Archive | ovins

Cri d’alarme

Si le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, vient d’être ratifié par
le Parlement européen, c’est un autre accord qui inquiète au plus haut point la Fédération
Nationale Ovine : celui entre l’UE et l’Australie / la Nouvelle-Zélande, que la Commission
européenne proposera aux Etats-membres de négocier à partir de cet été.
Pour Michèle BOUDOIN, Présidente de la Fédération Nationale Ovine , « c’est un véritable séisme que nous, éleveurs de brebis
français, nous apprêtons à affronter. (…)
Alors même que le Royaume-Uni prépare, désormais, sa sortie de l’Union européenne, (…) ; alors
même que cette sortie viendra bouleverser nos échanges de viandes ovines et pourrait affecter
considérablement les prix pratiqués sur notre marché ; alors même que c’est justement vers le
Royaume-Uni que se dirigent, aujourd’hui, la majorité des 287 000 tonnes de viandes ovines arrivées
en Europe dans le cadre d’un accès privilégié ; c’est une hausse des contingents d’importations
accordés à l’Océanie que la Commission européenne semble envisager ! »
Une attitude incompréhensible, pour les éleveurs de brebis, qui relèvent doucement la tête après
plusieurs décennies d’immenses difficultés au cours desquelles ils ont vu disparaître plus de la moitié
de leur cheptel.

C’est donc dans ce contexte particulièrement incertain – celui d’un Brexit dont personne ne sait,
aujourd’hui, anticiper les effets – que ces derniers ont souhaité lancer un appel au Gouvernement
français (à Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture et Mathias FEKL, Secrétaire d’Etat au
Commerce extérieur) : « Croyez en l’agneau français, en notre capacité à produire, innover, nous
renouveler ! Nous avons besoin de soutien dans nos actions de promotion, pour relancer la
consommation… pas de plus de viandes néozélandaises ou australiennes dans nos rayons ! A nos
côtés, exigez l’exclusion de la viande ovine de ces négociations. »
Une copie de ce courrier a également été adressée à Phil HOGAN et Cécilia MALMSRÖM,
Commissaires européens respectivement chargés de l’agriculture et du commerce…

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12èmes Ovinpiades des Jeunes Bergers

Pour cette 12ème saison, près de 100 établissements agricoles ont présenté des candidats aux 17 sélections territoriales de l’automne 2016 / hiver 2017. Au total plus de 750 élèves, âgés de 16 à 24 ans suivant une formation agricole (CAPA au BTS) se sont disputés une place pour la finale nationale.

A l’issue des sélections régionales, 36 jeunes bergers dont 9 filles sont venus conquérir le titre national de Meilleur Jeune Berger, ce samedi 25 février 2017, au Salon International de l’Agriculture, Porte de Versailles à Paris.

Pour cela, ils ont dû se soumettre à des épreuves alliant théorie et pratique : l’évaluation de l’état d’engraissement et poids d’agneaux de boucherie, le choix d’un bélier, le parage des onglons, le tri de brebis avec lecture de boucles électroniques, la manipulation et l’évaluation de l’état corporel, le quizz et la reconnaissance des races. A l’issue d’une compétition, très disputée, Nicolas Arpin au CFFPA de Montmorillon est le Meilleur Jeune Berger de France 2017. Maîtrise de soi, ténacité, force, rapidité, combativité, technicité, motivation… sont les qualités nécessaires pour remporter les Ovinpiades des Jeunes Bergers.

Bénédicte Poulet du lycée agricole d’Ahun (23) est la Meilleure Jeune Bergère de France 2017, suivie par Clémence Fresneau du CFA Nature de la Roche sur Yon (85). Elles se sont classées respectivement à la 2ème et 4ème place du classement général.

Depuis 2010, une épreuve collective est également proposée aux établissements agricoles participant ou non aux épreuves individuelles des Ovinpiades. L’objectif des Ovinpiades collectives est de permettre à un groupe d’élèves d’une même formation de réfléchir à l’élevage de brebis, ses atouts, ses opportunités, sa technicité… et d’approfondir ainsi leurs connaissances sur la filière et ses métiers. Cette année, les équipes en compétition pourront exprimer toute leur créativité autour d’un thème d’actualité en créant une chronique ovine sur la modernité de l’élevage ovin, destinée à alimenter les réseaux sociaux.

