Archive | filière viande

AG du syndicat des éleveurs charolais de l’Isère

L’ Assemblée Générale du syndicat des éleveurs charolais de l’Isère aura lieu

Jeudi 11 mars, salle des fêtes, rue du Stade, Virieu-sur-Bourbre.

Ordre du jour :

9 h 15

- Encaissement des cotisations,

- Rapport d’activités 2009,

- Présentation des comptes,

- Renouvellement des administrateurs,

- Questions diverses.

Contact : Le Président – Claude REY

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Accord franco-belge sur les échanges de ruminants

Les autorités sanitaires françaises et les autorités belges ont signé un protocole d’accord, permettant l’assouplissement des conditions de circulation des ruminants français vers la Belgique, dès le 1er janvier 2010. Les délais d’expédition après vaccination ont été notamment réduits.
A partir du 1er janvier prochain, l’introduction en Belgique des espèces bovine et ovine est autorisée pour les animaux :

  • âgés de plus de 90 jours, vaccinés contre les deux sérotypes 1 et 8 depuis au moins trente jours. Cette disposition permet de raccourcir de 30 jours la période actuellement requise avant le départ des animaux ;
  • âgés de moins de 90 jours, nés de mères vaccinées contre les deux sérotypes 1 et 8. Cette disposition permet de lever les exigences de confinement des jeunes animaux.

Ces dispositions prendront fin le jour de la reprise officielle de l’activité vectorielle en Belgique (début du printemps). La France et la Belgique se sont engagées, avant le terme de cet accord, à poursuivre leur concertation sur des règles de mouvement simplifiées des animaux.
Cet accord a été obtenu grâce aux garanties sanitaires données à nos partenaires commerciaux qu’autorise le renouvellement par la France d’une campagne 2009-2010 de vaccination obligatoire contre les sérotypes 1 et 8. Bruno Le Maire a ainsi souhaité que la filière de l’élevage reste une filière d’excellence sanitaire en France et en Europe et lancé une campagne de vaccination contre la FCO le 2 novembre dernier.

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La viande en circuit court en Matheysine

Le CDRA Alpes Sud Isère (1) a mis en place un programme d’actions, en partenariat avec des structures telles que l’ADASEA, l’ARDEAR, Isère Sud Initiative, et la Chambre d’Agriculture, afin de soutenir la création, le développement et la transmission d’activités agricoles et rurales et de favoriser ainsi la relocalisation de l’économie.

Le CDRA organise régulièrement des visites de terrain, à la rencontre de tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, contribuent à la réalisation de ces objectifs, dans ce vaste territoire rural et montagneux qui va du Sud grenoblois à l’Oisans en passant par la Matheysine, le Valbonnais-Beaumont, le Trièves et Corps.

Paul-Dominique Rebreyend, éleveur et gérant de l'abattoir de La Mure en compagnie de Gilles Strappazzon, chef de projet CDRA Alpes sud Isère et conseiller général

Paul-Dominique Rebreyend, éleveur et gérant de l'abattoir de La Mure en compagnie de Gilles Strappazzon, chef de projet CDRA Alpes sud Isère et conseiller général

Mercredi 28 octobre, la visite du CDRA passait par l’abattoir de La Mure, qui s’efforce de valoriser au mieux, malgré les vicissitudes  actuelles,  la viande de boucherie des éleveurs locaux, notamment à travers un atelier de découpe et conditionnement très « pro »,(le temps du vrac en gros colis est terminé), un réseau de vente directe de plus en plus élaboré, qui consolide et fidélise le rapport producteur/ consommateur.  La plus-value générée par ce travail bénéficie aux éleveurs, lesquels ne sont pas épargnés par la crise qui frappe le monde agricole, dans toutes ses filières

Une démarche collective de territoire

Avec le gérant de l’abattoir pour guide, Paul-Dominique Rebreyend, éleveur à Pierre-Chatel, la délégation du CDRA conduite par Gilles Strappazzon, chef de projet et Gérard Leras, président de la commission agriculture et ressources naturelles, a pu se faire une idée précise du fonctionnement et du rôle de  cette structure qui consacre 80% de son activité à la découpe et la transformation et 20% à l’abattage.

