Archive | filière viande

Ratification du ceta par le parlement européen

Mercredi 15 février, le Parlement européen s’est prononcé, à une large majorité, en faveur de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada. C’est avec une grande déception et incompréhension que les professionnels de la filière viande bovine française constatent malheureusement la décision des députés européens de ratifier l’accord : un accord contre lequel ils s’opposent depuis des mois, car destructeur pour l’élevage bovin européen et qui pourrait fragiliser encore plus la filière.

Malgré tout, INTERBEV tient à saluer les parlementaires français et étrangers qui ont eu le courage et la lucidité de s’opposer à un tel accord ainsi que le travail mené conjointement avec ses différents partenaires, dont la Fondation Nicolas Hulot, à l’occasion d’une lettre ouverte envoyée aux candidats à la présidentielle les alertant des dangers du CETA.

Les professionnels de la filière bovine refusent néanmoins d’en rester là : si cette étape devrait permettre l’entrée en vigueur du CETA dès le mois de mars de manière provisoire, il devra toutefois faire l’objet d’un vote par le Parlement français.

C’est donc au niveau national que l’interprofession élevage et viande entend poursuivre sa mobilisation et demandera aux candidats à l’élection présidentielle de se positionner clairement sur ce point, à l’occasion de leur visite au Salon International de l’Agriculture 2017.

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Viandes de France

Les professionnels des filières viandes françaises, avec le soutien du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, ont lancé début 2014 une nouvelle signature « Viandes de France » qui garantit origine et traçabilité, afin de valoriser leurs productions auprès des consommateurs.

Le pacte de confiance entre les acteurs de la filières et les consommateurs s’établit désormais à travers 10 logos
Viandes de France exprime les valeurs communes partagées par la filière viandes françaises. La signature Viandes de France concrétise l’engagement des acteurs de la filière (porc, volaille, lapin, viandes bovine, chevaline, ovine et caprine) pour une alimentation de confiance, fondée sur l’origine, le savoir-faire et les bonnes pratiques.

« C’est une formidable victoire collective des professionnels qui ont réussi à se mettre d’accord pour que cette signature commune puisse voir le jour, souligne Stéphane Le Foll. J’ai toujours été convaincu que cela constituerait un atout sur le plan économique car cela répond à une véritable attente des Français qui ont été échaudés ces dernières années par des scandales à répétition. »

Pourquoi choisir Viandes de France ?

Le logo Viandes de France assure au consommateur que la viande est issue d’animaux nés, élevés, abattus, découpés et transformés en France. Il garantit également un mode de production respectueux de l’environnement, du bien-être animal et d’animaux nourris grâce à une alimentation saine et durable.

Garant d’une traçabilité totale, comme pour toute la production française, le logo Viandes de France répond à des normes sanitaires rigoureuses. Son volet social atteste d’un salaire minimum appliqué et du respect du droit du travail français protecteur des salariés. Enfin, choisir Viandes de France permet aussi de contribuer à la diversité et à l’excellence génétique française, tout en préservant des savoir-faire qui se transmettent de génération en génération.

Fiche d’identité express
Origine : viande provenant d’animaux nés, élevés, abattus, découpés et transformés en France. Espèces concernées : bœuf, agneau, chèvres, cheval, porc, lapin et volailles. Produits concernés  : produits entiers, découpes, hachés, produits élaborés et plats cuisinés. Logo : un logo facilement reconnaissable à sa forme qui rappelle la silhouette de la France et aux couleurs bleu-blanc-rouge

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La Région consacre 1,66 M€ sur 4 ans pour la filière laitière bovine

Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes et le Président de Rhône-Alp’élevage, Raymond VIAL ont signé, le 2ème Contrat régional d’objectif de filière (CROF) bovin lait 2015 – 2018, au Groupement agricole d’exploitation commune (GAEC) de Chazelles à Essertines-en-Châteauneuf (Loire), en présence de Michel GREGOIRE, Vice-président délégué à l’Agriculture et au développement rural et d’Alain TRICHARD, Président du CRIEL Sud Est.

Ce 2ème CROF Bovin lait (un 1er CROF avait été mis en place en 2009 – 2013 suivi d’un plan stratégique lait depuis 2013) est doté d’une enveloppe régionale de 1,66 M€ sur 4 ans. Il s’articule autour de trois grandes priorités identifiées de manière concertée :
- maintenir ou accroître la performance de la filière en optimisant et sécurisant les systèmes de production afin d’assurer un revenu suffisant aux éleveurs laitiers et en apportant un soutien non seulement aux exploitations qui souhaitent se moderniser et innover mais aussi aux entreprises de l’aval afin d’optimiser la logistique de leur collecte ;
- tirer parti de la diversité des systèmes de production et des terroirs en maintenant un maillage
d’exploitations laitières sur l’ensemble du territoire et en consolidant la diversité des pratiques agricoles et des débouchés pour la filière ;
- renforcer les relations de partenariat et la connaissance de la filière en bâtissant une relation de
confiance avec les consommateurs et de réelles concertations stratégiques entre les transformateurs et les Organisations de Producteurs (OP). Le partenariat s’entend aussi avec la jeune génération par
l’amélioration de l’attractivité et vivabilité du métier.

