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Barrage de St Egrève: Biassu en fait son actu!

Notre détermination concernant les berges du barrage de St Egrève est intacte et l’article mis en ligne « fait des vagues » auprès de nos lecteurs…

Pour le retrouver facilement:

Barrage de ST Egrève

Nous avons recontacté EDF et l’Association départementale Isère -Drac-Romanche. Nos interlocuteurs très compréhensifs sont cependant restés sur leurs positions: c’est pas à nous à nettoyer les berges de l’Isère aux abords du barrage!

Nous avons donc téléphoné à la DDT de l’Isère. Un agent nous a répondu qu’il se renseignait et nous tenait au courant dans les plus brefs délais… On est dans l’attente!

Biassu, notre dessinateur, est lui aussi surpris par cet état de fait, il en a fait son actu…

bias

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EDF prépare de nouveaux travaux de confortement du barrage du Chambon

Dans le prolongement des travaux de confortement réalisés entre 1992 et 1997, EDF va renforcer la sécurité du barrage du Chambon par la réalisation d’une campagne de sciage et la pose de barres d’ancrage horizontales.

EDF baissera temporairement le niveau de la retenue du lac de 1025m à 1010m ; cette baisse de cote permettra la réalisation des travaux. Comme tous les grands barrages exploités par EDF, le barrage du Chambon fait l’objet d’une surveillance permanente. Les dispositifs d’auscultation adaptés aux spécificités de cet ouvrage permettent à EDF de suivre régulièrement, en lien avec les services de l’Etat, l’évolution de sa structure.

L’observation du phénomène « d’alcali réaction » qui entraîne un gonflement du béton, a conduit EDF à prévoir une maintenance spécifique.  Entre 1992 et 1997, huit traits de scie ont été réalisés sur la partie supérieure de l’ouvrage permettant de relâcher les contraintes internes, et une membrane d’étanchéité a été posée. Ces travaux d’envergure, menés par EDF avec le souci constant de maintenir le plus haut niveau de sûreté, ont permis de sécuriser la stabilité du barrage y compris en cas de séisme.

barrage

Afin de maintenir le bon état du barrage du Chambon dans la durée, et en accord avec les services de l’Etat, EDF se prépare à réaliser de nouveaux sciages aux mêmes emplacements et à installer environ 400 barres d’ancrage horizontales au niveau de la partie supérieure du barrage d’ici fin 2014. EDF va investir 32 millions d’euros dans ces nouveaux travaux de confortement.

Les modalités de remontée du niveau de la retenue du lac seront définies ultérieurement, après les travaux et fourniture par EDF d’études complémentaires aux pouvoirs publics. EDF a informé et répondu aux questions des élus locaux à l’occasion d’une réunion organisée en décembre dernier

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Gestion de l’eau face au changement climatique

eauLe tout dernier rapport de synthèse de la CIPRA, le compact  » La gestion de l’eau face au changement climatique « , est téléchargeable dès maintenant à l’adresse http://www.cipra.org/fr/alpmedia/dossiers/23.
Les cours d’eau alpins approvisionnent 170 millions de personnes en eau. Le changement climatique va réduire fortement la disponibilité de l’eau dans les Alpes, mais aussi en dehors. La demande pour la ressource en eau va fortement augmenter de même que la concurrence entre les différents groupes d’utilisateurs. La CIPRA présente de façon complète dans son compact de 36 pages les conséquences du changement climatique sur la disponibilité de l’eau, des mesures et instruments politiques et des exemples de bonne pratique. En effet, seule une utilisation efficace de la ressource en eau est compatible avec l’environnement !

D’autres rapports de synthèse sur les thèmes de l’agriculture, du tourisme, de l’énergie, de la protection de la nature, de la construction et de la rénovation, territoires autosuffisants en énergie, des transports et de l’aménagement du territoire sont  disponibles à l’adresse http://www.cipra.org/fr/cc.alps/resultats/compacts.

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Barrage de ST Egrève:

Plutôt de faire un article cadré, je préfère vous transcrire sous forme de témoignage spontané  mon vécu concernant les berges du barrage de St Egrève.

Ce 1er janvier, profitant d’un temps clément je décide d’aller prendre l’air, en famille le long des berges de l’Isère. Chose facile car j’habite St Egrève.

Arrivé sur les bords de l’Isère c’est un sentiment d’écoeurement qui m’a gagné devant le tableau proposé. Le lit était bas et les berges totalement envahies d’une multitude de détritus de toutes sortes: bois, plastiques, bouteilles, pneus…. et j’en passe.

