive inondation »,  a déclaré Chantal Jouanno.
Pour répondre aux ambitions de progrès de la politique de prévention des risques d’inondation et soutenir les collectivités territoriales, l’Etat s’engage à financer chaque année 70 M€ jusqu’à l’horizon de 2015, pour une première tranche de mesures de réduction des risques.

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Isère amont: 600 propriétaires concernés

symbhi enqueteLe projet Isère Amont est entré dans une première phase concrète avec le lancement des négociations foncières amiables et l’enquête parcellaire menées auprès des propriétaires des parcelles concernées par la première tranche des travaux d’aménagement. Une partie d’entre eux ont fait part de leurs inquiétudes au préfet (lire par ailleurs), redoutant de faire l’objet d’expropriations.

Identifier chacun des propriétaires des parcelles concernées par les travaux d’aménagement de la première tranche du projet Isère Amont, tel est l’objectif de l’enquête administrative parcellaire lancée par le Symbhi pendant l’automne 2009. Quelque 550 parcelles appartenant à près de 600 propriétaires différents ont été recensées sur les deux rives de l’Isère entre La Tronche et Saint-Ismier.

Une lettre et un questionnaire ont été adressés aux propriétaires pour les informer des procédures mises en œuvre et des enjeux du projet d’aménagement.

Une commission d’enquête a également été mise en place par le Préfet pour cette opération afin de recueillir les observations des propriétaires : l’enquête a débuté le14 octobre et s’achèvera le 2 novembre 2009, période au cours de laquelle les commissaires enquêteurs assurent une permanence dans chaque commune concernée.

Négociations amiables

Ce dispositif, explique le Symbhi sur son site,  permettra d’entamer en parallèle avec chaque propriétaire des négociations  foncières à l’amiable afin que le Symbhi puisse se porter acquéreur des emprises nécessaires au lancement de travaux au printemps 2010 et à la réalisation des ouvrages prévus (confortement des digues notamment).

Au total, les surfaces concernées par ces négociations s’étendent sur environ 95 hectares dont 40 hectares sous propriété institutionnelle. Il est rappelé qu’hormis les emprises strictement nécessaires aux aménagements, le Symbhi souhaite devenir propriétaire de l’ensemble des digues de l’Isère et des espaces situés entre les digues et la rivière.

Les deux prestataires en charge de l’opération de négociations foncières – Setis pour la rive gauche et Territoires 38/SED pour la rive droite – rencontreront chacun des propriétaires une première fois au cours du mois d’octobre.

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Isère amont: les agriculteurs inquiets

Au volant de leur tracteur, près de cinquante agriculteurs venus de toute la vallée du Grésivaudan se sont donnés rendez-vous hier devant la préfecture de l’Isère à Grenoble.

A leur tête, une pancarte hissée sur un tracteur. On pouvait y lire: « l’argent doit d’abord aller aux victimes des inondations plutôt qu’à financer des loisirs ».

But de l’opération: exprimer leur inquiétude en ce qui concerne le projet Isère amont conduit par le Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI). Ils se plaignent également de ne pas être entendus sur ce dossier.

Le projet Isère Amont concerne l’aménagement des digues entre Pontcharra et Grenoble. Le préfet a déclaré ce projet d’utilité publique en juin. Il est, jusqu’au 2 novembre dans la phase des négociations foncières amiables et d’enquête parcellaire.

Le projet Isère Amont, outre la protection contre les inondations souhaite valoriser les milieux environnementaux liés à la rivière et le développement des loisirs récréatifs le long des berges.

Pour ce, le projet Isère amont prévoit une emprise foncière sur les terres agricoles. Pour les agriculteurs avec à leur tête André Georges Mollard, président du syndicat des maraîchers de la ceinture verte grenobloise, c’est le flou complet en ce qui concerne les parcelles visées par ce projet. Ils précisent également qu’ils ne veulent pas entendre parler d’expropriation et ils demandent une indemnisation à 100% dans la mise en place des champs d’inondation contrôlés.