Chaque équipe a présenté son projet et son plan de valorisation, incluant des déclinaisons possibles du support présenté, sur le ring ovin, hall 1.

Les 5 meilleurs projets présélectionnés, lors des finales inter-régions, ont été exposés par les étudiants venus des établissements d’enseignement : Session des Bergers du Merle (13), CS Ovin de Montmorillon (86), LEAP Terre Nouvelle (48), CS Ovin du CFAAF des Vosges (88), Lycée de Kernilien. En 2016, l’équipe du lycée agricole privé de Terre Nouvelle de Marjevols avait remporté l’épreuve avec « De chair, de lait et de laine, la brebis domine notre environnement ! ». Cette année, c’est l’équipe du CS Ovin de Montmorillon qui remporte l’épreuve avec « Ovin’APP ».

Les Ovinpiades pour porter haut une filière qui recrute

Depuis quelques années, la filière ovine cherche à susciter des  vocations parmi les jeunes. Les Ovinpiades des Jeunes Bergers est l’un des symboles de cette volonté d’installer des nouveaux éleveurs de brebis en France.

Au cours des 15 prochaines années, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39% des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement de ses générations mais également le maintien de sa production, la filière ovine doit donc installer près de 10 000 éleveurs dans la prochaine décennie. Et les atouts de cette production ne manquent pas : une politique agricole commune favorable, un bon maintien des prix, une adaptabilité remarquable des animaux offrant un large panel de conduites d’élevage possibles, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, des débouchés variés, des opportunités dans les démarches qualité, … Et argument non négligeable, les investissements nécessaires étant modérés, le retour sur investissement est rapide !

Avec le programme Inn’ovin, la filière se mobilise pour relever les défis de demain : créer plus d’emplois sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande en agneaux et en lait,  et rendre ce métier plus attractif en permettant à l’éleveur de dégager un meilleur revenu  tout en  travaillant dans de meilleures conditions. Des axes de travail ont été identifiés pour favoriser les installations, accroitre les performances technico-économiques, améliorer les conditions de travail et produire durable

Plus qu’un concours, une découverte

La filière cherche maintenant à rencontrer ses futurs producteurs. Et pour que la rencontre ait lieu, quoi de mieux qu’une immersion dans une ambiance conviviale offrant la possibilité d’échanges privilégiés ?

Les Ovinpiades des Jeunes Bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, à travers de gestes concrets et d’échanges avec des professionnels. Ces 3 dernières années, le concours a permis à plus de 4000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils ne connaissent peu ou pas du tout, et en même temps d’en avoir une image plus positive.

Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage…

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La filière ovine discriminée par les pouvoirs publics

Communiqué de la Fédération Nationale Ovine

« Le calendrier des ATR 2016 vient d’être annoncé par le ministère de l’agriculture. La FNO est scandalisée : les éleveurs ovins ne percevront pas l’acompte de l’aide ovine dans les ATR 2016. Les années passées, les éleveurs de brebis touchaient une avance de leurs aides PAC dès le mois septembre pour les ICHN et octobre pour l’ensemble des autres aides PAC. Cette année il faudra attendre novembre alors que les autres filières bénéficieront des aides couplées dans leur ATR.

C’est tout simplement inadmissible ! Nous ne pouvons accepter une telle discrimination entre filière d’élevage !

