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Les jeunes bergers irlandais trustent la victoire

OvinpiadesDimanche 28 février, sur le grand ring du Salon de l’Agriculture, avait lieu le concours européen des jeunes bergers. Les  trois vainqueurs de la finale nationale (voir notre article précédent) se sont affrontés aux candidats européens venus spécialement d’Irlande, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne et des Pays-Bas. Leur objectif : décrocher le titre de meilleur jeune berger d’Europe.

Ces jeunes concurrents ont été évalués et notés par un jury professionnel sur 5 épreuves : tri de brebis avec boucles électroniques, parage ou taille des onglons, quizz, note sur l’état corporel des animaux et maniabilité d’un quad.

Bilan de cette compétition: les jeunes Irlandais ont raflé la mise, trustant les trois premières places. Toutes nos félicitations.

Le palmarès est le suivant:
1 – BRENNAN Niall – IRELAND   66 points
2 – ARMITAGE Leslie – IRELAND   63 points
3 – O’CONNOR Sean – IRELAND   62 points
4 – MACKELVEY Jonathan – UNITED KINGDOM (Northern Ireland)   61 points
5 – MACCOMBIE Charles – UNITED KINGDOM (Scotland)   60 points
6 – BRAULT Benoit – FRANCE   59 points
6 – PESCHET Félix – FRANCE   59 points
8 – COUSIN Guillaume – FRANCE   57,5 points
9 – JONES Iwan – UNITED KINGDOM (Wales)   57 points
10 – KOPCKE Jan – GERMANY   56,5 points
11 – GARTH Antony – UNITED KINGDOM (England)   54 points
12 – JOHNSTON Edwin – UNITED KINGDOM (England)   53 points
13 – EICHHORN Gesa – GERMANY   51,5 points
14 – BENNEN Jan Lucas – NETHERLANDS   49,5 points
15 – GIBSON Thomas – UNITED KINGDOM (Northern Ireland)   46,5 points
15 – JAHNKE Verena – GERMANY   46,5 points
17 – DRIEZEN Henrian – NETHERLANDS   46 points

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Ovinpiades des jeunes bergers: la Bourgogne devant

OvinpiadesGrosse animation hier sur le ring ovin du SIA 2010, pour la finale nationale des Ovinpiades des jeunes bergers. A l’issue des sélections régionales, ils étaient 34 en lice et ont rivalisé d’adresse et de science  pour décrocher la place de meilleur jeune berger .

Ces ovinpiades , organisées à chaque édition du salon par Interbev Ovins est un concours de connaissances pratiques et théoriques en matière d’élevage ovin, pour les élèves des établissements d’enseignement agricole et rural. Ce concours vise différents objectifs :

·  valoriser l’élevage ovin auprès des élèves, des apprentis et des stagiaires des établissements d’enseignement agricole et rural ;

·  renforcer le partenariat entre l’enseignement et la profession agricoles ;

·  donner une image moderne du métier d’éleveur ovin ;

·  susciter des vocations ;

·  initier un réseau européen sur le thème de la formation et de l’installation en élevage ovin.

Le Top Ten  de la finale nationale

1 – Guillaume COUSIN,CFA de Challuy (58), région BOURGOGNE – 86 points

2 – Benoit BRAULT, LEGTA de Tours-Fondettes (37), région CENTRE – 85,5 points

3 – Félix PESCHET, Lycée agricole du Rheu (35), région BRETAGNE BASSE-NORMANDIE – 84,5 points

4 – Luc BOURGEOIS, MFR de Saint-Laurent-de-Chamousset (69), région RHONE ALPES – 84 points

4 – Alexandre CLEMENT, EPLEFPA Montmorillon (86), région POITOU CHARENTES – 84 points

6 – Flavien BOUCHARD, LEGTA de Bourges, région CENTRE – 82,5 points

6 – Julien ETCHEBARNE, Lycée agricole de Mauléon (64), région AQUITAINE – 82,5 points

6 – Clément RIVIERE, Lycée agricole de Neuvy à  Moulins (03), région AUVERGNE – 82,5 points

6 – Florent TOUZET, Lycée agricole de Brioude Bonnefont (43), région AUVERGNE – 82,5 points

10 – Thibault ODDON, LEGTA de Gap (05), région PACA – 82 points

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Les jeunes bergers ont aussi leurs olympiades

Après Vancouver, la Porte de Versailles. Dans le cadre du SIA 2010 (27 février-7 mars à Paris), un concours est organisé par l’ensemble de la filière ovine. Son but: promouvoir le métier d’éleveur ovin et susciter des vocations chez les 16-25 ans, étudiants des lycées agricoles  de France et d’Europe.

jeunes bergersA l’issue des sélections régionales, les 32 meilleurs élèves français (seulement 6 jeunes bergères parmi eux) défendront les couleurs de leur région et se disputeront la place de meilleur jeune berger lors de la finale nationale, le samedi 27 février (de 9h à 18h30 sur le ring ovin).