La vente directe pour une cinquantaine d’éleveurs, livrés en camion frigorifique, le service à la clientèle (qui vient s’approvisionner de tout le département de l’Isère et parfois au-delà), ont été mis au rang des priorités depuis la reprise de l’abattoir, en l’an 2000, par une trentaine d’éleveurs matheysins.

Une démarche collective de territoire qui va tout à fait dans le sens de la dynamique poursuivie par le CDRA en faisant émerger une culture de filière locale. Une démarche valorisante, doublement profitable :

-      elle est appréciée par le consommateur qui achète une viande d’ici, conditionnée sur place (emballée sous vide dans sa presque totalité pour 0,30€ de plus) et provenant d’élevages du Connest, du Sénépi et autres pâturages matheysins,

-      elle est appréciée par les éleveurs à qui les animaux sont achetés au juste prix et qui peuvent ensuite faire de la vente directe à la ferme, dans des proportions qui ne font qu’augmenter.

Du producteur au consommateur

L'objectif optimal pour l'abattoir est de 300 à 400k de carcasses

L'objectif optimal pour l'abattoir est de produire entre 400 et 500t de carcasses dont près des trois quarts passent par la salle de découpe et sont conditionnées pour la vente directe (emballage sous vide).

« En 2000, une trentaine d’éleveurs de l’APROVI (association des producteurs de viande Isère) ont réuni un capital de 750 000 F, explique Paul-Dominique Rebreyend et créé Provi SA. Aujourd’hui, l’abattoir occupe dix temps plein. Sa production optimale: 400 à 500t de carcasses. Près des trois-quarts de celles-ci sont découpées et conditionnées pour la vente directe, dont une majorité destinée aux éleveurs sous forme d’emballage sous vide pour les consommateurs. Tout est mis en œuvre pour valoriser au mieux, dans l’intérêt des éleveurs. Dans cet esprit, nous pensons qu’il faut réfléchir  à une certaine professionnalisation de la vente directe. ».

L’offre de Provi SA va des pièces de haut de gamme, produites sous la marque Lou Bayou, aux produits transformés, en passant par tous les morceaux de la viande de bœuf. La palette est large, comme on le sait,  mais,  dans le contexte actuel de « vaches maigres », le consommateur ne se paye pas de l’entrecôte tous les jours, loin de là :

« Nous transformons environ 400 kilos de saucisses  et merguez par semaine en moyenne. Ces produits transformés permettent d’optimiser la production. Le steak haché est une étape supplémentaire que nous sommes en train de franchir. Pour l’instant, cela ne représente que 18% du poids total des carcasses traitées. Mais le projet est d’aller au-delà. Quand on a du mal à valoriser le bourguignon, le steak haché permet d’équilibrer. Le principe reste de valoriser les animaux des éleveurs à un prix satisfaisant. ».

Les éleveurs bovins en situation critique

Si Provi SA parvient bon an mal an à équilibrer les comptes, Paul-Dominique Rebreyend souligne que la situation de la filière bovine n’a rien à envier à celle de l’élevage laitier et qu’un petit abattoir comme celui de La Mure, élément moteur du développement local, a besoin d’être soutenu régulièrement par la collectivité publique.

« Certes, je n’ai pas eu besoin de vendre une seule bête au marché depuis longtemps », reconnaît tout sourire Paul-Dominique Rebreyend (qui pratique la vente à la ferme depuis plus de 30 ans). « Cela n’empêche que les producteurs de viande sont au fond du trou. Leur revenu n’est pas meilleur que celui des éleveurs laitiers ou ovins (2). Et j’ai bien peur que l’on perde rapidement la moitié des éleveurs viande ».

Quant à la pérennité de l’outil, elle passe nécessairement par le soutien  des collectivités publiques :

« Un outil comme celui-là vieillit vite. Il y a besoin d’investir. Nous  n’avons pas encore  l’agrément CEE, même si nous l’espérons pour bientôt. Mais nous ne sommes sûrs de rien. En tout cas, ce que nous souhaitons vivement, c’est que le Conseil général de l’Isère ne continue pas à consacrer  l’essentiel de son aide à l’abatttoir de Grenoble-Le Fontanil ».