La trésorerie des éleveurs de mouton est comme les autres trésoreries exsangues ! Ils attendent eux aussi le solde de la PAC 2015, et les sommes engagées par la mise en place des moyens de protection contre le loup en 2015 n’ont toujours pas été totalement remboursées ! De plus, les indemnités perçues en cas de prédation de ce début d’année n’ont, elles aussi pas été versées en totalité ! Les trésoreries sont dans le rouge faute de versements des aides et indemnités dans les temps. Les exploitations ovines ne peuvent plus supporter de telles pressions financières. »

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Fièvre Catarrhale Ovine


La propagation de la fièvre catarrhale ovine (FCO) du sérotype 8 en France en 2015 a nécessité la mise en place de mesures de restriction des mouvements des animaux qui ont perturbé fortement l’activité des filières d’élevage bovin et ovin maigres.
Dans ce contexte, le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a décidé de mettre en place une mesure de compensation des pertes pour les opérateurs de commercialisation d’animaux vivants des filières bovine et ovine maigres ayant subi un préjudice du fait de la fièvre catarrhale ovine.

  • Les bénéficiaires sont les entreprises de négoce et structures gérant les marchés aux bestiaux ayant réalisé au moins 50 % de leur CA dans la commercialisation de bovins et/ou d’ovins vivants OU ayant commercialisé au moins 2.500 têtes bovines pour l’ensemble de l’année 2014
    ET ayant leur siège social situé dans la zone réglementée au titre du sérotype 8 telle que définie au 30 décembre 2015 ainsi que les départements limitrophes
    OU
  • Pour les entreprises de négoce, avoir eu 3% des animaux bloqués en quarantaine sur la zone réglementée sur la période du 11 septembre au 30 octobre 2015 par rapport au total d’animaux maigres commercialisés du 1er septembre 2015 au 31 décembre 2015
  • Pour les marchés aux bestiaux, être dans un périmètre de 150km autour de la zone réglementée, et justifier d’une baisse de son activité maigre en lien avec la FCO.

Le budget alloué à cette mesure est de 4 millions d’€. Un stabilisateur sera appliqué linéairement si le montant total des aides demandées est supérieur au montant de cette enveloppe.

La période de référence choisie pour établir la perte, chiffre d’affaires ou valeur ajoutée, est la période allant du 1er septembre 2015 au 31 décembre 2015 par rapport à la même période de 2014.

Pour aider à la constitution du dossier, les documents suivants sont disponibles en téléchargement sur le site de FranceAgriMer :

  • le formulaire de demande de subvention Cerfa n°15522*01,
  • la notice explicative Cerfa n°52078#01,
  • le fichier Excel reprenant les éléments concernant l’activité de l’entreprise

http://www.franceagrimer.fr/filiere-viandes/Viandes-rouges/Aides/Aides-de-crises/Aide-aux-operateurs-de-commercialisation-de-bovins-ovins-maigres-impactes-par-la-FCO

Pour les opérateurs ayant leur siège social en Auvergne-Rhône-Alpes, ce dossier est à transmettre par voie postale au plus tard le 31 mai 2016 à l’adresse suivante :
DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes – Site de Marmilhat – BP 45 – 63370 LEMPDES

Pour tout renseignement, contactez M Delair à la DRAAF au 04.73.42.16.50

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Les secrets de l’agneau Pascal

Gigots de pré-salé, carrés, côtelettes : l’agneau pascal est à l’honneur dans les boucheries et les supermarchés. A l’occasion des fêtes de Pâques, il se vend en effet plus de 10 000 tonnes d’agneau en France, trois fois plus qu’un mois normal.

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Vendue entre 15 et 20 euros le kilo, cette viande fait partie des plus chères du marché. Pourtant, depuis quelques années, les éleveurs français sont en péril. Ils doivent faire face à une concurrence étrangère féroce.

Sur les 200 000 tonnes d’agneau consommées chaque année, 60% proviennent de l’étranger. Cette viande est moins chère que la française, mais son traitement, son transport et sa qualité peuvent surprendre. Comment les producteurs français font-ils pour continuer à vivre ? Quelles sont les conséquences pour le consommateur ?

Et enfin, comment s’y retrouver en tant que consommateur ?

france5.fr
Dimanche 27 Mars
20h40

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Liste des départements et des communes en zone réglementée FCO

Retrouvez dans les documents téléchargeables ci-dessous la liste des départements et des communes classés en zone réglementée « Fièvre catarrhale ovine »

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Questions/Réponses sur le cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) détecté dans l’Allier


Qu’est ce que la fièvre catarrhale ovine ?