Par contre ils sont tout à fait d’accord pour la mise en place de protections contre les inondations. Pour ce, ils proposent la mise en place d’une servitude. Celle-ci permettrait au Symbhi de faire les aménagements prévus sans récupérer des terrains.

Robert Veyret, président du Symbhi a reçu une délégation d’agriculteurs. Il a été décidé d’organiser sur le terrain des rencontres.

En fonction des résultats de ces dernières nous aviserons préviennent les agriculteurs. « On reviendra manifester si nécessaire », dira l’un d’eux.

Pour tout connaître du projet Isère amont cliquer sur: www.symbhi.fr

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Un nouvel écrin pour le Drac aval

La réserve naturelle régionale du Drac Aval , d’une superficie de 805 ha, créée le 9 juillet 2009 par la Région Rhône-Alpes*, a été inaugurée aujourd’hui sur le site de Rochefort, à Varces*. C’est non seulement la première du genre mais également  l’une des plus grandes de France.

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Jean-Jack Queyranne, président de la Région, Jean-Jacques Bellet, maire de Varces, Charles Galvin, conseiller général de l'Isère, président de la CLE

Pour Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, cela témoigne de  « la volonté qu’a notre Région d’assumer pleinement sa nouvelle compétence et le temps d’avance qu’elle a sur les autres Régions, puisque très peu de projets de cette ampleur ont été conduits en dehors de Rhône-Alpes».

Situé au sud de Grenoble, dans la plaine de Raymure, le Drac Aval est un site particulièrement sensible puisqu’il alimente l’agglomération en eau potable. Le principal objectif de la RNR vise la protection de la biodiversité remarquable du site, menacée par l’activité humaine qui s’est développée sur ce territoire et aux abords (pôle chimique, notamment).

Le site, très attractif en période estivale (en dépit d’une interdiction par arrêté préfectoral) va connaître une deuxième vie. Avec cette RNR, l’objectif est en effet de maîtriser et d’organiser cette fréquentation : chasse, pêche, promenade, continueront d’y être pratiquées. En accordant à la sécurité une attention primordiale, comme l’a souligné EDF, partenaire de l’opération,: « En complément des mesures déjà appliquées, un plan de sécurisation (contrôle des accès, dispositifs d’appels en masse) est en cours d’aboutissement ».

Un événement : la remise en eau du Drac

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La création de cette RNR impliquait la remise en eau du Drac sur environ 5km de son lit, asséchés 350 jours par an. Un événement majeur qui s’est réalisé ce lundi. « La réserve est une occasion de redonner vie à la rivière », s’est réjoui Luc Puissat, président du Sigreda, cheville ouvrière de ce projet de longue haleine.

Il faut en effet souligner que son élaboration, qui doit beaucoup aux efforts soutenus de Capucine Le Douarin et d’Hélène Blanchard, s’est faite  en concertation avec tous les acteurs impliqués, soit 102 propriétaires privés et les grands propriétaires publics.

Le remise en eau de cette partie du Drac va, naturellement, regénérer le milieu naturel et la biodiversité. EDF a mis en œuvre une solution technique permettant d’assurer la continuité hydraulique du Drac jusqu’à la confluence avec la Romanche. Une micro-centrale équipée d’un groupe de turbinage est en cours d’installation (fin des travaux fin 2010) afin de permettre d’augmenter le débit relâché dans la rivière : il passera de 1,5m3 actuellement à 5,5m3. Ce qui permet de concilier l’augmentation de la quantité d’eau dans le lit du Drac et le maintien d’une source de production d’énergie renouvelable.

Une conservatrice en poste

audrey pezetC’est une jeune conservatrice, Audrey Pezet, qui a la charge de veiller sur ce nouveau domaine. Un défi qu’elle accueille avec enthousiasme : « Tout est à faire !C’est une création de poste et il nous faut nous outiller –nous n’avons pour l’instant ni jumelles, ni véhicule, ni habits. Il faut ensuite mettre en place un plan de gestion et un plan de sécurisation, en travaillant avec les acteurs locaux ».