Un éleveur-administrateur de l’abattoir de Bourg-d’Oisans, Didier Girard, présent à cette visite,  signalait à cette occasion qu’une concurrence voyait le jour entre Grenoble-Le Fontanil et Bourg-d’Oisans, qui peut être très préjudiciable à l’activité locale: « Nous avons perdu récemment un de nos plus gros éleveurs qui a préféré, pour des questions de prix, transporter ses animaux jusqu’au Fontanil (3)».

Message reçu par Gilles Strappazzon, conseiller général du canton de Vizille.

………………………………………………………………………………

(1) Le contrat de développement Rhône-Alpes engage le territoire sur un programme d’actions sur 5 ans (2006-2011). Il concerne 8 cantons, 108 communes, 620 00 habitants.

(2) La situation ne date pas d’hier puisque, selon les statistiques publiées  par le ministère de l’Agriculture, le revenu moyen des éleveurs de bovins a diminué de 25% en 2007. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée, loin de là.

(3) Un trajet qui représente environ 120 km aller-retour.

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Télévision: enquête sur le prix de la viande

Nul ne comprend pourquoi les producteurs de viande se plaignent de gagner de moins en moins d’argent alors que les prix à la consommation flambent.
M6, dans son émission Capital qui sera diffusée ce dimanche 6 septembre à 20H40 tentera de nous éclairer sur ce phénomène. On découvrira en particulier comment sont étabils les prix du jambon. Produit très consommé en France.

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Viande de porc: l’UFC Que choisir interpelle la grande distribution

S’appuyant sur les chiffres que vient de publier l’Observatoire des Prix et des Marges, l’UFC-Que Choisir exige que la distribution baisse les prix de la viande de porc en supprimant ses marges non justifiées.

Faisant suite à l’étude de l’UFC-Que Choisir de janvier 2009, au rapport d’Eric Besson de novembre 2008, ainsi qu’aux demandes de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs, les Ministères de l’Agriculture et des Finances ont donné pour mission à l’Observatoire d’éclairer le processus de formation des prix de plusieurs aliments de base.

Un premier comité, dédié à la construction du prix de la viande de porc, vient d’achever la première partie de ses travaux en publiant la méthodologie, les chiffres et l’historique des prix des huit dernières années (1). Ces données, acceptées et validées par l’ensemble des acteurs (éleveurs, abatteurs, transformateurs et distributeurs), confirment les conclusions de notre étude de janvier et démontrent : – que la marge brute de la distribution est en tendance à la hausse depuis 10 ans, renchérissant d’au moins 50 centimes du kilo, le prix de la longe, de la côte et du rôti de porc (2),

- que cette hausse s’est notamment produite au moment de la deuxième crise de la vache folle, à la faveur du report de consommation vers la viande de porc, – que les marges supplémentaires constituées à cette époque n’ont pas diminué depuis.

Bien qu’interpellée au sein de ce groupe de travail à plusieurs reprises par l’UFC-Que Choisir, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) n’a donné aucune explication à ces hausses brutales observées entre 2000 et 2001, ni au maintien de marges élevées depuis cette date. En l’absence d’explication, l’UFC-Que Choisir considère que ces augmentations de marges sont injustifiées et exige par conséquent que la distribution baisse ses prix.

Une suppression de ces marges indues aurait pour effet de réduire significativement les prix en rayon pour la viande de porc. En effet, une diminution de 50 centimes d’euro au kilo, permettrait une baisse du prix de vente sur le rôti de 7%, sur la longe de 8 % et sur la côte de porc de 9%.

________________________________

1 – Les résultats de l’observatoire des prix et des marges sont disponibles à l’adresse Internet suivante : http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/concurrence/prix/porc_frais_graphiques300609.pdf

2 – Par rapport à un prix moyen en rayon de 6 euros 06 /kg pour la longe, de 7 euros 16 /kg pour le rôti et 5 euros 41 /kg pour la côte de porc (chiffres de mars 2009 – Source Observatoire des Prix et des Marges / FranceAgriMer).

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Le bison rejoint la faune de l’Oisans

Didier Girard est éleveur de bisons à Rochetaillée, porte de l’Oisans, au pied des réserves d’or blanc et dans l’ombre des montagnes qui les abritent. « Un lieu que les anciens ont baptisé la petite Sibérie », remarque t-il. « On ne voit pas le soleil pendant au moins trois mois, ici ».