La fievre catarrhale ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue ( »Bluetongue » en anglais), est une maladie virale, transmise par des insectes vecteurs du type Culicoides (moucherons). 24 sérotypes viraux différents sont répertoriés dans le monde.

Les espèces sensibles à la FCO sont les ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages. La FCO entraîne les symptômes suivants : fièvre, troubles respiratoires, salivations, oedème de la face, etc.

Cette maladie est strictement animale : elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur. Elle n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait, etc).

D’où vient la maladie et où est-elle présente ?

La FCO est essentiellement située dans les zones subtropicales du fait de la biologie de son vecteur. Elle a été considérée jusqu’en 2006 comme une affection exotique dont l’extension était limitée aux zones les plus chaudes du Sud de l’Europe (Grèce, Italie, Espagne).

Elle a pourtant fait son apparition, de façon inattendue, en août 2006 dans le Nord de l’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) et s’est étendue très rapidement les années suivantes à l’ensemble du territoire métropolitain français , pour provoquer jusqu’à 32 000 foyers déclarés en 2008.

Plus récemment, en 2014, des cas ont été détectés dans l’Est de l’Europe (Bulgarie, Albanie, Serbie, Roumanie).

Quel est le statut de la France vis à vis de la FCO ?

La France était de nouveau indemne de FCO sur son territoire continental depuis le 14 décembre 2012. Elle avait perdu ce statut à la suite de l’apparition de la maladie en 2006 dans le nord de la France. La maladie s’était ensuite propagée à l’ensemble du territoire métropolitain.

Conformément à la réglementation européenne et aux normes internationales de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), la condition pour recouvrer le statut officiel de pays indemne de cette maladie est de ne pas détecter de foyer de la maladie pendant deux ans.

Quelle est la situation actuelle ?

En France continentale

Un cas de FCO sur un bélier dans un élevage d’ovins et de bovins du département l’Allier a été détecté.

L’identification par le vétérinaire sanitaire de symptômes de la maladie sur l’animal a conduit  les services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du département de l’Allier à réaliser des prélèvements pour analyse sur l’animal malade.

La confirmation formelle du foyer de FCO a été établie le vendredi 11 septembre 2015 par les résultats positifs du laboratoire national de référence de l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Il s’agit d’un cas de FCO à sérotype 8.

Le sérotype 8 ne circule plus depuis 2010 en France, et n’a été notifié dans aucune région du monde depuis 2011.

Les investigations pour comprendre l’origine de la contamination sont en cours.

En Corse

L’apparition d’une trentaine de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 1 en Corse a été confirmée début septembre 2013. Ces nouveaux cas surviennent alors qu’aucun foyer n’avait été signalé dans l’île depuis 2006.

En appui à la mobilisation des autorités locales, la direction générale de l’alimentation (DGAL) a réuni le 17 septembre au ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt un Comité de pilotage, composé de ses services déconcentrés en Corse, des experts scientifiques et des représentants des éleveurs, des vétérinaires et de l’industrie du médicament vétérinaire afin de décider des mesures à mettre en place.

Conformément à l’avis de l’agence d’évaluation des risques, l’ANSES, sollicitée en urgence, et du Comité de pilotage, le ministère a décidé de prendre plusieurs mesures destinées à éradiquer la maladie en Corse et à protéger le reste du territoire national :

  • L’organisation d’une vaccination collective obligatoire, des espèces sensibles (bovins, ovins, caprins) d’octobre 2013 à mars 2014 sur toute l’île. L’Etat prendra en charge le coût du vaccin et de l’acte vaccinal qui sera réalisé par les vétérinaires mandatés.
  • La mise en place d’une surveillance de la France continentale dans les zones les plus proches de la Corse afin de vérifier l’absence d’introduction du virus, ou en cas d’introduction, de mettre en place les mesures de lutte très rapidement.
  • Le renforcement de contacts réguliers avec les autorités italiennes au sujet de l’évolution de la situation sanitaire de la Corse et de la Sardaigne, compte tenu de leur proximité géographique.