Audrey Pezet qui a travaillé précédemment au Parc national de la Vanoise, notamment sur le plan de gestion, ne connaît pas la région et aura donc aussi à son programme la découverte de notre département.

Dans sa nouvelle mission, Audrey sera entourée d’une petite équipe. Le Sigreda, structure gestionnaire de la RNR, ayant créé deux temps plein et un demi-temps.

Le label RNR

Volontairement sélectif, le label RNR est accordé aux milieux naturels les plus emblématiques. Pour un territoire, c’est un engagement réciproque à long terme (10 ans minimum) qui représente :

• un label valorisant le site,

• des moyens budgétaires affectés par la Région pour impulser des projets en partenariat avec les propriétaires volontaires,

• un lieu privilégié pour l’éducation à l’environnement et la découverte de la nature,

• un territoire d’innovation pour l’expertise et la recherche pour promouvoir la biodiversité,

• un cadre de gestion partenariale adapté à la taille et aux enjeux locaux, prenant en compte une réglementation spécifique complétant ou harmonisant les textes existants.

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*En 2005, la Région Rhône-Alpes a choisi d’utiliser la nouvelle possibilité donnée aux Régions d’instituer des Réserves Naturelles Régionales (RNR). Depuis lors, elle a travaillé à la création de trois nouvelles Réserves, le Lac du Bourget, le Lac d’Aiguebelette et le Drac Aval. Elle a aussi hérité de onze Réserves Naturelles volontaires déjà créées, désormais devenues des RNR.

* Participaient à cette inauguration Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes,  Albert Dupuy, préfet de l’Isère, Bernard Soulage, Premier Vice-président délégué aux transports, déplacements et infrastructures,  Hélène Blanchard, Vice-présidente déléguée à l’environnement et à la prévention des risques, Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional chargée de l’agriculture et des parcs naturels, Charles Galvin, conseiller général de l’Isère, président de la CLE, Luc Puissat, président du Sigreda, Capucine Le Douarin, conseillère régionale, Gérard Leras, conseiller régional, Eric Grasset, président de la Régie des Eaux de Grenoble, Norbert Grimoud, président de la ComCom du sud Grenoblois, Nicolas Chantepy, délégué de l’Agence de l’Eau, les élus du canton, les associations naturalistes.

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Meylan: le nouveau visage de la Chantourne

Après des travaux de confortement de la digue des chantournes à Meylan (le long du boulevard des Alpes) en 2005, le Symbhi a lancé en décembre 2007, une deuxième tranche de travaux contre le risque d’inondation de l’Isère ou des torrents de la Chartreuse (Jaillières, Gamond), dans le secteur de la  Zac du Bas-Charlaix .

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L’ aménagement réalisé est à la fois hydraulique, environnemental et paysager

Achevés en juin 2009, ces travaux qui s’inscrivent dans le projet Isère Amont lancé par le Symbhi , ont été inaugurés hier par Robert Veyret, vice-président du CG38 délégué aux politiques de l’eau et président du Symbhi, Jean-Claude Peyrin, conseiller général et Marie-Christine Tardy, maire de Meylan. Les entreprises qui ont participé au chantier étaient également présentes à l’occasion de cet événement.

Cet aménagement de la Chantourne vise à protéger les zones urbanisées du bas Meylan. Les crues importantes seront ainsi absorbées grâce à une capacité de stockage supérieure (9000m3 pour le bassin du bas-Charlaix, 17 000m3 pour le bassin des Jaillières).

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Les maîtres d’œuvre ont, en outre, veillé à donner à la Chantourne l’aspect d’un ruisseau naturel au lieu du fossé rectiligne qu’elle était. Ses berges ont été aménagées pour que les riverains puissent profiter des ces espaces  renaturalisés. Plus de 22 000 plants et 5 500 arbres et arbustes ont été plantés pour assurer une plus grande diversité des milieux et insérer l’aménagement dans le paysage.

