Archive | consommation

Les JA vous invitent à leur «super-marché solidaire »

Après « Nature Capitale », les Jeunes Agriculteurs  vous invitent à leur « Super-marché solidaire » A La Défense, au cœur du plus grand quartier d’affaires européen, les Jeunes Agriculteurs donnent à nouveau rendez-vous aux consommateurs  pour un « super-marché » des terroirs, convivial et animé !

RDV le mardi 31 août de 17h à 21h (ouverture grand public)
Sur le Parvis de La Défense
(métro ligne 1,  arrêt La Défense – Grande Arche)

Agriculture = Alimentation + Territoires + biodiversité
Parce qu’il est capital de garder  une agriculture d’Hommes, de territoires et de biodiversité, des jeunes agriculteurs venus de toutes les régions de France seront présents le 31 août pour proposer leurs produits (fruits, légumes, fromage, pain,…) et rappeler que « l’agriculture est capitale pour les générations futures ! ».

Consommer local et de saison !
Dans le prolongement de l’évènement « Nature Capitale » sur les Champs-Elysées en mai dernier, le syndicat Jeunes Agriculteurs veut rappeler que le consommateur doit devenir un consom’ACTEUR en consommant local, de saison et des produits de qualité.

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Fruits et légumes bio: des produits inaccessibles…

fruits et légumes

Depuis 2007, Familles Rurales relève, pendant l’été, les prix de 8 fruits et 8 légumes en distinguant leur origine mais aussi les surfaces de vente. Deux relevés de prix (semaine du 14 juin et semaine du 12 juillet) ont ainsi été effectués par 81 veilleurs consommation dans 38 départements. Cette année, Familles Rurales a décidé de relever également le prix des fruits et légumes bio.
Cet Observatoire des prix des fruits et légumes a mis en évidence pour l’été 2010 :
Une baisse des prix entre les deux mois: -7.6 % pour les fruits, -5.6% pour les légumes.

Les fruits et légumes produits en France sont moins chers que ceux importés.

En comparant les résultats obtenus en 2009, il apparaît :
Une hausse du prix des fruits de 11.1% par rapport à 2009 et de 5.5% pour les légumes. L’année 2009 avait été marquée par une forte baisse des prix des fruits et légumes.

Si une personne suit la préconisation de l’OMS (manger 400 grammes de fruits et légumes par jour), cela lui revient à 1.04 euro par jour contre 0.95 euro l’année dernière.

Sur les fruits et légumes bio :

Ils sont environ 70% plus chers que les fruits et légumes conventionnels.

Familles Rurales demande, une fois encore, davantage de transparence sur les prix et les marges de la filière fruits et légumes. Le Mouvement espère que les dispositions prévues dans la Loi de Modernisation de l’Agriculture permettront d’obtenir une plus grande clarté sur ce point et d’aboutir à un prix juste pour tous.

Pour découvrir l’ensemble de l’enquête, cliquer sur :Télécharger le dossier


La consommation :
Les fruits et légumes bio représentent environ 3% de la quantité achetée de fruits et légumes en 2008 en France.
La production :
Les fruits et légumes bio représentent en 2008 environ 4.6% de la surface totale consacrée en France aux fruits et légumes.


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Commercialisation des fruits et légumes frais sur Internet

A la demande de l’Union Nationale des Fruitiers Détaillants (UNFD), le département
Produits et Marchés du Ctifl vient de réaliser une étude économique sur la  « Commercialisation des fruits et légumes frais sur Internet ». Le e-commerce ne cesse de progresser.

Cette étude dresse une typologie des opérateurs présents sur le web, mesure leur système de fonctionnement (approvisionnement, livraison, etc.) et présente les  solutions techniques proposées par des prestataires extérieurs. Le volet consommation analyse et hiérarchise les freins des non-utilisateurs. La perception et les attentes des cyber-consommateurs de fruits et légumes frais y sont également étudiées, grâce à une enquête menée auprès de 500 consommateurs.

Ils sont globalement très satisfaits, motivés par « la praticité et le gain de temps », et soulignent en majorité la qualité du service fournie sur la toile. Si aujourd’hui 11% des internautes utilisent Internet pour l’achat de denrées alimentaires, moins de 1% l’utilisent pour l’achat de fruits et légumes frais. Cette étude est désormais disponible auprès du Ctifl.
90% des acheteurs interrogés reconnaissent la qualité des fruits et légumes livrés, et près de 70% jugent la qualité du service fournie sur la toile meilleure que celle des magasins. Globalement, la fidélité des clients est acquise : près de 90% des interviewés sont prêts à renouveler leurs achats. Le bouche à oreille est le meilleur vecteur de communication.