25% des exploitations rhônalpines sont spécialisés dans l’élevage laitier, qui représente, en valeur, la
première activité agricole de la région. On dénombre 264 000 vaches laitières, 1,4 milliard de litres de lait livrés et 125 établissements de transformation.

L’exploitation laitière, en Rhône-Alpes, présente plusieurs spécificités :
- des exploitations de taille modeste, principalement situées en montagne où la collecte entraîne un
surcoût de 14€ pour 1000 L. 68% du lait rhônalpin est produit en montagne (63% du territoire) par 76% des exploitants ;
- une moindre productivité animale (de 14% inférieure à la moyenne nationale) qui s’explique par les
contraintes des cahiers de charge de certains Signes d’Indentification de la Qualité et de l’Origine (SIQO),
- un mode de production souvent plus extensif et des races plus rustiques comme la montbéliarde (56% du cheptel).

Et plusieurs points forts :
- un tissu de PME et de coopératives laitière qui maille les zones de production et créé une dynamique
économique ;
- une part importante de la production valorisée sous signe officiel de qualité : une exploitation rhônalpine sur 4 produit en appellation d’origine protégée AOP ou en indication géographique protégée IGP (la future grande Région, union au 1er janvier 2016 de l’Auvergne et de Rhône-Alpes pourra se prévaloir d’être la championne française des fromages sous AOP) ;
- une dynamique d’installation : on compte en moyenne 260 installations par an et la moyenne d’âge des chefs d’exploitation est de 46 ans.

« Le CROF que nous signons aujourd’hui est l’expression d’une volonté, celle de préparer ‘l’après quotas’, d’en être les acteurs plutôt que de simples spectateurs » explique Jean-Jack QUEYRANNE. « La fin des quotas laitiers et de la gestion administrée à l’échelle européenne des volumes de production ne devait en aucun cas conduire à la résignation face au marché ni à une uniformisation des modes de production ».
Pour aider les filières agricoles à faire face aux évolutions de leur environnement économique, le CROF permet un accompagnement de l’amont à l’aval dans l’effort de structuration et d’innovation. Aujourd’hui, 10 filières bénéficient d’un CROF : abeilles, chevaux, bovins lait, bovins viande, volailles, chèvres, lapins, porcs, vins, agriculture biologique.

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Feuille de route pour la filière bovine

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a réuni les acteurs de la filière de la viande bovine ainsi qu’il s’y était engagé lors d’une première réunion le 12 mai dernier. ©Cheick.Saidou.Min.Agri.Fr

Conscient des difficultés des éleveurs et de la situation de tension très forte sur le terrain avec des blocages d’abattoirs, Stéphane Le Foll a appelé l’ensemble des acteurs économiques de la filière et en particulier les abatteurs et les distributeurs à faire preuve de responsabilité en permettant que les prix de vente de la viande bovine conduisent à une juste rémunération des éleveurs. Les différents participants, distributeurs comme abatteurs, ont confirmé leur engagement dans ce sens pour une remontée progressive des cours des bovins abattus en commençant dès cette semaine par une hausse du prix d’achat des animaux.

Le 12 mai dernier, le ministre avait annoncé des mesures d’urgence pour les éleveurs qui doivent faire face à des situations de trésorerie difficiles notamment par l’annonce d’une première enveloppe de 3.5 millions d’euros de crédits pour la prise en charge des cotisations sociales des éleveurs mais aussi une fonds d’allègement des charges à hauteur de 2 millions d’euros.
Stéphane Le Foll a annoncé à l’occasion de la table-ronde d’aujourd’hui un doublement de l’enveloppe MSA, portant ainsi à 7 millions d’euros la prise en charge des cotisations sociales. Les éleveurs pourront par ailleurs bénéficier d’exonérations sur la taxe sur le foncier non bâti.

De façon structurelle, le ministre a également demandé que la transparence soit améliorée au sein de la filière, que ce soit sur les modalités de fixation du prix des carcasses (dispositif de présentation-pesée-classement des carcasses) ou en proposant un indicateur relatif au steak haché qui représente une part majeure de la valorisation des viandes bovines.

Sur la question des promotions, le ministre a demandé à l’interprofession d’objectiver au plus vite la situation et de faire des propositions au plus tard le 1er septembre pour trouver la solution la plus appropriée.

Le ministre a salué les travaux conduits au sein de l’interprofession pour parvenir à une amélioration qualitative de la viande bovine et appelé les acteurs à rendre ce dispositif opérationnel dans les meilleurs délais. Cette démarche doit être couplée avec la généralisation de l’utilisation du logo « viande bovine française » qui doit être présent sur tous les produits répondant au cahier des charges, y compris lorsqu’il s’agit de produits transformés.

Le Ministre a confirmé la mobilisation de l’Etat pour développer l’approvisionnement local pour la restauration collective dont il la responsabilité. Il a cité en exemple le travail engagé avec le ministère de la Défense, qui utilise pour l’alimentation des armées une très grande majorité de viandes françaises et qui souhaite encore progresser en la matière.

Il convient également de consolider les marchés à l’export. Ils représentent un débouché majeur pour la filière sur lequel il faut chercher à créer de la valeur. Le ministre a annoncé la mise en place d’une plateforme collective pour structurer les acteurs à l’export. Elle doit permettre à la France de s’organiser au plus vite pour saisir des opportunités commerciales.

