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Barrage de St Egrève:  » ça fait des années que ça dure! »

Parmi les réactions reçues concernant le barrage de St Egrève on retiendra celle de Jérome Macaire.

Celui ci est adhérent à la Frapna et à l’union des pêcheurs de Grenoble. Association qui compte près de 4000 membres. Ceux ci s’adonnent a leur loisir, sport le long des berges des rivières du bassin grenoblois dont l’Isère au niveau du barrage de St Egrève.

berges 3

 » Vos articles retransmettent bien l’état des lieux mais je doute qu’une structure précise que c’est à elle de nettoyer les berges de l’Isère. Vous soulevez un problème qui existe depuis des années ». On rajoutera: sans doute depuis la mise en eau du barrage!  »

Jérôme Macaire se souvient d’une époque ou une personne excédée par ces amas de détritus avait pris en charge les opérations de nettoyage tous les ans.  » Cette opération était très appréciée, utile mais le problème est de trouver des bénévoles. Il faut dire que le travail est fastidieux, surtout sans matériel adapté. Je vous laisse imaginer tout ce qu’on ramassait. C’était impressionnant! »

il faut absolument que tout le monde prenne conscience qu’il ne faut rien jeter dans les rivières ,  » le souci est qu’il y a des décharges, sauvages ou pas, trop proches des berges et quand les eaux montent elles emportent ces déchets et les charrient sur des dizaines de kilomètres. Ils achèvent leur course au niveau d’un obstacle comme les barrages. »

Jérôme Macaire précise également qu’au niveau de St Egrève les sédiments sont très friables.  » Les détritus s’y enfoncent facilement et ne seront pas détruits avant des centaines d’années, sinon plus, produisant de fait une pollution permanente. »

L’union des pêcheurs souhaite relancer une opération de nettoyage courant mai. Et si EDF, l’Association départementale Isère-Drac-Romanche et autres structures acceptaient de relever le défi en unissant leurs compétences pour rendre les berges de l’Isère propres!


Gilbert Precz

gilbertp@sillon38.com

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Barrage de St Egrève: le flou total!

Les articles mis en ligne sur sillon38 concernant le « dépotoir berges de l’Isère  » sensibilisent beaucoup nos lecteurs et plusieurs d’entre eux ont laissé des commentaires.

Pour les découvrir cliquer sur:

Barrage de St Egrève: Biassu en fait son actu!

Barrage de ST Egrève

Barrage de ST Egrève

Nous avons pris la décision de contacter l’Etat à travers la direction départementale des Territoires.

Paul Colombot, agent du Service Prévention des Risques, cellule Risques Majeurs vient de répondre, par mail à notre interrogation: qui doit prendre en charge le nettoyage des berges de l’Isère en amont du barrage de St Egrève.?

 » L’ADIDR ( Association Départementale Isère Drac Romanche) n’intervient pas dans cette zone car sous concession EDF.

Ces détritus son bloqués contre le mur du barrage depuis combien de temps, quand franchiront-ils les grilles? La réponse faite n'est pas satisfaisante!

Ces détritus son bloqués contre le mur du barrage depuis combien de temps, quand franchiront-ils les grilles? La réponse faite n'est pas satisfaisante! Photo prise le 25 janvier 2012.

Les détritus flottants sont destinés à venir se bloquer contre le barrage (dégrilleur) où ils sont récupérés et recyclés par EDF.
La DREAL (Service Sécurité des barrages) a indiqué qu’EDF était sensibilisé à ce problème et réfléchissait  à la façon de le traiter avec les acteurs locaux…. »

J’aurais préféré que la Direction Départementale des territoires me dise quelle structure doit prendre en charge le nettoyage des berges plutôt que de me dire qui ne doit pas les nettoyer!

barrage Col

Photo prise le 25 janvier 2012.

En conclusion, nous sommes toujours dans le flou le plus total et pendant ce temps les berges de l’Isère au niveau du barrage de St Egrève sont dans un état pitoyable….

Prochaine étape: contacter la DREAL.

Gilbert Precz

gilbertp@sillon38.com


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Barrage de St Egrève: Biassu en fait son actu!

