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Aliments peu transformés: des marges injustifiées

orateurM. Bernard Saugey (Isère-UMP) dans sa question écrite du 14/01/2010, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la question du prix des aliments peu transformés:

L’UFC – Que choisir de Vienne, dans l’Isère, vient de mener une enquête sur les prix d’aliments peu transformés dont la matière première agricole constitue une part prépondérante et le résultat est sans appel.

Alors qu’en septembre, les prix agricoles de la volaille, du porc et du lait étaient respectivement de 2,11€/kg, 1,34€/kg et 0,29€/l, les prix moyens en rayon de l’escalope de poulet, de la côte de porc et de la brique de lait, dans la zone de Vienne, étaient de 10,36€/kg, 6,39€/kg et 0,78€/l, soit des différentiels importants qui, faute de transparence et de données publiques, restent inexpliqués.

Mais une étude plus approfondie permet de parler de marges injustifiées. En effet, pour de nombreux produits (lait, porc, volaille), industriels et distributeurs profitent des variations de prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître fortement leurs marges.

S’agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé à l’éleveur a baissé de 7%, alors que pour le consommateur, le prix de la brique de lait Candia a augmenté de 5%. Pire, la brique de lait à marque distributeur a, elle, augmenté de 11% ! En l’absence de données publiques et en raison de la baisse significative du prix agricole depuis la mi-2008, le maintien de prix élevés laisse apparaître des marges injustifiées dont souffrent les consommateurs isérois.

Il est donc nécessaire de développer, lors des périodes de forte variation des prix agricoles, un système de nature réglementaire permettant d’encadrer les marges, si leur progression apparaît injustifiée. Un coefficient multiplicateur semble être le seul outil efficace pour limiter la progression des marges pour les produits alimentaires de première nécessité peu ou pas transformés, et au minimum pour les viandes fraîches de bœuf et de porc. En effet, un tel dispositif qui existe depuis 2005 pour les fruits et légumes a fait ses preuves.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l’extension aux produits alimentaires peu transformés du coefficient multiplicateur.

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche publiée au JO Sénat du 11/02/2010

La question de l’impact des prix agricoles dans la formation des prix alimentaires est sensible et complexe. La volatilité croissante ces dernières années des prix des matières premières agricoles et la crise que connaît aujourd’hui le monde agricole en font aujourd’hui une question majeure. Les efforts importants de productivité tant dans l’agriculture que dans l’industrie ont permis une baisse des prix agricoles et alimentaires depuis des décennies.

D’une manière générale, les produits alimentaires consommés sont de plus en plus transformés, avec une valeur ajoutée croissante. Cette tendance de fond se traduit par un poids généralement plus faible du prix de la matière première agricole dans celui du produit consommé.

Toutefois, le poids des produits agricoles est encore très significatif dans l’ensemble des filières des produits frais et certaines variations de prix méritent des explications. Les filières alimentaires sont nombreuses et diversifiées : elles font intervenir plusieurs intermédiaires et possèdent chacune leurs spécificités. Dès lors, l’étude des mécanismes de formation des prix au sein de la chaîne alimentaire doit se faire filière par filière.

C’est pourquoi l’Observatoire des prix et des marges, qui a pour mission d’établir une plus grande transparence dans la formation des prix, a été doté en novembre 2008 d’un comité de pilotage spécifique pour les produits alimentaires. Ce comité de pilotage a pour mission la mise en place d’outils opérationnels de suivi et d’analyse des prix et des marges sur l’ensemble des maillons des filières alimentaires.

Les travaux de l’Observatoire ont été publiés tout au long de l’année 2009 sur la viande de porc, les produits laitiers et les fruits et légumes frais. Accessibles à tous sur Internet, ils sont régulièrement mis à jour. Chacun peut constater que les courbes d’évolution des prix à chaque stade de la filière considérée suivent, avec certains écarts et retards à la hausse comme à la baisse, les variations des prix des matières premières agricoles, pour autant que le coût de cette matière première ait un poids significatif dans le prix du produit final.

Par ailleurs, il convient de rappeler que les marges observées sont des marges brutes. L’Observatoire publie en outre une ventilation de ces marges brutes selon les charges supportées par les entreprises. Il est proposé de renforcer l’action de l’Observatoire des prix et des marges dans le cadre du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche qui sera discuté en 2010 au Parlement.