Chaque entreprise sélectionnée pour les travaux a signé une charte de chantier vert au terme de laquelle elle s’engageait, par exemple, à n’utiliser que des matériaux non toxiques, à gérer de façon différenciée ses déchets, à réduire au minimum le bruit et la poussière, à ne pas polluer les eaux et les sols, etc.

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Coût des travaux

Le coût des travaux est de 1 850 000€ financés par le CG38, l’ Etat, la commune de Meylan, la Métro, le SIAP (Syndicat intercommunal d’assainissement pluvial), le SIG (Association syndicale Saint-Ismier-Grenoble).

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Sécheresse: pas d’amélioration en Isère

Le Comité de Vigilance Sécheresse s’est réuni le mercredi 2 septembre afin d’actualiser le point sur l’état de la ressource en eau en Isère fait le 18 août dernier.

La diminution du débit des cours d’eau et la baisse du niveau des nappes se poursuivent, les orages ponctuels ne suffisant pas à faire remonter durablement les débits des cours d’eau.

De plus, aucune pluie significative n’est prévue dans les jours qui viennent.
Même si les prélèvements estivaux les plus importants sont terminés (fin de l’irrigation agricole), le comité a estimé que la situation préoccupante justifiait le renforcement des mesures de restriction.

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(photos Frédérick Pattou)

Au vu de l’avis du comité et de la situation, Monsieur le Préfet a décidé par arrêté de ce jour :

• le classement en « sécheresse aggravée » des bassins de gestion qui étaient en sécheresse avérée suite à l’arrêté du 18 août 2009,
• le passage en « risque de sécheresse » du bassin « Belledonne-Bréda »
• le maintien de la dérogation à l’interdiction d’arrosage des stades, des greens et départs des golfs prévue par l’arrêté cadre du 31 juillet 2007 sur les bassins de gestion en situation de sécheresse avérée et aggravée, en permettant celui-ci de 20h à 6h.                                                        


Sont classés en risque de Sécheresse Aggravée les bassins suivants :

Bièvre, Quatre Vallées , Chambaran-Galaure, Bourbre, Fure-Morge-Paladru, Varèze-Sanne, Chartreuse-Guiers , Affluents Rhône et Est lyonnais, Drac-Romanche, Vercors.

Sont classés en Risque de Sécheresse les bassins de gestion « Grésivaudan » et « Belledonne- Bréda ».

Les mesures de restriction

Dans les zones classées en Risque de sécheresse, elles consistent principalement à l’interdiction du lavage des voitures hors stations professionnelles, du remplissage des piscines à usage privé et du fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert ; ainsi qu’à l’interdiction, de 6h à 20h, de l’arrosage des pelouses, espaces verts publics et privés, jardins d’agrément, golfs, stades et espaces sportifs ; enfin une réduction globale de 20% de l’irrigation agricole est imposée.

Dans les zones classées en Sécheresse Aggravée, outre les restrictions des zones à Risque de Sécheresse, les mesures consistent principalement à l’interdiction de l’arrosage, y compris la nuit, des pelouses, espaces verts publics et privés (y compris les espaces floraux), jardins d’agrément, golfs (hors green et départs), espaces sportifs, et à l’arrêt total de l’irrigation agricole. L’arrosage des stades, des greens et départs de golf est interdit de 6h à 20h.

Ces limitations ne sont pas applicables aux prélèvements réalisés dans le Rhône, l’Isère, le Drac, la Romanche et leurs nappes d’accompagnement. Il est toutefois rappelé que quelque soient les secteurs, les prélèvements en eau superficiels sont interdits si le débit du cours d’eau est inférieur au 1/10ème du débit moyen interannuel.

L’arrêté complet est disponible sur les sites Internet de la préfecture et de la DDAF :

http://www.isere.pref.gouv.fr

http://ddaf38.agriculture.gouv.fr

Par ailleurs, l’arrêté du 19 août 2009 portant mesures de prévention contre les incendies est maintenu.