Quelles mesures de lutte pour limiter la diffusion de la maladie ont été mises en place ?

Des mesures ont été prises afin de prévenir tout risque éventuel de propagation de la maladie : l’élevage a été placé sous surveillance renforcée et les mouvements d’animaux ont été bloqués au sein de l’exploitation. De plus, une zone de protection et de surveillance de 150 km de rayon autour de l’élevage concerné a été définie.

La zone de 150km s’étend sur 21 départements dont 5 départements entiers et elle comprend 4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins.

Dans cette zone et en conformité avec la réglementation européenne, des mesures de gestion sont appliquées : restriction des mouvements d’animaux, interdiction de regroupement, surveillance active, etc.

Quelles sont les mesures de lutte à mettre en place pour faire disparaître la maladie ?

Pour lutter contre la maladie, il est possible de mettre en place une stratégie vaccinale. Vacciner , c’est protéger les animaux mais aussi contribuer à l’éradication de la maladie.

Il faut deux injections de vaccin à 3 semaines d’intervalle par animal pour que l’animal soit vacciné.

Dès la semaine prochaine, 1,3 million de doses de vaccin seront disponibles.

La mobilisation de l’Etat, aux côtés des autres acteurs publics et privés et notamment des vétérinaires et éleveurs, constitue un facteur déterminant dans la lutte contre la FCO.

La rapidité de mise en œuvre des mesures de gestion et de lutte est de plus une condition indispensable pour limiter les conséquences de la maladie. C’est aussi une condition indispensable pour les échanges en dehors du territoire national.

Quelles sont les prochaines étapes à venir ?

Le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt rencontrera les responsables nationaux des filières d’élevage jeudi 17 septembre afin de discuter des mesures financières à mettre en place pour accompagner les éleveurs impactés.

Le Ministre prendra contact avec les Commissaires européens à la santé et à l’agriculture afin de les informer de la situation sanitaire et des mesures de gestion mises en œuvre par la France. Des contacts seront également pris par le ministre avec ses homologues européens.

Quelles sont les conséquences potentielles pour le commerce des animaux et notamment pour les échanges intra-UE et les exportations vers les pays tiers ?

Etant donné les restrictions de rassemblement et de circulation dans une zone de production importante pour l’élevage (4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins dans la zone de protection et de surveillance de 150 km), il y aura des conséquences en termes de commerce .

Néanmoins, concernant l’export, la Direction générale de l’alimentation a déjà négocié avec un certain nombre de pays tiers les conditions sanitaires d’exportation qui prévoient ce type de situations.

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Soutenez nos éleveurs, mangez de l’agneau français !

Bien que la situation économique des éleveurs ovins se soit améliorée ces dernières années, cette production est
fragile car encore convalescente. Face à la baisse des prix de l’agneau depuis plusieurs semaines et au contexte de
crise de l’élevage d’une manière générale, le conseil d’administration de la FNO a décidé de s’inscrire et d’inviter les
producteurs ovins à participer aux actions syndicales menées par la FNSEA et les JA pour la défense du prix.

Si la FNO revendique l’obtention d’un prix rémunérateur et garantissant de réelles perspectives de
croissance pour les éleveurs de moutons, elle invite également tous les consommateurs à manger de
l’agneau français.

Elle rappelle que l’agneau français, c’est :
• Pour le consommateur :
o une viande d’une traçabilité sanitaire irréprochable grâce à l’identification électronique de nos animaux,
o un grand nombre de signes officiels de qualité (près de 50% des éleveurs sont engagés dans des démarches
de qualité)
• Pour la collectivité :
o le maintien d’une présence humaine, d’une dynamique économique et d’emplois en zones rurales,
o une présence que seul l’élevage ovin peut assurer dans les endroits les plus reculés,
o l’entretien des paysages, le maintien des espaces naturels ouverts et donc une contribution à la lutte contre les
incendies, l’entretien des pistes de ski, …