Ce jeune agriculteur  fait partie de la trentaine d’éleveurs français qui ont choisi le bison d’Amérique. Au sein de l’exploitation familiale (qui comprend un gîte-auberge, un camping, un centre équestre), il veille sur un cheptel de 16 bêtes , au pré en permanence, contenues dans un parc plus hermétique qu’un parc pour ruminants ordinaires. Ces bêtes-là sont sauvages, faut-il le préciser, pèsent entre 600kg et une tonne, et mieux vaut qu’elles ne s’échappent pas trop souvent de l’enclos.
Comme on s’en doute, surtout en les voyant de près, la manipulation de ces espèces non domestiques  volumineuses (principalement pour le déparasitage et la prophylaxie) est toujours une opération délicate. Mais, en dehors de ça, le bison est un animal qui reste au pâturage toute sa vie. Une bonne chose pour l’éleveur quand on sait que le poids d’un mâle approche de la tonne.

Questionné sur ce qui l’a motivé à opter pour cet élevage, Didier Girard, raconte son cheminement : « J’ai d’abord eu une activité équestre, à côté de l’auberge que tient mon père.  J’ai également des moutons, que je vais d’ailleurs monter à l’ estive prochainement, au Soreiller (commune de Saint-Christophe-en-Oisans). Elles y passeront quatre mois. Mais, pour être autonome, je cherchais une activité de diversification. J’ai pensé au daim et je suis allé visiter l’élevage de Mont-Saint-Martin (lire notre article sur ce sujet). Mais en repartant, l’image de bambi a été la plus forte. Je me suis alors intéressé au bison et suis allé visiter six ou sept élevages français –il y en a peu en zone de montagne- puis j’ai enchaîné avec un petit voyage au Québec ».

C’est ainsi que le jeune agriculteur a pris sa décision en connaissance de cause. Cet animal rustique, authentique, lui plaît. Un animal peu exigeant, et tout bien pesé, un ruminant assez raisonnable: il ne mange que la quantité de céréales dont il a besoin (de 4 à 6kg/jours) . Ce qui autorise l’éleveur à laisser un nourrisseur en libre service sans risques d’indigestion. Le cheptel s’est bien adapté à son environnement et son effectif  va prendre de l’importance dans un futur proche  (2 ans, en principe) car 9 bisonnes ont vu le jour récemment.

C’est à l’initiative du CDRA Sud-Isère (1) que la visite de l’élevage était organisée jeudi, avant la réunion du comité de pilotage à Bourg d’Oisans. Le CDRA  a aidé l’éleveur à acquérir différents instruments et équipements intervenant dans la partie commercialisation de la viande, laquelle se fait entièrement en direct, sur l’exploitation. Gilles Strappazzon, conseiller général et chef de projet du CDRA Sud-Isère était sur place avec une douzaine de personnes.

En quittant l’exploitation de Didier Girard (2), on ne peut s’empêcher de penser qu’à la fin du XIXe siècle, le bison d’Amérique était pratiquement en voie d’extinction, exterminé par les colons qui y voyaient le meilleur moyen de tarir la principale ressource du peuple indien.

Sans la volonté de quelques éleveurs de sauver cette espèce, cet animal n’aurait jamais eu la chance de goûter aux pâturages de  l’Oisans et de découvrir le pays de Gaspard.

Il en ferait une tête, le père Gaspard, en voyant ces bêtes à Rochetaillée ! On l’imagine en train de se gratter la barbe !

Fiche signalétique du bison

Maturité sexuelle : environ 26 à 30 mois pour les femelles et 2 ans pour les mâles  Durée de gestation : 275 à 290 jours
Premier vêlage : à partir de 2 ans
Poids à la naissance : 18 à 25 Kg
Sevrage : 8 mois
Poids au sevrage : 150 à 220 Kg
Pourcentage des vêlages : 85 à 95%
Maturité physique : mâles: 6 à 9 ans- femelles : 5 à 6 ans
Poids adulte : mâles 800 à 1000 Kg
Femelles : 500 à 700 Kg
Age d’abattage : entre 18 mois et 6 ans