Une trentaine d’e-marchand ont été audités pour la réalisation de cette étude.
Si Internet est désormais entré dans les habitudes de consommation des français, les achats de produits alimentaires demeurent encore faibles à côté des produits techniques, des voyages, etc.

Au sommaire de cette étude :
- Le e-commerce dans le secteur des fruits et légumes frais
- Des motivations diverses mais une finalité commune
- Des outils très diversifiés
- Les modes de livraison
- Des solutions informatiques multiples
- Des solutions multiples au service du e-commerce
- Le cadre légal
- Consommation des fruits et légumes frais sur Internet
- Contexte et objectifs
- Méthodologie

- Le comportement des cyber-consommateurs

- Perception et attentes des cyber-consommateurs de fruits et légumes frais

- Freins pour les non pratiquants

- Perception et attentes des cyber-acheteurs

Pour la commander :

Cette étude est disponible auprès du Ctifl au prix de 23 euros + 4 euros de frais de port.
Adressez votre commande accompagnée d’un règlement (chèque à l’ordre du Ctifl) à :
Ctifl Editions – Mme Marie-France Patry. Centre de Lanxade – 41 route des Nébouts – 24130 Prigonrieux

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Le 8 août faites vos courses fermières à Laval

Un marché fermier, qu’est-ce que c’est ? C’est la convivialité d’un marché de producteurs, le plaisir de trouver des produits du terroir de qualité, tout en découvrant une ferme du massif.
Selon les saisons, vous pouvez y retrouver ou découvrir les produits des fermes de Belledonne : viandes et charcuteries, miels et pains d’épices, fromages, confitures et coulis, fruits et légumes de saison, glaces et sorbets, pain, huile de noix, plantes vivaces, etc …, autant de produits qui ne demandent qu’à composer vos menus ou agrémenter votre jardin tout au long de l’année.
Le prochain auquel vous convient les producteurs de Belledonne aura lieu :
● le dimanche 8 août, à la ferme de La Boutière, à Laval, de 10h à 17h.
Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 12 septembre, 17 octobre et 12 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage,
- les dimanche 26 septembre, et 24 octobre : Ferme de Pressembois à Venon,
- les dimanche 22 août et 3 octobre : Ferme Le miel de nos montagnes aux Adrets
A bientôt sur les fermes de Belledonne!

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Sécurité sanitaire: naissance de l’ANSES

L’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail devient juridiquement opérationnelle au 1er juillet 2010, suite à la parution du décret d’application de l’ordonnance du 8 janvier 2010 instituant sa création.

Le nouvel établissement de santé, qui sera désigné par l’acronyme Anses (prononcer « An’sès »), reprend les missions, les moyens et le personnel de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Il en reprend également les acquis et les valeurs – compétence scientifique, indépendance dans l’évaluation des risques, ouverture de l’expertise – pour les mettre au service d’une lecture plus globale et transversale des questions sanitaires.

La fusion de l’Afssa et de l’Afsset est née d’un long travail de concertation. L’Anses travaille aujourd’hui activement à la mise en place des instances nécessaires à son mode innovant de gouvernance, et à la consolidation de son programme de travail. Il s’agit à la fois d’assurer la continuité des travaux engagés sous l’égide de l’Afssa et de l’Afsset et de tirer tout le bénéfice des synergies nouvelles.

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Assiette tous risques: le ministre réagit à l’émission de FR3

Suite à la diffusion de l’émission « pièces à conviction » lundi 28 juin à 20h30 sur France 3 (l’émission s’intitulait « Assiette tous risques ») , Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, tient à réaffirmer, dans un communiqué, l’engagement du gouvernement et des autorités sanitaires en France pour garantir au consommateur une sécurité sanitaire optimale. Les moyens mis en œuvre et les procédures rigoureuses tant sur le territoire qu’aux frontières européennes assurent aujourd’hui la sécurité des aliments et ont considérablement réduit les risques liés à leur consommation quotidienne.

