Archive | eau

Innover, préserver et valoriser

Ce samedi 13 décembre, marque la réouverture du musée EDF Hydrélec. Après trois ans de fermeture, pour rénovation, le musée retrouve sa jeunesse.

Charles ZURCHER, conservateur et président de l’association pour le développement du musée EDF Hydrélec (ADMH) a inauguré ce nouveau musée, unique en France, entouré de  Marie-Noëlle Battistel députée, Yves Genevois maire de Vaujany, Jean-François Marguerin directeur à la direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes (DRAC) et de Michel Vogien directeur de l’Unité de Production Hydraulique Alpes.

Ce projet ambitieux s’est articulé en deux grands chantiers. Le premier, celui de la rénovation du bâtiment, une partie de l’installation électrique a été refaite, ainsi que de nombreux aménagements permettant de garantir l’accès à tous. Le second, la mise en place d’une toute nouvelle muséographie, interactive et moderne en lien direct avec les différentes pièces exposées au musée.

Pour ce chantier, près de 40 entreprises, dont la plupart originaire de l’Isère ont été nécessaire à la rénovation du musée pour un budget de 1,7 million d’euros. Et ce projet n’aurai pas vu le jour sans le concours d’EDF qui a financé en grande partie les rénovations et qui est le propriétaire de la majorité des pièces de la collection du musée.

Classé Musée de France depuis 1988, date de la création du musée, l’enjeu était de taille pour la réouverture. Et le pari est réussi.

Unique en France pour la taille de sa collection : 450 objets, que ne sont, bien sur, pas tous exposés, faute de place, dû à leur taille assez imposante.

Un espace de 1000 mètres carrées est consacré à l’exposition de 72 objets de collections,   retraçant toute l’histoire de l’hydroélectricité de la préhistoire à nos jours. Mais ce n’est pas tout, une scénographie impressionnante a été installé pour que nous soyons au plus proche de ce milieu si peu commun.

Le musée Hydrélec a pour vocation de s’adapter à tous les publics, que se soit aux touristes français ou étranger, avec des possibilités de traduction, mais aussi chercheur avec le fonds documentaire bien construits et notamment aux scolaires, qui représente 30% des visiteurs, en mettant en place des formules spécialement adaptées pour eux, c’est à dire des programmes construits avec des partenaires de l’enseignement primaire et secondaire pour des explications simples et pédagogique

L’exposition permanente des collections est complétée par la programmation d’expositions temporaires lors des journées du patrimoine entre autres.

En définitive, le musée EDF Hydrélec c’est transmettre son patrimoine exceptionnel, au plus grands nombre, qu’ils soit connaisseurs ou pas et faire découvrir l’hydroélectricité, tous ça dans un encadrement magnifique car il domine la retenue du Chambon. A découvrir d’urgence.

Antoine Perrin-Céline Richard

Cliquer sur les photos pour les agrandir


Catégorie A la une, hydrauliqueCommentaires fermés

Aménagements forcés des cours d’eau

L’Association des Riverains de France attire l’attention des élus locaux sur les dangers de la réforme qui imposerait aux collectivités d’aménager l’intégralité des rives des lacs et rivières de France afin, notamment, d’y faire circuler des véhicules de services.

Cette série de mesures, à l’utilité contestable, contraindrait les collectivités à de lourds et coûteux investissements entraînant des effets irréversibles sur la biodiversité.

L’association regrette cette réforme, qui avait été écartée dans le cadre du Projet de loi biodiversité, mais a été réintroduite et votée en première lecture à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique. Une concertation sur le sujet venait pourtant d’être annoncée.

L’association déplore l’absence d’étude d’impact, en particulier sur trois aspects :

  • l’artificialisation voire le bétonnage des rivages, aux conséquences néfastes sur la biodiversité des espaces naturels ;
  • le coût exorbitant de la mesure pour les collectivités locales qui devront réaliser ces travaux ;
  • les risques non négligeables pour la sécurité des piétons, notamment dans les zones dangereuses ou impraticables.