Le Ministre a également appelé la filière à travailler à un renforcement de la notoriété des viandes françaises à l’étranger, notamment en donnant un prolongement au logo « viande de France » pour l’export.

Cette table ronde a ainsi permis de déterminer une feuille de route à la fois pour répondre aux urgences de court terme et pour recréer de la valeur au bénéfice de tous les maillons et ainsi pérenniser l’élevage bovin viandes sur tout notre territoire.

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15 % des exploitations porcines ne tiendront pas jusqu’à la fin de l’année

Xavier Beulin était l’invité du « Club de la Presse » mercredi soir sur Europe 1. Le président de la Fnsea s’est notamment exprimé sur l’agriculture et le blocage d’abattoirs par les éleveurs.

Il a annoncé la fin des blocages dont 18 abattoirs étaient victimes depuis quatre jours.

Alors que les éleveurs de porcs ont obtenu des mesures pour revaloriser le prix de leur viande, les éleveurs bovins, à leur tour, ont décidé d’exprimer leur mécontentement.

Après une réunion au ministère de l’Agriculture mercredi, ils ont pu obtenir des avancées, comme le révèle Xavier Beulin, président de la FNSEA.

Il a par ailleurs annoncé la fin des blocages que les éleveurs de bovins avaient mis en place dans 18 abattoirs depuis quatre jours.

Prix revalorisés.

Les acteurs de la filière bovine réunis au ministère de l’Agriculture mercredi se sont en effet « engagés » à revaloriser les prix payés aux éleveurs, a annoncé le président de la FNSEA.

« Nous avons obtenu un engagement ferme à revaloriser les prix », a déclaré Xavier Beulin. Aucun prix précis n’a été fixé pour le moment, a-t-il précisé. Mais les « centimes additionnels » des prochaines semaines vont être surveillés afin de vérifier si les engagements seront concrétisés.

« Sur le court terme, on a besoin au minimum des prix qui couvrent le prix de revient », rappelle Xavier Beulin, et « ce n’est plus le cas » aujourd’hui. Il avance le chiffre « pénible » de « 10 à 15% des exploitations porcines qui, si rien n’est fait, ne passeront pas l’année ».

Le kilo de carcasse de boeuf à 4 euros ?

De quelle augmentation ont besoin les éleveurs aujourd’hui pour rentrer dans leurs frais ? « 15 centimes de plus » que le prix de revient pour les éleveurs de porcs, « 60 centimes » pour un éleveur de bovins. Le kilo de carcasse est actuellement payé à ces derniers « entre 3 euros et 3,40 euros selon les qualités », explique le président de la FNSEA. « Il faudrait montrer à 4 euros, ce qu’on a connu il y a deux ans », avance-t-il.

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Mobilisation sur la situation de l’élevage bovin viande

L’embargo déclaré par la Russie sur les produits agricoles et agroalimentaires européens provoque des difficultés sur certains marchés dont celui de la viande bovine. L’effet de l’embargo russe est par ailleurs amplifié, s’agissant de la viande bovine, par la perspective de la fin des quotas laitiers le 31 mars prochain qui entraine un afflux important de vaches de réforme laitières dans les abattoirs européens.

Pour faire face à ces difficultés, Stéphane LE FOLL et le gouvernement sont mobilisés sur 4 priorités.

1. Aides aux éleveurs en difficulté

Pour répondre aux difficultés conjoncturelles rencontrées par les éleveurs, le Ministre a demandé à la MSA des reports ou des prises en charge de cotisations sociales, analogues aux mesures mises en place dans le secteur des fruits et légumes. Les prises en charge seront mises en œuvre sur la première enveloppe 2015 du fonds d’action sanitaire et sociale de la MSA.

Les Préfets sont chargés de constituer des comités départementaux afin de procéder à l’identification des exploitations en difficulté et d’examiner leurs besoins. Les services de l’Etat et la MSA veilleront à ce que les mesures suivantes soient mobilisées pour les exploitants connaissant des problèmes de trésorerie :

- Report et étalement des échéances de paiements pour l’ensemble des éleveurs en difficulté des cotisations pour une durée maximale de 3 ans,

- Prise en charge, pour les plus impactés, des cotisations sociales par le Fonds d’action sanitaire et sociale de la MSA.

Ces mesures complètent les autres dispositifs d’aides aux agriculteurs concernés par ces difficultés et en cours d’examen dans les cellules départementales mises en place dans ce but : ainsi des demandes individuelles d’exonérations de taxe sur le foncier non bâti peuvent être présentées par les éleveurs en situation fragile.

Stéphane LE FOLL a également demandé qu’une mission soit confiée au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux afin d’examiner les situations de trésorerie des exploitations d’élevage bovin viande, et les causes, structurelles ou conjoncturelles, de leur fragilité afin d’y apporter les réponses adaptées.