Grâce à ces dispositifs, les intoxications alimentaires en France sont parmi les moins nombreuses en Europe, et sont aujourd’hui trente fois moins fréquentes qu’aux Etats-Unis. Le souci de la qualité de notre alimentation est au cœur de la politique publique de l’alimentation que défend Bruno Le Maire dans le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche en cours d’examen au Parlement.

A cette fin, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) joue un rôle essentiel. Créée en avril 1999, suite à la crise de l’ESB, cette agence scientifique indépendante fournit toutes les bases scientifiques pour éclairer la décision des acteurs publics et privés.

Avec 11 laboratoires et près de 600 experts, elle s’assure d’une approche globale et intégrée des risques et des bénéfices sur les questions alimentaires. Toutes ses interventions et ses recommandations sont rendues publiques sur son site internet.
L’Etat assure également un contrôle approfondi des denrées tout au long de la chaine alimentaire grâce à l’action coordonnée par la Direction Générale de l’Alimentation de plus de 5 000 agents des services vétérinaires, des douanes et de la répression des fraudes. Ils disposent par ailleurs de l’appui de 24 laboratoires nationaux de référence et plus d’une centaine de laboratoires d’analyses spécialisés. Plus de 20 000 inspections d’établissements de transformation et ateliers d’entreposage, 17 000 inspections d’établissements de restauration commerciale, 19 000 inspections d’établissements de restauration collective sont effectuées chaque année.

Pour surveiller la qualité de l’alimentation, plus de 59 000 prélèvements sont analysés chaque année dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle des denrées alimentaires. Le renforcement des contrôles aux frontières extérieures a par ailleurs été décidé en 2008 durant la présidence française de l’Union européenne. Sur 430 000 tonnes de denrées d’origine animale contrôlées en France, 0,5% ont été refusés à l’importation.

Sur les sujets abordés dans l’émission


1/ Concernant la production de saumon en Norvège, Bruno Le Maire a saisi son homologue norvégienne dès qu’il a pris connaissance du reportage pour qu’elle lui apporte les garanties sur la production du saumon. En réponse à sa demande, Lisbeth Berg-Hansen, Ministre norvégienne de la pêche et des affaires côtières, assure que les aquaculteurs norvégiens ont recours à un médicament vétérinaire bénéficiant d’une autorisation nationale de mise sur le marché accordée à l’issue d’une évaluation scientifique et réunissant l’ensemble des conditions de sécurité.

L’utilisation de ce médicament, qui contient du diflubenzuron, répond aux conditions prévues par la réglementation communautaire (1). Son usage est strictement encadré et l’élimination du produit de la chair du poisson est assurée par le respect d’un délai d’attente, avant la commercialisation, de 100 jours après administration.
2/ Les polychlorobiphényls (PCB) ont été utilisés par l’industrie pour leurs propriétés isolantes (transformateurs électriques) ainsi que leur stabilité chimique et physique (encres, peintures). Leur production et leur utilisation ont été interdites en 1987. Stables chimiquement et peu biodégradables, ces molécules sont classées parmi les polluants organiques persistants qui se sont accumulés dans l’environnement, en particulier dans certains réservoirs comme les sédiments marins ou de rivière.
Des teneurs maximales en PCB ont été fixées pour chacun des aliments suivants : viandes de bovins, ovins, volailles, porcs, foies de ces animaux, chair des poissons et produits de la pêche, chair des anguilles, lait et produits laitiers, œufs et produits dérivés, graisses de bovins, ovins, volailles et porcs et graisses animales mélangées, huiles et graisses végétales, huiles de poisson. Si ces seuils sont dépassés, les aliments sont considérés comme impropres à la consommation et leur vente interdite.

La Direction Générale de l’Alimentation met en œuvre des plans de contrôle annuels. Sur les 1 800 analyses réalisées en 2008 seules quatre non-conformités ont été relevées et ont fait l’objet d’une enquête épidémiologique sur l’origine de la pollution. En 2009, 2 415 analyses ont été réalisées au stade de la commercialisation ; un seul prélèvement s’est avéré non-conforme.
Pour gérer les contaminations des fleuves, rivières et zones estuariennes, un plan national d’actions « PCB » est conduit depuis 2008 par les trois Ministères chargés de l’Ecologie, de la Santé et de l’Agriculture. Ce plan comprend un programme de réduction des sources de pollution, un inventaire de l’état des cours d’eau et de la contamination des poissons. Il se traduit par différentes mesures : arrêtés préfectoraux d’interdiction de pêche en vue de la consommation et de la commercialisation, aides aux pêcheurs professionnels, augmentation des contrôles des zones. La fermeture de la pêche de certaines espèces dans les zones d’estuaire (baie de Seine, estuaire de la Gironde) a été ordonnée. Malgré l’impact économique pour les professionnels, le gouvernement a systématiquement mis en œuvre les avis et recommandations scientifiques émis par l’Afssa.