Poids carcasse : 200 à 450 Kg

______________________________________________

(1) Rappelons que le programme agricole et forêt du CDRA Alpes Sud Isère permet au territoire de bénéficier d’un soutien de l’ordre de 2 millions d’euros de la Région Rhône-Alpes et du Conseil Général de l’Isère, pour le développement rural et l’agriculture des 108 communes du territoire Alpes Sud Isère.
(2) Didier Girard est toujours prêt à faire visiter son élevage aux groupes que cela intéresse. Il faut lui passer un coup de fil pour convenir d’un rendez-vous. L’adresse est : gîte-auberge La libellule, chemin du Bouthéon, Rochetaillée- 38250 Bourg d’Oisans.Tel : 04.76.79.15.57

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“Le transfert sur Grenoble est un échec”

Au cours de l’assemblée générale des JA, nous avons rencontré J.M. Bouchard, co-président du comité de défense de l’abattoir de la Côte-St-André. Il nous a confié son sentiment sur ce déménagement:bouchard.jpg

 » L’association est en sommeil pour le moment. Cela ne veut pas dire que ses membres sont démobilisés. Bien au contraire, ils sont à l’affût de la moindre info.

Au niveau de la restructuration qui a suivi la fermeture de notre abattoir, nous sommes nombreux à aller faire tuer nos bêtes sur Romans, d’autres sur la Tour… Le transfert sur Grenoble est un échec. Les navettes mises en place pour le transport des animaux et des carcasses sont pratiquement toujours vides!

Je regrette toujours, qu’à défaut de conserver le centre de La Côte, la solution de créer un centre d’abattage moderne, fonctionnel, près de Rives n’a pu aboutir. Je suis d’autant plus amer que contrairement à ce qu’on nous a dit, il faudra bien investir très rapidement plusieurs millions d’euros, on parle de 3, sur l’abattoir de Grenoble pour le mettre aux normes et le rénover. »

Chiffre confirmé par le nouveau DSV, M.Claude Colardelle.

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La viande fait salon!


 
Salon International de l’Agriculture
samedi 21 février-
dimanche 1er mars 2009
Paris, Porte de Versailles
Hall 1, Allée G, Stand 24

Une nouvelle « Planète Viande » en orbite
au Salon International de l’Agriculture
pour un « voyage au centre du goût » avec la filière viande !

Depuis bientôt six ans, « Planète Viande, ses métiers et ses saveurs » réunit l’Interprofession Bétail et Viande (INTERBEV), le Centre d’Information des Viandes (CIV) et Fil Rouge (Fédération de signes de qualité), avec la participation de l’Office de l’élevage, pour informer les visiteurs du Salon International de l’Agriculture sur la filière viande et ses produits.

En 2009, c’est un tout nouveau stand qui va sortir de terre : nouvelle architecture et nouvelles animations, avec pour public privilégié les jeunes et pour fil conducteur la transmission intergénérationnelle. Une « Planète Viande » qui favorise les échanges entre parents et enfants via un voyage au centre du goût, décliné dans un univers à tendance « high tech » pour une information interactive : une sphère, symbole de la planète, pour englober le stand ; un design général et des animations largement empreints au monde des jeux vidéo.

CINQ TEMPS FORTS POUR PERMETTRE AUX JEUNES D’EXPERIMENTER
UN VOYAGE UNIQUE AU CENTRE DU GOUT

1. A la découverte des morceaux
C’est LE lieu de rencontre et d’échange avec les professionnels de la boucherie. Si les désormais célèbres vitrines et cathédrale de viande seront toujours présentes pour l’édition 2009, un nouvel espace va accueillir un véritable show, mettant en scène des démonstrations de découpe assurées par un enseignant boucher, un jeune apprenti et un animateur professionnel. Objectif de ces démonstrations : valoriser les différentes dénominations et nouvelles découpes développées par la filière viande, améliorer la connaissance des morceaux et attester que les viandes peuvent être des produits pratiques et économiques. Et bien sûr, toujours de nombreux jeux sur grand écran.