Son champ sera élargi à l’ensemble des produits de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture et il étudiera les coûts de production au stade de la production agricole. Il remettra chaque année un rapport au Parlement.

Enfin, l’article L. 611-4-2 du code rural introduit, en périodes de crise conjoncturelle, la possibilité d’instaurer un coefficient multiplicateur encadrant les marges des fruits et légumes périssables, par la limitation du rapport entre le prix d’achat et le prix de vente.

Ce mécanisme ne garantit pas le relèvement mécanique des prix à la production, mais peut conduire à une meilleure répercussion de la baisse des prix à la production auprès du consommateur final et favoriser ainsi l’écoulement des marchandises et la régulation des marchés. L’extension du coefficient multiplicateur à l’ensemble des produits agricoles n’a pas été prévue jusqu’à ce jour par la loi.

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Fruidissi: nouveau repère pour les consommateurs de fruits

frudissiLors de son Congrès annuel à Valence, le 28 janvier dernier, la FNPF a lancé officiellement la marque collective sur laquelle elle travaille depuis 2 ans.
Dénommée « Fruidissi », elle vise à répondre aux attentes, de plus en plus légitimes, des consommateurs portant sur le goût, la saisonnalité, l’origine locale et le respect des hommes et de l’environnement. Une charte d’engagements apporte le cadre nécessaire pour que les promesses soient tenues.
La FNPF vise ainsi à contribuer à révolutionner le marché des fruits et revaloriser l’ensemble des métiers de la filière en donnant aux consommateurs un nouveau repère et un nouveau critère de choix. En effet, à travers « Fruidissi », c’est l’ensemble des savoir-faire de la filière qui sera mis en avant, à commencer par ceux de la production. « Fruidissi » sera le lien entre les consommateurs et les producteurs.
Un événement innovant aura lieu autour de « Fruidissi » dans 5 grandes villes françaises en septembre prochain.

Les thèmes abordés seront les suivants : les fruits et  la beauté, les recettes  santé, la participation de grands chefs, avec undéfi national au profit d’une association pour l’année de la solidarité. Il permettra à tous de constater l’implication des producteurs de fruits et de la filière pour fournir des fruits bons, sains, de plaisir, en y associant une action de solidarité citoyenne avec le soutien du Fonds de dotation EREEL*.

* EREEL est un Fonds de dotation créé en 2009 par Christine SALAÜN, qui se consacre à valoriser et soutenir des
projets innovants favorisant le lien social en Europe.

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Connaît-on vraiment le Label Rouge ?

Le Label Rouge, qu’est-ce que c’est ?

Le Label Rouge est le seul signe officiel attestant qu’un produit possède toutes les caractéristiques pour atteindre un niveau de qualité supérieure à celle d’un produit courant similaire.
Le Label Rouge est avant tout une démarche visant à assurer au consommateur des produits gustativement supérieurs. Si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, si  tous les goûts sont dans la nature, le Label Rouge démontre par des exigences de production, des cahiers des charges rigoureux, des contrôles précis et des tests sensoriels – que le meilleur est mesurable, et formellement identifiable.

Quand le Label Rouge fait Loi :

« Le Label Rouge atteste que des denrées alimentaires ou des produits agricoles non alimentaires et non transformés possèdent des caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieure, résultant notamment de leurs conditions particulières de production ou de fabrication et conformes à un cahier des charges, qui les distinguent des denrées et produits similaires habituellement commercialisés »
(art L.641-1 du code rural)

Site internet

La fédération FedeLis, regroupe les producteurs engagés dans une démarche Label Rouge. Elle a pour mission d’assurer la défense et la représentation des Labels Rouge, des Indications géographiques protégées (IGP,AOC/AOP) et des spécialités traditionnelles garanties (STG) auprès des pouvoirs publics français et européens.

La FedeLis a mis en ligne un nouveau site Internet:

http://www.labelrouge.fr/

Il vous permettra de découvrir la démarche labels rouges, les produits concernés…

Nous vous conseillons également de télécharger le dossier:

Vérités dévoilées et facettes méconnues du Label Rouge

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Achats en ligne…

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire nos courses sur internet, à réserver un voyage, un séjour de vacances…Il faut dire qu’acheter sur internet est devenu d’une simplicité enfantine et c’est tellement pratique!