N’ayant pas pris mon appareil photo, je fais quelques clichés à la volée avec mon téléphone portable…

Dès le lendemain, je contacte le barrage de EDF à St Egrève. Un agent m’explique que EDF se charge de récupérer tous les détritus au niveau du barrage lui même mais que le nettoyage des berges n’est pas du ressort de EDF. Il me propose de joindre le Conseil Général.

J’appelle le service environnement. On me répond que je dois contacter l’Association des digues Isère- Drac- Romanche. C’est ce que je fais. Son directeur me confirme qu’il est exact que cette association assure l’entretien, le nettoyage des digues et berges des rivières concernées mais qu’au niveau des ouvrages EDF, comme le barrage de ST Egrève, le domaine a été concédé à EDF sur plusieurs kilomètres, entre 5 et 6, en amont du barrage.  » Il y a des bornages qui ont été mis en place pour en définir ces zones ».

«  Dans ce cas précis c’est donc à EDF d’ assurer la sécurité des berges et leur nettoyage…. »


berges 2

Je recontacte EDF. La directrice de la communication, Catherine Yasbeck, me confirme qu’il est vrai que EDF a une obligation d’entretien des berges sur les zones de concession, afin de les sécuriser, mais n’avait aucune obligation au niveau de leur nettoyage... Par contre tous les détritus qui arrivent au niveau du barrage sont récupérés et comme le bois, recyclés.
Elle déplore bien entendu, comme beaucoup, l’incivisme de certains qui prennent rivières et cours d’eau pour des dépotoirs.  » Le problème est que les détritus sont jetés sur toute la longueur de la rivière, les courants les transportent sur des dizaines de kilomètres et ils s’accumulent au niveau des gros obstacles comme les barrages.  » Et de conclure: « vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce qu’on ramasse! »


A cet instant, je ne sais toujours pas qui doit prendre en charge le nettoyage des berges de l’Isère, sur plusieurs kilomètres en amont du barrage de St Egrève!

J’ai décidé de poursuivre ma recherche. Si vous connaissez la réponse à cette énigme!

berges 1

En attendant je vous laisse imaginer ce que ressentent et ce que pensent les utilisateurs des pistes qui longent ce dépotoir.

Gilbert Precz
gilbertp@sillon38.com

Catégorie A la une, environnement, hydrauliqueCommentaires (7)

2011, une année marquée par la sècheresse

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, « l’eau est un bien précieux et nous sommes tous concernés par sa préservation. Face à la sécheresse, un type de phénomène extrême qui risque de se reproduire de plus en plus souvent, il est impératif d’améliorer notre gestion de la ressource en eau. C’est pourquoi j’ai fixé comme objectif – dans le cadre du plan national d’adaptation au changement climatique – une réduction de 20 % des prélèvements d’eau d’ici 2020. »

Une pluviométrie très faible au printemps

Les précipitations ont été largement déficitaires sur une grande partie du pays, à l’exception du pourtour méditerranéen, entre septembre 2010 et avril 2011. La recharge des nappes s’effectuant pendant cette période n’a donc pu se réaliser correctement. Au 1er mai 2011, les nappes présentaient des niveaux bas, correspondant à une avance de un à deux mois par rapport à la normale.

Cette faible pluviométrie s’est accompagnée de fortes chaleurs (+2,5°C par rapport à la moyenne de référence établie sur la période 1971-2000), qui ont asséché les sols superficiels.

Un répit en été

A l’inverse du printemps, l’été 2011 s’est caractérisé par des pluies supérieures à la normale au nord d’une ligne Bordeaux-Strasbourg, à l’exception de la Bretagne, mais inférieures au sud, notamment sur les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Ces pluies ont permis de stabiliser la situation mais ont été globalement insuffisantes pour permettre un retour à une situation normale.

Au total, le bilan de l’année hydrologique 2011 (septembre 2010 – août 2011) est donc déficitaire de plus de 10 % sur l’ensemble du pays, notamment sur la Charente, la Dordogne et l’Aveyron où les déficits dépassent les 25 %, faisant de l’année hydrologique 2011 une des dix années les plus sèches depuis 50 ans. Cette année succède à 3 années de déficit fragilisant de fait encore davantage l’état des nappes phréatiques.