Rappel : Afin d’aider les exploitations dans la gestion de leur trésorerie, tout a été fait pour que les avances sur paiement des aides PAC du premier pilier soient versées pour la quasi-totalité des demandes reçues en 2014. Ce sont ainsi 3,4 milliards d’Euros qui ont été versés aux agriculteurs depuis le 16 octobre. 35 300 éleveurs bovins ont ainsi bénéficié d’une avance de 80 % sur la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) et de 50% sur l’aide complémentaire pour un montant total de 223,6 millions d’euros.Par ailleurs l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN) a été revalorisée, pour atteindre progressivement un montant de 1 056 M€/an d’ici 2019 (soit +300 M€/an par rapport à 2013). Dès 2014, les montants versés depuis le 15 septembre sont revalorisés de 15% pour chaque agriculteur. Les travaux sur l’application de la prime à la vache allaitante dans le cadre de la nouvelle PAC se poursuivent, les représentants de la FNB ont été reçus par le Cabinet du ministre le 2 décembre afin d’examiner les différents scénarii possibles en matière d’attribution des références qui permettront l’attribution des primes aux éleveurs concernés.

2. Mesures européennes

Si la Commission a rapidement accordé des aides pour les secteurs les plus directement touchés (fruits et légumes, lait) elle n’a à ce stade pas fait de propositions concernant les autres secteurs notamment dans le secteur des viandes. Le Gouvernement s’est opposé avec détermination au financement via les « réserves de crise » des mesures de soutien et Stéphane LE FOLL a réuni 21 Etats-membres lors du Conseil agricole du 10 novembre sur une proposition conjointe adressée à la Commission européenne afin qu’elle envisage d’autres sources de financement. La Commission européenne a depuis confirmé que les mesures d’urgence liées à l’embargo russe ne seront pas financées sur la réserve de crise mais sur d’autres ressources budgétaires.

Il est également nécessaire de repenser au niveau européen l’approche de suivi des marchés et de prévention des crises en liant le suivi des marches des produits laitiers à celui de la viande bovine dans le contexte de fin des quotas laitiers. La France proposera des pistes de travail aux autres Etats-membres à l’occasion du prochain Conseil des ministres de l’agriculture de décembre.

3. Développement de l’export

A la demande de Stéphane LE FOLL, les services du ministère des affaires étrangères et du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF) se sont mobilisés avec les professionnels pour identifier les différents marchés exports et ont concentré leurs efforts pour lever les barrières et ouvrir de nouveaux marchés.

Grâce à cette mobilisation, après la réouverture du marché algérien pour les bovins vivants en octobre, la Russie vient de rouvrir son marché pour les bovins vivants européens ainsi que sur les abats, graisses et farines à base de viande. Cet engagement sera poursuivi et amplifié pour aboutir à de nouvelles ouvertures de marchés notamment avec les pays du bassin méditerranéen mais aussi sur les marchés asiatiques. Par ailleurs suite aux efforts déployés par le Ministre et les professionnels le marché des broutards légers (300kg) vers la Turquie est désormais une réalité.

4. Développement de l’approvisionnement local et de qualité dans la restauration collective

Cette priorité est une attente forte des Français, désireux de connaître l’origine des produits alimentaires, leur mode de production, et de s’assurer de leur qualité sanitaire. C’est aussi un moyen d’assurer un débouché à la production agricole d’un territoire et ainsi de structurer l’offre et de créer une dynamique économique territoriale.

Stéphane Le FOLL a adressé un guide pratique le 2 décembre à tous les maires de France, aux présidents de région et de conseil général pour leur donner les outils juridiques à même de faciliter le recours à l’approvisionnement local dans les restaurants collectifs.

Les règles strictes qui encadrent la commande publique pour garantir un égal accès pour tous les fournisseurs et l’absence de discrimination, interdisent en particulier un critère d’attribution fondé directement ou indirectement sur l’origine du bien.

Pour autant, l’approvisionnement local peut avoir des caractéristiques propres (fraîcheur, saisonnalité, limitation des transports,…) qui répondent à des objectifs d’intérêt général, reconnus comme légitimes par le code des marchés publics, comme le développement durable ou la qualité des produits. Ce guide sera aussi transmis à tous les membres du gouvernement, pour que chacun, pour les restaurants dont il a la charge, prenne en compte ces orientations.

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La filière viande en Rhône-Alpes : plus de 17 000 emplois..

Avec plus de 17 000 emplois, la filière viande en Rhône-Alpes est plus spécialisée sur ses segments en aval.

Placée au 5e rang des régions françaises pour l’importance de l’ensemble de la filière, mais elle se situe au 3e pour le seul segment du commerce de gros. Le niveau d’exportation d’animaux vivants est également significatif. L’ensemble de la filière est davantage présent dans l’ouest de la région, à proximité de l’Auvergne et du Charolais.

Ces territoires accueillent en particulier de grandes unités d’abattage et de transformation de la viande.

La filière viande rassemble tous les établissements impliqués de manière significative dans la production de viandes ou de produits à base de viande, et ce quelle que soit leur place dans la chaîne de production. La filière se compose ainsi, d’amont en aval, de trois segments d’activités : l’élevage (principalement bovins, ovins-caprins, volailles, porcins), l’abattage-transformation de la viande et le commerce de gros.