L’association réaffirme son attachement à l’accès du public aux espaces naturels mais souhaite privilégier les aménagements les plus appropriés, tels que les voies vertes, qui permettent l’adoption d’un tracé validé par les élus locaux.

Monique Rieux, Présidente de l’Association des Riverains de France déclare : « Loin de résoudre les problèmes d’accès aux espaces naturels, la mesure adoptée entraînerait mécaniquement des conséquences irréversibles et incompatibles avec les ressources des collectivités. Nous proposerons très prochainement une solution alternative ».

À propos de l’Association des Riverains de France
L’Association des Riverains de France fondée en 1979 représente l’ensemble des associations, sociétés et syndicats de riverains des lacs, rivières et cours d’eau français. Elle regroupe aujourd’hui plus de 50 associations et plus de 3 000 membres et dispose d’un réseau de délégués sur I’ensemble du territoire.

Catégorie eauCommentaires fermés

Une rivière, un territoire… tout un programme!

Catégorie hydrauliqueCommentaires fermés

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er septembre 2014

La très grande majorité des nappes phréatiques (87%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. La situation des nappes en cette fin de période estivale est liée à des précipitations au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre 2013 et à des précipitations notables en août 2014.

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er septembre 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

La très grande majorité des réservoirs (87%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. La situation est favorable (niveau supérieur à la normale) notamment sur la plus grande partie du bassin Adour-Garonne et à l’ouest du territoire, dans la vallée du Rhône, l’Alsace ou dans le bassin Artois-Picardie.

La situation des nappes en cette fin de période estivale est liée à des précipitations au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre 2013 et à des précipitations notables en août 2014. Quelques secteurs présentent une situation plus nuancée à l’image des aquifères du sud et sud-est du pays ou des nappes de l’est du Bassin parisien, jusqu’en régions Champagne et Lorraine.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La période habituelle de baisse des niveaux, en été, est désormais dépassée avec seulement 45% de points en baisse fin août. On se situe ainsi, en cette fin d’été, sur la période de bascule entre les basses eaux et une reprise de la recharge des nappes. On note fin août une proportion croissante de points qui deviennent à nouveau stables (29%) ainsi que de points orientés à la hausse (27%). Cette situation de bascule est assez exceptionnelle pour sa précocité par rapport aux années précédentes (en 2013 à la même époque, 77% des points étaient encore en baisse).

La situation des nappes au 1er septembre traduit assez clairement la période de bascule entre la période des plus basses eaux et la période d’une reprise progressive de la recharge des nappes avec des niveaux à nouveau croissants. La situation est ainsi favorable pour cette période de l’année.

La carte de France de la situation des nappes au 1er septembre 2014

La carte de France de l’état des nappes d’eau au 1er septembre 2014

Au cours de ce mois d’août 2014 les précipitations ont été fréquentes et abondantes sur un grand quart nord-ouest du pays avec une pluviométrie une fois et demie à trois fois supérieure à la normale, voire localement plus dans les Pays de la Loire. Proches des normales sur le reste de l’Hexagone, les précipitations ont été néanmoins localement très excédentaires sur le Bas-Rhin, des Hautes-Pyrénées aux Pyrénées-Orientales, sur le sud du Massif central et dans les Bouches-du-Rhône. Seule la Corse a connu un déficit important. En moyenne sur la France, les précipitations ont été excédentaires de près de 50%.

L’évolution du niveau des nappes traduit la période de bascule entre basses eaux et reprise d’une réalimentation des nappes.

On note en effet, fin août, une diminution du nombre de points en baisse (45%) par rapport au mois dernier (57%) et une augmentation du nombre de points en hausse (27% contre 18% fin juillet). Le nombre de points stables (29%) augmente également sur le dernier mois (+4%). Sur une grande partie du territoire, les niveaux de nappe sont assez hauts pour cette période de l’année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions favorables pour aborder la période d’automne sauf dans quelques secteurs du Languedoc-Roussillon où la situation est encore délicate.