Notre détermination concernant les berges du barrage de St Egrève est intacte et l’article mis en ligne « fait des vagues » auprès de nos lecteurs…

Pour le retrouver facilement:

Barrage de ST Egrève

Nous avons recontacté EDF et l’Association départementale Isère -Drac-Romanche. Nos interlocuteurs très compréhensifs sont cependant restés sur leurs positions: c’est pas à nous à nettoyer les berges de l’Isère aux abords du barrage!

Nous avons donc téléphoné à la DDT de l’Isère. Un agent nous a répondu qu’il se renseignait et nous tenait au courant dans les plus brefs délais… On est dans l’attente!

Biassu, notre dessinateur, est lui aussi surpris par cet état de fait, il en a fait son actu…

bias

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EDF prépare de nouveaux travaux de confortement du barrage du Chambon

Dans le prolongement des travaux de confortement réalisés entre 1992 et 1997, EDF va renforcer la sécurité du barrage du Chambon par la réalisation d’une campagne de sciage et la pose de barres d’ancrage horizontales.

EDF baissera temporairement le niveau de la retenue du lac de 1025m à 1010m ; cette baisse de cote permettra la réalisation des travaux. Comme tous les grands barrages exploités par EDF, le barrage du Chambon fait l’objet d’une surveillance permanente. Les dispositifs d’auscultation adaptés aux spécificités de cet ouvrage permettent à EDF de suivre régulièrement, en lien avec les services de l’Etat, l’évolution de sa structure.

L’observation du phénomène « d’alcali réaction » qui entraîne un gonflement du béton, a conduit EDF à prévoir une maintenance spécifique.  Entre 1992 et 1997, huit traits de scie ont été réalisés sur la partie supérieure de l’ouvrage permettant de relâcher les contraintes internes, et une membrane d’étanchéité a été posée. Ces travaux d’envergure, menés par EDF avec le souci constant de maintenir le plus haut niveau de sûreté, ont permis de sécuriser la stabilité du barrage y compris en cas de séisme.

barrage

Afin de maintenir le bon état du barrage du Chambon dans la durée, et en accord avec les services de l’Etat, EDF se prépare à réaliser de nouveaux sciages aux mêmes emplacements et à installer environ 400 barres d’ancrage horizontales au niveau de la partie supérieure du barrage d’ici fin 2014. EDF va investir 32 millions d’euros dans ces nouveaux travaux de confortement.

Les modalités de remontée du niveau de la retenue du lac seront définies ultérieurement, après les travaux et fourniture par EDF d’études complémentaires aux pouvoirs publics. EDF a informé et répondu aux questions des élus locaux à l’occasion d’une réunion organisée en décembre dernier

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Barrage de ST Egrève:

Plutôt de faire un article cadré, je préfère vous transcrire sous forme de témoignage spontané  mon vécu concernant les berges du barrage de St Egrève.

Ce 1er janvier, profitant d’un temps clément je décide d’aller prendre l’air, en famille le long des berges de l’Isère. Chose facile car j’habite St Egrève.

Arrivé sur les bords de l’Isère c’est un sentiment d’écoeurement qui m’a gagné devant le tableau proposé. Le lit était bas et les berges totalement envahies d’une multitude de détritus de toutes sortes: bois, plastiques, bouteilles, pneus…. et j’en passe.

N’ayant pas pris mon appareil photo, je fais quelques clichés à la volée avec mon téléphone portable…

Dès le lendemain, je contacte le barrage de EDF à St Egrève. Un agent m’explique que EDF se charge de récupérer tous les détritus au niveau du barrage lui même mais que le nettoyage des berges n’est pas du ressort de EDF. Il me propose de joindre le Conseil Général.

J’appelle le service environnement. On me répond que je dois contacter l’Association des digues Isère- Drac- Romanche. C’est ce que je fais. Son directeur me confirme qu’il est exact que cette association assure l’entretien, le nettoyage des digues et berges des rivières concernées mais qu’au niveau des ouvrages EDF, comme le barrage de ST Egrève, le domaine a été concédé à EDF sur plusieurs kilomètres, entre 5 et 6, en amont du barrage.  » Il y a des bornages qui ont été mis en place pour en définir ces zones ».