Rhône-Alpes : 5e région française pour l’emploi dans la filière

En Rhône-Alpes, la filière viande compte près de 7 000 établissements, dont 6 000 exploitations agricoles. Elle occupe 17 300 personnes en 2011, ce qui correspond à environ 7 % du total national. L’effectif de Rhône-Alpes place la région au 5e rang des régions françaises, loin derrière la Bretagne et les Pays de la Loire, deux régions spécialisées dans le secteur de l’agro-alimentaire et regroupant chacune près de 40 000 emplois. La filière ne regroupe par ailleurs que 0,6 % des emplois régionaux. Cette part est de 0,9 % en France métropolitaine ; elle est très élevée dans les régions du Massif central, en particulier dans le Limousin, où 4,1 % des emplois sont liés aux activités de production de viande.

En général, les régions spécialisées dans la viande affichent une part des segments élevage et abattage-transformation plus importante qu’ailleurs. De son côté, Rhône-Alpes se distingue par une structure de l’emploi davantage orientée vers l’aval de la filière, le commerce de gros en particulier.

Une part importante de non-salariés, essentiellement dans l’agriculture

Selon les régions, la répartition de l’emploi entre les segments de l’élevage, de l’abattage-transformation et du commerce de gros peut varier sensiblement. La continuité de la chaîne productive de la filière sur une même zone géographique n’est pas toujours observée : ce n’est pas forcément l’élevage local qui fournit aux établissements industriels de la zone la matière première servant à la production de viande. Les échanges inter-régionaux, voire internationaux, sont fréquents. Par exemple, une partie des transformateurs régionaux peuvent se fournir en porcs provenant de Bretagne ou d’Espagne.

De même, l’engraissement de « broutards » peut s’effectuer en Italie. Le commerce de gros n’est pas, lui non plus, nécessairement implanté dans les régions d’élevage ou de production ; il peut se trouver à proximité des lieux de consommation ou des nœuds de communication comme l’Île-de-France.

Les caractéristiques de l’emploi dans la filière rhônalpine restent par ailleurs assez proches de celles constatées au niveau national. Les nombreux établissements du segment agricole de l’élevage sont naturellement constitués d’importants effectifs non-salariés. Ce statut particulier concerne environ 6 200 personnes dans la région, soit une part de 36 % de l’emploi total de la filière (contre 13 % pour l’emploi tous secteurs d’activité confondus).

Les femmes, même si elles représentent un tiers de l’emploi de la filière, sont moins présentes que sur l’ensemble des secteurs économiques (47 % en Rhône-Alpes). Les jeunes travailleurs sont également moins nombreux : la filière compte 42 % de travailleurs âgés de moins de 40 ans ; tous secteurs confondus, cette part est supérieure de 6 points.

En Rhône-Alpes, la spécialisation plus forte en aval de la filière explique des niveaux de salaires plutôt élevés. La rémunération annuelle nette y atteint 23 200 euros, soit 400 euros supplémentaires, en moyenne, par rapport à la filière viande en France métropolitaine. Avec
plus de 24 500 euros, les départements de la Loire et de la Haute-Savoie occupent les deux premières places de la région ; la Drôme et l’Ardèche, où les salaires sont inférieurs à 21 500 euros, ferment la marche.

Les effectifs de la filière dans la région se concentrent autour de Lyon, Roanne, Mâcon et Saint-Étienne

Au sein de la région, la présence de la filière viande est très marquée sur un large espace géographique s’étirant de la plaine du Forez jusqu’au plateau de la Dombes et le pays bressan. Cette présence se retrouve également au sud, autour de Valence et le long du couloir rhodanien, avec la transformation de la viande de volailles.

L’élevage : surtout des bovins…mais aussi des ovins, des porcs et de la volaille

Le segment de l’élevage constitue le premier maillon de la filière. En Rhône-Alpes, ce segment regroupe 6 500 emplois en 2011. Par rapport aux régions les plus spécialisées telles que le Limousin, l’Auvergne, Midi-Pyrénées ou la Bourgogne, ce segment est relativement peu développé en Rhône-Alpes. Il regroupe 37 % des emplois régionaux de la filière, une part inférieure aux 45 % du niveau national. Même si l’élevage bovin représente l’essentiel des élevages d’animaux, les régions se différencient les unes des autres en fonction de l’orientation de leurs élevages.

L’élevage porcin reste une spécialité bretonne. La volaille, quant à elle, est caractéristique de toutes les régions de la façade ouest, des Pays de la Loire en premier chef. Enfin, les régions du sud de la France sont davantage tournées vers l’élevage d’ovins-caprins. L’élevage rhônalpin ne présente pas de spécialisation marquée. La présence des élevages de porcs ou de volailles est limitée, sans commune mesure avec la concentration de ces activités en Bretagne et en Pays de la Loire.

L’élevage de bovins domine en amont de la filière


L'élevage de bovins domine en amont de la filière

Sur ce segment, les non-salariés représentent la grande majorité des emplois. Les exploitations agricoles sont nombreuses et se caractérisent en effet par une très faible présence du salariat : 94 % d’entre elles sont non-employeuses. Les plus grands établissements se trouvent dans l’aviculture.

Avec un âge moyen de 46 ans, les éleveurs sont relativement âgés : 40 % d’entre eux ont plus de 50 ans. À l’inverse, les salariés de l’élevage sont plus jeunes, leur âge moyen atteint 35 ans (contre 36 ans au niveau national) ; un quart d’entre eux seulement a plus de 50 ans. Sur ce segment de la filière, le salariat semble concourir à la transmission de l’entreprise dans un cadre familial. Les éleveurs enfants d’éleveurs représentent une part importante des salariés âgés de moins de 25 ans (comme au niveau national d’ailleurs où cette part est de 23 %). Enfin, les femmes n’occupent que 27 % des emplois du segment.