Les niveaux de nappe à fin août 2014 sont en baisse pour 45% d’entre eux, stables pour 29% et en hausse pour les 27% restant.

L’état de remplissage des aquifères s’est amélioré depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (87%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin août 2014. Dans le détail, on note que 10% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 3% très inférieurs.

Pour plusieurs secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la plus grande partie du bassin Adour-Garonne et à l’ouest du territoire, dans la vallée du Rhône, en Alsace ou dans le bassin Artois-Picardie.

Les nappes du centre et de l’est du bassin Parisien, des régions Champagne, Lorraine, PACA et Corse présentent des situations plus habituelles pour la saison avec des niveaux normaux. Seuls quelques secteurs du Languedoc-Roussillon présentent des niveaux inférieurs aux normales.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l’année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d’épisodes marqués de recharge hivernale et de pluies récentes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, désormais orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie efficace ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présente des niveaux à la hausse grâce à des précipitations récentes importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux toujours en baisse mais qui, grâce aux précipitations excédentaires des derniers mois, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les nappes de la plus grande partie du bassin Adour-Garonne qui sont stables et dont les niveaux sont encore supérieurs à la normale sous l’effet des précipitations significatives de la période hivernale et du printemps.

Pour les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est effective pour un grand nombre de points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent, au nord, des niveaux inférieurs à la normale. La situation ne s’est pas vraiment améliorée sur l’ensemble du territoire avec un niveau de précipitation très déficitaire au mois d’août.
  • Les aquifères de Champagne et de Lorraine qui présentent des niveaux certes proches de la normale mais dont la situation n’est pas très favorable, en lien avec un déficit de précipitation relatif durant les derniers mois.
  • Les aquifères alluviaux de l’Hérault qui présentent des niveaux encore déficitaires en contexte de précipitations peu marquées sur les derniers mois et, globalement, sur le cumul annuel.

Catégorie hydrauliqueCommentaires fermés

La réutilisation de l’eau en Europe – Qu’en pensez-vous?

La réutilisation de l’eau n’est pas une pratique courante en Europe. La plupart des eaux usées des stations d’épuration en milieu urbain sont tout simplement rejetées dans les rivières et les lacs.

Une plus grande réutilisation nous aiderait pourtant à répondre aux problèmes de plus en plus aigus de pénurie d’eau et de sécheresse, tout en réduisant le risque de contamination par les eaux usées et en diminuant les coûts de traitement.

La réutilisation de l’eau a également une plus faible incidence sur l’environnement que l’approvisionnement à partir d’autres sources, telles que les transferts d’eau interrégionaux ou le dessalement.

En dépit de ces avantages et du potentiel de développement considérable de la réutilisation de l’eau, plusieurs raisons expliquent le recours limité à cette pratique, et notamment:

l’absence de normes communes de l’UE en matière d’environnement et de santé en ce qui concerne la réutilisation de l’eau;

les obstacles potentiels à la libre circulation des produits agricoles irrigués avec de l’eau réutilisée;

une tarification de l’eau et des modèles commerciaux inadéquats;

une faible sensibilisation des parties prenantes sur les avantages de la réutilisation de l’eau;

un manque d’adhésion du grand public;

des obstacles techniques et des incertitudes scientifiques.

La Commission européenne lance une consultation publique sur une série de mesures réalisables au niveau de l’Union européenne, qui viserait à encourager la réutilisation des eaux résiduaires traitées.

Nous voulons connaître l’avis des citoyens, des parties intéressées, des entreprises, des ONG et des autorités publiques sur le potentiel de la réutilisation et sur les obstacles à celle-ci, et déterminer quelles mesures réglementaires et non réglementaires de l’Union seraient susceptibles de répondre efficacement à ces préoccupations et d’accroître l’adhésion à une réutilisation sûre des eaux dans l’Union.

Prochaines étapes

La consultation, qui est disponible ici, est ouverte jusqu’au 7 novembre 2014.