Cependant au moment de valider notre « panier » on se pose les mêmes questions: que se passe t-il si je me suis trompé? Que faire en cas de problème…?

Le guide d’achat 2010 édité par le Forum des droits sur l’internet vient d’être mis en ligne. Il répond à toutes les questions que se pose chaque consommateur qui souhaite faire ses achats sur internet.

Il est téléchargeable gratuitement.

Cliquez sur: site du Forum des droits sur l’internet

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Prix des denrées alimentaires: les JA félicitent l’UFC

Le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) félicite l’initiative d’UFC-Que Choisir.  L’enquête de l’association de consommateurs dévoilée cette semaine dénonce les marges abusives de la grande distribution.  L’étude menée sur le porc, la volaille et le lait montre bien qu’il y a une déconnexion entre les prix à la production et les prix à la consommation.  Alors que les prix d’achat aux producteurs baissent, les prix de vente aux consommateurs n’ont cessé d’augmenter.  Ainsi, la valeur ajoutée échappe à la fois au consommateur et au producteur.

UFC-Que Choisir ne fait pas que constater et propose la généralisation d’un outil : le coefficient multiplicateur.  Cet outil pouvant être appliqué en cas de crise existe déjà pour les fruits et légumes mais n’a malheureusement jamais été mis en place.  Comme Jeunes Agriculteurs, les consommateurs appellent à un rôle de l’Etat dans l’encadrement des marges. L’Etat ne peut pas se contenter de simplement constater comme il le fait avec l’observateur des prix et des marges.

Car la responsabilité doit être partagée entre les différents acteurs économiques.  Nous n’oublions pas que si c’est à l’Etat d’encadrer, c’est aussi aux producteurs de s’organiser.  Et c’est aux industriels et aux grandes enseignes d’avoir une démarche volontaire de modérer leurs marges, et surtout en temps de crise.

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Produits alimentaires: les balances sont-elles fiables?

enqueteurCertains instruments de mesure sont soumis au contrôle de l’Etat et contrôlés régulièrement, de manière à vérifier leur exactitude et dans le but d’assurer la qualité des mesurages.

Du 14 septembre au 16 octobre 2009 les agents du Pôle de Métrologie Légale (PML) de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) ont contrôlé, dans les départements de la région Rhône-Alpes, 448 balances utilisées pour déterminer le prix de produits alimentaires préemballés.

Au cours de ces contrôles, des avertissements écrits ont été délivrés sur 50 sites contrôlés et 49 appareils ont été refusés soit 10,9 % du parc contrôlé.

Le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a lancé une opération nationale de contrôle des balances détenues dans des commerces de gros, grandes surfaces et  industries agroalimentaires, et utilisées pour déterminer le prix de produits alimentaires préemballés (barquettes de viandes, fromage, poisson…).

En Rhône-Alpes, 10 agents ont été mobilisés pour effectuer ces contrôles inopinés sur 134 sites répartis dans la région. Ce sont 448 instruments qui ont été contrôlés (vérification du contrôle annuel par un organisme agréé notamment) dont 292 ont donné lieu à des essais de pesée afin de vérifier leur justesse.

Il ressort qu’au cours de ces contrôles  :

- 50 des sites visités (soit 37 % des sites) ont fait l’objet d’un avertissement pour un mauvais usage de la tare : la masse de l’emballage ou de la barquette n’était pas ou mal prise en compte, et ce au détriment du client. Ces sites donneront lieu à des contre-visites les exposant à des sanctions pénales,

- 49 instruments ont été refusés (soit 10,9 %) pour des raisons administratives ou suite aux essais métrologiques qui ont révélés des instruments faux. Dans ce cas une vignette rouge est apposée sur l’instrument et il est mis hors service. Tous les appareils jugés non conformes devront, avant de pouvoir être utilisés à nouveau, être vérifiés par un organisme agréé.

- 1 procès-verbal a été dressé pour un instrument dépourvu de marque de vérification périodique.

On notera qu’en dehors des instruments faux, les instruments contrôlés ont fait apparaître des résultats satisfaisants puisque l’erreur constatée des instruments est inférieure à 1 gramme pour 1 kilogramme. Aucune escroquerie manifeste n’a été détectée.