L’abattage-transformation : un segment industriel…

Dans l’abattage et la transformation, les caractéristiques de l’emploi sont celles de l’industrie et contrastent fortement avec celles de l’agriculture.

Ce segment regroupe 47 % de l’emploi régional de la filière, une proportion similaire au niveau national. Il rassemble 360 établissements et 8 100 salariés et s’appuie sur des établissements de grande taille. Ainsi, les dix premiers établissements réunissent un tiers des effectifs salariés du segment. Pour la plupart, ils se situent dans la Loire et le long du couloir rhodanien. L’abattage et la transformation de la viande se retrouvent également aux franges de la région Rhône-Alpes, avec de grandes unités de production comme l’abattoir de bovins de l’entreprise « Bigard » à Cuiseaux (en Bourgogne), l’abattoir de porcs « Tradival » à Lapalisse (en Auvergne) ou l’abattoir municipal d’ovins à Sisteron (en Paca).

De 2008 à 2011, la baisse de - 9 % de l’emploi salarié dans l’ensemble de la filière régionale est trois fois plus importante que celle constatée au niveau national. Le segment de l’abattage-transformation y contribue pour une large part. Dans un contexte de faible niveau d’activité (baisse de la consommation de viande par habitant, concurrence des pays étrangers, baisse du cheptel des animaux de boucherie, …) ces pertes d’emplois s’accompagnent d’un mouvement de concentration et de rationalisation des outils de production. Le taux d’investissement de 16 % des entreprises de la région (14 % en France métropolitaine) témoigne des efforts engagés pour préserver une rentabilité déjà faible.

L’abattage-transformation marqué par la présence de grands groupes agro-alimentaires

Comme pour l’ensemble des industries alimentaires, le segment de l’abattage-transformation est marqué par la présence de grands groupes. En Rhône-Alpes, ces derniers sont cependant moins dominants qu’ailleurs : 78 % des salariés de l’abattage-transformation travaillent dans un établissement contrôlé par un groupe, contre 85 % en France métropolitaine. Cette proportion est bien plus faible que dans les Pays de la Loire ou en Bretagne, régions où les groupes sont omniprésents sur ce segment.

Le poids des groupes étrangers est, quant à lui, nettement plus important en Rhône-Alpes : près de 1 900 salariés, soit un quart des effectifs du segment, travaille dans un établissement sous contrôle étranger (contre 9 % seulement en France métropolitaine). Ces groupes, essentiellement espagnols et suisses, détiennent en effet les plus grands établissements du segment industriel de la filière rhônalpine. À titre d’exemples, le fabricant de jambon « Aoste » dans l’Isère qui compte plus de 500 salariés et les établissements « Cochonou » et « Justin Bridou » dans les Monts du Lyonnais et le Pilat dépendent tous les trois du même groupe espagnol « Campofrio Food », lequel contrôle à lui seul près de 1 200 salariés en Rhône-Alpes.

Les plus gros établissements dans le nord-ouest de la région

Les plus gros établissements dans le nord-ouest de la région

En parallèle, 3 700 salariés du segment, soit près d’un salarié sur deux, dépendent d’un groupe français. Les établissements sont ici de taille plus modeste. Le groupe « Terrena » est le plus important ; ses 350 salariés sont notamment répartis dans les établissements « Bernard Royal Dauphiné ».

Le commerce de gros plus développé en Rhône-Alpes

Le commerce de gros, qui joue un rôle stratégique dans la distribution des produits carnés, se compose de deux activités : d’une part, le commerce de gros d’animaux vivants, d’autre part celui des carcasses et des produits à base de viande conditionnée ou transformée.

Le segment du commerce de gros est développé en Rhône-Alpes. Il rassemble 2 300 salariés, ce qui en fait la 3e région de France métropolitaine. Ce segment concentre 15 % des emplois de la filière, soit une proportion bien supérieure aux 9 % du niveau national. La proximité d’axes de communication majeurs et de grands bassins de population, la tradition commerçante de Rhône-Alpes, voilà autant d’éléments qui participent significativement à la surreprésentation du commerce de gros dans la filière régionale (par rapport au niveau national).

Exemple de la relative déconnexion des trois segments de la filière au niveau local, c’est l’Île-de-France qui se place en tête des régions pour le commerce de gros de la filière viande (plus de 3 000 salariés).

La qualification de l’emploi est ici plus élevée : les cadres et professions intermédiaires représentent près d’un quart des salariés, soit davantage que sur l’ensemble de la filière où le taux d’encadrement n’est que de 11 %. Les rémunérations sont donc plus élevées avec des salaires moyens de 25 200 euros net par an contre 23 000 euros dans l’abattage-transformation et moins de 18 000 euros seulement dans l’élevage. Cet avantage salarial sur les autres segments s’accentue avec l’âge des salariés.

L’importance du commerce de gros d’animaux vivants dans la région se traduit par un chiffre d’affaires à l’export de 477 millions d’euros et un taux d’exportation de près de 30 % contre 11 % au niveau national. Les éleveurs-naisseurs peuvent en effet choisir de vendre leurs « broutards » (jeune bovin mâle) à des entreprises assurant le transfert des animaux vers d’autres pays, comme l’Italie, spécialisés dans l’engraissement des animaux.