«  Dans ce cas précis c’est donc à EDF d’ assurer la sécurité des berges et leur nettoyage…. »


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Je recontacte EDF. La directrice de la communication, Catherine Yasbeck, me confirme qu’il est vrai que EDF a une obligation d’entretien des berges sur les zones de concession, afin de les sécuriser, mais n’avait aucune obligation au niveau de leur nettoyage... Par contre tous les détritus qui arrivent au niveau du barrage sont récupérés et comme le bois, recyclés.
Elle déplore bien entendu, comme beaucoup, l’incivisme de certains qui prennent rivières et cours d’eau pour des dépotoirs.  » Le problème est que les détritus sont jetés sur toute la longueur de la rivière, les courants les transportent sur des dizaines de kilomètres et ils s’accumulent au niveau des gros obstacles comme les barrages.  » Et de conclure: « vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce qu’on ramasse! »


A cet instant, je ne sais toujours pas qui doit prendre en charge le nettoyage des berges de l’Isère, sur plusieurs kilomètres en amont du barrage de St Egrève!

J’ai décidé de poursuivre ma recherche. Si vous connaissez la réponse à cette énigme!

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En attendant je vous laisse imaginer ce que ressentent et ce que pensent les utilisateurs des pistes qui longent ce dépotoir.

Gilbert Precz
gilbertp@sillon38.com

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Lancement du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux sur la nappe d’eau souterraines Molasse-Miocène

Les préfets de la Drôme et de l’Isère ont réuni le lundi 26 septembre plus de 100 collectivités drômoises et iséroises en vue de leur présenter les enjeux et les objectifs relatifs à la mise en place d’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) sur la nappe d’eaux profondes de la Molasse-Miocène.

La réunion avait pour but de préparer les collectivités invitées à répondre à une consultation officielles qui va être lancée prochainement, en vue de recueillir leur avis sur le projet de périmètre du SAGE. La nappe de la Molasse Miocène s’étendant sur la quasi-totalité du Nord du département de la Drôme, une grande partie du nord de l’Isère, une partie du Rhône et de l’Ain.

C’est une formation géologique constituée d’un empilement de sables et d’argiles plus ou moins durcis déposés il y a 5 à 25 millions années. Ces sables ont une épaisseur moyenne de l’ordre de 200 mètres et peuvent atteindre 600 mètres. Les sables molassiques contiennent de l’eau qui circule : c’est ce que l’on nomme un aquifère. La nappe de la molasse est une ressource patrimoniale particulièrement importante pour les départements de la Drôme et de l’Isère de par sa qualité et sa quantité. Elle est déjà utilisée comme ressource principale pour l’alimentation en eau potable d’un grand nombre de communes, elle est également une ressource d’approvisionnement pour plusieurs industriels et agriculteurs.

Certaines collectivités ont pris conscience, voilà plus de 10 ans, de la nécessité de préserver cette ressource stratégique, constatant au fil des années une dégradation de la qualité de cette ressource du fait de transfert de polluants depuis les nappes alluviales vers les eaux profondes. Une première thèse a permis d’acquérir des premiers éléments de connaissance sur le fonctionnement de la nappe. Financée en grande partie par les collectivités drômoises en charge de l’adduction en eau potable, elle s’est achevée en 2007. Une seconde thèse a ensuite été lancée en 2008, avec implication des collectivités iséroises, peu présentes sur les premiers travaux. La maîtrise d’ouvrage de cette seconde thèse est porté par le SEDIVE (Syndicat mixte d’études sur la diversification de l’alimentation en eau potable de la région du Valentinois).

En Isère le Conseil Général a confié au BRGM une étude sur la nappe, au-delà du territoire étudié sous maîtrise d’ouvrage du Sedive. L’ensemble des études scientifiques menées conclut à la nécessité d’identifier très rapidement des mesures de gestion adaptées au fonctionnement de la Molasse Miocène sur le secteur comprenant le nord Drôme et une partie du territoire Bièvre-Liers-Valloire en Isère, du fait de la dégradation forte de sa qualité par endroit. Sur le volet quantité, si la disponibilité de la ressource ne paraît pas être mise en péril actuellement, il convient d’être dès à présent attentif à son utilisation.