Les résultats seront repris dans une analyse d’impact couvrant tous les aspects essentiels de la réutilisation de l’eau, notamment dans les domaines agricoles, urbains, industriels et récréatifs. En 2015, la Commission entend présenter une proposition formelle fondée sur les éléments de preuve contenus dans l’analyse d’impact.

Contexte

Le changement climatique mondial aggrave les pressions qui s’exercent sur les ressources européennes en eau douce. Même si les problèmes se posent pour la plupart dans des régions arides à faibles précipitations et forte densité de population, les zones tempérées où les activités agricoles, touristiques et industrielles sont intensives devraient également être touchées.

Il en résulte une concurrence croissante pour la ressource entre les différents secteurs utilisateurs d’eau, ce qui aggrave les préoccupations relatives à la fourniture de ressources en eau de haute qualité, réservées à l’eau potable.

L’optimisation de la réutilisation de l’eau est un objectif spécifique du plan d’action pour la sauvegarde des ressources en eau de l’Europe qui mentionne la possibilité d’un règlement établissant des normes communes pour la réutilisation de l’eau. C’est également un des volets prioritaires du plan de mise en œuvre stratégique du partenariat d’innovation européen sur l’eau.

Lien vers la consultation publique:

http://ec.europa.eu/environment/consultations/water_reuse_en.htm

Pour de plus amples informations

http://ec.europa.eu/environment/water/index_en.htm

Catégorie A la une, Union européenne, eauCommentaires fermés

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juillet 2014

Les deux tiers des nappes phréatiques (73%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l’ouest, le sud-est et le nord.

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (73%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l’ouest (nord du bassin Adour-Garonne et ouest du bassin Loire-Bretagne), le sud-est (vallée du Rhône) et le nord (Bassin Artois-Picardie).

La situation des nappes en ce début d’été est liée à des précipitations normales voire au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre. Seul le département de l’Hérault et des secteurs côtiers du Languedoc-Roussillon présentent une situation plus nuancée.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

Après une recharge hivernale notable, on s’oriente désormais vers la période habituelle des niveaux les plus bas de l’année avec une baisse très généralisée des niveaux. Ceci est confirmé avec une forte majorité des points de suivi qui affiche un niveau en baisse (68%). Une proportion réduite de points reste stable (24%) et très peu de point (8%) présente encore des niveaux en hausse. Cette situation est assez normale pour la saison.

La situation des nappes au 1er juillet traduit assez clairement le passage progressif vers la période des plus basses eaux. La baisse généralisée des niveaux est actée et on devrait s’orienter prochainement vers une stabilisation sur les niveaux les plus bas de l’année.

La carte de France de l’état des nappes d’eau au 1er juillet 2014

carte

Le mois de juin 2014, très sec sur le quart nord-est du pays, a aussi été marqué par de forts épisodes orageux accompagnés de pluies intenses. Toutefois, globalement sur la France, la pluviométrie, très contrastée, est en moyenne déficitaire de 20 %. Les précipitations ont été excédentaires du Poitou à la Picardie, sur le sud de Midi-Pyrénées, ainsi que dans le sud-est et en Corse.

En revanche, le déficit pluviométrique est supérieur à 25 % du nord-est et du centre-est au nord de Midi-Pyrénées et aux Landes ainsi que le long des côtes de la Manche et dans le Roussillon avec des pluies rares et peu abondantes. De l’Alsace et de la Lorraine à la Bourgogne et à la Franche-Comté ainsi que dans le Roussillon, le déficit dépasse souvent 50 %.

L’évolution du niveau des nappes confirme, avec une proportion importante de points en baisse (68%) et une part encore notable de points stables (24%), l’orientation affirmée vers la période des basses eaux.

Seule une très faible proportion des points (8%) demeure orientée à la hausse. Sur une grande partie du territoire les niveaux de nappe demeurent assez hauts pour cette période de l’année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions assez favorables pour passer la période estivale sauf dans quelques secteurs du Languedoc-Roussillon, de l’est du bassin Parisien et du nord de l’Alsace.