Et, le dimanche 28 février (de 9h à 12h30 sur le grand ring), les 3 vainqueurs de la finale nationale rencontreront des candidats européens venus spécialement d’Irlande, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne et des Pays-Bas. Leur objectif : décrocher le titre de meilleur jeune berger d’Europe.

Ces jeunes s’affronteront au cours de 5 épreuves : tri de brebis avec boucles électroniques, parage ou taille des onglons, quiz, note sur l’état corporel des animaux, conduite  d’un quad.

Les candidats pour la finale nationale

AQUITAINE

Julien ETCHEBARNE, Lycée agricole de Mauléon (64)

Justin LOSSON, CDFA de Sainte-Livrade (47)

AUVERGNE

Clément RIVIERE, Lycée agricole de Neuvy à  Moulins (03)

Florent TOUZET, Lycée agricole de Brioude Bonnefont (43)

BOURGOGNE

Guillaume COUSIN, CFA de Challuy (58)

Charlotte DAURELLE, LEGTA de Fontaine (71)

BRETAGNE BASSE-NORMANDIE

Simon APPERE, Lycée agricole du Rheu (35)

Félix PESCHET, Lycée agricole du Rheu (35)

CENTRE

Flavien BOUCHARD, LEGTA de Bourges 18)

Benoit BRAULT, LEGTA de Tours-Fondettes (37)

CHAMPAGNE ARDENNE

Amaury GONTHIER, Lycée agricole de St Pouange (10)

Ludovic MORAND, Lycée agricole de Rethel (08)

FRANCHE COMTE

Bérangère BRIZARD, LEGTA Etienne Munier de Vesoul (70)

Marion RAVEY, Lycée Granvelle à Besançon (25)

ILE DE FRANCE

Benoit CHEKLAT, Lycée agricole de la Bretonnière (77)

Gaëlle VAUGON, Lycée agricole de la Bretonnière (77)

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Jean-Luc CARRIEROU, Lycée agricole de Castelnaudary (11)

Kévin DOS SANTOS, Lycée agricole de Castelnaudary (11)

LIMOUSIN

Damien FILLEUL, LPA La Faye à St Yrieix la Perche (87)

Rony LAPRADE, EPLEFPA de Magnac-Bellac (87)

LORRAINE

David SENSER, Lycée agricole de Château Salins (57)

Charles-Henri VOIRIN, Lycée agricole de Mirecourt (88)

MIDI PYRENEES

Jérémy AUBIGNAC, Lycée agricole La Cazotte de St Affrique (12)

Vincent SALVAGNAC, Lycée agricole La Cazotte de St Affrique (12)

NORD PAS DE CALAIS PICARDIE

Adrien CHABE, Lycée agricole d’Aire sur la Lys (62)

Alexandre GOBERT, Lycée agricole de Thiérache à Fontaine les Vervins (62)

PACA

Pierre BLANC, LEGTA de Gap (05)

Suzanne DEL OMO, LEGTA de Carmejane (04)

Thibault ODDON, LEGTA de Gap (05)

PAYS DE LA LOIRE

Sylvain AUDUSSEAU Sylvain, Lycée agricole de Pouillé (49)

Quentin OUKLAID, CFA du Lycée Nature de la Roche sur Yon (85)

POITOU CHARENTES

Clément ALEXANDRE, EPLEFPA de Montmorillon (86)

Romain AUBINEAU, EPLEFPA de Montmorillon (86)

RHONE-ALPES

Luc BOURGEOIS, MFR de Saint-Laurent-de-Chamousset (69)

Stéphanie RIFFARD, Lycée agricole d’Aubenas (07)

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Les Ovinpiades: les résultats en Rhône-Alpes

37 élèves de Rhône Alpes ont participé aux Ovinpiades des Jeunes Bergers, chez Bruno Damiens, à Champis en Ardèche. Ils ont franchi avec beaucoup de brio aux épreuves techniques et théoriques.

ovinpiades

Classement Garçons :

1- Guilhem DANGEL du lycée agricole de la Côte Saint André (100,5 pts) Ayant déjà participé à la finale à Paris en 2009, il doit laisser sa place cette année à son dauphin.