2. Mission qualité
Pour tout savoir sur les viandes sous signes de qualité (Label Rouge, Agriculture Biologique, AOC/AOP, IGP, STG), un jeu vidéo en réseau sur écran géant réunira les visiteurs qui, le temps d’une partie, devront faire les bons choix pour répondre aux principaux critères du cahier des charges qualité retenu en début de jeu. Mission Goût, Mission Environnement ou encore Mission Origine : pour chaque nouvelle partie de 30 mn, les joueurs devront choisir à la majorité l’une de ces trois quêtes dont chaque étape sera ensuite soumise au vote de chacun via un boîtier électronique. En fonction des résultats des votes, l’animateur maître du jeu fera avancer la mission, menant vers la victoire les connaisseurs en matière de qualité !

3. Destination équilibre
Attention, c’est ici que la tête et les jambes des visiteurs seront sollicitées ! Après avoir répondu au quiz « Questions d’équilibre » pour se tester sur les 7 groupes d’aliments, la place de la viande et l’importance de l’activité physique dans l’équilibre alimentaire, les meilleurs s’affronteront en finale dans une partie de jeu vidéo particulièrement dynamique. De quoi donner tout son sens à la recommandation du PNNS : « Manger, bouger » !

4. Objectif cuisine chrono
Chaque année, c’est LE best-seller du stand Planète Viande : des démonstrations culinaires de 30 mn où les visiteurs apprennent à cuisiner les viandes et à les déguster. Ce sera donc à nouveau le cas en 2009, avec toujours un atelier pour les enfants et deux ateliers pour les plus grands, mais avec des nuances de taille : – à chaque séance, le chef invitera un jeune à passer avec lui en cuisine pour devenir, le temps d’une recette, son marmiton ; - toutes les démonstrations réalisées seront des recettes à faire « par les enfants » ou « pour les enfants », pour rappeler que les viandes sont faciles et rapides à cuisiner.

5. Au-delà du produit
Un espace où l’on découvre les coproduits de la filière viande : le cuir bien sûr, mais aussi la corne et la laine. Question cuir, les visiteurs verront à l’œuvre un gantier et un bottier ; celui-ci montrera l’apport des nouvelles technologies dans un métier de tradition : outre le travail du cousu main sur son établi, il utilisera également l’informatique, qui permet de démocratiser la chaussure sur mesure en développant le demi mesure. Des ateliers pour enfants seront organisés autour du travail du cuir et de la laine.

ET POUR LE BUZZ : PLANETE MEDIA

Incontournable à l’heure du numérique, la Planète Média du stand Planète Viande accueillera les stations de radio et chaînes de télévision désireuses de se délocaliser et de vivre le Salon de l’Agriculture de l’intérieur le temps d’une émission. Et entre deux émissions, ce sont de jeunes journalistes en herbe, recrutés dans le public, qui prendront leur place le temps d’un journal télévisé improvisé, à retrouver ensuite sur le Net.

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Le prix de la viande de boeuf à l’index

Pouvoir se payer l’entrecôte, comme le chantaient les Frères Jacques, de plus en plus de consommateurs font une croix dessus. L’UFC-Que Choisir publie aujourd’hui son étude sur la formation des prix à long terme pour trois grandes filières : boeuf, porc et volaille. Cette étude démontre que depuis 1990 de nombreux écarts injustifiés sont apparus entre les prix agricoles et les prix au consommateur.

Pour l’UFC-Que Choisir, l’évolution des prix agricoles ne permet pas de justifier les augmentations observées entre 1990 et 2008 sur les prix à la consommation de la viande. Les professionnels de l’industrie et ceux de la distribution tendent en fait à répercuter les hausses de prix agricoles, mais « oublient » de répercuter les baisses, notamment lorsque surviennent des crises sanitaires.

Le prix du boeuf en rayon a augmenté de 50 % entre 1990 et 2008, alors que dans le même temps, le prix de l’animal subissait au total une baisse de 15%. Les calculs de l’UFC-Que Choisir montrent que les surcoûts avancés par les professionnels n’expliquent que 1,1 euros/kg à 1,5 euros/kg sur les 6 euros/kg d’augmentation(*1). Le reste de cet écart s’est surtout constitué à la faveur des deux crises de la vache folle, où les fortes baisses du prix de l’animal n’ont jamais été répercutées sur les prix aux consommateurs.

Ce sont des mécanismes analogues qui expliquent que, sur la même période, le prix de détail de la viande de porc ait progressé de 26 % (échine) et que celui de la volaille ait flambé de +40%, alors que les prix agricoles baissaient respectivement de 30 % et 7 %.