Vigilance pour 2012

L’automne 2011 est marqué par des précipitations très inférieures aux normales sur la quasi-totalité du territoire et particulièrement sur la façade ouest, le sud ouest et le nord-est. Seul le pourtour méditerranéen a connu des précipitations supérieures aux normales suite aux fortes pluies de novembre.

Aussi, les prochaines semaines seront cruciales pour la recharge des nappes et le bon fonctionnement des milieux. En fonction de l’évolution de la situation, la commission de suivi hydrologique pourra être amenée à se réunir avant la fin de l’hiver afin d’anticiper les difficultés potentielles pour l’année 2012.

De nouvelles cartes des mesures de restrictions plus précises et plus réactives

Depuis le mois de juin dernier, les préfets enregistrent leurs arrêtés sécheresse dans un nouvel outil informatique. Celui-ci permet une vision en temps réel de la situation à l’échelle infra-départementale en cas de sécheresse.

Source: ministère du développement durable

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L’eau, parlons-en au …. bistr’EAU !!!

bistreau

Une soirée conviviale …

Autour d’un verre et de quelques arguments solides, venez partager vos idées, vos points de
vue, vos expériences et vos connaissances sur un élément clef du quotidien : l’EAU !

Transformée pour un soir en « bistr’eau », l’Auberge du Tunnel accueillera sur le site historique de
la Voie Sarde à Saint Christophe la Grotte le 1er « bistr’EAU », moment de rencontre et d’échange
dans le cadre du programme interparcs d’action et d’information citoyenne « l’Eau, entre mémoire
et devenir » initié par les Amis du Parc de Chartreuse et relayé par le PNR de Chartreuse avec le
concours de l’Université de Savoie.

Pour une approche participative …

Cet événement doit permettre de recueillir les attentes, les idées, les témoignages, craintes et
interrogations de tous ceux qui se sentent concernés par la gestion des ressources en eau et des
milieux aquatiques de Chartreuse : population et consommateurs d’eau potable, agriculteurs,
randonneurs, usagers des cours d’eau (pêcheurs, sports d’eau vive, canyonistes, spéléologues,
industriels et producteurs d’énergie…), gestionnaires… Chacun est invité à venir échanger en toute
convivialité.

Ces débats alimenteront la constitution d’un Observatoire territorial de l’eau en Chartreuse,
fondé sur une approche participative.
…et une gestion intégrée de la ressource en eau !

Au cours de la soirée, les thèmes suivants pourront être abordés :
- La mémoire de l’eau : usages anciens et oubliés, crues et sécheresses marquantes, noms de lieu
et patrimoine bâti (du bassin-fontaine à la centrale électrique)
- La culture de l’eau : contes, légendes, croyances et connaissance vernaculaires, arts, fêtes et
traditions.
- Le devenir de l’eau dans tous ses états : nouveaux usages (neige de culture…) ; évolution des
risques en lien avec le changement climatique ; qualité et quantité sont-elles menacées en
Chartreuse ?
- … (liste ouverte, bienvenue à vos propositions !)

L’important est ce que vous en pensez VOUS !

Alors n’hésitez pas, mobilisez vos souvenirs, documents de famille, expériences personnelles ou
professionnelles et venez participer à cette « première » pour exprimer vos idées et vos points de
vue sur ces questions cruciales où le passé éclaire l’avenir.


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Le gouvernement pousse à la pollution de l’eau!

Dans un contexte où on doit réduire la pollution d’origine azotée des eaux, le gouvernement pousse à l’augmenter s’insurge la Confédération paysanne.

Le décret [1] et relatif aux programmes d’action à mettre en œuvre contre la pollution par les nitrates d’origine agricole consacre l’augmentation des quantités d’effluents d’élevage permis à l’épandage.

En permettant de prendre en compte la surface agricole utile de l’exploitation et non plus la seule surface épandable, les ministères de l’agriculture et de l’environnement donnent leur accord à une plus forte concentration de nitrates épandue sur les sols et démontrent à quel point l’écriture des textes officiels est sous la coupe du lobby de l’agro-industrie.

En effet, le passage de la surface prise en compte pour calculer le plafond des 170 kg d’azote organique par ha à la surface agricole utile permet à chaque élevage en moyenne d’augmenter de 20% la charge organique de son exploitation.

Au moment où des plans de lutte contre les marées vertes voient le jour et où les coûts de la dépollution deviennent publics, cette décision est incompréhensible. Les changements incessants de règlements sont démobilisateurs et déstabilisants pour les paysans qui finissent par ne plus savoir ce qu’on attend d’eux tant les messages sont contradictoires.