2- Luc BOURGEOIS de la MFR de St Laurent de Chamousset (96,5 pts) : finaliste pour Paris

2 exaequo – Stéphane GRANJON de Lycée Agricole de Montbrison (96,5 pts)

4- Adrien RAVANAT du lycée agricole de la Côte Saint André (96 pts)

Classement Filles :

1- Stéphanie RIFFARD du lycée agricole d’Aubenas (94,5 pts et 4è au classement général) : finaliste pour Paris

2- Justine BROYER du lycée agricole de Cibeins (84,5 pts)

3- Séverine PASTORELLI du lycée agricole d’Aubenas (77 pts)

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Pour télédéclarer ses ovins et caprins

Dans le cadre de la mise en œuvre du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC), une aide aux ovins et aux caprins est instaurée en métropole à partir de la campagne 2010.

L’objectif du dispositif est de renforcer l’efficacité technique et économique des exploitations agricoles, tout en soutenant la structuration des filières concernées.

Depuis le 6 janvier, les éleveurs d’ovins et de caprins peuvent télédéclarer leurs demandes d’aides sur le site TelePAC (www.telepac.agriculture.gouv.fr). Ce service permet aux agriculteurs d’effectuer leurs demandes d’aides en ligne pendant toute la période de dépôt, soit jusqu’au 1er février 2010 inclus.

Avec ce service de télédéclaration, le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche simplifie les démarches administratives des agriculteurs.
Mis en place en 2004 dans le cadre du développement de l’e-administration, ce téléservice sera à terme élargi à l’ensemble des dispositifs d’aides du ministère pour en faire le guichet électronique de déclaration et de consultation des dossiers déposés.

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Nouvelle aide aux ovins et aux caprins 2010

Pour bénéficier de l’aide il faut engager au moins 50 brebis éligibles ou 25 chèvres éligibles. Les animaux éligibles doivent être détenus pendant une période de 100 jours consécutifs soit du 02 février 2010 au 12 mai 2010.

Pour l’aide ovine la valeur du ratio départemental de productivité de 0,5 doit être respecté. L’aide aux caprins est limitée à 400 chèvres éligibles par exploitation, avec application de la transparence GAEC. Les éleveurs qui disposent de surfaces doivent déposer un dossier de déclaration de surface au plus tard le 17 mai 2010, l’absence de dépôt entraînant une réduction de 3% appliquée sur chaque aide directe demandée.

Les formulaires sont disponibles auprès de la DDAF, en téléchargement sur ce site, ou en télédéclaration à l’adresse suivante www.telepac.agriculture.gouv.fr

Les demandes doivent être déposées entre le 1er janvier 2010 et le 1er février 2010. Toute demande reçue à partir du 02 février 2010 entraînera 1% de pénalité par jour de retard, et toute demande reçue à partir du 27 février 2010 sera irrecevable.

Adresse pour l’envoi des dossiers
Direction Départementale des Territoires
Service Agriculture et Développement Rural
17 boulevard Joseph Vallier
BP 45
38000 GRENOBLE

Adresse pour le dépôt des dossiers
Direction Départementale des Territoires
Service Agriculture et Développement Rural
42 avenue Marcellin Berthelot
38040 GRENOBLE Cedex 9

Formulaires et Notices à télécharger

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Le sauvetage des ovins reste à faire

M. Michel Teston (Ardèche – SOC) dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008 , appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation de l’élevage ovin français et notamment en Ardèche.
En effet, s’il est généralement reconnu que l’élevage ovin joue un rôle économique, environnemental et territorial essentiel et qu’il permet de maintenir une activité agricole dans beaucoup de zones fragiles comme l’Ardèche, la situation des éleveurs ovins est loin de refléter cette reconnaissance.