Les niveaux de nappe à fin juin 2014 sont en baisse pour 68% d’entre eux, stables pour 24% et en hausse pour les 8% restant.

L’état de remplissage des aquifères n’a pas beaucoup varié depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (73%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin juin 2014. Dans le détail, on note que 19% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 8% très inférieurs.

Pour plusieurs secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la vallée du Rhône, dans le bassin Artois-Picardie, dans le nord du bassin Adour-Garonne ou l’ouest du bassin Loire-Bretagne.

Quelques nappes en Alsace, sur la plus grande partie du bassin Parisien, en Lorraine, en Languedoc-Roussillon et en Corse présentent, quant à elles, des situations plus nuancées avec des niveaux plus normaux, voire déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l’année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d’épisodes marqués de recharge hivernale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont certes orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie de l’hiver ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais qui ont bénéficié de précipitations très importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux toujours en baisse mais qui, grâce aux précipitations excédentaires de début d’année, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les nappes du nord du bassin Adour-Garonne qui sont encore stables et dont les niveaux sont encore supérieurs à la normale sous l’effet des précipitations significatives de la période hivernale et du printemps.

Les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est effective pour un grand nombre de points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent, au nord, des niveaux en baisse, inférieurs à la normale. La situation ne s’est améliorée que dans le sud avec des précipitations notables en juin.
  • Les aquifères de Lorraine et du nord de l’Alsace qui présentent des niveaux inférieurs à la normale et dont la situation s’est dégradée récemment en lien avec un déficit de précipitation relatif durant les derniers mois.
  • Les aquifères karstiques des régions montpelliéraines et nîmoises qui confirment, en contexte de précipitations déficitaires sur le cumul annuel, les tendances à la baisse des niveaux piézométriques déjà notées le mois dernier.

Catégorie hydrauliqueCommentaires fermés

45 hydroguides dans les Alpes du nord

Dans le cadre de sa campagne annuelle « Calme apparent, risque présent », EDF Unité de Production Alpes place la sécurité du public au coeur de ses préoccupations.

45 hydroguides, recrutés pour la saison, interviendront dans les Alpes du Nord. La mise à disposition d’une application mobile, l’organisation de conférences dans les écoles et l’installation de panneaux aux abords des rivières viennent compléter ce dispositif de prévention.


45 hydroguides au service de la sécurité du public

Hydroguide

En été, l’affluence des touristes, pêcheurs, baigneurs, randonneurs et amateurs de sports d’eau, motive davantage l’importance d’expliquer le fonctionnement des installations hydroélectriques et de rappeler régulièrement les règles de prudence.

45 hydroguides interviendront du 30 juin au 12 septembre 2014.

Ces jeunes étudiants recrutés pour la saison, iront à la rencontre du public fréquentant les cours d’eau afin de sensibiliser le plus grand nombre aux risques liés au fonctionnement des ouvrages hydroélectriques.

Ils seront présents sur les lieux de villégiature (campings, centres de vacances, clubs et associations de sports d’eau) et réaliseront des animations autour de ce thème. Ils contribueront ainsi, par leurs observations, à l’amélioration permanente du dispositif de prévention.


L’application mobile « EDF Prudence » optimisée pour cet été

QR code application EDF Prudence

Catégorie environnement, hydrauliqueCommentaires fermés

Le Conseil mondial de l’eau et la FAO renforcent leur partenariat

Le Conseil mondial de l’eau et la FAO renforcent leur accord de collaboration au service de la sécurité mondiale de l’eau et de l’alimentation.

EAU

Partenaires de longue date, les deux organisations se sont mises d’accord pour développer leurs travaux communs sur divers fronts:  développement des connaissances et des technologies pour améliorer la rationalisation des ressources hydriques, formation et information des professionnels de la gestion de l’eau, renforcement du capital humain du secteur, promotion de politiques intégrées dédiées à l’eau et meilleure coopération entre les secteurs eau et agriculture irriguée.