Ce créneau d’activité particulier est dominé par deux entreprises : « Deltagro Union » basée à Roanne et faisant partie du groupement coopératif de la Sicarev et « Eurofrance » à Lentilly.

Un segment plus exportateur en Rhône-Alpes

La plupart des résultats financiers de la filière rhônalpine se situent dans la moyenne nationale. En 2011 et en aval de la filière (abattage-transformation et commerce de gros), la valeur ajoutée des entreprises implantées en Rhône-Alpes s’élève à près de 440 millions d’euros. Les trois quarts de cette valeur ajoutée sont réalisés par le seul segment de l’abattage-transformation.

Rapporté au chiffre d’affaires, le taux de valeur ajoutée s’élève à 11,9 %, en baisse continue depuis 2008 (13,1 %). Il reflète les difficultés économiques de ces entreprises : hausse de leurs charges en matière première, baisse des volumes traités, vive concurrence, resserrement de leurs marges … Grâce au commerce de gros, la région se démarque néanmoins par un taux d’exportation s’élevant à 16 % contre à peine 11,7 % en moyenne sur l’ensemble du territoire national.

L’élevage laitier et son impact sur la filière viande

À côté des 170 000 vaches allaitantes de la filière viande, Rhône-Alpes compte un cheptel de 269 000 vaches laitières. Le lait constitue, avec environ 14 000
emplois, une filière d’ampleur équivalente à celle de la viande. La filière viande dépend partiellement de l’élevage laitier : en effet, les veaux issus de vaches laitières, ainsi que les vaches elles-mêmes lorsqu’elles sont réformées après leur période de production de lait, approvisionnent les unités d’abattage et de transformation de la viande. En Rhône-Alpes, près de 50 % de la production totale de viande bovine provient ainsi de races laitières.

La spécialisation économique des territoires dans la filière viande ou la filière lait dépend de la répartition géographique entre bovins à viande et vaches laitières. Plus proches du bassin allaitant du Charolais, la zone d’emploi de Roanne s’oriente en direction de la filière viande avec 1 500 emplois. À l’inverse, les alpages à l’est de la région expliquent la présence de la filière laitière dans les zones d’emploi d’Annecy ou du Genevois Français (avec respectivement 1 500 et 1 000 emplois). Enfin, et malgré des effectifs plus faibles au sein de la filière laitière, les zones d’emploi de Mâcon et de Bourg-en-Bresse se singularisent par une double spécialisation, à la fois dans le lait et dans la viande.

En bout de chaîne, le commerce de détail de la viande

Les effectifs comptabilisés dans le commerce de détail ne sont pas intégrés à ceux de la filière viande. Localisés selon une logique de proximité avec les consommateurs, les réseaux de vente au détail de la viande ou des produits à base de viande utilisent deux canaux de distribution : le commerce artisanal (boucheries et charcuteries) et la grande distribution.

En Rhône-Alpes, le commerce artisanal est plus développé qu’au niveau national. Environ 2 100 salariés exercent des métiers en lien direct avec la viande au sein de la grande distribution alors qu’ils sont 3 200 dans le commerce artisanal. La profession de boucher est évidemment la première concernée : 1 600 bouchers travaillent dans chacun de ces deux canaux de distribution, soit 3 200 au total.

Dans le commerce artisanal, en plus des métiers directement liés à la viande, on compte aussi 2 900 emplois de vendeurs et environ 1 300 non-salariés. Au total, on peut ainsi estimer l’emploi dans le commerce de détail de la viande à au moins 9 500 postes de travail*.

* Cette estimation ne tient pas compte des emplois de vendeurs dédiés aux rayons boucherie et charcuterie de la grande distribution.

Source Insee

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l’AJEC en AG à La Côte-Saint-André

Créé en 1973, l’AJEC, Association des jeunes éleveurs de charolais, regroupe aujourd’hui plus de 300 jeunes passionnés de charolais âgés de 16 à 35 ans provenant d’une quarantaine de départements.

L’association nationale offre de nombreuses activités à ses adhérents, notamment des stages d’insémination animale à l’école vétérinaire de Nantes. Ces stages, très formateurs, permettent d’approfondir les connaissances des éleveurs sur la reproduction bovine mais aussi d’acquérir toutes les compétences pour inséminer eux-mêmes leurs vaches.

De plus, chaque année, l’AJEC investit pour l’avenir avec l’acquisition d’un veau mâle lors de ventes aux enchères et propose des paillettes aux adhérents qui en font la demande. Cet investissement donne accès aux jeunes à une haute valeur génétique à moindre coût. La mise à disposition des doses du taureau incite les jeunes éleveurs à mettre en pratique les connaissances acquises lors du stage IA.

Assemblée générale de l’AJEC

Chaque année, les adhérents de l’Ajec (Association des jeunes éleveurs de charolais) se réunissent dans un département différent pour leur congrès. Cette année, ce sont les membres de l’AJEC sud-Est qui ont la charge d’organiser ce week-end de travail et convivial. L’AG 2014 se déroulera donc au lycée agricole  de La Côte-Saint-André les 17 et 18 mai.