Avec un revenu en chute de près de 32 % entre 2006 et 2007, de fortes diminutions du nombre d’éleveurs et du cheptel (environ 250 éleveurs et 20 000 brebis de moins en Ardèche depuis 2000) et une concurrence extra-européenne qui bénéficie de coûts et de normes de production très inférieurs à ceux de la France, la filière ovine est aujourd’hui en grande difficulté.

Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier et notamment les perspectives envisagées dans le cadre de la réorientation de la PAC, pour apporter une aide aux éleveurs ovins français, particulièrement inquiets sur le devenir de leur filière.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009 -

L’élevage ovin traverse une crise grave, avec un cheptel en diminution constante, due principalement à la faiblesse des revenus perçus par les éleveurs. Cette situation touche l’ensemble de notre territoire national, ainsi que de nombreux autres pays européens. Parallèlement, les importations sont en baisse ainsi que la consommation.

L’élevage ovin joue un rôle économique, environnemental et territorial essentiel. Il permet de maintenir une activité agricole dans beaucoup de zones fragiles.

C’est pourquoi le Gouvernement a mobilisé tous les moyens possibles pour le préserver et le soutenir. Dès le 30 août 2007, le ministère de l’agriculture et de la pêche a annoncé un plan d’urgence de 15 millions d’euros afin de soutenir les éleveurs d’ovins allaitants les plus en difficulté. Le paiement des aides s’est achevé en mai 2008.

Face à la situation économique toujours difficile, avec notamment l’augmentation du prix des matières premières, le plan d’urgence a été reconduit en 2008, avec une enveloppe budgétaire portée à 17 millions d’euros et des critères d’accès aux aides de l’office de l’élevage assouplis.

Au-delà de ces mesures d’urgence, il faut également redonner durablement espoir aux éleveurs ovins. Cela nécessite de revoir notamment les soutiens économiques à cette filière. Le bilan de santé de la politique agricole commune est le cadre dans lequel la nouvelle politique de soutien de l’élevage ovin doit être raisonnée. Un rééquilibrage est indispensable pour pérenniser l’élevage dans les territoires européens.

L’accord conclu le 20 novembre 2008 à l’issue d’une longue négociation consolide la PAC à court terme et prépare l’avenir. Il a pris en compte les priorités qui avaient été définies : le maintien des instruments de marché, la mise en place de couverture des risques climatiques et sanitaires, un encadrement de l’évolution des quotas laitiers et la réorientation des aides vers les modes de production durable, notamment l’élevage ovin et l’élevage sur herbe.

Ce rééquilibrage ne pourra cependant pas intervenir avant 2010 avec la mise en application du bilan de santé de la PAC. En attendant cette évolution de la PAC, il convient d’aider les éleveurs à passer le cap de 2009. Lors de la conférence sur la situation économique de l’agriculture organisée le 12 novembre 2008, le ministre de l’agriculture et de la pêche a annoncé un plan général d’allègement des charges financières et sociales visant les agriculteurs les plus en difficulté, y compris les éleveurs ovins. Il a par ailleurs confirmé la mise en place d’un plan spécifique de 50 millions d’euros pour le secteur ovin.

Ce plan prévoit la mobilisation de 25 millions d’euros de droits au paiement unique (DPU) dormants pour réévaluer les dotations des éleveurs d’ovins allaitants, ainsi qu’une mesure exceptionnelle de 25 millions d’euros destinée à indemniser les pertes économiques liées à l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans les cheptels ovins à orientation bouchère.

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Le secteur ovin a le soutien du ministre

Suite à la conférence sur la situation économique de l’agriculture, les éleveurs ovins ont défilé à Paris avec une grande dignité pour exprimer spécifiquement leurs difficultés.

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, réaffirme son soutien entier à ce secteur nécessaire à l’équilibre de nos territoires. « Les éleveurs ovins doivent pouvoir vivre de leur production et le bilan de santé de la PAC sera l’occasion de rééquilibrer durablement les aides directes en faveur de ce secteur pour plus d’équité » a-t-il indiqué.

En attendant, Michel Barnier poursuit avec tous les moyens disponibles un soutien de transition. Ce soutien est un investissement pour l’avenir. Il se traduira en particulier pour 2009 par une enveloppe budgétaire spécifique de 50 M€ allouée au secteur.

Le soutien sera mis en place sous forme d’une première aide structurelle de 25 M€ sous forme de Droit à Paiement Unique (DPU) et de la poursuite d’une aide conjoncturelle de 25 M€ revalorisée par rapport aux soutiens de 2007 et 2008 qui étaient respectivement de 15 et 17 M€.