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Isère Amont: blocage sur l’indemnisation des agriculteurs

Dans le cadre du projet Isère Amont, les zones agricoles seront protégées jusqu’à une crue trentennale. Des travaux sont en cours de réalisation dans cet objectif. Mais la négociation est bloquée sur la question de l’indemnisation des agriculteurs dont le risque d’inondation sera identique ou sera réduit par les aménagements du Symbhi.

L’un des trois objectifs du projet Isère Amont mis en oeuvre par le Symbhi (syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère) est de protéger les zones urbanisées face à une crue bicentennale. Les zones agricoles seront quant à elles protégées jusqu’à une crue trentennale. Ceci est rendu possible notamment en redonnant de l’espace à la rivière en cas de crue grâce au principe des champs d’inondation contrôlée (CIC).
Comme cela a été annoncé hier par Christian Nucci, lors de la session du CG38 (décision modificative n°1), la concertation sur ce point bloque sur la question de l’indemnisation des agriculteurs dont le risque d’inondation sera identique ou sera réduit par les travaux du Symbhi.
La Chambre d’Agriculture revendique en effet une indemnisation à hauteur de 40% au motif que ces agriculteurs ne pourraient prétendre au  fonds calamités agricoles après l’intervention du Symbhi.
« Nous avons la préoccupation de ne pas surindemniser, par rapport à la situation précédente, des personnes dont la situation va être améliorée, indique le rapporteur du projet. Or, le fonds calamités agricoles, dont le retrait reste à négocier, n’intervenait qu’à un taux de 6 à 25% selon les situations, explique le rapporteur. « Pour sortir de cette situation de blocage, nous pourrions proposer de prendre en charge 35% de la cotisation d’assuranbce des actuels exploitants qui s’assureront contre le risque d’inondation. Des discussions vont être engagées dans ce sens ».

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Ruines de Séchilienne: la menace se précise

Une salle de la préfecture pleine à craquer, ce matin, pour la réunion de la commission locale d’analyse et d’information sur le risque Séchilienne (CLAIRS) en présence du préfet, du SYMBHI (qui assure depuis 2007 la maîtrise d’ouvrage des études des parades hydrauliques du site), de la DDE, de la SOGREAH, de conseillers généraux, de maires de l’Oisans.

A l’ordre du jour, le point de situation sur l’évolution du site, la présentation des études du SYMBHI, les résultats de la modélisation physique du barrage naturel, étude réalisée par le laboratoire de la Compagnie Nationale du Rhône. Une réunion qui permet de mesurer, pour ceux qui l’avaient oublié, l’énorme investissement en études, expertises,  surveillance géodésique, etc., représenté par la menace que fait peser depuis plus de vingt ans ans ce versant sud du mont Sec, surplombant la Romanche entre Vizille en aval et Séchilienne en amont. Comme les cailloux, les rapports se sont accumulés. Ils ont été réévalués, remis en question. Ainsi, le rapport Panet 2000 revu et corrigé devrait voir le jour avant la fin de l’année.

En attendant, l’épée de Damoclès est toujours en suspens. Cela dure depuis 23 ans. En 1985, ce sont des parents d’élèves de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne qui alertent les autorités. La navette scolaire qui transporte leurs enfants  emprunte la RN91,  surplombée par les Ruines dont les blocs chutent de plus en plus souvent. Ils écrivent à Haroun Tazieff, alors secrétaire d’Etat à la prévention des risques naturels et technologiques majeurs.

Le dossier des Ruines de Séchilienne était ouvert. La catastrophe fut annoncée. Plus ou moins imminente. Les premières parades réalisées: déviation de la RN91, aménagements anti-blocs, expropriation de l’Ile Falcon. La catastrophe ne s’est toujours pas produite. Et l’on ne peut que s’en réjouir.