Une bonne fois pour toutes, les ministères de l’agriculture et de l’environnement seraient bien inspirés de ne plus laisser le lobby de l’agro industrie écrire les politiques agricole et environnementale nationales.

[1] Décret n° 2011-1257 du 10 octobre 2011 relatif aux programmes d’actions à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole

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Meilleure gestion de l’eau et des milieux aquatiques

Jean-François CARENCO, préfet de région Rhône-Alpes, Alain CHABROLLE, Viceprésident
du Conseil régional Rhône-Alpes, en charge de la santé et de l’environnement, Martin
GUESPEREAU, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse et Noël MATHIEU,
directeur général de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, ont signé un accord-cadre pour conduire en commun
une politique de gestion de l’eau et des milieux aquatiques.

Signé pour 4 ans, cet accord-cadre a pour ambition de faire converger les politiques respectives des
partenaires régionaux pour une meilleure prise en compte de l’eau dans l’aménagement du territoire.

Quatre grands axes de travail sont prévus.

P1040980· la trame verte et bleue prévue dans la loi « Grenelle 2 » : permettre la circulation des espèces en
préservant des corridors biologiques ;
· la santé et l’environnement : réduire les substances dangereuses et la pollution par les pesticides,
protéger les ressources et les captages d’eau potable et surveiller les pollutions émergentes
(résidus médicamenteux, perturbateurs endocriniens…) ;
· l’adaptation au changement climatique : mieux gérer la ressource en anticipant les situations
extrêmes (inondations et périodes de sécheresse) qui risquent d’être plus fréquentes par l’avenir ;
· la gouvernance locale pour agir à l’échelle pertinente avec les bons outils sur les territoires: mettre
en oeuvre des schéma d’aménagement et de gestion des eaux, des contrats de rivière…

Ce cadre de travail sera décliné annuellement dans un programme d’actions qui permettra à chaque
partenaire de mobiliser ses moyens de manière optimale. Les Agences de l’eau et la Région apportent
annuellement 5 millions d’euros pour des contrats de rivières et de lacs inscrits au contrat de projet
Etat-Région Rhône-Alpes.

Jean-François CARENCO souligne que cet accord cadre va permettre d’organiser la gestion de l’eau à
l’échelle des territoires en intégrant la réforme des collectivités.

Alain CHABROLLE se réjouit des avancées du volet « santé – environnement » qui vont permettre une
synergie partenariale pour mener les actions et la prévention nécessaire à la préservation de la santé
humaine.

Pour Martin GUESPEREAU, inscrire l’action des agences de l’eau dans la perspective du changement
climatique est une priorité. Cet accord-cadre va permettre de travailler en ce sens.

Le précédent accord, signé en 2006, avait permis la réalisation de guides pour accompagner les
gestionnaires de cours d’eau dans l’élaboration des contrats de rivières et dans l’organisation de journées
d’échanges. Une opération expérimentale sur l’assainissement non collectif avait également été conduite en
Nord-Ardèche avec des financements conjoints de la Région Rhône-Alpes et de l’Agence de l’eau
Rhône-Méditerranée et Corse.

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Lancement du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux sur la nappe d’eau souterraines Molasse-Miocène

Les préfets de la Drôme et de l’Isère ont réuni le lundi 26 septembre plus de 100 collectivités drômoises et iséroises en vue de leur présenter les enjeux et les objectifs relatifs à la mise en place d’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) sur la nappe d’eaux profondes de la Molasse-Miocène.

La réunion avait pour but de préparer les collectivités invitées à répondre à une consultation officielles qui va être lancée prochainement, en vue de recueillir leur avis sur le projet de périmètre du SAGE. La nappe de la Molasse Miocène s’étendant sur la quasi-totalité du Nord du département de la Drôme, une grande partie du nord de l’Isère, une partie du Rhône et de l’Ain.

C’est une formation géologique constituée d’un empilement de sables et d’argiles plus ou moins durcis déposés il y a 5 à 25 millions années. Ces sables ont une épaisseur moyenne de l’ordre de 200 mètres et peuvent atteindre 600 mètres. Les sables molassiques contiennent de l’eau qui circule : c’est ce que l’on nomme un aquifère. La nappe de la molasse est une ressource patrimoniale particulièrement importante pour les départements de la Drôme et de l’Isère de par sa qualité et sa quantité. Elle est déjà utilisée comme ressource principale pour l’alimentation en eau potable d’un grand nombre de communes, elle est également une ressource d’approvisionnement pour plusieurs industriels et agriculteurs.