Il est rappelé que les éleveurs ovins sont également bénéficiaires des autres dispositions du plan présentées hier par le Ministre de l’agriculture et de la pêche : allégement de l’annuité 2009 des emprunts, prise en charge de cotisations sociales…

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Après Marseille, les brebis iront à Paris

Les éleveurs ovins, qui traversent une crise grave, sont plus que jamais mobilisés et multiplient les manifestations à travers la France pour faire connaître leur situation et sensibiliser le plus grand nombre à leur cause. Ils étaient à Clermont-Ferrand le 1er septembre, à Toulouse le 6 octobre, à Valence le 23 octobre, à Poitiers le 8 novembre. Aujourd’hui, ils étaient à Marseille où un troupeau de 2 500 brebis a investi le vieux port. Pour la fédération nationale ovine, « le but ultime est d’apporter la preuve que le métier est vivant et indispensable dans l’économie ».

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Après Marseille, Paris. Les éleveurs et leurs brebis investiront la capitale jeudi  13 Novembre. Pour les Parisiens, la FNO a concocté une opération de communication sur le thème « Nos brebis font les paysages que vous aimez ». Le maintien des brebis sur tout le territoire constitue en effet un atout majeur pour la valorisation des paysages, le dynamisme économique et social de nos campagnes et pour notre patrimoine culturel et culinaire. Or faute de revenu suffisant, les éleveurs de moutons ne peuvent plus vivre de leur métier.

Si rien n’est fait, les brebis et leurs agneaux vont progressivement disparaître de nos territoires. C’est pour éviter cela que les éleveurs se mobilisent,  demandent le soutien du plus grand nombre. La sauvegarde de l’élevage ovin doit être une cause nationale.

Il y a urgence. Pour la FNO, il faut  « alerter l’opinion publique du sort réservé à notre production. Les éleveurs et leurs brebis iront chercher leur légitime rattrapage de revenu auprès des Pouvoirs Publics. Une mobilisation nationale de masse était pour cela indispensable ».

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Tremblante du mouton: précautions renforcées

L’AFSSA et l’AESA viennent de rendre publics deux avis concordants qui font état de la transmission de l’agent de la tremblante des petits ruminants, maladie de la famille des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), à des agneaux génétiquement sensibles à cette maladie nourris avec du lait de brebis atteintes de tremblante classique.

L’avis de l’AFSSA, consultable sur le site de l’Agence www.afssa.fr, est assorti de recommandations visant à compléter les mesures de précaution qui assurent depuis plus de douze ans un haut niveau de sécurité des consommateurs. Ces dernières interdisaient déjà la mise à la consommation des animaux malades et des animaux sensibles issus des cheptels atteints de tremblante classique.

Pour l’alimentation humaine l’Agence recommande d’exclure de la consommation les laits et produits laitiers issus des troupeaux suspects ou atteints. Le nombre de troupeaux concernés est très faible : moins de 10 troupeaux sur plus de 10 000 troupeaux laitiers ovins et caprins français au cours du premier semestre 2008.

Ces nouvelles dispositions sont prises en application du principe de précaution. Il n’a en effet jusqu’ici pas été mis en évidence de transmission de la tremblante classique à l’homme, alors que cette pathologie est connue chez l’animal depuis plusieurs siècles. Mais les derniers travaux scientifiques sur la transmission chez les animaux justifient ces précautions.

Pour l’alimentation animale l’Agence recommande d’interdire l’utilisation du lait des troupeaux suspects ou atteints afin d’éviter la transmission de la tremblante.

Les autorités françaises ont décidé de suivre ces recommandations et d’adapter le dispositif actuel de prévention et de contrôle de la tremblante. La Commission européenne elle-même, à la suite de l’avis de l’AESA, envisage de réviser la réglementation communautaire. Le ministre de l’agriculture et de la pêche, Michel Barnier, est en contact avec la Commissaire européenne, Androulla Vassiliou, pour préparer la mise en place de mesures harmonisées en Europe.

Des mesures d’indemnisation des éleveurs concernés sont également en préparation

Concernant la limitation des échanges de lait entre troupeaux, destiné à l’alimentation animale, également recommandée par l’AFSSA, les autorités françaises ont demandé une expertise complémentaire à l’agence

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