Cette opération a permis de rappeler aux professionnels leurs obligations réglementaires et contribue à assurer la sécurité et la loyauté des échanges commerciaux, au bénéfice de la compétitivité des entreprises et de la protection des consommateurs.

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Les lourds dossiers du light: rediffusions…

L’émission intitulée Les lourds dossiers du light, proposée dimanche dernier par France 5 fait débat! On y apprend par exemple que l’aspartam est plus sucré que le sucre. Vous n’avez pu voir l’émission de dimanche, des rediffusions sont programmées.

Jeudi 29 Octobre – 16:27
LES LOURDS DOSSIERS DU LIGHT
Lundi 02 Novembre – 10:15
LES LOURDS DOSSIERS DU LIGHT

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France5 ce soir: les lourds dossiers du light

Produits lights en reculLe light est devenu un poids lourd de l’agro-alimentaire en France. Le chiffre d’affaire des produits allégés se compte maintenant en dizaines de milliards d’euros. Pour certains produits, il ne reste plus que du light. 97% des chewing-gums vendus en France sont sans sucre. Un Français sur quatre consomme ces produits allégés. Le succès ne se dément pas.

Après la silhouette, les produits light se parent aujourd’hui de vertus de santé. L’allégé envahit tous les rayons des supermarchés : la confiserie, mais aussi la charcuterie, les chips, jusqu’au champagne.

En étant allégés, ces produits font monter la facture. Mais, sans sucre, sans gras, que contiennent vraiment les produits light ? Et dans la boîte, la surprise est souvent grande. Le yaourt 0% retrouve de la texture grâce à de la gélatine de porc. Un véritable problème pour les musulmans, les juifs et les végétariens, d’autant que rien ne l’indique.

L’Assemblée nationale travaille sur une loi qui impose cette indication. Les producteurs de lait light ont remplacé, eux, le gras du lait par des huiles végétales. Un peu moins gras, mais beaucoup moins digeste.

L’AFSSA a bien émis deux recommandations négatives, le lait light paré des meilleures intentions de santé est toujours en vente. Les fabricants profitent d’une loi très légère : si le terme allégé oblige une réduction de 30% de la teneur en calorie, tout est permis pour le  » light « , le  » diet  » ou les produits  » silhouette « .

Les produits qui remplacent le sucre et le gras ne sont donc pas toujours bénéfiques. Quand le light n’est pas une pure invention marketing car pour faire vendre, et plus cher, l’appellation est devenue ainsi une martingale, comme pour les fabricants de thé ou de cigarettes…

France5 dimanche 24 octobre 20h35

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Zone interdite censurée: la malbouffe protégée?

Selon plusieurs sources d’informations, le reportage sur l’hygiène alimentaire dans certains fast foods, prévu sur M6, ce dimanche, dans le cadre de l’émission Zone interdite, serait censuré.

C’est le quotidien Libération qui a dévoilé l’affaire. Pour la direction de la chaine, » juridiquement le sujet n’est pas valide ». » Le sujet est béton » , rétorquent les journalistes qui ont fait le reportage.

Il est vrai que le reportage dévoile des pratiques scandaleuses avec des règles d’hygiène plus que douteuses dans les Mac Do et KFC.

Alors, veut-on protéger la malbouffe en ne la dénonçant pas?

Pour lire le reportage complet mis en ligne par Libé cliquez sur: libération.fr

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Zone interdite: révélations sur nos assiettes

M6, Zone interdite, dimanche 25 octobre 2009, 20h45

Nouveaux produits, nouvelles habitudes :

révélations sur nos assiettes

Alors que les consommateurs français cherchent à se nourrir toujours plus vite et pour moins cher, de nombreuses enseignes de restauration rapide ne respectent pas les normes d’hygiène. Rupture de la chaîne du froid, congélation illicite ou produits périmés sont des anomalies relevées par les services de répression des fraudes.

Par ailleurs, grâce aux progrès de la génétique, les scientifiques sont désormais capables de fabriquer des poulets sans plumes ou des lapins géants. Le chef Thierry Marx et des médecins donnent leur opinion sur ces nouveau aliments. Enfin, enquête sur les filières de fabrication du poivre, des plantations de Kampot, au Cambodge, aux points de vente français, en passant par les entrepôts situés au Viêtnam.

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