La FAO et le Conseil mondial de l’eau partagent la même vision, à savoir: la sécurité de l’eau est essentielle à la sécurité alimentaire et au bien-être de l’homme, et sa pénurie potentielle peut conduire à des tensions au niveau local et régional. Les deux organisations coopèrent pour développer une série d’activités visant à placer la sécurité de l’eau plus haut sur l’agenda politique, mobiliser le monde politique sur les questions relatives à la gestion intégrée des ressources hydriques et conduire à des avancées majeures en termes de développement économique, de lutte contre la faim et contre la pauvreté.

«L’eau est un facteur clé pour la sécurité alimentaire. L’agriculture en requiert des quantités importantes pour l’irrigation et parmi tous les secteurs d’activités, elle en est la principale consommatrice. Il y aura assez d’eau pour nos besoins futurs à condition qu’une gestion efficiente soit mise en place. Cette problématique ne fera que croître compte tenu de l’augmentation de la population mondiale», indique Benedito Braga, Président du Conseil mondial de l’eau.

«D’importants changements politiques et des changements de gestion sont nécessaires pour une meilleure utilisation des ressources en eau disponibles afin de pouvoir répondre à la demande croissante de produits alimentaires et agricoles. Avec la FAO, le Conseil mondial de l’eau soutient et encourage les gouvernements à agir en faveur de la sécurité de l’eau et de l’alimentation pour lutter contre la faim et la pauvreté».

«L’agriculture affronte aujourd’hui de grands défis, dont celui de produire plus de nourriture tout en utilisant moins d’eau et moins de terre, tout en s’adaptant aux changements climatiques», précise José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

«Les rapports des groupes d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (IPCC) publiés récemment présentent des preuves irréfutables des menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire à cause du changement climatique. Il est de notre devoir d’agir aujourd’hui. L’eau, et sa gestion éclairée, doit être au cœur de nos réponses à ces défis».

La première activité commune sera le panel de haut niveau ‘L’eau pour la sécurité alimentaire’, mené par la FAO dans le cadre du 7ème Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Daegu-Gyeongbuk, République de Corée, en avril 2015.

Ce partenariat avec la FAO sur la sécurité de l’eau et de l’alimentation contribue à la mission stratégique du Conseil concernant les grands défis tels que la productivité agricole de l’eau, les techniques d’irrigation, l’efficience hydrique, la préservation de l’eau et l’accès équitable aux ressources hydriques.

Pour la FAO, ce partenariat est en phase avec le nouveau Cadre stratégique et les Objectifs stratégiques de l’Organisation qui reconnaissent le rôle central de l’eau pour la sécurité alimentaire et le développement rural. La poursuite d’une démarche holistique, d’une stratégie d’intégration intersectorielle et des partenariats à tous les niveaux ont été mis en place pour répondre à la problématique de bonne gestion de cette ressource vitale.

Catégorie eauCommentaires fermés

Révision des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux: 2016-2021

Didier Marteau, Président de la commission Agronomie-Environnement de l’APCA et Laurent Roy, Directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’écologie

Les Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), qui constituent les outils de mise en oeuvre de la Directive cadre sur l’eau (DCE), définissent les orientations stratégiques pour la gestion des eaux et fixent des objectifs d’atteinte de bon état écologique des masses d’eau, à l’échelle des 6 bassins hydrographiques.

Les projets SDAGE 2016-2021 sont actuellement en préparation dans les bassins, avant une phase de consultation publique de décembre 2014 à juin 2015. Au sein des comités de bassins, instances d’élaboration et de validation du SDAGE, les Chambres d’agriculture sont les représentantes du monde agricole, aux côtés des industriels parmi lesquels les coopératives.
Afin de partager les enjeux des futurs SDAGE pour l’agriculture et les réponses que l’agriculture peut apporter en matière de préservation de la ressource en eau, les Chambres d’agriculture ont organisé le 17 juin à l’APCA une journée nationale d’échanges avec les organisations agricoles, ouverte aux acteurs de la politique de l’eau (ministères, agences de l’eau, acteurs économiques, entreprises de l’eau…).