Parallèlement, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Rhône Méditerranéen (SDAGE) a confirmé la dégradation de la qualité de l’eau en nitrates et pesticides, en particulier sur la partie sud de l’aquifère (Drôme et Isère). Le SDAGE a par ailleurs considéré que pour gérer la nappe de la Molasse Miocène à forte valeur patrimoniale, un Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) paraissait le plus adapté pour travailler avec l’ensemble des acteurs concernés en vue de définir des modalités de gestion partagées et trouver un équilibre entre protection de l’aquifère et satisfaction des usages. Le SAGE est un outil stratégique de planification et de gestion de la ressource en eau créé par le Loi sur l’Eau de 1992.

Il est élaboré au niveau d’une masse d’eau (bassin versant ou nappe d’eau souterraine) par une instance de gouvernance rassemblant les acteurs locaux concernés, appelée Commission Locale de l’Eau. Il fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative de la ressource. La Commission Locale de l’Eau (CLE) organise et gère l’ensemble de la procédure d’élaboration puis de mise en œuvre du SAGE. Elle est le moteur du SAGE. Elle s’appuie généralement pour la réalisation des ces travaux sur une structure porteuse qui conduit les études et met en œuvre les actions du SAGE. Pour mettre en place le SAGE Molasse-Miocène, il convient en premier lieu de définir le périmètre du futur SAGE.

Un projet de périmètre a donc été établit par les services des MISE Drôme et Isère sur la base des connaissances existantes et en limitant son emprise au département de la Drôme et à une partie du Nord Isère. La procédure d’élaboration du SAGE prévoit ensuite le lancement d’une consultation officielle, d’une durée de 4 mois, avec notamment le recueil de l’avis de l’ensemble des communes concernées par le projet de périmètre, des conseils généraux et du conseil régional.

D’ici la fin du mois d’octobre, plus d’une centaine d’acteurs va donc être interrogée pour se prononcer sur ce projet de périmètre. Ils auront 4 mois pour se prononcer. Cette consultation doit également faire prendre conscience aux collectivités drômoises et iséroises les enjeux majeurs de gestion et de préservation de l’aquifère Molasse-Miocène. Une fois installée, la Commission Locale de l’Eau devra veiller à concilier l’ensemble des usages sur cet aquifère à forte valeur patrimoniale.

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Extraction de gaz de schiste: des risques pour l’eau

Une nouvelle étude publiée par l’Académie des Sciences des Etats Unis montre que les puits de gaz de schiste sont contaminés par le méthane des gaz de schiste !

Dans les aquifères situés au dessus des formations de schiste du Marcellus et de l’Utica et dans l’état de New York les auteurs de cette étude ont en évidence de manière systématique une contamination des eaux par le méthane associée à l’extraction du gaz de schiste.

Les scientifiques l’Université Duke, en Caroline du Nord, montrent dans cette étude que plus on est près d’un puits de gaz de schiste, plus les risques sont grands que la nappe phréatique soit contaminée par du gaz naturel.

Leur étude, intitulée « Methane contamination of drinking water accompanying gas-well drilling and hydraulic fracturing », est parue le 9 mai 2011 dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), une grande revue scientifique américaine. Les chercheurs ont analysé les teneurs en méthane (qui constitue plus de 80% du gaz naturel) dans 60 puits d’eau potable en Pennsylvanie et dans l’État de New York.

Ils ont trié leurs échantillons en fonction de la distance entre le lieu de prélèvement et le site d’extraction de gaz de schiste le plus proche. Résultats : Dans les puits situés à plus d’un kilomètre d’un d’extraction de gaz de schiste, la teneur moyenne en méthane dans l’eau était de 1,1 milligramme par litre (mg/l).

Dans les sites situés à moins d’un kilomètre d’un site d’extraction de gaz de schiste cette teneur moyenne grimpait à 19,2 mg/l (le maximum mesuré étant de 60 mg/l, teneur qui représente un risque d’explosion selon l’étude). « Nous avons trouvé une corrélation assez forte entre la proximité d’un puits de gaz et la concentration de méthane dans l’eau potable », a déclaré Robert B. Jackson, professeur de biologie à l’Université Duke, un des quatre auteurs de l’étude. Selon l’étude de l’Université Duke, le gaz retrouvé dans les échantillons d’eau potable avait bien les caractéristiques du gaz de schiste.