La dernière expertise scientifique rendue le 23 novembre 2009 sur la situation en baie de Seine, intégrant les données de l’IFREMER, concluait qu’en raison du faible effectif d’analyses disponibles pour certaines espèces (dont le bar), il convient de réaliser des analyses complémentaires pour conclure. Une nouvelle campagne de pêche demandée à l’IFREMER est en cours. L’Afssa et l’INVS suivent enfin régulièrement (2) le niveau d’exposition de la population, en constante amélioration.
3/ Concernant le recours au bromure de méthyle, la France respecte ses engagements (règlement CE n°2037/2000 et du protocole de Montréal) et a arrêté définitivement l’utilisation de ce produit. Les dérogations qui ont été accordées pour certains pays ont expiré le 18 mars 2010.
L’Union européenne a renforcé les règles d’utilisation des produits phytosanitaires et engagé la réduction de leur usage. Sous l’impulsion de la Présidence française de l’Union européenne , une nouvelle règlementation communautaire (3) a été adoptée en novembre 2009. En France, le plan Ecophyto 2018 prévoit ainsi de réduire en France l’usage des phytosanitaires de 50% d’ici 2018 si possible.

Enfin, depuis 1993, les phytosanitaires font l’objet d’une réévaluation scientifique communautaire pour garantir la sécurité des applicateurs, des denrées alimentaires et de l’environnement. Le durcissement des exigences a conduit à l’abandon de plus de 500 molécules et au renforcement de la sécurité du consommateur. Chaque année, les services de contrôle réalisent environ 7 000 prélèvements pour vérifier l’absence de dépassement des limites maximales de résidus.
4/ Concernant le recours aux antibiotiques dans l’alimentation animale, les vétérinaires ne peuvent prescrire des médicaments qu’aux animaux dont les soins et la surveillance sanitaire leur sont régulièrement confiés. Les vétérinaires ne sont pas tenus de réaliser une visite systématique de l’élevage avant la prescription de médicaments, mais doivent en avoir une parfaite connaissance. Ils réalisent en particulier chaque année un bilan sanitaire de l’élevage et décrivent un protocole de soins pour les pathologies prioritaires. Ainsi, une prescription peut être réalisée par la suite sans nouvelle visite des animaux. Toutefois, la délivrance d’antibiotiques est obligatoirement subordonnée à la rédaction d’une ordonnance par un vétérinaire.
L’utilisation des antibiotiques en élevage dans les conditions de sécurité prévues par la réglementation garantit qu’il n’existe pas de risque pour le consommateur de dépassement des limites de résidus dans la chair des animaux livrés à la consommation. L’apparition de résistances de certains germes aux antibiotiques constitue une préoccupation.

Pour cette raison, l’utilisation systématique d’antibiotiques dans l’alimentation des animaux pour activer leur croissance est totalement interdite depuis plusieurs années en Europe. Les organisations professionnelles vétérinaires se mobilisent depuis 2008 pour adapter les protocoles de soins et les bonnes pratiques agricoles.

La Commission européenne travaille en ce moment à la coordination du suivi des consommations d’antibiotiques en médecine vétérinaire au niveau européen.  Le non-respect de la rédaction de l’ordonnance et l’utilisation d’antibiotiques dans l’alimentation des animaux pour activer leur croissance sont pénalement répréhensibles, comme l’est le défaut de soins des animaux.

……………………………………………………………………….

(1) Règlement 37/2010 de la commission du 22 décembre 2009 relatif aux substances pharmaco logiquement actives et à leur classification en ce qui concerne les limites maximales de résidus dans les aliments d’origine animale.
(2) Avis du 5 mars 2010 relatif à l’interprétation sanitaire des niveaux d’imprégnation de la population française en PCB.
(3) Directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable et Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil.

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Poulet aux bactéries : l’aile ou la cuisse ?