La responsabilité dans l’augmentation des marges est, au moins pour le cas du porc, plus prononcée au niveau de la distribution qu’à l’échelon industriel. Ainsi, le rapport d’Eric Besson(*2) estimait la marge nette réalisée par la distribution sur le porc à plus de 26 % (rôti), ce qui est particulièrement élevé pour une activité dont les marges sont normalement réduites.

Alors que l’alimentation fait partie des premiers postes de dépenses des ménages et grève plus fortement les budgets modestes, l’UFC-Que Choisir demande :

- aux opérateurs de s’expliquer sur ces divergences entre les prix agricoles et les prix à la consommation,

- à l’Observatoire des Prix et des Marges de publier le montant des marges brutes et nettes des opérateurs pour les grandes familles de produits alimentaires,

- aux autorités en charge de la concurrence de renforcer leur vigilance sur les secteurs industriels très concentrés et de vérifier que les crises sanitaires n’induisent pas un effet d’aubaine pour les professionnels,

- aux pouvoirs publics de donner à l’Autorité de la Concurrence le pouvoir qui lui fait défaut de rétablir la concurrence dans les zones de chalandise non concurrentielles de la grande distribution.

(*1) : Calcul pour l’entrecôte entre 1990 et 2008, en tenant compte de la baisse de prix agricoles sur cette période.
(*2) : Rapport sur la formation des prix alimentaires – Décembre 2008.

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Viande de porc irlandaise: l’UE en aide aux éleveurs

Les États membres ont approuvé hier de nouvelles mesures exceptionnelles de soutien en faveur du marché irlandais de la viande de porc touchée par la crise de la dioxine, dans le droit fil des conclusions de la présidence du Conseil européen de Bruxelles (11 et 12 décembre 2008). La semaine dernière, la Commission avait déjà introduit, à titre de mesure d’aide d’urgence, un régime d’aide au stockage privé pour une quantité maximale de 30 000 tonnes de viande porcine.

Ce régime de stockage financé par l’UE, officiellement adopté par la Commission aujourd’hui, concerne la viande obtenue à partir de porcs élevés en Irlande dans des exploitations qui n’ont pas utilisé d’aliments pour animaux contaminés. Compte tenu de la situation particulièrement difficile du marché en Irlande, la Commission propose maintenant une nouvelle mesure exceptionnelle de soutien du marché sous la forme d’un programme d’élimination des animaux bloqués dans les exploitations qui ont utilisé des aliments contaminés, ainsi que de certains stocks de viande de porc détenus dans les abattoirs ou appartenant encore à ces derniers.

L’UE cofinancera les achats à un taux moyen de cinquante pour cent. De plus, le comité de gestion qui s’est réuni hier a approuvé un régime d’aide au stockage privé pour l’Irlande du Nord. Ce régime prévoit qu’une quantité maximale de 15 000 tonnes de viande de porc peut être stockée pour une période maximale de six mois en Irlande du Nord. Le régime suit la même approche que celle établie la semaine dernière pour l’Irlande.

Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, a déclaré à ce propos: «Il s’agit d’un autre exemple concret de la manière dont l’Union européenne peut aider les agriculteurs irlandais à traverser cette crise. Nous espérons que le cofinancement de la destruction de la viande concernée permettra de régler rapidement le problème et aidera les agriculteurs qui font face à des difficultés financières.»

L’objectif poursuivi par l’UE en cofinançant ce régime d’élimination est de soutenir les différentes mesures déjà adoptées par les autorités irlandaises et de retirer ainsi du marché les animaux et produits concernés. Le règlement relatif au régime d’élimination prévoit que l’indemnité financière versée aux fournisseurs des animaux et de la viande porcine doit être calculée sur la base de la valeur marchande des produits en cause.

Les autorités irlandaises ont adopté plusieurs mesures de précaution en faisant retirer du marché toute la viande et tous les produits dérivés provenant de porcs abattus après le 1er septembre 2008 en Irlande et en suspendant temporairement la commercialisation de viande de porc. Cette action fait suite à la découverte récente de taux élevés de polychlorobiphényles (PCB) dans certaines viandes de porc provenant d’Irlande, qui s’explique par la distribution d’aliments pour animaux contaminés provenant d’un seul producteur.

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