« Cette nouvelle étude américaine montre clairement que l’extraction des gaz de schiste constitue une menace grave pour l’environnement et particulièrement les ressources en eau. » déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures. «Forts de cette nouvelle preuve de la dangerosité de l’exploitation de cette ressource, les députés français doivent clairement et sans ambigüité interdire l’exploitation des gaz de schiste dans le pays !

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Isère Amont: reprise des négociations foncières

Après la signature le 15 avril 2010 du protocole d’indemnisation agricole, le Symbhi (syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère) reprend les négociations foncières avec tous les propriétaires concernés par le projet d’aménagement Isère Amont (voir nos précédents articles).

D’ici la fin de l’été 2010, les deux opérateurs – Setis pour la rive gauche et Territoires 38/SED pour la rive droite – chargés de mener les négociations foncières amiables pour le compte du Symbhi vont rencontrer l’ensemble des propriétaires concernés par le projet d’aménagement de l’Isère Amont sur la première tranche entre Villard-Bonnot et Grenoble.

Au total, un peu plus de 200 propriétaires ont déjà été identifiés lors d’une enquête parcellaire menée à l’automne 2009 et vont recevoir une proposition chiffrée pour le rachat de leurs parcelles. Cette opération permettra au Symbhi d’acquérir rapidement les emprises nécessaires à la réalisation des ouvrages prévus (notamment le confortement des digues), les digues et les espaces compris entre les digues et la rivière. Au total, les surfaces privées concernées par ces négociations s’étendent sur environ 58 hectares pour cette première tranche du projet.

Le bouclage de ces négociations avant l’automne 2010 favorisera, le moment venu, un démarrage plus rapide des travaux.

Ces négociations seront menées par le Symbhi dans un esprit d’ouverture, dans le droit fil du protocole d’indemnisation agricole signé avec la Chambre d’agriculture et le Conseil général de l’Isère  le 15 avril 2010 qui a répondu pleinement à l’attente des exploitants agricoles

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Les Isles du Drac interdites au public

A l’arrivée des beaux jours, il convient de rappeler que pour des raisons de sécurité, l’accès à la Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac reste strictement interdit au public. Cette situation va évoluer dés l’automne 2010 grâce à la mise en place d’un nouveau plan de sécurisation du site. L’accès à certaines zones sera à nouveau autorisé, afin notamment de permettre aux visiteurs de découvrir et d’observer les milieux naturels exceptionnels de la Vallée du Drac aval. Parallèlement, un plan d’eau devrait être créé d’ici l’été 2011 à Saint-Georges-de-Commiers, à immédiate proximité de la Réserve, pour offrir au public la possibilité de s’adonner sans danger aux loisirs aquatiques.
En raison de la présence d’aménagements hydroélectriques en amont et des risques liés à leur fonctionnement, un arrêté préfectoral interdit l’accès au lit du Drac à l’aval du barrage de Notre-Dame de Commiers depuis 1997. Cette réglementation est toujours en vigueur cette année, mais va être modifiée dans le courant du 4ème trimestre.

A l’automne 2010, le débit du Drac va passer de 1,5 m3/s à 5,5 m3/s grâce à la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique par EDF. La remise en eau d’un bras de la rivière asséché depuis 40 ans contribuera notamment à préserver la biodiversité de la basse vallée du Drac.  A cette occasion, les gestionnaires de la Réserve Naturelle vont mettre en place une nouvelle réglementation qui restaurera partiellement l’accès au lit du Drac aval.
Une nouvelle réglementation en gestation
Le site  comportera alors trois types d’espaces strictement délimitées et repérables grâce à une signalétique dédiée. Leurs conditions d’accès seront liées au niveau de risque existant : ainsi, les zones vertes seront autorisées, sous réserve de respecter le règlement de la Réserve veillant à protéger les milieux naturels, les zones orange limiteront l’accès aux seuls chemins balisés et les zones rouges resteront strictement interdites à la fréquentation.