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 01/04/2010 , Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin-SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la contamination des poulets par des bactéries. Les résultats publiés par l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA) indiquent la prévalence des campylobacters pour les trois quarts des carcasses de poulets de chair produits en Europe et de 15 % pour les salmonelles.

En France, ces chiffres s’élèvent respectivement à près de 90 % de prévalence pour les campylobacters et 7 % pour les salmonelles. En moyenne, la campylobacter était présente dans le tube digestif de 71% des poulets à leur entrée (ce qui indique qu’ils étaient déjà infectés de leur vivant), et sur 5% de plus à la sortie des carcasses, «ce qui laisse supposer une contamination durant l’abattage», indique le rapport de l’EFSA. Ainsi, près de 76% des poulets arrivant dans les réfrigérateurs seraient contaminés par des bactéries.

Ces résultats montrent une trop forte intensification de la production de poulets de chair. Ils sont la conséquence de modes d’élevage et de consommation inadaptés, qui vont à l’encontre des principes d’une agriculture durable et d’une alimentation saine et de qualité.

Par ailleurs, ces bactéries provoquent deux maladies d’origine alimentaire: la campylobactériose et la salmonellose, deux intoxications alimentaires caractérisées notamment par de la fièvre et des diarrhées aiguës.

Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il entend prendre pour lutter contre ces bactéries et préserver la santé de nos concitoyens.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO Sénat du 27/05/2010

Le rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur la prévalence des salmonelles et des campylobacters sur les carcasses de poulets fait la synthèse des données collectées et transmises par les États membres dans le cadre d’un plan de surveillance communautaire harmonisé conduit en 2008. Ces deux bactéries présentes dans les intestins des animaux et naturellement dans les écosystèmes, font l’objet d’une lutte particulièrement contraignante pour les éleveurs.

Le mode d’élevage fermier, non intensif, n’est pas protecteur vis-à-vis de ces types très communs de bactéries d’origine fécale. La France a mis en place dès 1991 un programme spécifique de lutte contre les salmonelles. Le règlement (CE) n° 2160/2003, qui vise à assainir progressivement l’ensemble des filières avicoles en Europe, complète l’arsenal législatif et réglementaire français.

Le taux de prévalence français des salmonelles en élevage est l’un des plus bas d’Europe. Il est le fruit du travail d’inspection par les services vétérinaires, à tous les stades de la chaîne alimentaire et de l’engagement des professionnels. S’agissant des campylobacters, la réglementation européenne ne prévoit pas pour l’instant de dispositif de maîtrise dans les espèces animales ni de critère microbiologique.

L’épidémiologie de cette bactérie, très différente de celle des salmonelles, n’a pas permis à ce jour de mettre en place des plans de lutte efficaces au stade de l’élevage et d’autant moins si les volailles sont élevées en plein air. La sensibilité particulière de la volaille est en effet due à la présence de ces germes fécaux sur les plumes, les pattes et à la présentation à la vente avec peau.

Les contaminations au cours de la phase d’éviscération lors de l’abattage ou chez le revendeur peuvent être responsables de souillures de la carcasse.

Dans tous les cas les salmonelles et les campylobacters sont détruits par une cuisson à coeur. Les contaminations croisées peuvent facilement être évitées par les bonnes pratiques d’hygiène usuelles relatives à la manipulation et à la conservation des produits alimentaires mises en oeuvre par le consommateur. L’amélioration de l’hygiène de l’abattage est également un facteur essentiel de réduction de la contamination des carcasses.

Il faut être conscient que le niveau zéro de contamination n’est pas envisageable, si ce n’est en utilisant des procédés de décontamination chimique des carcasses vers lesquels la France et l’Union européenne refusent de se tourner.

L’étude menée par la Commission avec l’AESA doit permettre de définir au niveau communautaire les mesures qui apparaîtront les plus pertinentes pour poursuivre la réduction de l’exposition du consommateur à ces bactéries.

Dans ce cadre la France s’attachera à défendre le modèle de sécurité sanitaire européen basé sur la prévention et la maîtrise des risques tout au long de la chaîne de production et de distribution des viandes de volailles.

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Quinzaine de l’écocitoyenneté à Chambéry

logo Chambé ecocitoyenCette année, la Ville de Chambéry a confié à l’Association du Quartier Centre Ville Centre Social l’organisation de la Quinzaine de l’écocitoyenneté, sur le thème « Consommons autrement ».