Certaines collectivités ont pris conscience, voilà plus de 10 ans, de la nécessité de préserver cette ressource stratégique, constatant au fil des années une dégradation de la qualité de cette ressource du fait de transfert de polluants depuis les nappes alluviales vers les eaux profondes. Une première thèse a permis d’acquérir des premiers éléments de connaissance sur le fonctionnement de la nappe. Financée en grande partie par les collectivités drômoises en charge de l’adduction en eau potable, elle s’est achevée en 2007. Une seconde thèse a ensuite été lancée en 2008, avec implication des collectivités iséroises, peu présentes sur les premiers travaux. La maîtrise d’ouvrage de cette seconde thèse est porté par le SEDIVE (Syndicat mixte d’études sur la diversification de l’alimentation en eau potable de la région du Valentinois).

En Isère le Conseil Général a confié au BRGM une étude sur la nappe, au-delà du territoire étudié sous maîtrise d’ouvrage du Sedive. L’ensemble des études scientifiques menées conclut à la nécessité d’identifier très rapidement des mesures de gestion adaptées au fonctionnement de la Molasse Miocène sur le secteur comprenant le nord Drôme et une partie du territoire Bièvre-Liers-Valloire en Isère, du fait de la dégradation forte de sa qualité par endroit. Sur le volet quantité, si la disponibilité de la ressource ne paraît pas être mise en péril actuellement, il convient d’être dès à présent attentif à son utilisation.

Parallèlement, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Rhône Méditerranéen (SDAGE) a confirmé la dégradation de la qualité de l’eau en nitrates et pesticides, en particulier sur la partie sud de l’aquifère (Drôme et Isère). Le SDAGE a par ailleurs considéré que pour gérer la nappe de la Molasse Miocène à forte valeur patrimoniale, un Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) paraissait le plus adapté pour travailler avec l’ensemble des acteurs concernés en vue de définir des modalités de gestion partagées et trouver un équilibre entre protection de l’aquifère et satisfaction des usages. Le SAGE est un outil stratégique de planification et de gestion de la ressource en eau créé par le Loi sur l’Eau de 1992.

Il est élaboré au niveau d’une masse d’eau (bassin versant ou nappe d’eau souterraine) par une instance de gouvernance rassemblant les acteurs locaux concernés, appelée Commission Locale de l’Eau. Il fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative de la ressource. La Commission Locale de l’Eau (CLE) organise et gère l’ensemble de la procédure d’élaboration puis de mise en œuvre du SAGE. Elle est le moteur du SAGE. Elle s’appuie généralement pour la réalisation des ces travaux sur une structure porteuse qui conduit les études et met en œuvre les actions du SAGE. Pour mettre en place le SAGE Molasse-Miocène, il convient en premier lieu de définir le périmètre du futur SAGE.

Un projet de périmètre a donc été établit par les services des MISE Drôme et Isère sur la base des connaissances existantes et en limitant son emprise au département de la Drôme et à une partie du Nord Isère. La procédure d’élaboration du SAGE prévoit ensuite le lancement d’une consultation officielle, d’une durée de 4 mois, avec notamment le recueil de l’avis de l’ensemble des communes concernées par le projet de périmètre, des conseils généraux et du conseil régional.

D’ici la fin du mois d’octobre, plus d’une centaine d’acteurs va donc être interrogée pour se prononcer sur ce projet de périmètre. Ils auront 4 mois pour se prononcer. Cette consultation doit également faire prendre conscience aux collectivités drômoises et iséroises les enjeux majeurs de gestion et de préservation de l’aquifère Molasse-Miocène. Une fois installée, la Commission Locale de l’Eau devra veiller à concilier l’ensemble des usages sur cet aquifère à forte valeur patrimoniale.

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Allemont, l’eau est bonne

Les analyses faites par un laboratoire indépendant sont bonnes, on peut à nouveau boire l’eau à Allemont.

Suite à des incidents sur le réseau public d’eau destinée à la consommation humaine, des mesures de restrictions de la consommation ont été provisoirement mises en place sur le réseau principal d’Allemont. Depuis des analyses ont été effectuées par un laboratoire spécialisé. Les résultats sont bons. On peut donc consommer l’eau du robinet à Allemont sans aucune crainte.

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