Pour redynamiser la consommation de viande d’agneau, dans un contexte de baisse structurelle, et pour mettre en
avant la production française, les éleveurs ovins s’afficheront à travers toute la France grâce à des pancartes et des
autocollants qui seront installés dans les fermes et dans des zones stratégiques en cette période de congé estival.
Ils veilleront également à ce que les distributeurs jouent la carte de l’agneau français en le mettant en avant dans les
rayons des grandes surfaces. Depuis le début de l’année, ils ont à leur disposition les logos « Viande Ovine
Française » et « Viande d’Agneau Français » créés par Interbev Ovins.

Sans titre

Manger de l’agneau français, c’est préserver de nombreux emplois en France
et maintenir le dynamisme de nos campagnes !

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Les éleveurs ovins en difficulté pourront bénéficier du plan de soutien à l’élevage

La filière élevage est en crise. Des actions syndicales sont menées depuis plusieurs semaines
dans toute la France pour faire comprendre aux Pouvoirs publics, aux acteurs des filières et
au grand public l’urgence de la situation et le désespoir des éleveurs face à des prix beaucoup
trop bas !
Bien qu’elle ne soit pas dans la même situation de détresse que les filières bovine, porcine et
lait, la production ovine, est fragile car encore convalescente. Malgré une conjoncture plus
favorable, certains éleveurs de moutons n’ont pas réussi à sortir la tête de l’eau et une
baisse, même momentanée, du prix rend leur situation encore plus insoutenable.
Cette détresse, les Pouvoirs publics l’ont entendue en proposant le 22 juillet dernier un plan
de soutien à l’élevage français. Même si ce plan n’offre pas de réponse immédiate aux
problèmes structurels des filières d’élevage, il a le mérite d’apporter une bouffée d’oxygène
aux éleveurs les plus en difficulté.
A la demande de la Fédération Nationale Ovine, et bien que non cités directement, les
éleveurs ovins en situation de surendettement pourront prétendre aux mesures d’urgence de
ce plan de soutien.
La FNO s’en félicite, mais restera vigilante sur la bonne application de ces mesures. Elle
invite d’ores et déjà son réseau à accompagner les éleveurs ovins en difficulté dans leur mise
en oeuvre.

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Des prix pour des perspectives de croissance !

Depuis quelques années, les conditions de l’élevage ovin français se sont considérablement améliorées, mais notre production reste fragile ! !

Le combat pour un prix rémunérateur et apportant de réelles perspectives de croissance aux éleveurs ovins a toujours été et reste encore aujourd’hui la priorité de la Fédération Nationale Ovine !

Depuis plusieurs mois, les agriculteurs de France, toutes productions confondues, font face à une dégradation impressionnante des prix payés aux producteurs, et la production ovine ne fait pas exception bien que le phénomène s’observe de façon moins violente.

C’est pourquoi la FNO a décidé de s’inscrire pleinement dans l’action lancée par la FNSEA et JA « STOP : + de prix, – de normes ».

L’objectif est clair : garantir aux éleveurs ovins un prix rémunérateur en leur apportant de réelles perspectives de croissance !

Car sans prix, c’est tout l’équilibre des exploitations qui s’effondre. Sans prix, tous nos efforts de développement de la production pour répondre aux attentes de l’aval de la filière et des consommateurs, d’investissements dans les bâtiments et la génétique pour être plus performant et compétitif et de mobilisation pour l’installation seront anéantis !

Sans prix, c’est la pérennité même des exploitations qui est remise en cause !  Il est donc primordial que les opérateurs reviennent à des pratiques plus en phase avec la réalité du marché et que les distributeurs mettent en avant nos agneaux français dans les rayons des magasins avec le logo « Viande Ovine Française ».

C’est en rémunérant les éleveurs et en mettant en avant leurs produits que vous participerez au maintien de l’élevage ovin français et de l’ensemble des maillons de la filière. Et maintenir l’élevage, c’est maintenir la biodiversité, l’entretien des paysages et tout simplement la vie et l’économie de nos territoires !

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