L’occasion pour les Chambres de rappeler leur engagement au quotidien auprès des agriculteurs, des collectivités et des acteurs de l’eau :

Accompagner les agriculteurs : conseil en matière de conception de systèmes de cultures plus économes, outils d’aide à la décision pour une fertilisation ajustée (fractionnement des doses à partir d’images satellites ou drône par exemple), techniques alternatives aux produits phytosanitaires…
Fédérer des actions collectives sur les territoires : « organismes uniques de gestion collective » pour une irrigation durable, programmes d’actions des aires de captages d’eau potable, bulletins de santé du végétal qui apportent une aide à la décision des agriculteurs, pour mieux ajuster leurs interventions.

Les Chambres d’agriculture, rappellent fermement les demandes suivantes :
Une concertation renforcée avec les Agences de l’eau afin d’assurer une véritable cohérence des orientations des SDAGE avec les politiques et mesures agricoles déjà existantes ;
Des SDAGE simplifiés et lisibles, s’appuyant sur un état des lieux reposant sur des bases scientifiques solides et partagées ;
Des analyses coûts-bénéfices et des études d’impacts économiques sur les exploitations ; Des orientations cohérentes avec la réglementation européenne et les autres Etats membres, sans sur-transposition française ;

Une véritable prise en compte du changement climatique avec la possibilité de créer des réserves d’eau à partir des pluies hivernales ;
Des orientations et des mesures qui tiennent compte des pratiques agricoles alternatives réellement disponibles et opérationnelles pour les agriculteurs.

Catégorie eauCommentaires fermés

Comment concilier les différents usages de l’eau en Isère ?

Le 19 juin à Colombe, la Chambre d’Agriculture de l’Isère organise une
soirée table ronde dédiée à la gestion quantitative de l’eau en Isère.

Autour de l’eau, patrimoine commun de l’humanité, les intérêts sont divers et parfois
contradictoires. En Isère, comme ailleurs, la gestion de l’eau est soumise à de multiples
usages : eau potable, agriculture, industries, milieu naturel… Comment concilier ces
différents usages ?

Pour échanger sur ces questions, la Chambre d’Agriculture de l’Isère réunit plusieurs
acteurs (agriculteurs isérois, Etat, chercheur, collectivités, SAGE, pêcheurs…) dont les
interventions pourront permettre de débattre autour de l’enjeu de la double performance
économique et environnementale.

Quels enjeux pour le milieu naturel ? Quels enjeux pour l’agriculture et les autres usages ?
Où placer le curseur entre le milieu et les usages ?

Cette table ronde s’inscrit dans le prolongement du travail mené par la Chambre
d’Agriculture de l’Isère et ses partenaires depuis 2000, date de la mise en place du
premier accord cadre définissant une procédure de gestion concertée de l’eau.

La Chambre d’agriculture, plus que jamais consciente de l’atout que représente l’irrigation
dans l’économie agricole en terme de développement, de diversification, de sécurisation,
travaille dans le sens d’une gestion durable qui préserve les ressources du département
tout en intégrant l’enjeu économique. .

RDV à la Communauté de communes de Bièvre Est à Colombe le jeudi 19 juin à 19h.

Terres de débat, cycle de tables rondes
• organisé par la Chambre d’Agriculture de l’Isère
• pour proposer aux acteurs départementaux et des territoires isérois des espaces de rencontres et d’échanges avec la profession agricole sur des sujets d’actualité en Isère.
• avec un format innovant et convivial en soirée.

Quelques chiffres sur l’irrigation en Isère :
• 661 préleveurs en 2014
• 56 réseaux collectifs
• 605 individuels
• 1589 prélèvements en 2014
Entre 20 et 60 millions de m3 prélevés selon la saison :
• 46 % en eau souterraine
• 54 % en eau superficielle

terre

Catégorie eauCommentaires fermés

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

juillet 2020
L Ma Me J V S D
« juin    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+