C’est la 7e édition de cet événement.

Le programme proposé est le fruit d’une riche collaboration entre de nombreux acteurs associatifs et institutionnels. Chacun se mobilise pour vous montrer comment « consommer autrement » dans tous les actes de notre vie courante et pour vous donner envie d’agir !

Pour télécharger le programme complet, aller sur le site www.chambery.fr/

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Voreppe soigne sa restauration collective

Revil,Duchamp,Seigle

Autour de Jean Duchamp, maire de Voreppe, Roland Revil et Gérard Seigle-Vatte

La Ville de Voreppe a signé récemment une charte de partenariat avec l’ADAYG pour des produits locaux de qualité en restauration collective .

La « Charte pour une restauration collective en circuit court dans l’Y grenoblois » a été signée le 29 mars , en ouverture du conseil municipal, par Jean Duchamp, maire de Voreppe, Gérard Seigle Vatte et Roland Revil, Co- présidents de l’Association pour le développement de l’agriculture dans l’Y grenoblois (ADAYG).
Cette Charte promeut un développement durable du territoire urbain et péri urbain, et s’inscrit en  cohérence avec la Charte Terres en Villes à travers trois messages: un terroir d’aujourd’hui, une terre à partager, un territoire équilibré.

Les signataires s’engagent à mettre en oeuvre une restauration collective pour:
- une alimentation de qualité et de santé
- la réduction des impacts environnementaux
- le  soutien à une production locale de qualité
- un développement économique responsable
La Ville de Voreppe, engagée dans l’élaboration de son Agenda 21,  a pris la décision de signer  cette convention.
L’évaluation des besoins en matière de restauration collective, l’introduction de produits de saison, la prédominance du critère «  production en circuits courts » et du critère « qualité » seront au menu de l’application de cette Charte signée à Voreppe.

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Main basse sur le riz

Aucune activité économique ne nourrit autant de personnes et ne se révèle aussi cruciale pour l’équilibre social de nombreux pays que la culture du riz. Le riz nourrit près de la moitié de la population de la planète, il conditionne la sécurité alimentaire mondiale. Cette céréale, qui occupe 15 % des surfaces cultivables de la planète, a le pouvoir de garantir la stabilité politique ou de renverser des gouvernements.

rizAu printemps 2008, le prix du riz est multiplié par six en quelques mois. Du jamais vu. Ce sont les plus pauvres qui souffrent de cette explosion des prix. Des manifestations éclatent dans une quarantaine de pays. On parle d’émeutes de la faim. « Pénurie » et « famine » sont martelés à l’infini par les radios et les télévisions du monde entier. Ces mots créent une véritable psychose. Tout le monde craint que l’approvisionnement en riz ne soit plus garanti.

En écho à la flambée des prix de 2008, ce documentaire aborde l’enjeu alimentaire mondial en enquêtant auprès des grands acteurs de la filière mondiale du riz. En reconstituant le puzzle du marché international – entre la Thaïlande premier exportateur de riz, Genève d’où opère le négoce et l’Afrique devenue le plus grand pôle d’importation de riz pour nourrir sa population – le film décrypte les rouages de ce marché et met en lumière ses dérives et ceux qui font main basse sur le riz – spéculateurs irresponsables et États corrompus. Enfin, il s’interroge sur l’efficacité des tentatives de politiques d’autosuffisance et l’accaparement des terres agricoles (dit « landgrabbing ») par les pays riches.

Alors, que s’est-il réellement passé au printemps 2008 ? Qui a provoqué cette panique ? Qui en a bénéficié ? Quelles leçons ont été tirées et quelles décisions ont été prises ? Ce documentaire d’investigation nous fait pénétrer dans la très discrète filière mondiale du riz. Et permet de mieux comprendre la complexité d’un marché dont les enjeux sont considérables pour la sécurité alimentaire mondiale de demain.

REPÈRES
Production mondiale de riz : 700 millions de tonnes
Exportations/Importations : 30 millions de tonnes
Premier exportateur mondial : la Thaïlande avec 10 millions de tonnes, soit le tiers du total
Première zone d’importation : l’Afrique avec 10 millions de tonnes
Principaux pays importateurs : les Philippines, le Nigéria et le Sénégal
Arte mardi 13 avril: 20h35

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