Lors des lâchers d’eau et des périodes de crue, les zones orange pourront ponctuellement devenir rouges. A proximité du principal point d’entrée de la Réserve, face au site de la Rivoire, des espaces seront dédiés à l’observation de la faune et de la flore  et consacrés à la pédagogie des risques liés à la rivière.
Un dispositif d’alerte par SMS sera par ailleurs déployé à destination de certaines catégories d’usagers réguliers de la Réserve, tels les pêcheurs, pour pouvoir les informer en amont des risques de montée des eaux du Drac.

Loisirs aquatiques: attendre l’été prochain

En raison des dangers qu’elle présente, la baignade restera interdite dans l’ensemble de la Réserve. C’est pourquoi la Communauté de Communes du Sud Grenoblois étudie actuellement la faisabilité de création d’un futur plan d’eau à Saint-Georges-de-Commiers en bordure du périmètre de la Réserve qui sera consacré aux loisirs aquatiques..
Ce bassin artificiel, dont la surface pourrait s’étendre jusqu’à 5000 m2, serait facilement accessible en voiture et en transports en commun et situé  à quelques centaine de mètres seulement du site de la Rivoire l’entrée principale de la Réserve Naturelle, au niveau de la gravière de la Rivoire. Ce plan d’eau pourrait être ouvert au public à partir de l’été 2011.

Ces futures évolutions sont significatives, moins d’un an après le classement du site, de l’engagement des collectivités et des équipes gestionnaires de la Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac et de leurs partenaires à aménager cet espace en vue de répondre aux mieux aux objectifs qu’ils se sont fixés pour préserver les milieux naturels, en les conciliant avec les attentes du public et l’exploitation
industrielle de la rivière (hydroélectricité et captage d’eau potable).

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Drac aval: remise en eau programmée

En raison de la présence d’aménagements hydroélectriques en amont et des risques liés à leur fonctionnement, le Préfet de l’Isère a interdit l’accès du public au lit du Drac à l’aval du barrage de Notre-Dame-de-Commiers depuis 1997 (arrêté préfectoral n° 97-6975 du 29 octobre 1997). Cette interdiction d’accès est toujours applicable.


Des évolutions importantes, à court terme, vont avoir lieu sur la zone du Drac Aval :

  • Dans les prochains mois, pour rétablir la continuité hydraulique dans le Drac aval, le débit délivré à l’aval du barrage de Notre-Dame de Commiers, va passer de 1,5 m3/s à 5,5 m3/s. Des essais auront lieu dès le 15 juin. Une évolution réglementaire accompagnera cette « remise en eau ».


  • Depuis le 9 juillet 2009, une Réserve Naturelle Régionale (RNR) a été créée sur le secteur du lit majeur du Drac, entre le Barrage de Notre-Dame de Commiers et le Pont Rouge à Pont-de-Claix. Cette création a pour ambition de préserver les espaces ainsi que les milieux naturels et d’organiser la fréquentation de la rivière. La réserve porte le nom de « Réserve naturelle régionale des îles du Drac ».


  • Un plan de sécurisation active du « Drac aval » est en cours d’élaboration par le Syndicat Intercommunal de la Gresse et du Drac Aval (SIGREDA) pour améliorer la sécurité du public vis à vis du risque hydraulique. Ce plan, établi en liaison avec les services de l’État, de la Région, d’EDF, des collectivités locales et de différents partenaires, est axé sur la gestion de la sécurité et la maîtrise de la fréquentation du public : seules les personnes autorisées auront accès aux secteurs du Drac.


  • En complément, la réalisation d’un plan d’eau sur la rive droite du Drac, à proximité mais en dehors du lit de la rivière et hors réserve naturelle régionale (à St Georges de Commiers, secteur des îles), est en cours d’étude avec pour objectif une réalisation en 2011. Le public de proximité bénéficiera alors d’une offre de loisirs en dehors des zones à risques du Drac aval (lieu d’agrément, de promenade, d’observation environnementale).


La préfecture souligne que le respect de la réglementation dans la zone du Drac Aval est indispensable pour la sécurité de tous.

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