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(photo Conseil général de l’Isère)

Les dernières informations, communiquées ce matin à la préfecture, en présence de Michel Morin,  indiquent néanmoins qu’on s’en rapproche. Ce matin, Pierre Pothérat (CETE Lyon) l’a dit clairement:

« Deux capteurs ont enregistré une extensomètrie dépassant un mètre. C’est la première fois que l’on voit ça depuis l’histoire du site ». L’année  2008, très pluvieuse, peut sans doute expliquer cela. Mais ce facteur pluie, précise M.Potherat est de moins en moins déterminant. Il ajoute, sur le mode affirmatif: »Les 3 millions de mètres cubes de la zone frontale, ils vont descendre ».

M.Jean-Louis Durville , ingénieur Général des Ponts et Chaussées, membre du collège d’experts, rappellera qu’en 1992, on avait prévu que ça allait bouger dans les 5 ans. Conclusion: « Le phénomène est long à se mettre en route ».

Autre information d’importance: la catastrophe annoncée ne sera pas réellement catastrophique. Le laboratoire d’hydraulique et de mesures du CNR (Compagnie nationale du Rhône) a réalisé une maquette du site au 1/60e  pour mesurer, entre autres, la vitesse d’érosion du barrage naturel formé en cas d’éboulement de 3 millions de m3 et de 6m de haut. Conclusion: la résistance du barrage est bien plus longue qu’on ne le pensait. Le débit de la Romanche n’augmenterait que de 10% et  ne présenterait que des risques minimes en aval comme en amont.

D’où la réaction d’un membre de l’assistance, lors du débat: étant donné qu’un éboulement de 3 millions de m3 n’entraînerait aucune conséquence pour la population, pourquoi consacrer tant d’études à ce scénario?

Réponse de M.Durville: « Il ne faut pas dire qu’il ne se passe rien avec un éboulement de 3 millions de m3. Les risques de crue existent et il y a une route à proximité ».

En fait, les aléas  multiples conduisent les experts à envisager plusieurs scénarios. A court et long terme. Au mieux et au pire. Il faudrait que l’éboulement frontal coïncide avec une crue centennale (revue à la baisse, elle est évaluée à 550m3/s au lieu de 880m3/s) , événement considéré comme improbable, pour que l’on puisse parler de catastrophe. Ou, bien sûr, qu’au lieu de 3 millions de m3 de rochers, ce soit le double qui dégringole du mont Sec, créant un barrage de 20m de haut.

Parmi les études en cours ou à venir:

- rapport Panet 2000 réévalué: avant fin 2008

- nouveaux forages prévus début 2009

- études des habitats terrestres et aquatiques: Gen Terro

- études de pré-faisabilité des scénarios d’aménagement: SOGREAH

- choix du schéma d’aménagement: été 2009

- parades hydrauliques: début des travaux fin 2012

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Symbhi: les riverains exposent leurs exigences

L’association des exploitants, des propriétaires et des riverains de l’Isère de la vallée du Grésivaudan (AEPRIG) a fait connaîre son mécontentement, récemment, vis-à-vis du Symbhi. Dans un tract diffusé notamment à l’occasion du comice de Theys, l’association explique qu’elle ne s’oppose en aucun cas au projet hydraulique présenté par le Symbhi mais demande plusieurs modifications sur le projet environnemental lié à celui-ci.

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Ainsi, l’association déclare s’opposer fermement aux emprises excessives de terres agricoles et des espaces boisés de Pontcharra à Grenoble. Elle accepte une servitude de passage le long des digues pour les interventions d’urgence. Elle demande que le lit de l’Isère soit entretenu:

-confortement de l’intérieur des berges

- enlèvement des alluvionnements

- gestion stricte de la végétation sur la rivière

afin que le volume soit augmenté de 1200m3.

Au-delà de ce débit, l’association aimerait connaître la chronologie de remplissage du CIC:

- pour une crue de 1200m3

- pour une crue de 1500m3

- pour une crue de 1800m3

L’association demande également que les champs d’inondation qui ont des habitations, des corps de ferme, des animaux, des serres, des cultures spécialisées, ne soient utilisées qu’en dernier. Elle ajoute que, dans ces mêmes zones, pour la pérennité du métier, il serait bon de pouvoir délivrer des permis de construire pour ces bâtiments agricoles avec leur logement de fonction.

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