Ce rendez vous annuel sera donc l’occasion pour les participants et leurs accompagnants de découvrir le département à travers son histoire, son terroir et sa gastronomie.

Au niveau du travail.. les congressistes sont attendus le samedi 17 mai, à partir de 13 heures 30, à l’amphithéâtre du lycée agricole de La Côte-Saint-André pour assister à l’assemblée générale statutaire.

A 16 heures : intervention de Loïc Olivéro, responsable filière bovins viande chez MSD Santé animale. Le thème de la conférence: élevage allaitant: améliorer la rentabilité en maîtrisant la production.

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Clonage : L’Union Européenne doit clarifier !

Communiqué de la Coordination Rurale:

« La Commission Européenne a interdit le clonage agricole et l’importation d’animaux clonés. Elle s’est également positionnée contre la fabrication de denrées alimentaires à partir d’animaux clonés. Néanmoins, la Coordination Rurale déplore qu’elle ne se soit pas prononcée sur l’importation des produits (lait et viande) issus de descendants d’animaux clonés, ni sur leur étiquetage.

Des éleveurs soucieux des consommateurs

La CR envisage que le clonage d’animaux puisse, après expertise scientifique sérieuse et indépendante levant toute incertitude sur les plans sanitaires tant pour les animaux que pour les consommateurs, apporter des perspectives intéressantes à l’agriculture. Cependant, si les consommateurs européens refusent les produits issus de cette technologie, les éleveurs respecteront leur volonté. En se pliant aux nombreuses demandes sociétales en matière de bien-être animal, ils produisent déjà des denrées alimentaires qui correspondent aux besoins et aux souhaits des citoyens européens. En matière de clonage, il en sera de même à condition que les règles soient claires et identiques pour tous les produits, y compris les importés.

Un futur préjudice pour les éleveurs ?

La frilosité de la Commission Européenne sur l’étiquetage des produits issus de descendants d’animaux clonés, et plus généralement sur l’étiquetage des viandes, laisse craindre un futur préjudice pour les éleveurs.
En effet, pour la CR, interdire le clonage agricole et dans le même temps autoriser les importations de viandes provenant de descendants d’animaux clonés est illogique d’autant plus si le consommateur n’est pas informé et si ces viandes sont vendues moins cher grâce à la compétitivité induite.
En ces temps de négociations commerciales avec les États-Unis, la Commission Européenne a préféré une nouvelle fois baisser les yeux quitte à compromettre un peu plus l’avenir de l’élevage en Europe.

La CR attend des règles équitables

Sur la question du clonage, seuls deux schémas sont viables et équitables pour les éleveurs. Soit le consommateur, suffisamment rassuré par les expertises scientifiques, accepte le clonage et tous les éleveurs européens y ont accès, soit le consommateur rejette le clonage alors tous les produits issus du clonage (y compris les importations) doivent être interdits à la vente en Europe ! »

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Viandes de France : les couleurs de la confiance

Les professionnels des filières viandes françaises, avec le soutien du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, ont lancé début février une nouvelle signature « Viandes de France ».

Elle garantit origine et traçabilité, afin de valoriser leurs productions auprès des consommateurs.

Viandes de France exprime les valeurs communes partagées par la filière viandes françaises.

La signature Viandes de France concrétise l’engagement des acteurs de la filière (porc, volaille, viandes bovine, chevaline et ovine) pour une alimentation de confiance, fondée sur l’origine, le savoir-faire et les bonnes pratiques.

« C’est une formidable victoire collective des professionnels qui ont réussi à se mettre d’accord pour que cette signature commune puisse voir le jour, souligne Stéphane Le Foll. J’ai toujours été convaincu que cela constituerait un atout sur le plan économique car cela répond à une véritable attente des Français qui ont été échaudés ces dernières années par des scandales à répétition. »

Pourquoi choisir Viandes de France ?

Le logo Viandes de France assure au consommateur que la viande est issue d’animaux nés, élevés, abattus, découpés et transformés en France.

Il garantit également un mode de production respectueux de l’environnement, du bien-être animal et d’animaux nourris grâce à une alimentation saine et durable.

Garant d’une traçabilité totale, comme pour toute la production française, le logo Viandes de France répond à des normes sanitaires rigoureuses.

Son volet social atteste d’un salaire minimum appliqué et du respect du droit du travail français protecteur des salariés.

Enfin, choisir Viandes de France permet aussi de contribuer à la diversité et à l’excellence génétique française, tout en préservant des savoir-faire qui se transmettent de génération en génération.

Fiche d’identité express Origine : viande provenant d’animaux nés, élevés, abattus, découpés et transformés en France.
Espèces concernées : bœuf, agneau, cheval, porc et volailles.
Produits concernés : produits entiers, découpes, hachés, produits élaborés et plats cuisinés.
Logo : un logo facilement reconnaissable à sa forme qui rappelle la silhouette de la France et aux couleurs bleu-blanc-rouge

Viandes de France : les couleurs de la confiance

Le chiffre

Fabricant d’alimentation animale, éleveur, vétérinaire, abatteur, grossiste, boucher, charcutier… les métiers des Viandes de France représentent près de 600 000 emplois dans l’agriculture, l’artisanat, l’industrie et les services.

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